Si vous pensiez que Fontaines DC avait tué le game et que vous vous apprêtiez à ranger vos disques de Shame, Idles et Murder Capital, attendez d’avoir écouté le premier album de Working Men’s Club pour faire le ménage sur vos étagères. Cette jeune formation des environs de Manchester (Todmorden, West Yorkshire) est en train de réveiller les fantômes de Madchester et de l’Hacienda, avec un album à la fois dansant, rageur et engagé qui rebat les cartes du rock anglais, décidément en plein boom post-punk. Le disque démarre plutôt gentiment, pour ne pas effrayer le chaland sur les plateformes de streaming, avant de se durcir progressivement et de culminer sur un « Be My Guest » séminal qui synthétise le Cure de Pornography, Joy Division et les Chemical Brothers. Derrière, « Teeth » vrille les dents. Bienvenue au club des travailleurs !
Working Men's Club
WMC
(10 titres Heavenly Record)
Sortie 2 octobre 2020
Playboys : Rien ne va plus
ça vient de sortir|
Par Ph.D
Rien ne va plus ou tout va bien ? Les Playboys soufflent le chaud et le froid avec la sortie de leur nouvel album enregistré au printemps au Red Box Studio sous la houlette d’Andy Rose, producteur historique des Stranglers ou de Madness. Le jour de la sortie, le plus ancien groupe Niçois (formé en 1979), annonçait en effet le départ de son bassiste historique Franck Durban, faisant craindre la dissolution définitive. Par une sorte de miracle inattendu, les Playboys ont reçu le même jour une offre de service qu’ils ne pouvaient pas refuser : celle de Grégoire Garrigues (Asphalt Jungle, Chris Wilson, Kim Fowley, Tav Falco…), sommité de la scène rock parisienne, qui vient de s’installer sur la Côte et brûlait de rejoindre le groupe. On peut donc légitimement espérer que l’aventure continue pour Les Playboys. En attendant, Rien ne va plus est disponible en vinyle chez Real Cool Trash à Nice ou en commande sur la boutique eBay de leur label Dangerhouse. 14 titres dont 12 originaux qui sonnent comme du pur Playboys, mélange de garage et de yéyé délicieusement vintage. Côté reprises, « Je ne vois rien » des Problèmes et « Rien n’a d’importance » des Sparks font le job, comme « Rien ne va plus » petite pépite co-signée avec Jean-William Thoury de Bijou.
Jack Lalli : Collector’s
ça vient de sortir|
Par la rédaction
Bien connu des Niçois amateurs de rock et de pop, Jack Lalli donne une suite à son premier roman Rock Astoria dans lequel il racontait sa vie de passeur de musique (animateur radio, journaliste, essayiste, collectionneur, chroniqueur…). Dans Collector’s c’est le collectionneur de vinyles qui parle. Il se souvient des virées en conventions et bourses aux disques avec ses potes Phil, Gégé, Ray, Johnny Be Good, Duane, Deborah, Nath et Marlène. De Nice à Marseille, de Paris à Londres, et jusqu’à Milan, à traquer le disque rare voire connu d’eux seuls, ils nous entraînent dans un univers fascinant où se mêlent anecdotes, références musicales, artistes mythiques, groupes oubliés et albums recherchés. Un voyage au coeur de la passion musicale, ponctué de rencontres, d’humour, de souvenirs de concerts et de situations souvent surprenantes. Car si la musique adoucit les moeurs, ce n’est apparemment pas toujours le cas chez les collectionneurs, dont certains sont prêts à tout pour mettre la main sur leur « précieux ». A lire en musique, avec les titres suggérés par les têtes de chapitres.






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