Par J.V
Le pitch
Deux jeunes hommes obsédés par les théories du complot kidnappent la PDG d’une grande entreprise (Emma Stone), convaincus qu’elle est une extraterrestre déterminée à détruire la planète Terre…
Par J.V
Le pitch
Deux jeunes hommes obsédés par les théories du complot kidnappent la PDG d’une grande entreprise (Emma Stone), convaincus qu’elle est une extraterrestre déterminée à détruire la planète Terre…
Date de sortie
26 novembre 2025
De Yorgos Lanthimos
Avec Emma Stone, Jesse Plemons, Alicia Silverstone
Nationalité GB
Genre SF
Durée 1h59
Cinéma|
Par Ph.D
Le Pitch
Daisy Moriarty (Lili Reinhart) travaille pour une société chargée de vérifier la légalité des vidéos déposées sur le Net. Elle visionne toute la journée des vidéos signalées sur les réseaux sociaux. Une d’entre elles, mettant en scène la torture d’une femme, commence à l’obséder…
Ce qu’on en pense
Un honnête thriller psychologique américano-allemand situé dans l’univers de la modération d’Internet. La réalisatrice Uta Briesewitz fait le choix de ne pas montrer les vidéos supposément dérangeantes pour s’attacher plutôt aux troubles qu’elles provoquent chez les jeunes gens chargés de les visionner. Lili Reinhart porte le sujet avec talent et conviction, dans une réalisation soignée. Dommage que le scénario reste au niveau d’une série B, avec pas mal d’invraisemblances et un final téléphoné. A voir sur Paramount+ ou via MyCanal.
Cinéma|
Par Ph.D
La 51e cérémonie des César du cinéma français s’est déroulée le 26 février à l’Olympia. Présidée par Camille Cottin, elle était présentée par Benjamin Lavernhe qui a réalisé un sans faute, avec notamment une incroyable imitation de Jim Carrey dans The Mask en ouverture de cérémonie. La retransmission a également été marquée par un hommage chahuté à Brigitte Bardot et par l’émotion de Jim Carrey recevant, en français, son César d’honneur. A la surprise générale L’Attachement de Carine Tardieu qui succède à Emilia Perez, devançant les favoris qu’étaient Nouvelle Vague et Dossier 137. Voici les lauréats (en gras) dans les principales catégories (lire la critique en cliquant sur le titre du film)
MEILLEUR FILM
— L’Attachement, de Carine Tardieu
— Dossier 137, de Dominik Moll
— Nouvelle vague, de Richard Linklater
— La Petite Dernière, de Hafsia Herzi
— Un simple accident, de Jafar Panahi
— Amélie et la métaphysique des tubes, de Maïlys Vallade et Han Liane-Cho.
— Arco, d’Ugo Bienvenu.
— La Vie de château. Mon enfance à Versailles, de Clémence Madeleine-Perdrillat et Nathaniel H’Limi.
— Arco, d’Ugo Bienvenu
— L’Epreuve du feu, d’Aurélien Peyre
— Nino, de Pauline Loquès
— La Pampa, d’Antoine Chevrollier
— Partir un jour, d’Amélie Bonnin
— L’Agent secret, de Kleber Mendonça Filho
— Black Dog, de Guan Hu
— Sirat, d’Oliver Laxe
— Une bataille après l’autre, de Paul Thomas Anderson
— Valeur sentimentale, de Joachim Trier
MEILLEURE REALISATION
— Carine Tardieu pour L’Attachement
— Dominik Moll pour Dossier 137
— Stéphane Demoustier pour L’Inconnu de la Grande Arche
— Richard Linklater pour Nouvelle vague
— Hafsia Herzi pour La Petite Dernière
MEILLEUR SCENARIO
— Dominik Moll et Gilles Marchand pour Dossier 137
— Pauline Loquès pour Nino
— Holly Gent et Vince Palmo pour Nouvelle vague
— Franck Dubosc et Sarah Kaminsky pour Un ours dans le Jura
— Jafar Panahi pour Un simple accident
MEILLEURE ACTRICE
— Leïla Bekhti dans Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan
— Valeria Bruni Tedeschi dans L’Attachement
— Léa Drucker dans Dossier 137
— Isabelle Huppert dans La Femme la plus riche du monde
— Mélanie Thierry dans La Chambre de Mariana
MEILLEUR ACTEUR
— Claes Bang dans L’Inconnu de la Grande Arche
— Bastien Bouillon dans Partir un jour
— Laurent Lafitte dans La Femme la plus riche du monde
— Pio Marmaï dans L’Attachement
— Benjamin Voisin dans L’Etranger
— Swann Arlaud dans L’Inconnu de la Grande Arche
— Xavier Dolan dans L’Inconnu de la Grande Arche
— Michel Fau dans L’Inconnu de la Grande Arche
— Pierre Lottin dans L’Etranger
— Raphaël Personnaz dans La Femme la plus riche du monde
SECOND ROLE FEMININ
— Jeanne Balibar dans Nino
— Dominique Blanc dans Partir un jour
— Marina Foïs dans La Femme la plus riche du monde
— Park Ji-min dans La Petite Dernière
— Vimala Pons dans L’Attachement
MEILLEUR ESPOIR MASCULIN
— Idir Azougli dans Météors
— Sayyid El Alami dans La Pampa
— Félix Lefebvre dans L’Epreuve du feu
— Guillaume Marbeck dans Nouvelle vague
— Théodore Pellerin dans Nino
MEILLEUR ESPOIR FEMININ
— Manon Clavel dans Kika
— Suzanne Lindon dans La Venue de l’avenir
— Nadia Melliti dans La Petite Dernière
— Camille Rutherford dans Jane Austen a gâché ma vie
— Anja Verderosa dans L’Epreuve du feu
Cinéma|
Par Ph.D
Le pitch
New York, 1961. Alors que la scène musicale est en pleine effervescence et que la société est en proie à des bouleversements culturels, Bob Dylan (Timothée Chalamet) un énigmatique jeune homme de 19 ans débarque du Minnesota avec sa guitare et son talent hors normes qui changeront à jamais le cours de la musique américaine. Durant son ascension fulgurante, il noue d’intimes relations avec des musiciens légendaires de Greenwich Village, avec en point d’orgue une performance révolutionnaire et controversée qui créera une onde de choc dans le monde entier…
Ce qu’on en pense
Avec Walk The Line, en 2005, James Mangold a ouvert la voie aux biographies filmées de stars sur grand écran. Peu, hélas, ont été au niveau de son biopic de Johnny Cash. Aussi formait-on des prières pour qu’il fasse aussi bien avec celui de Bob Dylan. Le résultat est, effectivement, digne d’éloges, avec un Timothée Chalamet transfiguré dans le rôle du jeune Bob Zimmerman, une reconstitution d’époque aux petits oignons et des scènes musicales qui donnent le frisson. Le film s’intéresse essentiellement aux quatre premières années de son ascension fulgurante (61-65) et au moment où, considéré comme la nouvelle star de la musique folk et de la chanson protestataire, Dylan électrifie son jeu et passe au rock, au risque de se couper de sa fanbase la plus intégriste. Un Parfait inconnu (référence aux paroles de « Like a Rolling Stone » et au mystère entretenu par l’intéressé autour de sa propre personnalité) dresse le portrait d’un artiste décidé à bousculer toutes les conventions, y compris celles de son propre art. La marque du génie.
Cinéma|
Par Ph.D
Le pitch
1949. George Orwell termine ce qui sera son dernier mais plus important roman: 1984.
Ce qu’on en pense
2+2=5. Combien de fois les pouvoirs ont-ils tenté de nous en persuader au cours des dernières décennies ? Jusqu’à quand résistera-t-on à l’admettre? Sous prétexte d’un portrait d’Orwell, de son enfance coloniale à sa mort en sanatorium, en passant par sa douloureuse expérience de policier en Malaisie et son exil sur l’île de Jura en Ecosse, Raoul Peck plonge dans son œuvre visionnaire (1984 et La Ferme aux animaux) pour explorer les racines du totalitarisme et ses résurgences actuelles : le double discours, la vérité inversée, le crime par la pensée, la novlangue, Big Brother… Toutes ces aberrations de la pensée politique qui résonnent encore plus puissamment aujourd’hui, sous l’ère de Trump, de Poutine et des Mollahs. Dans un montage passionnant d’images d’actualité, d’IA et d’extraits des films tirés de l’oeuvre d’Orwell, avec les propres mots de l’écrivain pour seul commentaire, Orwell 2+2=5 est à voir absolument pour comprendre le monde contemporain et vers quels abimes il nous entraine.

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