Par Ph.D
Le pitch
Otto Vidal (Milo Machado-Graner), 14 ans, a disparu après avoir adressé une lettre d’adieu aux élèves de sa classe. Alors que tout le monde le croit mort, Léna (Jane Beever), une fille de son lycée, le reconnaît une nuit en train d’errer dans les rues de la ville…
Ce qu’on en pense
Felix de Givry, qui signe ce premier film fragile mais enchanteur, porte en lui tout l’héritage de Truffaut et de la Nouvelle Vague. Il a tourné son film en 16 mm, à Lisieux où rien ne semble avoir changé depuis Chabrol. Le propos est pourtant on ne peut plus contemporain : mal être adolescent et harcèlement scolaire poussent son jeune héros (Milo Machado-Graner, l’enfant d’ Anatomie d’une chute) à planifier son suicide. Pour le reste (image, voix off, musique, dialogues… ), on se croirait dans une suite des 400 coups. Y-a-t-il encore un public pour ce genre de films? Félix de Givry ne se pose pas la question. Il y va à fond. Comme dit Léna (Jane Beever, une sacrée découverte) dans une des plus belles scènes du film : « Il ne peut pas se passer que des choses mauvaises, il y a forcément des choses belles qui vont arriver« . Ce film en est une.






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