Par Ph.D
Le pitch
Peu avant le coup d’État chilien de 1973, deux agents de la CIA, Chris (John Malkovich) et Lee (Sam Rockwell) , sont envoyés de Santiago vers l’île de Pâques par leur supérieur, MJ (Steve Buscemi) Au milieu des statues emblématiques de l’île, tandis que ces partenaires de longue date sont confrontés à leur sombre passé et aux complots en cours, leur rencontre avec deux étudiantes chiliennes menace de faire basculer dans le chaos leur séjour dans ce paradis isolé…
Ce qu’on en pense
Après les mémorables 3 Billboards et Les Banshees d’Inisherin, l’Irlandais Martin McDonagh signe une nouvelle tragi-comédie jubilatoire dans laquelle John Malkovich et Sam Rockwell campent deux porte flingues de la CIA fatigués, qui quittent le Chili d’Allende quelques semaines avant le coup d’état qu’ils ont contribué à préparer, pour une excursion « touristique » sur l’île de Pâques. Le plus âgé (Malkovich chapeauté et promis à l’Oscar) est en phase terminale de cancer et a demandé à son pote (Sam Rockwell moustachu et génial) de l’achever proprement, après qu’ils auront vu les « grosses têtes ». Comme le vieux, que ses shoots de morphine ont totalement désinhibé, menace d’écrire ses mémoires avant de tirer sa révérence, leur chef (Steve Buscemi, impavide) les a mis sous surveillance. Il ne faudrait pas que le subclaquant s’avise de révèler certains secrets de l’Agence, comme, par exemple, son implication dans l’assassinat de JF Kennedy… Entre film d’espionnage seventies, farce satyrique sur l’interventionnisme US, western moderne et buddy movie crépusculaire dans les paysages magnifiquement désolés de l’île de Pâques, Wild Horse Nine s’avère être un des meilleurs films de l’année finissante. Tout simplement.







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