The Gorge
Par Ph.D
Le pitch
Deux agents surentraînés (Anya Taylor-Joy, Miles Teller) sont affectés à des postes de garde dans des tours situées des deux côtés d’un vaste gouffre secret, afin de protéger le monde du mal mystérieux qu’il renferme. Nouant des liens malgré la distance, les deux agents doivent rester vigilants face à cet ennemi invisible. Mais lorsque la menace cataclysmique pour l’humanité leur est révélée, ils devront faire équipe pour maintenir le mal à l’intérieur du gouffre avant qu’il ne soit trop tard.
Ce qu’on en pense
Une adaptation de Resident Evil qui ne dit pas son nom (autant d’économisé sur les droits d’auteur ) mais qui ressemble furieusement au jeu vidéo. Avec le couple glamour Anya Taylor Joy- Miles Teller pour donner une touche résolument romantique (mais oui ! ) à ce Survival Horror signé Scott Derrickson ( Sinister , Black Phone). Sigourney Weaver joue les utilités et rappelle surtout les emprunts à Alien et à quelques dizaines d’autres classiques de la SF et de l’horreur (The Thing , entre autres). Bref, rien de très original, mais comme film de plateforme pour dimanche après-midi pluvieux, ça fait le job. D’autant que ça se termine à Eze ! Ou du moins dans une version numérique du village adoptif de Bono et The Edge…
Voyage avec mon père
Par J.V
Le pitch
Une journaliste new-yorkaise ( Lena Dunham) propose à son père (Stephen Fry) , rescapé des camps, un voyage en Pologne, son pays d’origine. Elle cherche à comprendre l’histoire de sa famille, tandis que lui n’a aucune envie de déterrer le passé. Un voyage qui s’annonce compliqué !
Ce qu’on en pense
Difficile, en lisant le pitch, de ne pas penser au film de Jesse Eisenberg (A Real Pain) sorti récemment. Même idée de départ : celle d’un road movie mémoriel et familial sur fond de « devoir de mémoire ». Comme dans Real Pain, les deux protagonistes vivent la chose de manière diamétralement opposée. Sauf, qu’ici ils ne sont pas cousins mais fille et père. Le traitement est donc plus générationnel, mais aussi plus émotionnel. Avec, ce qui ne gâche rien, un petit côté Toni Erdmann…
Piégé
Par J.V
Le Pitch
Un voleur s’introduit dans une voiture de luxe et se retrouve piégé à l’intérieur. Il découvre que son énigmatique propriétaire en a le contrôle total et qu’il va exercer sur lui une vengeance diabolique…
Ce qu’on en pense
Amateurs de thrillers confinés à la Buried/Phone Game : Piégé est fait pour vous. Bill Skarsgard , en voleur de voiture malchanceux, se retrouve prisonnier dans le véhicule d’un riche médecin (Anthony Hopkins en voix off la moitié du temps) qui en a marre de se faire voler ses bagnoles et a transformé la dernière en piège mortel. L’occasion pour David Yarovesky (Brightburn) de trousser, à peu de frais, une fable plus ou moins morale sur la lutte des classes et l’arrogance des super-riches dans une réalisation clippesque.
Mikado
Par J.V
Le Pitch
Mikado (Félix Moati) et Laetitia (Vimala Pons) vivent avec leurs enfants sur les routes. Une panne de moteur les conduit à s’installer le temps d’un été chez Vincent (Ramzy Bedia), un enseignant qui habite seul avec sa fille. Une décision qui pourrait bouleverser l’équilibre de toute la famille, alors que Nuage (Patience Muchenbach), leur fille aînée, se met à rêver d’une vie normale…
Ce qu’on en pense
Un road-movie interrompu pour Félix Moati, Vimala Pons, Ramzy Bedia et la révélation Patience Muchenbach, réunis devant la caméra de Baya Kasmi qui filme une famille marginalisée, contrainte à la fuite. Le film s’attache à chaque personnage pour exprimer leur point de vue et éclairer leurs décisions par une écriture précise et touchante. Une réflexion douce amère sur l’éducation et les dégâts qu’elle peut occasionner.
Natacha
Par J.V
Le pitch
Depuis sa plus tendre enfance, Natacha (Camille Lou) est bien décidée à devenir hôtesse de l’air pour voyager et découvrir le monde. Quand elle se retrouve mêlée malgré elle au vol de la Joconde, elle y voit l’opportunité de réaliser enfin son rêve. Accompagnée de Walter (Vincent Dedienne), un steward maladroit, elle traverse la France et l’Italie dans une course-poursuite qui pourrait bien changer sa vie…
Ce qu’on en pense
Inspiré de la BD qui fête ses son cinquantenaire en 2025, Natacha (presque) hôtesse de l’air est réalisé par Noémie Saglio, co-créatrice de la célèbre Connasse de Canal +, qui révéla Camille Cottin. On s’attend donc à une certaine liberté de ton et on n’est pas déçu. Le duo Camille Lou – Vincent Dedienne fonctionne à merveille bien épaulé par un défilé de guests de choix (Baptiste Lecaplain, Didier Bourdon, Fabrice Luchini, Isabelle Adjani…). Natacha réussit son envolée sur grand écran et vole un peu plus haut que les précédentes adaptations sous licence Spirou.
Cassandre
Par J.V
Le pitch
Été 1998. Campagne. Cassandre (Billie Blain) a 14 ans. Dans le petit manoir familial, ses parents (Zabou Breitman / Eric Ruf) et son frère aîné (Florian Lesieur) remarquent que son corps a changé. Heureusement, Cassandre est passionnée de cheval et intègre, pour les vacances, un petit centre équestre où elle se fait adopter comme un animal étrange. Elle y découvre une autre normalité qui l’extrait petit-à-petit d’un corps familial qui l’engloutit…
Ce qu’on en pense
Sur un sujet proche de celui des Chatouilles d’Andréa Bescond, Hélène Merlin aborde la question des abus sur mineurs et met en lumière la résilience de son héroïne, avec cette première réalisation très aboutie. Billie Blain incarne avec talent la jeune Cassandre, face à Zabou Breitman et Eric Ruf qui jouent les parents. Le film prend la forme d’un conte noir, ce qui lui permet d’éviter le pathos sur un sujet aussi sensible. Une réussite.
Lads
Par J.V
Le pitch
Ethan (Marco Luraschi), 17 ans, devient apprenti-jockey dans une écurie d’obstacles, l’épreuve la plus violente du galop. Au contact des purs sangs, il découvre le monde des courses, des paris et de l’argent. Sa passion grandit, sa frustration aussi. Courir pour gagner, mais toujours au service des autres. Bientôt, il devra choisir : transgresser les règles ou sauver sa peau…
Ce qu’on en pense
Sorte de « Rocky à cheval », Lads immerge le spectateur dans l’univers des courses hippiques et dans le quotidien des jockeys, rarement montré au cinéma. Loin des sagas familiales de Christian Duguay ( Jappeloup, Tempête ), le film de Julien Menanteau vise au réalisme et descrit les coulisses du milieu, avec un esprit presque documentaire. La qualité de la réalisation (notamment dans les scènes de course) et l’interprétation font le reste. On y va au galop!
Fanon
Par J.V
Le pitch
1953. Frantz Fanon (Alexandre Bouyer), un psychiatre français originaire de la Martinique, vient d’être nommé chef de service à l’hôpital psychiatrique de Blida en Algérie. Ses méthodes contrastent avec celles des autres médecins dans un contexte de colonisation…
Ce qu’on en pense
La colonisation et la guerre d’Algérie vues par le prisme du biopic : celui du psychiatre Frantz Fanon qui tenta de soigner les traumas d’un pays gangréné par la violence et le racisme, avant d’en être renvoyé pour sympathies avec le FLN. Une réalisation trop scolaire et la prestation en demi-teinte d’Alexandre Bouyer dans le rôle titre, empêchent de se passionner pour cette histoire malgré ses résonances avec actualité.
Minecraft
Par J.V
Le pitch
Quatre outsiders : Garrett (Jason Momoa), Henry, (Sebastian Eugene Hansen) Natalie (Emma Myers) et Dawn (Danielle Brooks), sont soudainement projetés à travers un mystérieux portail menant à La Surface, un monde cubique qui prospère grâce à l’imagination. Pour rentrer chez eux, il leur faudra maîtriser ce monde, le protéger de créatures maléfiques comme les Piglins et les Zombies et s’engager ans une quête fantastique aux côtés de Steve (Jack Black), expert fabricateur. Cette aventure les poussera à être audacieux et à développer leur créativité. Autant de facultés dont ils auront besoin pour s’épanouir dans le monde réel…
Ce qu’on en pense
Un cocktail d’aventure, d’humour et d’action pour cette adaptation soignée du jeu vidéo éponyme qui en rappelle un autre : Jumanji ! Jason Momoa et Jack Black font le job en meilleurs ennemis du monde et les dialogues égrènent des perles qui pourront resservir dans les cours de récréation. Pour ados et fans du jeu.
The Grill
Par J.V
Le pitch
C’est le coup de feu dans la cuisine du Grill, restaurant très animé de Manhattan. Pedro (Raul Briones), cuisinier rebelle, tente de séduire Julia (Rooney Mara), l’une des serveuses. Mais quand le patron découvre que l’argent de la caisse a été volé, tout le monde devient suspect et le service dégénère…
Ce qu’on en pense
Après The Chef et The Bear, The Grill propose une nouvelle immersion filmée dans les cuisines survoltées d’un restaurant. Tourné en noir et blanc, avec force plans séquences, le film du réalisateur mexicain Alonso Ruizpalacios souffre, hélas, de la comparaison avec les précités et avec le Roma d’Alfonso Cuarón, auquel il emprunte, en plus du noir et blanc, un vague propos sur l’immigration. Plus que le fait maison, ça sent le réchauffé.
The Electric State
Par Ph.D
Le Pitch
Dans une Amérique dystopique où les robots ont été bannis après une guerre avec les hommes, une adolescente (Millie Bobby Brown) réalise que son nouvel ami robot, doux mais étrange, lui a en fait été envoyé par son frère disparu pendant la guerre. Elle, le robot et un compagnon de rencontre (Chris Pratt) partent à la recherche du garçon dans la réserve où les robots survivants du conflit ont été parqués, découvrant une incroyable manipulation…
Ce qu’on en sait
Le nouveau film Netflix des frères Russo, adaptaté du roman graphique Tales from the Loop, est une plutôt bonne surprise par rapport à leurs précédentes productions pour la plateforme. Certes, c’est beaucoup trop long et les thèmes abordés (virtualisation, robotisation, transhumanisme…) sont survolés au profit de scènes de batailles dont on aurait pu faire l’économie. Mais pour une fois, à part un méchant bien caricatural (Stanley Tucci en simili Elon Musk), les personnages sont intéressants, évolutifs et touchants. Celui de Chris Pratt, réminiscent des Gardiens de la galaxie, permet de donner au film une note d’humour bienvenue, renforcée par un parc de robots au look rétro, dignes d’un Disney vintage. A cet égard, le choix d’inscrire l’intrigue dans un univers rétro futuriste dystopique (l’Amérique des années 90-2000) s’avère particulièrement payant. La découverte de l’immense réserve où sont parqués les robots, derrière un mur qui ressemble à celui de Donald Trump à la frontière mexicaine, est ainsi la partie la plus réussie du film. La fin est assez touchante avec, pour l’héroïne (incarnée par la révélation de Stranger Things, Millie Bobby Brown), une décision difficile à prendre et un beau discours sur la nécessité de sortir du virtuel pour renouer de vrais rapports humains.
Sanctuary
Par Ph.D
Le pitch
Hal (Christopher Abbott) est sur le point d’hériter de l’ immense empire hôtelier bâti par son père. En quête de respectabilité, il décide de rompre avec sa maîtresse-dominatrice (Margaret Qualley) au cours d’une dernière séance sado-maso dans une chambre de palace. Naturellement, ses tentatives pour rompre leurs liens ne se déroulent pas exactement comme prévu…
Ce qu’on en pense
Sorti en direct VOD en 2023, ce thriller psychologico-érotique signé Zachary Wigon tente de se refaire la cerise sur Netflix. Bonne idée car la réalisation est soignée et la présence de Margaret Qualley, bien que beaucoup moins dénudée que dans The Substance, devrait attirer le chaland. Autant prévenir : le film est moins érotique que psychologique : la relation entre les deux personnages exclut, en effet, tout contact physique. Il ne s’agit que de jeux de domination psychologiques qui vont se retourner plusieurs fois au cours d’une dernière séance explosive. Sexe, pouvoir, argent, emprise… le cocktail est détonnant et le huis clos devient vite sulfureux. La performance de Margaret Qualley en dominatrice évincée est digne d’éloges. Dans ses meilleurs moments, Sanctuary rappelle même un peu le Malcolm & Marie de Sam Levinson, où Zendaya trouvait un de ses meilleurs rôles post-Euphoria.
5 septembre
Par J.V
Le pitch
Lors des Jeux Olympiques de Munich de 1972, l’équipe de télévision américaine se voit contrainte d’interrompre subitement la diffusion des compétitions pour couvrir la prise d’otage en direct d’athlètes israéliens. Un évènement suivi à l’époque par environ un milliard de personnes dans le monde entier. Au cœur de l’histoire, l’ambitieux jeune producteur Geoff Mason (John Magaro) veut faire ses preuves auprès de Roone Arledge (Peter Sarsgaard), son patron et légendaire directeur de télévision. Avec sa collègue et interprète allemande Marianne (Léonie Benesch), son mentor Marvin Bader (Ben Chaplin), Geoff va se retrouver confronté aux dilemmes de l’information en continu et de la moralité…
Ce qu’on en pense
En 2005, Steven Spielberg avait déjà raconté l’histoire de la prise d’otages des JO de 1972 dans Munich. L’originalité du film de Tim Fehlbaum est de la faire (re) vivre au spectateur à travers le regard d’une équipe de télévision américaine qui l’a couverte en direct. L’occasion pour le réalisateur allemand de livrer une réflexion sur l’information en continu , dont Munich a, en quelque sorte, marqué l’avènement et qui, aujourd’hui, est devenue la norme. Ce qui ne l’empêche pas de livrer un thriller en temps réel tout à fait haletant.
La Mer au loin
Par J.V
Le pitch
Nour (Ayoub Gretaa), 27 ans, a émigré clandestinement à Marseille. Avec ses amis, il vit de petits trafics et mène une vie marginale et festive… Mais sa rencontre avec Serge (Grégoire Colin), un flic charismatique et imprévisible, et sa femme Noémie (Anna Mouglalis), va bouleverser son existence. De 1990 à 2000, Nour aime, vieillit et se raccroche à ses rêves…
Ce qu’on en pense
Après Retour à Bollène, Saïd Hamich filme dix ans de la vie d’un immigré clandestin à Marseille. Entre film social et mélo, la proposition émeut et séduit par la qualité de sa réalisation et son immersion dans un Marseille en pleine mutation et à peine reconnaissable. Un film doux et grave qui déjoue habilement les poncifs bercé d’une BO raï entêtante.
Maria
Par J.V
Le pitch
La vie de la plus grande chanteuse d’opéra du monde, Maria Callas (Angelina Jolie), lors de ses derniers jours, en 1977, à Paris…
Ce qu’on en pense
Passé maître dans l’art du biopic, le Chilien Pablo Larraín poursuit ses portraits de femmes célèbres. Après Jackie (Kennedy) et Spencer (Lady Di) voici donc Maria (Callas). Au crépuscule de sa vie, la Diva se retourne sur son parcours pavé de drames intimes et de succès publics. Dans le rôle titre, Angelina Jolie fait une prestation remarquable, bien épaulée par deux excellents acteurs italiens, Pierfrancesco Favino et Alice Rohrwacher, qui jouent ses fidèles serviteurs. Les airs d’opéra qui accompagnent habilement la narration renforcent son pouvoir hautement émotionnel.
















