Vanessa Paradis achevait la tournée de son nouvel album “Les Sources”, à l’Opéra de Monaco dans le cadre du Sporting Summer Festival. En grande forme, entourée de 6 musiciens, elle a emballé le public de la salle Garnier (qui affichait complet pour l’occasion), avec un set débuté par ses nouvelles chansons, poursuivi par un long medley de tous ses albums et terminé sur ses plus grands succès, dont l’inaltérable « Joe le Taxi« , chanté en chœur avec la salle. Après un concert soporifique, il y a quelques années au Sporting, on a retrouvé la grande Vanessa des années Gainsbourg/Kravitz : elle n’a pas arrêté de danser, silhouette adolescente et gracile sur laquelle les années ne semblent pas avoir de prise. Dommage que le son ait été aussi mauvais : sans doute pré-réglé pour les grandes salles, à un volume beaucoup trop important pour Garnier, il a gâché les passages les plus musicaux et rendu presqu’inaudibles les paroles des chansons. Heureusement, la générosité de la chanteuse, son talent et sa grâce folle ont fait oublier ce désagrément.
Sting au NJF
Événement|
Par Ph. D
Bonus de la programmation du NJF 2026, Sting s’est produit le 23 juillet sur la scène Massena, dans une jauge volontairement réduite autour 8000 spectateurs mais qui nous a parue nettement plus élevée : un mirage dû à la canicule sans doute… Pour ce concert, facturé 90 € aux habitués du festival (dont le tarif est d’ordinaire moitié moindre), l‘ex leader de The Police se produisait en trio avec son guitariste habituel, Dominic Miller et le batteur Chris Maas. Au programme les tubes de Police et ceux de sa carrière solo dans des arrangements rock qui rappellent (de loin) les premiers concerts de The Police. Hélas, Dominic Miller n’est pas Andy Summers (même s’il le copie bien) et Chris Maas pas Stewart Coppeland. L’énergie non plus n’est pas la même. Malgré sa silhouette toujours svelte à 72 ans, sa présence charismatique et sa voix presqu’intacte (à quelques aigus près), Sting accuse le poids des ans pour un rockeur et donne sur scène l’impression d’être en pilotage automatique. Mais on a vu des concerts de Sting beaucoup plus ennuyeux que celui-là et on respecte sa volonté de revenir aux sources de sa musique pour ses derniers tours de piste.




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