Lancée à Lille pendant le confinement, la tournée Show Must Go Home présentée par Mat Bastard, le chanteur de Skip The Use, a fait étape à Nice le dimanche 7 juin avec Ayo, Ben l’Oncle Soul, Skip The Use, Dedhomiz, Boris Way et Jean-Marie Bigard. Mesures sanitaires obligent, leurs prestations ont été enregistrées auparavant depuis le rooftop de l’hôtel Marriott. Sans public donc, mais avec l’intention de réunir une large audience sur internet et les réseaux sociaux et surtout de soutenir les professions du spectacle, touchées de plein fouet par la crise sanitaire. « Avec notre émission qui va à la rencontre des talents musicaux de chaque région, en inventant de nouvelles formes de concerts live « autrement », nous souhaitons réfléchir « à ciel ouvert » avec toute la profession de la musique, pour inventer ensemble les nouvelles formes que pourront prendre les concerts demain, explique Cédric Pollet, fondateur Show Must Go Home. L’impact de la crise actuelle risque de durer, personne ne peut présager pour l’heure d’un « retour à la normale ». Nous misons sur l’intelligence collective, l’heure est à la coopération, l’hybridation des talents et des idées, pour prototyper et développer rapidement les nouvelles formes que peut prendre la musique live. ». Depuis son lancement, Show Must Go Home connaît un succès grandissant. Les 4 premères émissions ont totalisé plus de 4 millions de vues et le « best of » plus de 700 000 vues. Celle de Nice devrait réunir une audience plus large encore, effet Côte d’Azur aidant. Rendez-vous donc sur le site de Show Must Go Home pour 80 minutes de show en replay. Une tombola solidaire au profit du secours populaire (1 euro le ticket) permet de gagner des places de concert en VIP.
Sting au NJF
Événement|
Par Ph. D
Bonus de la programmation du NJF 2026, Sting s’est produit le 23 juillet sur la scène Massena, dans une jauge volontairement réduite autour 8000 spectateurs mais qui nous a parue nettement plus élevée : un mirage dû à la canicule sans doute… Pour ce concert, facturé 90 € aux habitués du festival (dont le tarif est d’ordinaire moitié moindre), l‘ex leader de The Police se produisait en trio avec son guitariste habituel, Dominic Miller et le batteur Chris Maas. Au programme les tubes de Police et ceux de sa carrière solo dans des arrangements rock qui rappellent (de loin) les premiers concerts de The Police. Hélas, Dominic Miller n’est pas Andy Summers (même s’il le copie bien) et Chris Maas pas Stewart Coppeland. L’énergie non plus n’est pas la même. Malgré sa silhouette toujours svelte à 72 ans, sa présence charismatique et sa voix presqu’intacte (à quelques aigus près), Sting accuse le poids des ans pour un rockeur et donne sur scène l’impression d’être en pilotage automatique. Mais on a vu des concerts de Sting beaucoup plus ennuyeux que celui-là et on respecte sa volonté de revenir aux sources de sa musique pour ses derniers tours de piste.
Nice Jazz Fest 2026
Événement|
Par Ph. D
Présentée avec retard, la programmation définitive du Nice Jazz Fest 2026 réservait une belle surprise aux amateurs de pop : la présence de Sting en ouverture avec son projet 3.0. Moins bonne surprise, par contre, le prix de la soirée (90 € ) et la réduction sur trois jours d’un évènement qui, lorsqu’il se tenait à Cimiez, s’étirait jadis sur une dizaine de jours… Amputé d’une soirée et de 800 000 € de budget par une nouvelle municipalité en recherche d’économies tous azimuts, le NJF s’est réduit, cette année, à un gros week-end de concerts les 23, 24 et 25 juillet. Heureusement, il y avait le village Merenda et le food court pour faire illusion.. . Autre innovation discutable : un vaste « espace VIP » remplace les gradins face à la scène Massena. Cela prend beaucoup de place, c’est cher (autour de 300 € la place cocktail dinatoire compris) et du coup, il n’y a plus moyen d’assister au spectacle assis autrement que parterre. Les seniors apprécieront…
Sting a donc ouvert le bal jeudi dans une formule power-trio rock qui a rappelé aux anciens l’époque de The Police. L’énergie punk en moins, hélas, A 72 ans, le rockeur britannique porte encore (très) beau, mais la motivation n’est sans doute plus la même (voir ici le live report du concert). La révélation de la soirée s’appelait Naïka, chanteuse franco haïtienne, dont la soul-pop rafraichissante et le show déjà très élaboré ont réveillé le public de Massena assommé par la canicule.
Vendredi, place à Busta Rhymes dont le rap festif et dansant avait rameuté les fêtards des années 90-2000 (et au delà). Habitué des boites de la Côte d’Azur, où on l’a souvent vu se produire en showcase, le rappeur américain, boudiné dans une combinaison disco plus de son âge, a quand même eu un peu de mal à justifier sa présence sur la scène Massena avec un show famélique (un DJ, un MC et quelques vidéos) , interrompu à plusieurs reprises par des problèmes de micro et de son. On a, de loin préféré, le set énergique de Noga Erez, qui l’a précédé sur la scène Massena. Mix de Billie Eilish et Neneh Cherry, la hip-hopeuse israélienne a fait forte impression. Par chance, l’antenne LFI locale n’a rien trouvé à redire à sa présence…
En clôture, samedi Lola Young a fait le job avec un bel aplomb dans un registre pop electro-tubesque. Une nouvelle diva est née ! Dommage que la programmation ait fait jouer le nigérian Steven Umoh, alias Obongjayar, en même temps au théâtre de Verdure. Les fans de Lola auraient pu découvrir un chanteur et performeur hors normes. Sa voix haut perchée, son énergie et son afrobeat teinté de hip hop et de spoken word ont littéralement renversé le public du TDV. Avec Gabriel Jacoby, dans le rôle du nouveau Prince du cool , ils ont offert une belle soirée de clôture à ce NJF écourté.
Baxter fait l’Amour
Événement|
Par Ph.D
On peut dire qu’il a mouillé la chemise ! En pleine canicule et devant un public plus clairsemé que de coutume en raison du match de l’équipe de France, Baxter Dury a mis le feu à la plage Amour pour l’ouverture du festival 2026. Avec ses trois musiciens (dont une clavieriste-choriste dont le talent n’a pas attendu le nombre des années), le fils du légendaire Ian Dury a égrené les perles de son répertoire avec une rage et une énergie qui faisaient plaisir à voir. Point culminant de la soirée, une version tellurique d’Allbarone premier single qui donne son titre au dernier album, dont la rythmique techno prend tout son sens en live. En after, les heureux fidèles de la plage ont eu droit à un set de Dabeull, dont la musique colle parfaitement à l’ambiance estivale. Prochain rendez-vous le 5 juillet avec Acid Arab.






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