Lana Del Rey : Blue Banisters

//Lana Del Rey : Blue Banisters

Lana Del Rey : Blue Banisters

Par Ph.D

On le sait depuis quelques albums, même les fans transis de Lana Del Rey (dont nous sommes) doivent d’abord surmonter un sentiment de légère déception à l’écoute des nouvelles chansons de la chanteuse américaine. Mêmes mélopées rêveuses, même ambiance mélancolique, mêmes thèmes…  Ses disques se suivent et se ressemblent. Ce sentiment est d’autant plus pregnant quand le nouvel opus arrive quelques mois à peine après le précédent,  comme c’est le cas pour Blue Banisters,  et qu’il semble à priori n’être qu’un disque de bonus, composé de chansons écartées du premier justement parce que trop ressemblantes. Il faut un certain nombre d’écoutes attentives pour s’apercevoir qu’il n’en est rien. Certes Blue Banisters est un disque compagnon de Chemtrails over the Country Club, qui accentue encore le virage intimiste des chansons de Lana,  en privilégiant le piano-voix. Mais s’il ne contient aucun tube évident, toutes les chansons sont intéressantes et la voix de la chanteuse est encore plus mise en valeur par les arrangements dépouillés. Surtout, une fois qu’elles sont devenues familières,  les chansons deviennent aussi indispensables que celles des albums précédents et forment avec elles un corpus qu’on ne se lasse pas d’écouter et qui constitue une partie de la bande son de l’époque. On aime particulièrement “Text Book“, “Blue Banisters“, “Arcadia” “Nectar of the Gods“,  “Living Legend” et  “Sweet Carolina“. Mais s’il y a une chanson par laquelle on conseille de commencer l’écoute de l’album c’est  avec “Dealer. Sur un rythme faussement indolent,  Lana introduit la chanson d’une voix à peine reconnaissable,  avant de monter dans les aigus et dans les tours comme jamais. Au deuxième couplet, elle s’énerve contre son dealer qui “ne répond jamais au téléphone” et ne “donne rien en retour” de “tout l’argent” qu’elle lui laisse. Un peu comme son père,  aux abonnés absents lui-aussi  ( “Plus à la maison depuis des années“). Quand elle conclut dans un soupir  “Toutes les lignes sont occupées, tu planes“, difficile de ne pas faire pareil. Bref, oubliez tout ce qui précède et retenez ceci : Blue Banisters est encore un grand disque de Lana Del Rey. Le septième de rang.

 

By |novembre 6th, 2021|Categories: ça vient de sortir|0 Comments

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