Avant de lancer sa tournée d’été, Zazie a effectué une résidence d’une semaine à Anthea Antibes, histoire de roder le nouveau show avec deux concerts à la clé, dont un reporté d’un jour à cause de la finale décalée de The Voice (que son candidat a gagné). Nous étions au deuxième show, donné le dimanche soir dans un théâtre bondé. Le concert du Air Tour débute, assez logiquement, par « Ca commence », premier titre de l’ album Aile-P que la chanteuse n’avait pas encore pu jouer en live. Edith Fambuena, qui a réalisé le disque et remplace à la guitare Pierre Jaconelli (parti chez Biolay) martelle le riff pendant que les trois autres musiciens s’installent et que Zazie entame le premier couplet depuis les coulisses. Puis la chanteuse apparaît, silhouette longiligne, en tenue noire trés ouverte sur le devant. Le son n’est pas terrible et ne s’arrangera guère au long du spectacle. La voix, toujours bien rauque en concert, est perdue dans le mix, les paroles aussi. Les arrangements live, à dominante électro-rock, sont encore plus puissants que de coutume. Par moments, on croirait entendre Radiohead ou Nine Inch Nail plutôt qu’une artiste de variétés. A l’aise et naturelle, Zazie bouge son corps plus qu’elle ne danse, plaisante avec le public, s’assoie en bord de scène avec ses musiciens pour une séquence « comptines » , puis descend faire un tour dans la salle. Les nouveaux titres et les tubes défilent devant un public ravi qui se lève et danse (une mini-fosse a même été prévue devant la scène pour les plus agités). Les lumières sont basiques, à dominantes rouge et bleu, le groupe joue en clair-obscur, sans décor, ni écrans. Pour les festivals d’été (concerts à Saint Raphael, Nîmes et Aix), la formule sera suffisante. Pour les zéniths de la rentrée, par contre, on espère que la production a prévu une rallonge de budget, sinon ça risque de faire un peu fauché. Au pire, Thierry Suc pourra toujours piocher dans les 29 semi-remorques de matos de son autre protégée, la rouquine Mylène Farmer.
Six ans jour pour jour après sa création à Anthea Antibes, le 13 mars 2020 ( la veille du premier confinement Covid !), le Collectif 8 a donné la dernière représentation de 1984 au théâtre Francis Gag de Nice. C’est peu dire qu’en 6 ans la pièce n’a rien perdu de son actualité. Entre temps, les réseaux sociaux ont fini d’assoir leur domination sur les esprits, deux guerres majeures se sont déclenchées et la post-vérité s’est généralisée dans l’ex-première démocratie du monde, dont le slogan favori (La Paix par la Force) ressemble à s’y méprendre à celui de Big Brother:La Guerre c’est la paix. Une fureur épique s’est emparée du monde, donnant corps à la vision prophétique de George Orwell et à celle de Gaële Boghossian, planchant 6 ans plus tôt sur une nouvelle adaptation du roman au théâtre. La pièce se concentre sur l’interrogatoire et la rééducation de Winston Smith (Paulo Correia), trahi par son amour pour Julia (Judith Rutkowski). Suspendu au dessus du sol par des câbles électriques, Winston subit un lavage de cerveau en règle, au centre d’un dispositif d’écrans qui recréent le monde rétro futuriste du roman (Big Brother y ressemble beaucoup à Joseph Staline) et permettent de reconstituer en images ses aveux circonstanciés. Un mélange de théâtre, de cinéma et de pantomimeque le Collectif 8 porte à des sommets avec cette pièce. Mais plus encore que la forme, très contemporaine, c’est le fond qui impressionne, tant l’adaptation du roman est pertinente. La pensée visionnaire d’Orwell et l’univers totalitaire du roman sont parfaitement restitués. La pièce est une totale réussite.
Le championnat du monde MotoGP 2026 se poursuit ce week-end au Brésil. Après le premier GP en Thaïlande, l’équilibre des forces en présence semble avoir peu changé. Les Ducati sont attendues aux avant-postes avec un Marc Marquez qui brigue cette saison un huitième de champion du monde dans la catégorie. Les Aprilia ont fait forte impression et pourraient leur donner du fil à retordre, avec des KTM toujours présentes. Côté français, les azuréens Fabio Quartararo (Yamaha) et Johann Zarco (Honda)auront fort à faire pour se maintenir dans le Top 10. Si la Honda du Cannois semble avoir une bonne marge de progression, la déception est grande chez Yamaha où le nouveau moteur V4 affiche encore un cruel manque de puissance. Fabio Quartararo va devoir sortir le grand jeu cette saison encore pour tenir son rang d’ex-champion du monde. Il est lié à Yamaha jusqu’à la fin de la saison et pourrait ensuite intégrer l’autre écurie japonaise si l’on en croit la rumeur, toujours non confirmée officiellement.
Leave A Comment