Figure incontournable de la scène artistique niçoise, connu dans le monde entier pour ses célèbres « inclusions« , exposé à Paris , St Tropez, Courchevel et dans nombre de capitales, Fred Allard n’avait pas encore de vitrine dans sa ville natale. Lacune comblée avec l’ouverture, en février 2024, d’une magnifique galerie au 10 de l’avenue de Verdun, à l’emplacement des anciens bureaux d’Air France, dans le carré chic du centre-ville. Sur deux niveaux et près de 200 M2 d’espaces clairs et lumineux, le plasticien Niçois de 55 ans expose ses oeuvres les plus emblématiques : les « Vide ton sac » (inclusions d’objets personnels dans de la résine translucide) de Neymar, Charles Leclerc ou Fabio Quartararo, les fameux « shopping bags » (inclusions de figurines pop en forme de sacs à main), une nouvelle série inspirée par Warhol et Basquiat (dont la superbe Joconde/Balenciaga qui illustre cet article), du mobilier de designers, des livres et des objets d’art. Plus qu’un espace d’exposition personnel, l’endroit se veut, en effet, un lieu de rencontre. Il propose un regard sur notre époque qui mêle l’art, la mode, le luxe et le sport. La marque de fabrique du néo pop-artiste Niçois.
Intitulée « Signature gestuelle » la nouvelle exposition de la galerie du musée de la photographie de Nice est un dialogue exceptionnel fait de gestes et de lumières entre le photographe Dominique Jaussein et le danseur George Oliveira, soliste des Ballets de Monte-Carlo. Au-delà de la photographie de danse, qu’il a longtemps pratiquée avec le ballet de l’opéra de Nice, Dominique Jaussein nous entraine au cœur de ce qui fait cet art, avec des images grand format dont l’éclairage et le tirage en noir et blanc sculptent les muscles et le corps du modèle.
Le titre de la nouvelle exposition de la Malmaison, Jam Session, fait référence aux codes du jazz. Dans une jam session, les musiciens improvisent et construisent des variations à partir d’un thème commun. Carole Benzaken, figure majeure de la peinture contemporaine française, transpose ce principe à la scénographie : l’exposition associe des œuvres de périodes différentes afin de créer des rapprochements visuels inattendus, par la couleur, les formats ou les rythmes. Chaque étage fonctionne comme une variation, appelée « take », qui propose une lecture différente du travail de l’artiste. Conçu pour les espaces de la Malmaison, l’exposition réunit environ 135 œuvres (peintures, dessins et vidéos) autour de trois peintures majeures, commencées à Los Angeles en 2002 et achevées spécialement pour cette présentation à Cannes. Inspirée par le jazz et l’improvisation, l’exposition met en perspective plus de vingt ans de création. Depuis plus de trente ans, Carole Benzaken développe un travail de peinture qui joue sur l’apparition et l’effacement des images. Nourrie par la culture visuelle contemporaine, le cinéma et l’histoire de l’art, son œuvre explore la manière dont les images se transforment et circulent dans le temps.
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