Julia (Julia Jentsch) et Tobias (Felix Kramer) semblent être le couple parfait. Mais derrière les apparences, un trouble gronde. L’équilibre fragile entre les deux est brisé lorsque leur fille Marielle (Laeni Geiseler) développe soudainement des capacités télépathiques…
Ce qu’on en pense
Le titre original (Was Marielle Weiss– Ce que sait Marielle) rassure : il ne s’agit pas d’un remake du film de Claude Pinoteauavec Lino Ventura et Isabelle Adjani. Il y est pourtant question des rapports parents-enfants, mais sur un mode plus contemporain : celui de la surveillance permanente. Sauf qu’ici, ce ne sont pas les parents qui fliquent leur ado, mais celle-ci qui, par un étrange tour du sort (une gifle donnée par une copine de classe) développe un don de télépathie. Elle voit et entend désormais dans sa tête tout ce que font et disent ses parents ! Pas de chance, cela arrive pile le jour où la maman confesse à un collègue de bureau qu’elle s’ennuie dans son couple et lui propose la botte… Sur un mode tragi-comique très maitrisé, le film examine ensuite les diverses conséquences de cette nouvelle réalité pour la famille de Marielle. C’est drôle, assez cru, limite malaisant, mais cela donne à réfléchir. Pas une grosse claque cinématographique, mais tout de même la révélation d’un nouveau talent du cinéaste Allemand (Frédéric Hambalek dont c’est le 2e long métrage). Avec, en bonus, un casting impeccable.
Date de sortie 18 mars 2026 De Frédéric Hambalek Avec Laeni Geiseler, Julia Jentsch, Felix Kramer Nationalité Allemagne Genre Comédie fantastique Durée 1h26
Sur la Côte d’Azur, deux bandes d’enfants s’affrontent à leur jeu favori : sauter des rochers rouges de l’Esterel. Géo, 5 ans à peine, découvre le temps d’un été un monde où l’amitié se mêle à la rivalité, et où les premiers élans du cœur deviennent source de tensions…
Ce qu’on en pense
La Guerre des boutons version Bruno Dumont, tournée entre Agay et le Dramont dans le Var, où le réalisateur de La Vie de Jésus, de L’Humanité et de Ma Loute a vu, un jour, des gamins sauter des rochers au mépris du danger. Une image qui lui a rappelé son enfance, dans un monde moins préoccupé de sécurité et de surveillance. Cela lui a donné l’idée de ce conte moderne, dans lequel de très jeunes enfants trainent seuls sur la route, font du quad, volent les touristes, sautent des rochers et découvrent l’amitié amoureuse. Trop subversif pour le cinéma français qui a refusé de financer le film, ce qui explique un générique essentiellement portugais. Le jeunes acteurs, eux, ont été recrutés entre Nice et Saint Raphaël et ils sont tous formidables de naturel.
Garance (Adèle Exarchopoulos) est une jeune actrice mais qui n’est pas une vedette. Elle gère et assure tout de son mieux, vaillante, joyeuse, soldate, et elle trouve dans l’alcool un carburant, un réconfort inconditionnel. Garance change de vie et commence alors un parcours de huit ans de déménagements, de travail, de rencontres, de fêtes et d’angoisses, de joies et de coups durs. Une révolution intime, amicale et sexuelle, mais elle consomme toujours plus. Jusqu’à ce que son corps sonne le signal d’alarme…
Ce qu’on en pense
Après l’adoption (Pupille) et la justice restaurative (Je verrai toujours vos visages), la nécessaire Jeanne Herry aborde l’alcoolisme dit « mondain » dans ce drame contemporain, porté par une formidable Adèle Exarchopoulos, dans le rôle d’une jeune actrice accro à l’alcool au point de risquer de tout perdre : travail, vie sociale, amour et même la vie. A ses côtés, Sara Giraudeau est également prodigieuse en femme amoureuse, aussi frêle d’apparence que solide dans son amour et son soutien. Sans doute trop optimiste pour être tout à fait réaliste, une Vie d’Adèle 2, intense et qui fait du bien.
Depuis sa création en 2019, pour célébrer les 100 ans des studios de la Victorine, le festival CinéRoman de Nice a su se faire une place parmi les événements incontournables du cinéma en France. Il s’est imposé comme LE rendez-vous des films adaptés de toutes formes de littérature. La huitième édition se tiendra du 28 septembre au 8 octobre au Pathé Gare du Sud pour les projections ouvertes au public en présence des équipes. Au programme, cette année encore, des dizaines de projections : films en compétition, avant-premières et œuvres cultes. Sans oublier les temps forts au Théâtre de l’Artistique : rencontres, masterclasses, débats et lectures — autant de moments de partage qui prolongent les émotions nées dans les salles. Placée sous la présidence deDaniel Auteuil, cette 8e édition célèbrera plus que jamais l’audace des adaptations avec un jury composé de talents venus de la réalisation, de l’écriture et du jeu (Daniele Thompson, Bérénice Béjo, Sara Giraudeau, Gaetan Roussel, Vanessa Schneider, Manu Payet, Malik Frikah et Luana Bajrami), pour porter un regard exigeant et passionné sur les œuvres en sélection.
Nora (Hafsa Herzi) , Thomas (Bastien Bouillon) et leur fille Ida vivent dans une ferme isolée avec pour seule voisine, Cristina (Monica Bellucci), une peintre italienne. Alors que tout le monde prépare une soirée d’anniversaire surprise pour Nora, trois hommes rôdent autour de la maison et s’invitent à la fête, faisant surgir des secrets bien gardés…
Ce qu’on en pense
Seule la présence au casting de Benoit Magimel et Monica Bellucci, semble pouvoir justifier, a posteriori, la présence du nouveau film de Léa Mysiusen compétition à Cannes 2026. Hélas, le premier n’y fait même pas un bon méchant et la seconde se contente de jouer, avec lassitude, les victimes sacrificielles. Sur un scénario de prise d’otage vu et revu, un thriller psychologique visuellement soigné, mais sans grand intérêt.
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