Par Ph.D
Le pitch
Buzz, Woody, Jessie et le reste de la bande voient leur travail remis en question lorsqu’ils découvrent que ce qui obsède les enfants d’aujourd’hui s’appelle… l’électronique !
Ce qu’on en pense
Ce cinquième opus a été mis en chantier pour les 30 ans de la saga Toy Story. Un clin d’œil assumé par Pixar, qui en profite pour questionner l’évolution du jeu sur trois générations d’enfants. Après 4 films parfaits, Toy Story est l’une des rares franchises à n’avoir jamais déçu. L’inquiétude est donc grande en abordant de 5e opus. Pas de panique ! Les scénaristes ont encore phosphoré pour livrer une histoire en phase avec l’époque. La révolution numérique menace : cette fois Woody, Buzz, Jessie et les autres sont supplantés par une tablette numérique d’apparence inoffensive mais qui, ils vont vite s’en apercevoir, monopolise l’attention leur nouvelle propriétaire et la font « grandir trop vite ». Haro sur la tech ? TS5 évite intelligemment cette facilité. A la fin, jouets et machines s’unissent pour le bien être de l’enfant. Autre signe des temps, l’héroïne de l’histoire est clairement Jessie, qui va tout faire pour que son enfant, maladivement timide, ne sombre pas dans la « no Life » et noue des liens avec ses jeunes voisins. Un scénario qui permet d’aborder la pré adolescence précoce, la timidité, la difficulté de se faire des amis, l’impact des écrans et des réseaux sociaux et le cyber harcèlement, avec ce mélange d’humour et de bons sentiments qui fait le sel de la franchise. L’émotion est aussi au rendez-vous et on écrase sa petite larme à une ou deux reprises. Côté technique rien à redire, les standards de la franchise sont respectés. Les scènes de jeu imaginées par les enfants avec leurs jouets font même l’objet d’un traitement visuel original à base de couleurs pastels et de graphismes vintage. Une jolie trouvaille.








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