Par Ph.D
Le pitch
De vieux vinyles disco dans le coffre de sa Twingo, à peine remise de la mort de sa grand-mère, Charlie (India Hair) roule. Elle ne sait pas encore que ces disques ressusciteront les pas de danse de sa mère dans les yeux humides de Titou (Eric Cantona), caviste rêveur, ni qu’une plage méditerranéenne désertée sera le théâtre de sa rencontre avec Marina (Raya Martigny) , qui rêve son idéal de liberté dans la pizzeria du village. Pour l’instant, elle roule…
Ce qu’on en pense
Pour son premier long métrage, découvert en sélection officielle à Cannes, Avril Besson déplace l’action de son court remarqué (Queen Size 2023) dans le Var, du coté du Lavandou, où son héroïne débarque hors saison, à la recherche d’un caviste amateur de disco (Eric Cantona en Travolta provençal) qui pourrait possiblement être son père. L’atmosphère hivernale du village, autour de la plage de Cavalière, est pour beaucoup dans le charme discret de cette escapade sentimentale, portée par une épatante India Hair, enfin castée dans un « premier rôle » à la mesure de son talent. On découvre à ses côtés, dans le rôle d’une barmaid accueillante, la formidable Raya Martigny dont la transidentité n’est même pas un sujet tant sa présence crêve l’écran. L’air de rien, Les Matins merveilleux justifient pleinement son titre : une promesse de bonheur pour le spectateur comme pour les personnages, tous porteurs de fragilités émouvantes.







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