Par la rédaction
Depuis sa création en 2019, pour célébrer les 100 ans des studios de la Victorine, le festival CinéRoman de Nice s’est imposé comme LE rendez-vous des films adaptés de toutes formes de littérature. La huitième édition se tient du 28 septembre au 8 octobre au Pathé Gare du Sud . Au programme, cette année encore, des dizaines de projections : films en compétition, avant-premières et œuvres cultes. Sans oublier les temps forts au Théâtre de l’Artistique : rencontres, masterclasses, débats et lectures — autant de moments de partage qui prolongent les émotions nées dans les salles. Placée sous la présidence de Daniel Auteuil, cette 8e édition célèbre plus que jamais l’audace des adaptations avec un jury composé de talents venus de la réalisation, de l’écriture et du jeu (Daniele Thompson, Bérénice Béjo, Sara Giraudeau, Gaetan Roussel, Vanessa Schneider, Manu Payet, Malik Frikah et Luana Bajrami), pour porter un regard exigeant et passionné sur les œuvres en sélection.

Côté avant-premières, le très attendu nouveau film de Jean-Pierre Jeunet, Changer l’eau des fleurs, a fourni une superbe ouverture au festival. Adapté du roman éponyme de Valérie Perrin, on y retrouve les qualités (et les défauts) d’Amélie Poulain et d’Un long dimanche de fiançailles avec une Leila Bekhti très émouvante. On a vu aussi L’Affaire Marie Claire sur le procès de l’avortement en 1972, avec Charlotte Gainsbourg dans le rôle de Gisele Halimi et Cécile de France dans celui de la mère de l’accusée. Une belle reconstitution d’époque pour un biopic très scolaire. Avec Une Femme d’aujourd’hui, Robert Guediguian retrouve ses acteurs habituels pour un portrait un peu brouillon et forcé de transfuge de classe (Marilou Aussilloux, excellente) qui renoue avec son milieu d’origine (après un viol !) en s’investissant dans l’humanitaire… Plus que le pensum de Guillaume Canet (Karma), on retiendra de cette édition Jupiter d’Alexandre Smia. Denis Menochet y campe un président de la république français nouvellement élu qui va devoir faire face à un conflit nucléaire avec la Russie lié à la guerre en Ukraine. Comme House of Dynamite, en moins original sur la forme, le film fait grimper très haut le trouillomètre. La Troisième Nuit de Daniel Auteuil, complète la panoplie des films sur la seconde guerre mondiale sortis récemment (De Gaulle, Notre Salut, Des Rayons et des Ombres…) ou à venir (Moulin). Le film raconte l’exfiltration d’enfants juifs d’un camp de regroupement à Lyon, la nuit du départ des trains pour les camps de la mort. Antoine Reinartz y joue un fonctionnaire cousin de celui de Notre Salut (l’humanité en plus) et Auteuil le prêtre qui a permis de sauver une centaine d’enfants. Du solide pour clore une édition riche en stars et en avant premières.









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