Notre Salut

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Notre Salut

Par Ph.D

Le pitch

Septembre 1940, le régime de Pétain se met en place. Henri Marre (Swann Arlaud), 49 ans, débarque à Vichy sans le sou, sans contact, loin de sa femme et ses enfants. Il voit dans la nouvelle administration l’opportunité de trouver enfin la place qu’il mérite. Dans sa valise, son traité politique édité à compte d’auteur, Notre Salut, où il défend ses convictions patriotiques et ses méthodes d’ingénieur. Son credo : « gagner en efficacité » pour relever la France de la débâcle. Mais peut-être qu’Henri cherche avant tout à fuir sa propre débâcle…

Ce qu’on  en pense

Emmanuel Marre (D’un château l’autre, Rien à Foutre) signe avec Notre Salut un film sur la collaboration dont les dialogues et la musique, très contemporains, soulignent l’actualité et dont la réalisation ressemble souvent à celle d’un documentaire.  Le réalisateur s’est inspiré de l’histoire de son grand père Henri Marre, mort à Cannes dans les années soixante sans avoir revu sa famille. Celle d’un opportuniste en quête de reconnaissance, pour lequel la collaboration a d’abord constitué un tremplin professionnel avant de devenir une conviction politique. A la différence du héros du film de Xavier Giannoli Les Rayons et les ombres, celui de Notre Salut (Swann Arlaud formidable) ne glisse pas progressivement dans la collaboration: il s’y jette à corps perdu pour « redresser la France ». Confronté aux déplacements de juifs, Henri gère la chose à la manière d’un technocrate, sans se soucier de la destination des trains, ni de la finalité du voyage. Il faut attendre le dernier plan du film, magnifique, pour qu’enfin il s’humanise et que se dessine la possibilité d’une rédemption. Notre Palme d’or de Cannes 2026.

By |septembre 28th, 2026|Categories: Cinéma|0 Comments

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