Plus de trente ans après sa première apparition, Sonic continue à faire parler de lui. Et si ses dernières sorties vidéoludiques, à l’exception de Sonic Mania, n’ont guère marqué les esprits, le hérisson performe au Box-Office cinéma grâce à ses deux films et reste donc extrêmement populaire. Pour surfer sur ce succès, Sega nous propose de revivre les premières aventures de sa mascotte lors d’un Sonic Origins qui fait inévitablement vibrer la corde nostalgique. Au menu : quatre Jeux. A savoir Sonic 1, 2, 3 et l’opus moins connu sorti sur Mega CD. Dans tous les cas, on se retrouve devant de la plateforme 2D pure et dure typique des années 1990. En compagnie du petit être bleu mais aussi de ses amis Tails et Knuckles on fonce à toute allure, affronte les sbires de Robotnik, récolte des anneaux ou des gemmes et résout quelques énigmes. Efficace. L’intérêt de cette compilation consiste à pouvoir jouer l’ensemble des jeux en mode classique au format 4/3 ou… Anniversaire ! Dans ce cas, les titres ont été légèrement revus pour s’afficher en 16/9 tout en conservant le côté pixel d’origine. On découvre aussi la quadrilogie, dans l’ordre, comme une seule aventure, en profitant des sauvegardes. Bien vu ! Au niveau des ajouts, en sus du musée où l’on débloque des illustrations, on note la possibilité d’effectuer des petites missions ou l’enchaînement de boss. Cependant, c’est surtout la présence de petits dessins animés qui viennent égayer le périple qui renforcent l’immersion. A défaut d’être indispensable et en dépit de quelques manques (aucune fonction flashback) cette compilation assure l’essentiel… Dommage donc qu’elle soit vendue au prix fort (40 euros en version de base). Vivement une ristourne ! (Jeu testé sur PS5)
Sonic Origins
(Sega)
Sortie
Juin 2022
Playboys : Rien ne va plus
ça vient de sortir|
Par Ph.D
Rien ne va plus ou tout va bien ? Les Playboys soufflent le chaud et le froid avec la sortie de leur nouvel album enregistré au printemps au Red Box Studio sous la houlette d’Andy Rose, producteur historique des Stranglers ou de Madness. Le jour de la sortie, le plus ancien groupe Niçois (formé en 1979), annonçait en effet le départ de son bassiste historique Franck Durban, faisant craindre la dissolution définitive. Par une sorte de miracle inattendu, les Playboys ont reçu le même jour une offre de service qu’ils ne pouvaient pas refuser : celle de Grégoire Garrigues (Asphalt Jungle, Chris Wilson, Kim Fowley, Tav Falco…), sommité de la scène rock parisienne, qui vient de s’installer sur la Côte et brûlait de rejoindre le groupe. On peut donc légitimement espérer que l’aventure continue pour Les Playboys. En attendant, Rien ne va plus est disponible en vinyle chez Real Cool Trash à Nice ou en commande sur la boutique eBay de leur label Dangerhouse. 14 titres dont 12 originaux qui sonnent comme du pur Playboys, mélange de garage et de yéyé délicieusement vintage. Côté reprises, « Je ne vois rien » des Problèmes et « Rien n’a d’importance » des Sparks font le job, comme « Rien ne va plus » petite pépite co-signée avec Jean-William Thoury de Bijou.
Jack Lalli : Collector’s
ça vient de sortir|
Par la rédaction
Bien connu des Niçois amateurs de rock et de pop, Jack Lalli donne une suite à son premier roman Rock Astoria dans lequel il racontait sa vie de passeur de musique (animateur radio, journaliste, essayiste, collectionneur, chroniqueur…). Dans Collector’s c’est le collectionneur de vinyles qui parle. Il se souvient des virées en conventions et bourses aux disques avec ses potes Phil, Gégé, Ray, Johnny Be Good, Duane, Deborah, Nath et Marlène. De Nice à Marseille, de Paris à Londres, et jusqu’à Milan, à traquer le disque rare voire connu d’eux seuls, ils nous entraînent dans un univers fascinant où se mêlent anecdotes, références musicales, artistes mythiques, groupes oubliés et albums recherchés. Un voyage au coeur de la passion musicale, ponctué de rencontres, d’humour, de souvenirs de concerts et de situations souvent surprenantes. Car si la musique adoucit les moeurs, ce n’est apparemment pas toujours le cas chez les collectionneurs, dont certains sont prêts à tout pour mettre la main sur leur « précieux ». A lire en musique, avec les titres suggérés par les têtes de chapitres.






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