Par la rédaction
La Traviata s’est vite imposée comme l’un des jalons du répertoire. Il est vrai que jamais Verdi n’avait été aussi naturel et émouvant. Pour servir ce chef d’œuvre, Silvia Paoli inscrit sa mise en scène dans l’univers théâtral de la Belle Époque, où Violetta, à la manière de Sarah Bernhardt, évolue entre gloire et rejet. Un espace dépouillé, dominé par une scène bancale, sert de décor à ses paradoxes. Les fêtes y débordent avec audace, envahissant le plateau et les coulisses dans un tourbillon. Pour servir ce drame intemporel, Andrea Sanguineti et Silvia Paoli dirigent une distribution flamboyante : Kathryn Lewek, Julien Behr et Jean-Sébastien Bou.





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