Pryce Cahill (Owen Wilson) est une ancienne gloire du circuit pro de golf, dont la carrière a déraillé prématurément 20 ans auparavant. Alors que son mariage n’est plus qu’un lointain souvenir et après s’être fait virer d’un magasin de sports dans l’Indiana, Pryce mise tout son avenir et son argent sur Santi (Peter Dager), un jeune prodige du golf de 17 ans …
Ce qu’on en pense
Le milieu du golf professionnel n’a pas été beaucoup filmé et cette série permet d’y pénétrer, sans pour autant être réservée aux seuls amateurs de drives et de putting. Le golf n’est que prétexte à une histoire de transmission et de rapports filiaux et amicaux, entre des personnages que la vie a égratignés mais qui ont gardé leurs rêves intacts. Owen Wilson fait du Owen Wilson, c’est amusant et parfois émouvant, avec des personnages attachants et une réalisation dynamique. Parfait pour occuper quelques après midi de canicule.
Le pitch
Après avoir perdu son job à six zéros dans la finance, Andrew « Coop » Cooper (Jon Hamm), encore affecté par son récent divorce, décide de cambrioler les maisons de ses voisins du très chic village de Westmont. Les secrets et liaisons cachées qu’il va découvrir derrière ces riches façades pourraient être plus sérieux qu’il ne l’avait imaginé…
Ce qu’on en pense
Bienvenue chez les rupins de la côte Est des Etats-Unis. Pour éviter de déchoir et continuer à payer ses deux maisons, sa Maseratti, la pension alimentaire astronomique de sa femme, l’éducation de sa fille adolescente et les soins de sa soeur schizophrène, le héros incarné par le Mad ManJon Hammva se lancer dans une carrière de cambrioleur chez ses voisins friqués. Mais il le fait avec une telle désinvolture que ça va forcément mal tourner (la première scène du premier épisode le voit se réveiller auprès d’un cadavre dans une maison inconnue). Une série Apple (c’est à dire friquée) agréable à regarder, dans la lignée des Big Little Lies et autresWhite Lotus, mais dont l’intrigue devra s’étoffer si elle veut durer.
Le pitch
Dans les coulisses d’un palace parisien, le Citadel, Adèle (Manon Bresch), une jeune détenue décroche un poste de bagagiste grâce au programme de réinsertion mis en place par le tout-puissant directeur de l’hôtel, Édouard Galzain (Melvil Poupaud). Un pacte tacite se noue entre eux, propulsant la jeune femme dans un jeu de pouvoir souterrain où employés ambitieux, clients influents et réseaux extérieurs cherchent chacun à prendre l’ascendant. Peu à peu, elle transforme sa survie en ascension et s’impose comme une force imprévisible et essentielle, prête à saisir, ou à arracher, la place qu’elle estime mériter.
Ce qu’on en pense
« Un Prophète au Palace » : c’est un peu la proposition de cette première série française pour la plateforme HBO Max, dans laquelle Melvil Poupaud tient le rôle d’un directeur de palace assez louche et Manon Bresch (Mortel, Baron Noir) celui d’une jeune détenue en réinsertion qu’il utilise pour ses basses oeuvres. Une révélation ! Remarquables également, Sandor Funtek (le fils spirituel de Reda Kateb) et Nina Zem en jeune concierge futée. On valide aussi la BO percussive et la réalisation, façon polar indé américain, avec une image crade qui contraste avec le luxe glacé des intérieurs de palace. Seul bémol, le côté un peu répétitif des « missions impossibles » confiées à l’héroïne…
Série la mieux notée de tous les temps devant Game of Thrones, Chernobyl retrace minutieusement la mécanique qui conduisit le 26 avril 1986 à la pire catastrophe causée par l’homme dans l’histoire de l’humanité (avant Fukushima en 2011). L’explosion à la centrale nucléaire Lénine en ex Union-Soviétique du réacteur n°4. Tout est dévoilé – ou rappelé pour ceux qui s’en souviennent – de l’ampleur du désastre. D’abord, la chaîne d’aveuglements et d’incompétences qui menèrent à la tragédie. Puis le déni par peur de l’Etat ou souci de promotion. Avant l’évidence des irradiations. Les premiers morts des jours suivants. Les agonies terribles des semaines à suivre. L’expulsion des lieux. L’urgence des solutions à trouver. Les cancers dans les années qui suivront… Et dans cette horreur inconcevable, le portrait de trois êtres humains: un vice premier ministre et deux scientifiques qui tentent de se faire entendre et de limiter les dégâts. Très documenté. Sobre et précis, Chernobyl est effrayant et captivant. Nous ne sommes pas dans une dystopie. C’est le monde que nous avons créé et qui s’est installé dans le mensonge. Depuis, il s’est effondré. Le bloc soviétique n’est plus. Nous avons appris à envisager le pire.
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