Pryce Cahill (Owen Wilson) est une ancienne gloire du circuit pro de golf, dont la carrière a déraillé prématurément 20 ans auparavant. Alors que son mariage n’est plus qu’un lointain souvenir et après s’être fait virer d’un magasin de sports dans l’Indiana, Pryce mise tout son avenir et son argent sur Santi (Peter Dager), un jeune prodige du golf de 17 ans …
Ce qu’on en pense
Le milieu du golf professionnel n’a pas été beaucoup filmé et cette série permet d’y pénétrer, sans pour autant être réservée aux seuls amateurs de drives et de putting. Le golf n’est que prétexte à une histoire de transmission et de rapports filiaux et amicaux, entre des personnages que la vie a égratignés mais qui ont gardé leurs rêves intacts. Owen Wilson fait du Owen Wilson, c’est amusant et parfois émouvant, avec des personnages attachants et une réalisation dynamique. Parfait pour occuper quelques après midi de canicule.
Carmen « Carmy » Berzatto (Jeremy Allen White) , un jeune chef du monde de la gastronomie, est de retour à Chicago pour reprendre le « Diner » familial, à la suite du suicide de son frère. Loin de son univers, Carmy doit faire face aux écrasantes responsabilités d’une petite entreprise, à un personnel récalcitrant et à des relations familiales tendues, tout en subissant les conséquences de la tragédie.
Ce qu’on en pense
Le premier épisode alpague le spectateur par la manche pour le plonger directement dans l’arrière cuisine survoltée d’un « Dinner » de quartier à Chicago, où le jeune chef Carmen Berzatto (Jeremy Allen White, génial) prend, au pied levé, la succession de son frère ainé suicidé. C’est Cauchemar en cuisine ! L’endroit est d’une saleté repoussante, aucun appareil ne fonctionne correctement, les plombs sautent sans arrêt (au propre comme au figuré), les employés sont nuls et n’en font qu’à leur tête et cousin Richie (Ebon Moss-Bachrach) ne semble être là que pour jeter de l’huile sur le feu. Pourtant, la salle (qu’on ne découvrira pas avant le deuxième épisode) ne désemplit pas : il faut envoyer. Heureusement, Carmy peut s’appuyer sur Sydney (Ayo Edebiri) qui vient de débarquer comme stagiaire et a les aptitudes d’une future chef. Mais les emmerdes pleuvent : le resto est plus endetté que la Grèce, les impôts et les charges n’ont pas été payés depuis un lustre et la commission d’hygiène et de sécurité menace de le faire fermer. Carmy se dit qu’il aurait dû rester à New York, où il venait d’être élu « meilleur nouveau chef » du meilleur restaurant de la ville. Sauf que le suicide de son frère l’a fracassé, qu’il pointe aux Alcooliques Anonymes et que le resto est le seul patrimoine familial. Il va lui falloir assurer. Le spectateur aussi doit s’accrocher pendant un premier épisode survolté et braillard. Heureusement, ça se calme un peu par la suite et on s’attache trés vite aux différents personnages qui prennent de l’épaisseur au fil des épisodes. Tout tient sur eux, sur le jeu des acteurs (tous excellents) sur l’ambiance des quartiers populaires de Chicago où se situe le restaurant et sur une mise en scène digne desfrères Safdie (Uncut Gems, Good Time) . Chaque épisode se termine sur un titre rock indé de derrière les fagots (Wilco, Kevin Morby, Counting Crows, Breeders, REM… La BO est dispo sur les plateformes) et on n’a qu’une envie, c’est d’appuyer sur « épisode suivant ». Au moment de l’addition, The Bear se révèle être une des toutes meilleures séries de ces dernières années. 5 saisons et un « extra » sont disponibles sur Disney +
Catherine Cawood (Sarah Lancashire) , mène une vie qui n’est pas de tout repos. Elle occupe la fonction d’agent de police dans le Yorkshire. Divorcée, elle élève le jeune fils de sa fille suicidée huit ans plus tôt. Alors qu’elle semble finalement reprendre le dessus, elle apprend queTommy Lee Royce (James Norton), l’homme qu’elle juge responsable de ce suicide, est sorti de prison, ayant purgé une peine pour d’autres faits. Alors qu’elle enquête sur lui en secret, une affaire de rapt détourne son attention…
Ce qu’on en pense
Et bim ! Encore une grande série policière anglaise à déguster sur Arte où 3 saisons (18 épisodes d’une heure) sont disponibles. De quoi passer l’été dans l’air rafraichissant de la campagne du Yorkshire, hélas vicié par la violence, la drogue, la misère sociale et l’alcool. On y suit la reconstruction de l’héroïne (Sarah Lancashire) qui a quitté son poste d’inspectrice pour élever le fils de sa fille, suicidée après un viol et qui reprend péniblement du collier comme sergent de police dans une petit commissariat local. Ses enquêtes sont filmées avec un réalisme proche du cinéma social anglais avec, pour chaque saison, un scénario solide et un casting impeccable. Une série pleine d’humanité, en dépit de la noirceur du contexte social.
Quand Michael (James Nelson Joyce) tombe amoureux de Diana (Hannah Onslow) , il entrevoit pour la première fois de sa vie un avenir au-delà de ses activités criminelles : il importe de la cocaïne avec son ami Ronnie (Sean Bean) en Angleterre depuis des années. Lorsqu’une cargaison disparaît, il comprend que leur empire est menacé. D’autant que Jamie (Jack Mullen), le fils de Ronnie, compte bien succéder à son père et évincer Michael…
Ce qu’on en pense
Cette série de mafia anglaise se démarque par sa réalisation classique, sans effets particuliers ni ultraviolence. Au contraire, le héros (James Nelson Joyce, qui a de faux airs de Vincent Cassel et ferait un excellent James Bond), pourtant chef de gang et narco trafiquant, a avant tout le souci de protéger sa douce fiancée (Hannah Onslow) de ses activités. Les rôles féminins sont particulièrement soignés et l’ancrage de l’action à Liverpool offre des décors urbains parfaits. A voir en VO pour l’accent à couper au couteau des protagonistes.
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