Par Ph.D
Le pitch
Afin d’obtenir un document d’état civil pour ses études supérieures, Marina (Llucia Garcia) , adoptée depuis l’enfance, doit renouer avec une partie de sa véritable famille. Guidée par le journal intime de sa mère qui ne l’a jamais quittée, elle se rend sur la côte de Galice et rencontre tout un pan de sa famille paternelle qu’elle ne connait pas. L’arrivée de Marina va faire ressurgir le passé. En ravivant le souvenir de ses parents, elle va découvrir les secrets de cette famille, les non-dits et les hontes…
Ce qu’on en pense
Troisième long métrage de la réalisatrice espagnole Carla Simon, Romeria n’a pas retenu les suffrages du jury lors de sa présentation cannoise, mais il a laissé un souvenir profond aux festivaliers qui ont eu la chance de l’y découvrir en avant première. Avec ce nouveau film, Carla Simon confirme qu’elle est un des plus purs talents du nouveau cinéma espagnol. Creusant la veine autobiographique d’Eté 93, dans un style naturaliste qui n’exclut pas l’onirisme, ni l’émotion, elle met en scène une formidable débutante (Lluca Garcia étonnante de naturel), dressant l’autoportrait sensible d’une jeune fille adoptée partie à la rencontre d’une famille paternelle, dont elle ignore presque tout. Les paysages venteux de la Galice donnent au film une âpreté que tempère la douceur de la jeune héroïne, résolue à découvrir la vérité sans forcément rouvrir les plaies du passé. La seule force de sa présence suffisant à mettre chacun face à ses devoirs vis à vis de passé familial…







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