Ça vient de sortir

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Dick Rivers : Live 2018

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Rock’n’roll à donf‘” C’est ainsi que Dick Rivers présentait sa tournée 2018.  Entouré  du groupe canadien du guitariste Robert Lavoie,  le rocker Niçois jouait un répertoire composé de ses grands succès  et de reprises de classiques du rock en VO et en VF, en sachant sans doute qu’il n’irait  pas au bout de ses engagements qui courraient jusqu’à fin 2019. On le vit ainsi à Nice en décembre 2018, fatigué mais heureux de revenir enfin jouer dans sa ville natale. Il était temps : le 24 avril 2019, jour de son 74e anniversaire, Dick nous quittait, victime du cancer qui le rongeait. Il reste heureusement un témoignage de ces derniers concerts avec cet album live enregistré pendant la tournée. On peut regretter qu’il n’ait pas bénéficié d’une meilleure production, ni d’une distribution en dehors du site dick-rivers.com, où il faut le commander. Jusqu’au bout Dick aura donc été mal traité par l’industrie musicale.  Mais l’important,  c’est que le CD existe et qu’il restitue bien l’ambiance “rock’n’roll à donf‘” de cette dernière tournée,  pour laquelle Dick était entouré d’un des meilleurs groupes qu’il ait jamais eu. Le packaging est très soigné, avec une belle photo de pochette et un livret complet avec la setlist, les dates de la tournée et des photos sur scène et  en coulisses.

 

Leonard Cohen : Thanks For The Dance

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Sa disparition a laissé un vide sidéral. Par chance, Leonard Cohen avait posé sa voix sur des chansons inachevées que son fils Adam a pris soin de ne pas gâcher en les laissant dans leur jus,  avec une production le plus dépouillée possible. Une guitare espagnole par ci, un chœur féminin par là, quelques notes de violon tzigane… Rien de trop appuyé. Les textes et la voix suffisent à déchirer le cœur. Ces 9 chansons sauvés du néant sont parmi les plus belles qu’ait écrites le poète canadien et le disque est magnifique. Un quasi miracle. Merci pour la danse !  Ce sera, hélas, la dernière…

 

Diego Maradona

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Le pitch

Le 5 juillet 1984, Diego Maradona débarque à Naples pour un montant qui établit un nouveau record du monde. Pendant sept ans, il enflamme les stades. Le footballeur le plus mythique de la planète a trouvé ses marques dans la ville la plus passionnée – mais aussi la plus dangereuse – d’Europe. Sur le terrain, Diego Maradona était un génie. En dehors, il était considéré comme un dieu. Cet Argentin charismatique a mené le SCC Napoli en tête du tableau pour la première fois de son histoire. Mais le prix à payer était élevé. Accointances avec la mafia, drogue, prostitution… Des heures sombres l’attendaient après ces années fastes…

Ce qu’on en pense

Réalisé à partir de plus de 500 heures d’images inédites, issues des archives personnelles du footballeur, par le documentariste anglais Asif Kapadia, auquel on doit deux très bons films sur Ayrton Senna et Amy Winehouse, Diego Maradona retrace la carrière et cerne la personnalité du pibe de oro mieux qu’aucun autre jusqu’ici (Kusturika s’y était essayé en 2008 avec son Maradona par Kusturica).Le film était en sélection officielle au dernier festival de Cannes, mais le footballeur, qui y était pourtant annoncé, a renoncé au dernier moment à assister à la projection, confirmant ainsi qu’il reste, malgré les années, les excès et les kilos en trop, le roi du contrepied.

Encyclopédie des répliques de films

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Sans les répliques de films, on n’aurait même jamais appris à sifflerVous savez siffler, Steve ? Vous rapprochez vos lèvres comme ça et vous soufflez ! » Lauren Bacall dans Le Port de l’angoisse) . Il faut donc saluer à sa juste valeur la parution en pack des deux tomes de l’indispensable encyclopédie des répliques de films de Philippe Durant. 8 000 répliques pour ne jamais rester bouchée bée, briller en société et… sauver sa peau ! Grace, par exemple, à celle-ci sur le maniement de la nitroglycérine : « Tu ne bouges pas un sourcil, tranquille. Tu ne respires pas, tu ne fais rien. Ou peut-être une petite prière » (Atlantide l’Empire perdu)…

Last Train : The Big Picture

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Rock à guitare pas mort. Last Train le prouve avec un second album magnifique qu’on écoute en boucle depuis sa sortie. Le quartet alsacien, dont le premier album était déjà prometteur, a semble-t-il  retenu la leçon de Nirvana et du grunge,  avec des titres bien lourds, qui alternent passages lents, montées en puissance démoniaques et accélérations fulgurantes, n’hésitant pas à s’étirer sur près de dix minutes (“The Big Picture” et son clip génial à voir ci-dessous). Le chanteur a les cordes vocales les plus déchirées depuis Kurt Cobain et les pistes de guitare sont à tomber. De loin le meilleur disque de rock français (chanté en anglais) de 2019.

Alex Beaupain: Pas plus…

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(Photo Vincent Desailly)

Secret le mieux gardé de la chanson française, Alex Beaupain ne semble être connu que par les fans des films de Christophe Honoré, dont il signe régulièrement les B.O et par ceux de Julien Clerc, pour lequel il a écrit plusieurs succès. C’est bien dommage, car ses propres albums sont excellents et on les aime beaucoup. Celui-ci est son sixième et il est encore meilleur que le précédent. Plus sombre aussi, avec des textes poignants chantés de la voix la plus douce qui soit. Écoutez « Les Sirènes », « Orlando » ou « Tout le contraire de toi », qui ouvre l’album, et vous comprendrez le sens de l’expression « long comme un jour sans Beaupain».

Groland : L’album souvenir

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Par MAB

Tout a démarré par une trouvaille : « En Jouin 2019, les héritiers de Papi trompette découvrent dans sa cave, caché sous un amoncellement de bouteilles vides d’alcool de pneu, un album souvenir plein de poésie » Celui qui terminait toutes les émissions de Groland depuis des lustres s’y révélait un vrai passionné de son pays, de sa culture, de ses héros. « Avant de partir saoul et serein, il avait collectionné » avec du papier, de la colle et des trucs qu’il ne pouvait pas dire, « toutes les photos, tous les articles de presse et prospectus venus de sa chère Présipauté ». Les enfants étaient très touchés. C’est pourquoi , ils ont légué à leur tour ces précieux documents aux archives nationales Grolandaises. Les éditions Hugo Desinge et Canal + ont suivi. Elles les ont mis en forme et en images, aidées par Eric Martin et Franck Benoist. Et bien entendu, Gustave Kervern et Benoît Delépine, y ont mis leur regard et leur écriture. Que les fans se réjouissent, c’est du pur GRD. Pour preuve : Après une dédicace au président Christophe Salengro, dont la mort, il y a deux ans a « fait beaucoup de peine à Papi » l’ouvrage attache de pages en pages des vignettes, des articles, des trucs et machins ramenés de voyages ici ou là. Des phrases de Moustic aussi du genre  “vieillir c’est comme une peinture de Bernard Buffet, c’est moche”  ou encore « Avec le sang du monde on fait du boudin d’information ». Ensuite, on découvre une carte de la présipauté, située, à l’arrache, quelque part n’importe où  mais pas trop loin d’Angoulême. Sans oublier, bien scellé dans une pochette kraft, un kit de survie comprenant l’autocollant, le passeport, le billet de Zéro Eugro, le permis de marcher, la carte postale préremplie et un carnet de timbres Grolandais. Rien n’a donc été négligé. Banzaï !

Parasite

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Le pitch

Toute la famille de Ki-taek (Song Kang-ho) est au chômage et vit d’expédients.  Un jour, leur fils Ki-woo (Chon Woo-sik) réussit à̀se faire recommander pour donner des cours particuliers d’anglais chez une riche famille. Il va se débrouiller pour faire embaucher les siens  sous de fausses identités et de fausses qualifications.Quitte à se débarrasser des employés de maison pour prendre leur place…

Ce qu’on en pense

Après deux gros films «américains» (Snowpiercer et Okja), Bong Joon-ho revient au pays avec une«petite» comédie noire qui a fait grosse impression à Cannes. La forme est plus modeste,  mais le réalisateur Coréen y déploie les talents de mise en scène déjà constatés dans The Host, Mother et leurs successeurs. Le début du film fait fortement songer à Une Affaire de famille, du japonais Hirokazu Kore-eda couronné d’une Palme d’or l’an dernier à Cannes. Parasite pourrait en être la version «sombre».Contrairement à ceux de Kore-eda, toujours pleins de bonté et d’humanité, les miséreux de Bong Joon-ho ont tous les défauts. Ils sentent «le vieux radis» ou le «torchon humide», n’ont aucun scrupule, boivent et mangent comme des porcs et sont prêts à tuer pour sortir de leur misérable condition.  Les riches, au contraire, sont beaux, sentent bon, vivent dans des maisons d’architecte, ont des enfants surdoués, respectent les autres et sont aimables avec le petit personnel. Ils ne sont pas «riches mais gentils», comme le croit une employée, mais «gentils parce qu’ils sont riches». Sous-entendu : ils peuvent se le permettre. La famille Ki-taek, par contre, n’a pas le choix. Si elle veut se sortir du gourbi où elle survit de boulots sous-payés et de petites arnaques, il va falloir qu’elle écrase les autres sur son passage, comme les cafards qui infestent son appartement. Ce qu’elle va s’employer à faire avec un bel abattage…  Pour dénoncer le délitement des valeurs et la fracture sociale dans son pays, le réalisateur coréen n’y va pas avec le dos de la cuillère. Quitte à forcer  sur la métaphore et les effets comiques. Entamé comme une tragicomédie sociale à la Affreux, sales et méchants, le film vire à la farce macabre dans sa deuxième partie. Un mélange des genres qui a séduit le jury de Cannes. Deuxième favori de la critique, Bong Joon-ho y a obtenu la Palme d’or, comme Kore-eda l’année précédente. Une affaire de famille de cinéma, sans doute…  

 

The Who : Who

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On n’attendait plus grand-chose des Who, réduits au duo Townshend/Daltrey et désormais septuagénaires. Et bim ! Voila qu’ils produisent leur meilleur album depuis Who Are You (1978 !). Onze nouvelles chansons  impeccables qui sonnent parfaitement  Who  (d’où le titre),  avec riffs de guitares rageurs,  boucles de synthé à la “Baba O Riley” et textes concernés. Et la voix de Roger Daltrey, inoxydable. Rien qui risque de casser l’internet, ni de faire un hit sur les radios FM, mais des compos solides, bien produites, que les vieux fans auront plaisir à découvrir et qui leur donneront envie de réécouter Who’s NextQuadrophenia et même Who Are You tant qu’on y est. Le tout sous une pochette superbe qui  incite à acheter le vinyle plutôt que le CD. C’est Noël !

 

NoJazz : Beautiful Life

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Avec ce 7 ème opus, le groupe niçois  Nojazz poursuit l’exploration de l’électro jazz world, véritable marque de fabrique du groupe, tout en maintenant son cap soulful. Leur nouvelle voix hautement funky, apparue dans l’album précédent (Soul Stimulation),  surfe sur des rythmiques percutantes, parfois même déroutantes, se glisse avec aisance entre les riffs de cuivre toujours si puissants et trouve parfaitement sa place au milieu d’arrangements débridés. Les NoJazz déploient ici plus que jamais leurs talents d’écoute et d’improvisation. Ils aiment surprendre autant qu’ils aiment être surpris.  Chaque nouveau titre est pour eux l’occasion d’une plongée vers l’inconnu initiant sans peine de nouvelles collaborations à travers la planète. Le son très abouti et actuel de “Beautiful Life” en est une belle illustration.

Renaud : Les Mômes…

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Depuis qu’il est repassé à l’eau, Renaud a retrouvé son mojo. Cet album “pour enfants”, le prouve mieux encore que le précédent, qui était celui de sa résurrection et en portait encore les stigmates. Cette fois,  Musiques et textes sont du niveau des meilleures années. Il n’y a que la voix qui n’est pas revenue, hélas,  mais après quelques écoutes on n’y fait plus attention, tellement les chansons sont bonnes. Renaud y évoque  l’enfance (l’école, la récré, les copains, les grandes espérances, les petites peurs, les sorties au parc…)  avec la gouaille et l’humour de Titeuf… La nostalgie en plus. “Les Animals“, en single, donnent le ton, avec un texte malin et un refrain particulièrement entraînant. Le reste est du même tonneau : du grand Renaud.

Coldplay: Everyday Life

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A la première écoute, on se demande ce qu’on est en train d’écouter : un disque de démos world ? Un Christmas Album apocryphe ? La BO d’un film imaginaire ? Le Mystère des voix bulgares ? Mais non, c’est  bien le nouveau Coldplay. Un album beaucoup plus aventureux que ses prédécesseurs, qui rompt avec les racines pop du groupe et l’envoie voyager aux lisières de la world music et  du jazz oriental. PAS DE PANIQUE ! Le talent mélodique de Chris Martin est toujours là et il y a de très belles chansons  (“Daddy”, “Arabesque”…). C’est un disque grave, profond et beau, ouvert sur le monde mais à écouter chez soi, pas dans les stades avec un bracelet fluo, des ballons  et des confettis.  Un disque pour “la vie de tous les jours”, comme le suggère son titre.

Le Roi lion

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Le pitch

Au fond de la savane africaine, tous les animaux célèbrent la naissance de Simba (voix de Rayane Bensetti), leur futur roi. Les mois passent. Simba idolâtre son père, le roi Mufasa (Jean Reno), qui prend à cœur de lui faire comprendre les enjeux de sa royale destinée. Mais tout le monde ne semble pas de cet avis. Scar (Michel Lerousseau), le frère de Mufasa, l’ancien héritier du trône, a ses propres plans. La bataille pour la prise de contrôle de la Terre des Lions est ravagée par la trahison, la tragédie et le drame, ce qui finit par entraîner l’exil de Simba. Avec l’aide de deux nouveaux amis, Timon (Jamel Debbouze) et Pumbaa (Alban Ivanov), le jeune lion va devoir trouver comment grandir et reprendre ce qui lui revient de droit…

Ce qu’on en pense

Depuis que Disney a entrepris de filmer la version live de ses films d’animation classiques, Le Roi Lion était le plus attendu. Et aussi, sans doute, le plus piégeux à réaliser. Comment faire jouer à de vrais lions des scènes dramatiques ou comiques complexes ?Comment ne pas verser dans le vrai -faux documentaire Disney Nature ? Jon Favrau, qui avait déjà mis en scène l’honnête remake photoréaliste du Livre de la jungle s’est attelé à la tâche avec une armée de comédiens qui ont joué chaque rôle animal, bardés de capteurs, dans la fameuse boîte noire inventée par James Cameron pour Avatar, et d’animateurs qui ont recréé avec un moteur de jeu vidéo les personnages et l’environnement de savane africaine, inspiré du Masai Mara au Kenya. Le résultat est absolument bluffant ! Pour les animaux comme pour la végétation, il est presque impossible de faire la différence entre les images réelles et celles reconstituées par ordinateur. Rien que pour cette performance technique inouïe, le film mérite  d’être vu. Sinon, le remake étant fidèle à l’original presque plan pour plan, les nostalgiques du dessin animé devraient s’y retrouver sans peine. Le côté réaliste du film rend, par contre, les naïvetés du scénario et l’omniprésence des chansons (dont la version française n’est toujours pas géniale) plus gênantes. Mais la dimension shakespearienne de l’histoire, même édulcorée, est aussi plus sensible… Résultat : plus encore que le dessin animé, le film peut être vu et apprécié par tous les publics. Pari gagné pour Disney.

Interview : Lofofora

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Après une «parenthèse acoustique» qui aura tout de même duré deux ans, Lofofora a rebranché les guitares pour Vanités, dixième album d’un groupe qui fête cette année ses 30 ans d’existence. Reuno, le charismatique chanteur des Lofo,  qui a vécu à Cannes une partie de son adolescence, nous a raconté l’enregistrement… 

Le nouvel album sonne plus électrique que jamais.Ça vous avait manqué ?

Deux ans à jouer acoustique pour des clowns électriques comme nous, c’était effectivement un peu long. On était heureux de retrouver la fée électricité et on a remis les watts !

Cette parenthèse acoustique a-t-elle apporté quelque chose au son du groupe ?

Le fait d’avoir été dépouillé des artifices de la distorsion nous a sans doute conduits à des compos plus aérées… Toutes proportions gardées, car ça reste du rock lourd.Disons qu’on a travaillé avec les amplis à 9 plutôt qu’à 11 (rires). Côté chant,  j’ai aussi moins de complexes : je sais que je peux me permettre plus de choses sans que les fans du groupe se barrent en courant.

La longévité du groupe devrait vous rassurer : 30 ans d’existence pour un groupe de metal, c’est rare.Vous allez les fêter ?

On n’est pas trop pour les commémorations et les médailles.C’est un peu antinomique avec l’idée qu’on se fait du rock. On ne fête pas l’anniversaire du groupe, mais on célèbre la vie sur scène tous les soirs et le plaisir de jouer encore ensemble après tout ce temps.

Votre bio Wikipédia indique que vous vous êtes rencontrés à un concert d’Iggy Pop à Antibes, c’est vrai ?

Pas tout à fait.Phil Curty, notre bassiste, est originaire de Nice et moi j’ai vécu à Cannes de 16 à 23 ans. On s’est rencontrés au Fort Carré d’Antibes et on a commencé à se voir régulièrement.Lui jouait déjà dans un groupe punk. C’est après un concert d’Iggy au théâtre de verdure de Nice qu’on a effectivement décidé de faire de la musique ensemble.Il faut croire qu’il a été particulièrement convaincant ce soir-là (rires)

Quelle est la recette pour durer en tant que groupe de Metal ?

S’entourer des bonnes personnes et être sincère. Tant qu’on a toujours plus envie de tailler la route pour jouer ensemble que de partir en vacances et qu’on reste connecté au monde, on trouve toujours des raisons de s’énerver et d’écrire de bonnes chansons rock.

Inna de Yard

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Le pitch

Sur les hauteurs verdoyantes de Kingston, des légendes du Reggae se retrouvent pour enregistrer un disque. Inna de Yard raconte l’aventure humaine de ces chanteurs qui, en plus d’incarner un genre musical mythique et universel, font vibrer l’âme de la Jamaïque…

Ce qu’on en pense

Apprenant qu’une vingtaine de ses idoles jamaïcaines allaient se réunir pour enregistrer un nouvel album sous le nom collectif de Inna de Yard, l’Anglais Peter Webber (Men Only, Hannibal Lecter, The Medusa), fan absolu de reggae, a pris sa caméra, a sauté dans un avion et a filmé leurs retrouvailles et les séances d’enregistrement, sur la terrasse d’une « mansion on the hill » de Kingston. Avec le vent et les insectes en guest stars  et assez de ganja pour assurer un haut niveau d’inspiration. Makin of de l’album sorti en avril, son film, qui a été présenté en avant-première mondiale au Midem, est au reggae ce que Buena Vista Social Club a été à la musique cubaine : un document testamentaire, une formidable galerie de portraits de musiciens et une preuve de la grande vitalité du genre musical dont il capture l’essence à la source.