Ça vient de sortir

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Mylène Farmer: L’ultime création

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Le pitch

Épilogue hors normes d’une œuvre débutée avec l’album Désobéissance, cette série documentaire, sur les préparatifs des concerts donnés en juin 2019 à Paris La Défense Arena, est un voyage immersif inédit dans l’univers créatif de Mylène Farmer, rythmé comme un compte à rebours fascinant qui nous mène jusqu’au grand rendez-vous avec le public.

Ce qu’on en pense 

En juin 2019, Mylène Farmer a donné 9 concerts complets à La Défense Arena à Paris, avec un show si gigantesque (62 semi remorques de matériel !) qu’il ne pourra être donné nulle part ailleurs. A défaut de tournée, le  film du concert a été diffusé au cinéma cet hiver et est disponible en dvd.  Le making of, découpé en trois épisodes, fait désormais l’objet d’une mini série sur la plateforme Amazon Video. Les caméras de Mathieu Spadaro ont suivi la chanteuse de 5 semaines avant le premier show jusqu’au soir du dernier. On l’y voit en répétition, en coulisses et sur scène, confiant en voix off ses doutes, ses peurs et ses pensées. Le travail avec les danseurs tient la majeure partie du documentaire,  qui ravira sans doute les fans  (Mylène n’a jamais été très prodigue de coulisses et de confidences),  mais ne leur apprendra pas grand chose malgré sa longueur inusitée (3 X 50 min !). Tout est centré sur la chanteuse, les membres de son équipe et de sa garde rapprochée ne font que des apparitions dans le cadre,  certains ne sont même pas nommés. On aurait pourtant aimé en savoir plus sur leur collaboration et sur la performance technique qu’a constitué l’élaboration de ce spectacle. Le plus énorme qu’ait donné Mylène et peut-être le dernier, comme semble le suggérer le titre du documentaire…

Sign O’ The Times Super Deluxe

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Par Philippe DUPUY

“In France a skinny man died from a big disease with a little name” . En 1987, Prince refermait le cercueil sur les années Sida avec Sign O’ The Times , double album qui marqua le sommet de sa carrière discographique. 37 ans plus tard, alors qu’un autre “gros virus avec un petit nom”  fait des ravages, l’album ressort en version remastérisée Super Deluxe, augmenté de 68 (!) titres rares, lives et inédits répartis sur 8 CDs et un DVD. Et force est de constater que, non seulement il n’a pas vieilli, mais que personne n’a fait beaucoup mieux depuis. Sign O’ The Times est un chef-d’oeuvre du calibre de Blonde on Blonde (Dylan) ou de Bitches Brew de Miles Davis, qui fait une apparition quasi miraculeuse sur le live que la succession Prince a mis en ligne sur Youtube pour la sortie de la réédition. Enregistré le 31 décembre 1987 à Paisley Park, devant une toute petite audience, ce show caritatif du nain pourpre rappelle a quel point les concerts de Prince étaient exceptionnels. Ils le furent jusqu’au bout,  mais celui-là restera un des plus incroyables qu’il ait jamais donnés. A cause de la présence divine de Miles à l’un des multiples rappels, bien sûr, mais aussi parce qu’il s’inscrivait à la fin de la tournée Sign O’ The Times et que le groupe princier, avec Sheila E à la batterie, était au sommet de sa formidable cohésion. En DVD dans le coffret Super Deluxe, le live de Paisley Park est accompagné d’un CD du concert donné Utrecht durant la même tournée. Le son est encore meilleur et même sans l’image, la magie princière déborde les enceintes.

 

 

Jeux d’aventures

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Par Cédric Coppola

GIRAFFE AND ANNIKA

Avis à tous les amateurs de jeux de rôle relaxants et de japanimation :  le studio Atelier Minima propose « Giraffe and Annika ». Un soft, qui après avoir séduit les joueurs PC au printemps est désormais disponible sur console. Tout commence par le réveil de la jeune héroïne aux oreilles de chat. Elle se retrouve sur Spica une île (presque) déserte. Après avoir rencontré Giraffe un garçonnet aussi étrange qu’elle, elle se lance à la recherche de fragments d’étoiles pour retrouver sa mémoire et découvrir qui elle est réellement. Une inspiration Miyazaki dans le design animé et coloré et une histoire qui va à l’essentiel. Sur plusieurs points, le titre édité par Nis America se destine avant tout au jeune public par son ambiance bon enfant ou à tous ceux qui veulent s’initier en douceur au genre. Mais méfiance car les combats contre les boss,  qui empruntent au jeu de rythme – une originalité à souligner –,  sont assez cotons. Les affrontements classiques étant à l’inverse beaucoup plus faciles, presque sans challenge. Les vétérans pourront préférer des jeux comme « Nino Kuni », plus complexes dans les mécaniques de gameplay et à l’univers plus dense. « Giraffe and Annika » assume sa relative naïveté et donne parfois l’impression d’être un peu vide, notamment dans le level design. La progression de notre avatar est aussi un peu plus limitée que chez la concurrence. Reste toutefois un esprit enchanteur, poétique et un côté fantastique plaisants, posant des bases solides pour une suite éventuelle. (Jeu testé sur PS4 Pro)

RPG MAKER MV

Les créateurs en herbe ont de quoi être ravis, le nouvel opus de la série « RPG Maker » débarque sur PS4… Parfait donc pour de créer son monde avant de mettre au défi les joueurs de tous les horizons avec des puzzles retors. Mais encore faut-il savoir raconter une aventure épique ! Bien entendu, et plus encore que dans « Dreams » ou « Super Mario Maker », la patience est de rigueur. Il s’agit d’un véritable outil qui demande un sacré investissement pour en maitriser les bases… Sans compter qu’il faut ensuite faire parler sa logique au moment de concevoir les donjons. Créer un jeu est un métier et « RPG Maker MV » le rappelle constamment. Pour autant, des efforts ont été fait pour rendre la proposition accessible. L’interface est intuitive, avec des options bien placées et on prend rapidement ses marques. Entrer les dialogues avec le Dualshock est par contre un véritable chemin de croix. L’absence de clavier devient préjudiciable. Veillez donc à rendre votre jeu le moins bavard possible. Pour aller aiguillonner  les « Zelda » et autres « Dragon Quest », le jeu propose différentes aides. On peut choisir les archétypes des héros, automatiser certaines actions comme l’ouverture de coffres ou la téléportation et les décors. Il faut aussi veiller à bien placer les objets, à définir l’expérience gagnée par les différents avatars et gérer les combats au tour par tour. Bien qu’âgé de 5 ans (il était sorti en 2015 sur PC), « RPG Maker MV » a un véritable côté intemporel. Il permet aussi de se replonger dans l’ère 8/ 16 bits avec bonheur grâce aux graphismes en 2D, parfaits pour faire vibrer la corde nostalgique. Armée d’un tutoriel efficace, cette adaptation mérite donc le détour. Tout le monde n’y trouvera pas son compte, mais une application gratuite est disponible sur le PS Store pour tous ceux qui veulent seulement essayer les créations de la communauté. Une initiative louable puisqu’il n’est pas obligatoire de posséder le jeu de base pour en profiter. De quoi susciter l’envie de passer de l’autre côté de l’écran et pourquoi pas, faire naître des vocations. (Jeu testé sur PS4 Pro)

 

WASTELAND 3

Mine de rien, voilà plus de 32 ans que « Westeland », premier du nom,  a vu le jour sur PC. Après le succès du deuxième opus en 2014, il était logique qu’un troisième voit le jour. C’est désormais le cas sous la houlette de inXile Entertainment, développeurs bien décidés à proposer un jeu moderne, mais à l’esprit rétro. Leur but ? Rendre hommage à l’âge d’or des jeux de rôles tactiques. Une mission réussie. Plongés dans un monde dévasté, les rangers tentent de survivre dans un Colorado sans foi ni loi. Ils évoluent dans un univers post-apocalyptique cohérent qui est l’un des points forts. L’écriture a fait l’objet d’une attention particulière et les enjeux sont réels. Ils abordent des thématiques matures et assez profondes… Conséquence : on se sent impliqué aussi bien dans la quête principale que dans les missions annexes à accomplir pour les différentes factions. Le fait de pouvoir faire des choix déterminant au cours du périple est également un plus,  car il invite fortement à recommencer une partie. User de la violence ou, au contraire, opter pour une approche pacifique est un autre plus. Restera ensuite à assumer ses prises de positions. D’un bout à l’autre des quelque quarante heures nécessaires pour terminer le premier run ; le jeu fait autant dans le classique que dans l’efficace. Plutôt que de renouveler une formule, les développeurs s’attachent à l’appliquer avec rigueur pour satisfaire les gamers. Rien ou presque ne manque à l’appel. Le jeu en coopération est bel et bien présent, les personnages à disposition pour former son équipe de mercenaires sont suffisamment variés pour qu’on y trouve son bonheur et les capacités à débloquer assez nombreuses pour qu’on varie les approches lors des combats, qui se déroulent au tour par tour. Sans atteindre la technicité d’un « X-Com », pour ne citer que lui, ces derniers sont bien brutaux et ont tendance à favoriser l’action plus que l’infiltration. Techniquement, le bilan est moins glorieux. « Wasteland 3 » souffle en effet le chaud et le froid, avec une direction artistique inspirée mais des graphismes parfois un peu trop fades. Il faut aussi composer avec des temps de chargements longuets, ce qui a tendance forcément à couper le rythme de l’aventure. Mais nul doute que les passionnés du genre et autres nostalgiques des premiers « Fallout » passeront outre ce défaut pour s’immerger totalement dans ce RPG chronophage. (Jeu testé sur PS4 Pro)

 

 

No Man’s Land

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Le Pitch

2014. La vie rangée d’Antoine (Félix Moati) bascule le jour où il croit reconnaître sa sœur (Mélanie Thierry) , qu’il pensait morte, sur une vidéo de combattantes kurdes en Syrie. En partant à sa recherche, il rejoint cette unité de femmes et va voyager avec elles à travers le territoire syrien pour tenter de découvrir la vérité…

Ce qu’on en pense 

Après deux mauvais films plutôt sur les combattantes kurdes (Les Filles du soleil et Sœurs d’armes), on pouvait craindre le pire d’une série. Bonne surprise : No Man’s Land est une réussite. Du calibre du Bureau des Légendes ou presque. Car en plus de nous embarquer auprès d’une unité combattante en Irak, à la recherche de la sœur disparue du héros, la série se déploie en France, en Egypte et en Angleterre, dans l’ombre des agences de renseignements qui œuvrent en secret  pour empêcher les attentats terroristes.  Nous sommes en 2014, Daesh est en pleine expansion. La menace islamiste est partout, mais  Antoine (Félix Moati, excellent) n’en a cure: mortifié d’avoir perdu sa sœur archéologue dans un attentat au Caire, il est persuadé qu’elle n’est pas morte et qu’elle a rejoint les rangs kurdes. Il part en Syrie et se retrouve pris au piège de la guerre. En flashback, on suit le parcours de sa sœur (Mélanie Thierry, parfaite) pour savoir ce qui lui est arrivé.  Contrairement aux deux films précités,No Man’s Land se garde de glamoriser la guerre,  évite les clichés et les analyses géopolitiques à deux balles. La série adopte même par moments le point de vue des jihadistes,  en s’attachant à un trio de jeunes prolos anglais qui ont rejoint Daesh. Superbement écrit (par un trio de scénaristes israéliens) bien interprêté et réalisé avec un louable souci de réalisme, No Man’s Land est une des meilleures séries de la rentrée. A binger sur Arte + sans attendre la diffusion sur la chaîne en novembre. 

Les Graciées

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1617, Vardø, au nord du cercle polaire, en Norvège. Maren Magnusdatter, vingt ans, regarde depuis le village la violente tempête qui s’abat sur la mer. Quarante pêcheurs, dont son frère et son père, gisent sur les rochers en contrebas, noyés. Ce sont les hommes de Vardø qui ont été ainsi décimés, et les femmes vont désormais devoir assurer seules leur survie. Trois ans plus tard, Absalom Cornet débarque d’Écosse. Cet homme sinistre y brûlait des sorcières. Il est accompagné de sa jeune épouse norvégienne, Ursa, qu’il a épousée en chemin, comme on achète un chien de traîneau. Enivrée et terrifiée par l’autorité de son mari, elle se lie d’amitié avec Maren et découvre la dure vie des femmes de pêcheurs. Absalom, lui, ne voit en Vardø qu’un endroit où Dieu n’a pas sa place, un endroit hanté par un puissant démon… Inspiré de faits réèls, Les Graciées immerge le lecteur dans une Norvège moyenâgeuse, glacée et boueuse, où les femmes peuvent encore être brûlées vives pour avoir porté un pantalon de travail,  où être accusées de sorcellerie pour avoir exposé sur leur cheminée de simples amulettes en guise d’ex-votos. La prose viscérale et immersive de Kiran Millwood Hargrave envoute et captive jusqu’au terrible final, avec des descriptions précises et de superbes personnages de femmes.  On voit le grand film historique qu’un réalisateur nordique pourrait tirer de ce magnifique roman…

 

Filles de joie

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Le pitch

Axelle (Sara Forestier), Dominique (Noémie Lvovsky) et Conso (Annabelle Langronne) partagent un secret. Elles mènent une double vie. Elles se retrouvent tous les matins sur le parking de la cité pour prendre la route et aller travailler de l’autre côté de la frontière. Là, elles deviennent Athéna, Circé et Héra dans une maison close. Filles de joie, héroïnes du quotidien, chacune se bat pour sa famille, pour garder sa dignité. Mais quand la vie de l’une est en danger, elles s’unissent pour faire face à l’adversité…

Ce qu’on en pense

Sur un sujet casse-gueule, les réalisateurs belges Anne Paulicevich et Frédéric Fonteyne tissent une fiction sociale trés réaliste,  nourrie de l’immersion de l’équipe, durant plusieurs semaines, dans une maison close du plat pays.  Sara Forestier, Noémie Lvovsky et Annabelle Langronne (une découverte) jouent leur partition à la perfection et donnent beaucoup d’humanité et de vérité à ces femmes combattantes, qui refusent de se laisser réduire à ce qu’elle font pour (sur)vivre. Le film évite soigneusement les clichés et le voyeurisme,  pour se concentrer sur l’aspect social, sans forcer la dramaturgie. L’intrigue est sans surprise, mais tout sonne juste. Du bon cinéma social Belge (pléonasme?), comme on l’aime.

Lovecraft Country

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Le Pitch

Dans l’Amérique raciste des années 1950, Atticus Black (Jonathan Majors), un jeune homme de 25 ans, embarque avec son amie Letitia (Jurnee Smolett-Bell) et son oncle George (Courtney B Vance) dans un road trip à la recherche de son père disparu. Sur la route, ils rencontrent des monstres fantastiques, ainsi que des monstres bien réels…

Ce qu’on en pense 

Entre Green Book, Us et Get Out, cette nouvelle série d’OCS produite par Jordan Peele (Get Out) et JJ Abrams (Lost),  mélange road movie, horreur, polar, commentaire politique et fond socialdans une reconstitution soignée de l’Amérique raciste et ségrégationniste des années 50. Adaptée du roman éponyme de Matt Ruff, publié en 2016, elle utilise la référence à Lovecraft pour assimiler les comportement racistes à l’oeuvre du démon. Gonflé dans le contexte actuel !  L’intrigue tire un peu à la ligne (10 épisodes d’une heure, c’est beaucoup) , mais la série réussit à captiver grâce à un casting de premier ordre et à une réalisation haut de gamme, à l’image du pilote signé par le français Yann Demange.

Grand Hôtel

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Le Pitch

Anthony Costa (Victor Meutelet) , 25 ans, se fait embaucher comme serveur au Grand Hôtel, palace historique de la Côte d’Azur pour tenter de comprendre ce qui est arrivé à sa sœur, femme de chambre ayant mystérieusement disparu il y a quelques mois. Il n’imaginait pas alors tomber amoureux de l’héritière de la famille Vasseur (Solène Hebert), sur le point de se marier avec le directeur de l’hôtel (Virgile Bramly), ni combien de secrets enfouis depuis longtemps mais prêts à refaire surface se nichaient sous les ors du palace … 

Ce qu’on en pense 

TF1 et la saga de l’été, c’est toute une histoire. Celle ci est adaptée d’une mini série espagnole, relocalisée sur la Côte d’Azur. Enfin, pas tout à fait,  puisque la plupart des scènes ont été tournées en studio à Paris et que les images du  Grand Hôtel de Saint Jean Cap Ferrat, où l’essentiel de l’action est censée se passer, ne servent que pour les plans de coupe.  Au programme : intrigues familiales et amoureuses sur fond de revente de l’hôtel familial au bord de la faillite à un concurrent sans scrupules (Hippolyte Girardot, visqueux à souhait). La réalisation est dans la lignée des grandes sagas de TF1  (Terre Indigo, Les Coeurs brûlés, Zodiaque) avec le casting adhoc (Carole Bouquet, Alain Fabien Delon, Bruno Solo, Annie Duperey…). Rien de révolutionnaire à attendre de ce type de production, formaté pour le public de TF1. Dans le genre, ce n’est pas plus nul que Riviera, la saga concurrente de Netflix également tournée sur la Côte d’Azur.  Mais pas meilleur non plus !  

Jeux de Sport 2

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Par Cédric Coppola

WRC 9

Presque comme une évidence, le constat de « Madden 21 » s’applique aussi à « WRC 9 » et témoigne de l’impossibilité des développeurs de se réinventer sur des machines à bout de course. Déjà solide l’an dernier, la simulation officielle de Rallye concoctée par les français de Kylotonn revient dans une version sensiblement identique. La conduite est donc toujours aussi exigeante que grisante et arriver en tête d’une « Spéciale » est vraiment gratifiant. Toujours aussi complet le mode carrière fera le bonheur des gamers solos. On gère son effectif, participe à différents événements tout en gagnant des points de compétences. En guise de nouveautés, on note l’arrivée de trois environnements inédits : Le Japon, le Kenya et la Nouvelle Zélande, histoire de coller à l’actualité. Des pistes sympathiques qui ont le mérite d’alterner les passages techniques et à grande vitesse. Les sensations étant au rendez-vous sur tous les types de surfaces rencontrés. Impossible aussi de passer sur la partie multijoueur. Le jeu étant de plus en plus axé vers le eSport… Comme en témoigne le « Club Système » flambant neuf, qui permet de faire un championnat en ligne sans obliger les pilotes virtuels à se connecter au même moment. Le principe même du Rallye où les départs se font un par un, est parfaitement adapté à cette formule. De quoi ravir un peu plus les passionnés en attendant là encore, l’opus PS5, d’ores et déjà programmé. (Jeu testé sur PS4 Pro)

PGA TOUR 2K21

Dans les jeux de sport, 2K est essentiellement connu pour sa simulation de basket,  voire pour son jeu de catch. Depuis l’an dernier et un certain « The Golf club », l’éditeur s’est remis au sport si cher à Tiger Woods… Extrêmement attendu par les fans de la discipline, cet opus 21 en reprend les bases et les améliore pour un résultat concluant, pensé pour plaire aux spécialistes mais aussi aux novices grâce à des tutoriels vraiment bien pensés. La gestion du vent, des distances, des obstacles aussi… Tout est fait avec minutie. En témoigne les parcours fidèlement reproduits (les développeurs ont scanné les lieux) et la physique de balle réaliste. On note ainsi quinze parcours officiels et de multiples évènements. De quoi occuper plusieurs dizaines d’heures avant de les maîtriser. Seul bémol à ce tableau, les golfeurs sous licence ne sont pas si nombreux (il y en a que onze) et des stars manquent à l’appel. Un peu rageant même si cela peut s’expliquer par le coût des licences. Heureusement cela ne nuit en rien au plaisir éprouvé sur le green. Forcément un peu austère dans son atmosphère – les adeptes d’Arcade préfèreront « Mario Golf », qui propose une approche totalement différente, pour ne pas dire opposé -, ce « PGA Tour Golf » se rattrape sur l’aspect personnalisation. On peut évidemment créer son joueur avec lequel on lancera une carrière, mais aussi des parcours. Il est aussi possible de modifier les règles et de défier ses amis. Un jeu très complet. (Jeu testé sur PS4 Pro)

DESCENDERS

Un peu de VTT, cela vous dit ? Si oui « Descenders » est fait pour vous. Bigrement original, le jeu disponible depuis mai 2019 déboule enfin sur PS4 où il risque de conquérir de nouveaux adeptes. Très différent de la série « Trials » mais tout aussi technique, le soft vous invite à descendre des pistes à toute allure. Et surprise, celles-ci sont générées aléatoirement. En vue 3D il faut donc composer avec différents obstacles et passer les checkpoints le plus vite possible. Une fois arrivé à bon port, on choisit entre plusieurs chemins à la difficulté variable. Et ainsi de suite…Forcément, plus on vise haut, au plus le score en cas de succès sera élevé. Mais attention le nombre de vie est limité et se montrer sage permet parfois de se sortir d’un mauvais pas. Heureusement, on débloque aussi des bonus au fil de ses exploits. Aides précieuses qui disparaissent en cas de Game over… Appliquer le concept du Rogue Like au jeu de course était un pari audacieux et force est de constater qu’il est rempli haut la main par le studio Rage Squid. Qui plus est, la variété est au rendez-vous : jungle, forêt, montagne enneigée… Rien ne manque. Grisant et spectaculaire, le jeu a ce petit goût de « reviens y ». On le lance pour s’amuser cinq minutes, puis on échoue alors on réessaye encore et encore et les heures défilent. Un signe qui ne trompe pas pour une petite pépite indé qui mérite vraiment le coup d’œil. (Jeu testé sur PS4 Pro)

 

 

Jeux de Sport 1

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Par Cédric Coppola

TONY HAWK’S PRO SKATER 1 + 2

Il faut l’avouer on avait quitté Tony Hawk en petite forme il y a cinq ans, lors de la sortie du dernier opus à son effigie. Mais quoi de mieux qu’un retour aux sources pour se refaire une jeunesse ? En partant de ce principe, Activision ressort les deux premiers volets dans des versions entièrement remasterisées. Mais vingt ans plus tard, le plaisir est-il toujours au rendez-vous ? Et la réponse est… oui. Sans hésitation, tant cette compilation permet de (re)découvrir des jeux funs et instinctifs. Aux commandes Vicarious Vision a apporté à ce portage le même soin que pour la trilogie « Crash Bandicoot ». C’est parfaitement fluide et le lifting technique ne se limite pas à une hausse de la qualité des textures. La vingtaine de parcs à disposition brille par sa diversité et on prend plaisir à enchaîner les tricks. Il ne faut cependant pas se contenter d’enchaîner les figures, mais de réaliser des objectifs… certains demandant en toute logique plus de dextérité. Avec au choix des contrôles fidèles aux originaux ou plus modernes, chacun y trouvera son compte. La marge de progression est également bien pensée et participe à la renommée de ce titre décidément indémodable. Avec deux jeux, et ces tas de défis à relever, la durée de vie est déjà solide. La présence du multijoueur en ligne et hors ligne booste le tout… Et comme on peut aussi désormais créer ses propres parcours, il y a de quoi s’amuser et faire parler son imagination. D’où un come-back  inattendu qui réussit à nous replonger dans l’atmosphère des nineties en ne négligeant pas les attentes des joueurs d’aujourd’hui. (Jeu testé sur PS4 Pro)

STREET POWER FOOTBALL

En attendant la sortie traditionnelle de PES (qui arrive sous la forme d’une mise à jour payante) et de FIFA, il est agréable de constater que de nouveaux challengers entrent dans la danse, en proposant une autre vision beaucoup plus Arcade comparée aux deux mastodontes des jeux de foot. Ainsi dans la foulée de « Captain Tsubasa » voici que débarque « Street Power Football », qui comme son nom le suggère laisse place au foot de rue, avec des gestes techniques à foison et des buts qui pleuvent sur des petits terrains. Skiller, skiller, skiller… Ici le style et la manière comptent autant pour ne pas dire plus que le résultat. Sur des terrains urbains à 3 vs 3 dont un goal volant on peut se lancer à l’assaut du mode histoire Become King ou dans quelques mini jeux, histoire de varier les plaisirs entre deux matchs. Enchaîner les gestes techniques en réussissant des QTE, envoyer le ballon sur une cible, effectuer des petits ponts contre un adversaire… Sympathique, tout comme le mode multi. Quant aux rencontres, elles sont propices à de nombreux retournements de situations. Après un petit temps d’adaptation pour apprendre les subtilités du gameplay, les joueurs répondent plutôt bien. Dommage cependant que le rythme ne soit pas plus soutenu et que l’IA des équipiers et des adversaires ne soit pas plus travaillée. Avoir davantage de richesse dans les situations rencontrées aurait également été un plus. Autre bémol, le jeu a tendance à « baver » sur Switch en mode TV. On conseillera donc de le pratiquer en Nomade. Le jeu se prêtant assez bien aux petites sessions. (Jeu testé sur Nintendo Switch)

MADDEN 21

Chaque année, Madden inaugure la nouvelle saison de EA Sports. La franchise a aussi acquis au fil des ans une réputation solide. Si bien que la moindre stagnation suscite la gronde des fans…. Ce qui est le cas cette année puisque Madden 21  a l’allure d’une grosse mise à jour et non d’un véritable nouveau jeu…. Un constat qui s’explique en partie avec la sortie en fin d’année de la version PS5… qui se débloquera d’elle-même, sans coût supplémentaire si l’on achète au préalable le titre sur PS4. « Madden 21 » reprend donc tous les points forts notés l’an dernier. A savoir un moteur Frostbite vieillissant mais toujours efficace, une foule de tactiques à choisir dans son Playbook, un mode carrière / management très poussé et des stars qui possèdent leur propre comportement. Le mode Ultimate Team est lui aussi de retour avec ses cartes à collectionner et ses innombrables challenges à relever. Question nouveautés, l’arrivée d’une histoire inédite permet de se faire la main avant de lancer son Quarterback fait maison dans le grand bain. Le plus gros ajout concerne des matchs à 6 contre 6, où l’esprit arcade prend inévitablement le dessus. Toujours bon à prendre et finalement plus accessible pour le gamer non familier de ce sport qui, contrairement aux apparences, est hautement stratégique. L’atmosphère est toujours grisante et la marge de progression très grande, surtout pour le néophyte. Car oui, le jeu procure de véritables sensations… Ce surplace démontrant surtout que la formule a atteint ses limites sur la génération actuelle. Vivement la révolution, donc ! (Jeu testé sur Ps4 Pro)

 

 

 

Goat’s Head Soup: Super Deluxe Edition

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Par Philippe DUPUY

Onzième album des Rolling Stones, sorti le 31 août 1973, Goat’s Head Soup fait l’objet comme ses deux prédecesseurs (Sticky Fingers et Exile on Main Street) d’une réédition “super deluxe” avec nouveau mixage, remasterisation et nombreux bonus (mixes alternatifs, versions instrumentales, 3 inédits, 1 album live,  épais livret, posters…). Décrié à sa sortie, malgré le gros succès commercial d’ “Angie” et jamais vraiment réhabilité,  l’album fait pourtant partie des chefs d’oeuvre du groupe. Ce que cette luxueuse réédition devrait permettre de confirmer car…

L’album original est un chef-d’oeuvre

Porté par la ballade lacrymale “Angie” (le plus grand tube des Stones depuis “Satisfaction“), Goat’s Head Soup regorge de chansons devenues des classiques ( “Dancing with Mr D”,”Starfucker”, “Silver Train”, “Heartbreaker”) et d’autres qui auraient mérité de le devenir (“100 Years Ago”, “Comin Down Again”, “Hide Your Love”). Les parties de guitare de Mick Taylor (qui venait visiblement de découvrir la pédale wha-wha) sont fabuleuses et c’est le dernier album du groupe produit par Jimmy Miller,  qui travaillait avec eux depuis Beggar’s BanquetBeggar’s,  Let it Bleed, Sticky Fingers, ExileQue des chefs d’oeuvre !  Goat’s Head Soup ne fait pas exception.

Le nouveau mix sonne plus propre

Jagger a souvent dit qu’il regrettait le mixage de Goat’s Head Soup (En même temps, il a dit ça de la plupart des albums classiques des Stones…) . Le nouveau mix a, semble-t-il,  essentiellement consisté à mettre le chant en avant, sans trop écraser le reste. Alors que l’album original paraissait baigner dans une brume opiacée (à laquelle renvoie d’ailleurs la magnifique pochette de David Bailey), le nouveau mixage a éliminé ce léger voile entre les pistes, pour mieux les séparer. Ça sonne plus propre (on comprend même les paroles et la basse de Bill Wyman est ressuscitée), mais on préfère quand même le mix crade original de Jimmy Miller.

Keith en studio en 1973 (Photo Jim Marshall) 

Les inédits sont sympas

Trois chansons extraites des séances d’enregistrement et jamais publiées officiellement font partie des bonus de cette réédition. “Criss Cross” est la plus aboutie et aurait très bien pu trouver place sur l’album original. Un bon riff de Keith, suivi d’une progression d’accords qui rappelle celle de “Brown Sugar (un peu trop peut-être ?) et la voix de Jagger au sommet de sa “sexitude”. “Scarlet” ressemble plus à une jam de studio avec Jimmy Page, le guitariste de Led Zeppelin, qui a peut-être apporté le gros riff zeppelinien. La chanson fait l’objet de deux remixes étonnants signés War on Drugs et The Killers+ Jacques LU. “All The Rage” annonce un peu le format futur des chansons des Stones: une ligne de guitare sautillante, la voix de Jagger très en avant, solo de Keith et Mick Taylor aux abonnés absents. Loin de la musicalité extrême de Goat’s Head Soup, qui reste le dernier grand disque mélodique des Stones.

Les bonus sont intéressants

Mix alternatif (“Hide Your Love“), instrumentaux (“Heartbreaker”, “Dancing with Mr D”), les bonus méritent d’être écoutés. Mais si on remet le disque bonus sur la platine, c’est surtout pour la version piano-voix de “100 Years Ago. Grande chanson, superbe version.

Le live est top

Qui ne connaît pas le live Brussel’s AffairCet enregistrement pirate du concert des Stones au Forest National de Bruxelles,  qui a fait déjà l’objet d’une édition “From the vault” il y a quelques années, fait partie des “must have” de tout fan qui se respecte. Interdit de séjour en France depuis les frasques de Keith à Nellcote, le groupe jouait pour ses fans français (acheminés en train par une radio périphérique parisienne) et avait visiblement mangé du lion ce soir-là. Keith est totalement survolté et même Mick Taylor a du mal à suivre le tempo. Jagger est obligé de terminer de chanter seul “Happy” car Keith a tout donné. Le final sur “Street Fighting Man” (dis)sonne comme du Velvet Underground,  mais la version de “Gimme Shelter” est une des meilleures jamais enregistrées par les Stones en live. C’est le meilleur témoignage officiel des mythiques tournées 1972-1973 et sans aucun doute le meilleur live des Stones avec Get Yer Ya Ya’s Out.  

Le coffret vinyles s’impose

La pochette originale est une oeuvre d’art (signée David Bailey) qu’on a envie d’exposer ou en tout cas de manipuler pendant l’écoute. On choisira donc le coffret vinyles 4 LP  plutôt que le 3CD +1 Blu Ray. A moins de vouloir absolument avoir les vidéos  (Dancing With Mr D / Silver Train / Angie) du Blu Ray,  qu’on peut trouver, en moindre qualité certes,  sur Youtube

 

The Gentlemen

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Le pitch

Quand Mickey Pearson (Matthew McConaughey), baron de la drogue à Londres, laisse entendre qu’il pourrait se retirer du marché, il déclenche une guerre explosive.La capitale anglaise devient le théâtre de tous les chantages, complots, trahisons, corruptions et enlèvements… Dans cette jungle, où l’on ne distingue plus ses alliés de ses ennemis, il n’y a de la place que pour un seul roi. Mais ils sont plusieurs à prétendre au trône…

Ce qu’on en pense 

Après un blockbuster historique raté (Le Roi Arthur) et un film Disney plutôt réussi (Aladdin), Guy Ritchie avait sans doute besoin de se ressourcer chez lui, en Angleterre. Quoi de mieux pour ce faire qu’un film de gangsters Tarantinesque, dans la lignée de Snatch (2000) ou de RockNRolla (2008) ? Voici donc les mal nommés Gentlemen, une bande de voyous dont la mauvaise éducation n’a d’égal que la rapacité et la violence. En ricain expatrié, devenu roi de la weed, Matthew Mc McConaughey est parfait de violence (mal) contenue. Idem pour son acolyte joué par Charlie Hunman. Colin Farrell est tout à fait hilarant en tenancier de salle de boxe obligé de frayer avec la pègre pour racheter les bêtises de ses poulains. Mais c’est Hugh Grant qui emporte le gros lot dans le contre-emploi d’un détective privé véreux, qui se risque à rançonner les caïds de la drogue. Presque méconnaissable, avec un accent cockney à couper au couteau, le fiancé préféré de Bridget Jones et de Julia Roberts fait une composition géniale. 

La Cravate

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Pour ce documentaire passionnant, Mathias Théry et Etienne Chaillou ont suivi Bastien , un jeune militant nordiste du Front National  durant la campagne présidentielle de Marine Le Pen en 2017. D’apparence débonnaire et inoffensive, Bastien est tout acquis aux thèses frontistes, voire au delà (on apprendra, notamment, qu’il a fait le coup de poing avec les skins locaux).  Quand débute la campagne présidentielle, il est l’assistant d’un autre jeune militant plus policé et éduqué. Au fil des mois, Bastien gravit les échelons, délaisse le streetwear pour le costume-cravate, côtoie le gratin frontiste,  mais reste mal à l’aise avec la politique politicienne. Il ne s’en cache pas dans les interviews qui entrecoupent les scènes de campagne et dans lesquelles il découvre et commente devant la caméra les textes que les auteurs ont écrit sur lui. Le procédé permet d’intégrer sa voix à la réflexion que conduit le film sur son engagement. Et c’est édifiant !

Big Little Lies

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Le Pitch

Quand Madeline (Reese Witherspoon) , Jane (Shailene Woodley) et Celeste (Nicole Kidman) se lient d’amitié par l’intermédiaire de leurs enfants, elles ne se doutent pas qu’elles vont se retrouver, des mois plus tard, au centre d’un tragique accident, survenu à la fête de l’école. Qui est mort ? Qui est responsable ? Et pour quelle raison ? Secrets, rumeurs et mensonges ne faisant pas bon ménage, tout l’univers de la petite ville de Monterey va être secoué de violents soubresauts.

Ce qu’on en pense 

Après avoir fait le bonheur des abonnés OCS, Big Little Lies débarque sur TF1 à compter du 25 août. Les télespectateurs de la TNT vont donc enfin pouvoir faire connaissance avec ces nouvelles ” ménagères désespérées”,  incarnées par Reese Witherspoon, Shailene Woodley, Nicole Kidman, Laura Dern et Zoe Kravitz (rejointes  dans la deuxième saison par l’épatante Meryl Streep).  Outre son casting étoilé et ses personnages hauts en couleur, la série se distingue par une intrigue criminelle,  qui réussit l’exploit de tenir en haleine sans qu’on sache pendant très longtemps qui est mort, ni pourquoi. Remarquablement écrite, réalisée et interprêtée, Big Little Lies est la meilleure série féminine depuis Desperate Housewives.  

Fairy Tail

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Par Cédric Coppola

 

S’il n’est pas le manga le plus connu dans l’hexagone, « Fairy Tail » jouit d’une belle réputation. Fort de 63 tomes publiés entre 2006 et 2017, l’œuvre d’Hiro Mashima a aussi été adapté en série animée et en OAV…. Ainsi qu’en jeu vidéo sur différents portables comme la PSP ou les Smartphones. Cette nouvelle incursion vidéoludique marque donc un tournant, puisqu’il s’agit d’un jeu d’aventures à parcourir sur les consoles de salon PS4 et Switch ainsi que sur PC. De quoi donc, ravir les fans. D’ailleurs le jeu édité par Koei Tecmo s’adresse principalement à ces derniers, puisque l’action ne débute pas au milieu du manga mais dans sa seconde moitié, depuis l’Ile de Tenro jusqu’à l’arc consacré à Tataros. Dommage pour les néophytes tant l’occasion était belle pour faire découvrir la licence à une nouvelle génération de gamers, qui devront se mettre à jour avant de commencer le périple des jeunes mages. Plutôt que d’innover, « Fairy Tail » assume son déroulé classique, fait de phases d’exploration et de combats au tour par tour. C’est efficace et le fait de pouvoir choisir parmi une vingtaine de personnages emblématiques apporte de la diversité aux affrontements. Une des thématiques centrales étant l’amitié, voir les héros s’unir pour lancer un combo dévastateur fait toujours son petit effet. Certes, on n’est pas au niveau du monstre « Persona 5 » mais l’ensemble est cohérent et tient en haleine durant près de trente heures, voire plus pour qui souhaite obtenir le score maximum. A noter que certaines missions font plus office de remplissage et sont répétitives. Cependant mieux vaut les remplir pour ne pas se retrouver en position de faiblesse face à quelques ennemis coriaces. Quant à la partie technique, elle assure l’essentiel. Le Cel Shading permet des graphismes colorés et colle à l’esprit originel. On aurait cependant aimé plus de séquences animées pour dynamiser un peu l’ensemble, parfois un peu trop statique lors des phases de dialogues. Enfin, impossible de ne pas mentionner la présence de sous titres en français, ce qui est toujours un plus dans ce genre de production (les voix peuvent être en anglais ou en VO japonaise) ainsi que le côté épique qui se dégage de cette proposition qui sans être un incontournable, a de quoi divertir les adorateurs du royaume de Fiore. (Jeu testé sur Nintendo Switch)