L’Espèce explosive
Par Ph.D
Le pitch
Dans les Ardennes, les sangliers qui ravagent les cultures provoquent une guerre ouverte entre chasseurs et agriculteurs. Brun, céréalier en faillite, lutte pour maintenir sa ferme à flot. Quand un notable du coin le pousse à bout, il déraille et disparaît. Un an plus tard, Fulda (Alexis Manenti), un gendarme corse muté dans la région pour raisons disciplinaires, mène l’enquête. Entre intuitions fulgurantes et ratés spectaculaires, ses méthodes approximatives le mènent sur la piste des Attilas, des sangliers géants Mais sa récente rupture amoureuse et la vodka dans laquelle flotte son cerveau n’aident pas. Heureusement, Stéphane (Ella Rumpf) , la nouvelle psy de la gendarmerie est là pour mettre un peu d’ordre dans son chaos — à moins que ce ne soit l’inverse ?
Ce qu’on en pense
Ok Claude, peux-tu m’écrire un scénario de film rural qui mélangera les influences entre les frères Coen, Alain Guiraudie, Bruno Dumont, David Lynch et Jean Christophe Grangier avec des sangliers ? Bien sûr, ça s’appelle L’Espèce explosive. Explosif, le résultat l’est assurément. On ne sait pas si Sarah Arnold (un nom à retenir) a utilisé les services d’une IA pour écrire son premier long métrage, ni quelle(s) drogue(s) elle a administrée à l’équipe de tournage, mais quel délire ! Et ce casting : Vincent Dedienne en flic macho à moustache, Bertrand Belin en commandant de brigade amateur de compotes en tube, Alexis Manenti en gendarme au coeur brisé et à la cervelle en compote, Ella Rumpf en psy émoustillée par l’uniforme … Il fallait y penser (ou pas). Et ces dialogues : « Vous allaitez? Pourquoi vous avez soif ?« … . Découvert à La Quinzaine à Cannes, L’espèce explosive va dynamiter votre prochaine séance ciné. Vous êtes prévenus.
Oasis: Don’t Look Back
Par Ph.D
Le 28 août 2009, auprès une énième dispute, les frères Gallagher, Noel et Liam, annulent leur concert prévu le soir même à Paris ainsi que toute leur tournée. Après une décennie de succès planétaire, le groupe Oasis vient d’exploser en vol. 16 ans plus tard, les deux frères, qui ne s’étaient plus adressé la parole, annoncent une série de concerts d’Oasis en Angleterre. La demande de tickets est phénoménale. Alors que personne n’ose parier sur la durée de cette réformation surprise, les concerts sont formidables. L’Angleterre a retrouvé son groupe de rock préféré et le reste du monde se prend à rêver de revoir Oasis en concert. C’est cette histoire que raconte, au travers d’images d’archives, d’interviews, de backstages et de captation de concerts, ce documentaire signé Dylan Southern, Will Lovelace. Pas un simple film de concert donc, ni un banal teaser pour la prochaine tournée. Plutôt une histoire de réconciliation, de pardon et de bonheur retrouvé. Celui de jouer pour un public qui, les larmes aux yeux, entonne les paroles des chansons à l’unisson, saute en l’air comme un seul homme pendant tout le show, puis rentre chez lui en chantant à tue tête dans le métro. Liam est le héros de cette histoire. A 50 ans passés, il est la dernière des rock stars et joue le rôle à la perfection. On le voit arriver aux répétitions avec son sac de bowling, commencer par virer des éléments de décors qui lui déplaisent avant de dire bonjour, puis s’emparer du micro avec une détermination, une voix et une rage intactes, sous les yeux médusés de son frère et du reste du groupe. Puis il ramasse son sac et se tire sans prévenir. Fin de la répétition. La veille du premier concert, alors que la pression est maximale, Liam ne se pointe même pas au dernier filage. Le jour du show, mort de trouille, Noel l’attend dans le parking du stade avec les autres. Liam arrive, balance deux vannes et file sur scène comme s’il allait commander une tournée au pub du coin. Une fois dans la lumière, il prend la main de son frère, lui fait lever le bras et le désigne avec ses maracas, comme pour dire: le génie derrière les chansons d’Oasis, c’est lui. Il le répètera d’ailleurs dans une des interviews qui jalonnent la chronique de la tournée. Avec ce geste symbolique, répété à chaque concert, tout est dit et pardonné. Oasis peut recommencer à donner du bonheur aux foules. Alors qu’une nouvelle tournée est annoncée, le film participe à cette résurrection. A voir en streaming sur Disney+.
Marsupilami
Par J.V
Le pitch
Pour sauver son emploi, David (Philippe Lacheau) accepte un plan foireux : ramener un mystérieux colis d’Amérique du Sud. Il se retrouve à bord d’une croisière avec son ex Tess (Elodie Fontan), son fils Léo, et son collègue Stéphane (Julien Arruti) , aussi benêt que maladroit, dont David se sert pour transporter le colis à sa place. Tout dérape lorsque ce dernier l’ouvre accidentellement : un adorable bébé Marsupilami apparait et le voyage vire au chaos !
Ce qu’on en pense
Certes, le Marsupilami d’Alain Chabat est loin d’être son meilleur film, mais comparativement à celui de Philippe Lacheau, c’est un pur chef d’oeuvre. Le chef de la tristement célèbre « bande à Fifi » s’empare du personnage de Franquin pour en faire une comédie régressive à sa manière, dans laquelle tous ses habituels complices rivalisent de vulgarité et de bêtise. On a de la peine pour Jamel, embauché pour faire le lien avec le film de Chabat et qui a l’air de se demander dans quelle galère il s’est fourré…
The Social Reckoning
Par Ph.D
Le pitch
En 2019, inquiète des effets néfastes des nouveaux algorithmes de Facebook, Frances Haugen (Mickey Madison), une jeune analyste de la firme de Marc Zuckerberg (Jeremy Strong), prend contact avec Jeff Horwitz (Jeremy Allen White), journaliste au Wall Street Journal. Ensemble, ils se lancent dans une enquête périlleuse qui les mènera à révéler au grand jour les secrets les mieux gardés du puissant réseau social…
Ce qu’on en pense
Depuis Les Hommes du président d’Alan J Pakula, le film d’enquête journalistique est devenu un genre en soi. Aaron Sorkin (A La Maison Blanche, Sept de Chicago) s’en saisit pour ce qui pourrait être la suite de The Social Network (David Fincher 2010) dont il avait signé le scénario. Il s’agit ici de raconter l’affaire des Facebook Papers qui a conduit Marc Zuckerberg à témoigner devant le congrès et à promettre de modifier les algorithmes de Facebook pour qu’ils ne favorisent systématiquement plus systématiquement les thèses complotistes, négationniste et les discours extrémistes. Comme le rappelle un carton en fin de film, il s’est essentiellement contenté de changer le nom de Facebook en Meta… Moins bavard et tranchant que The Social Network, Reckoning joue le jeu du « film dossier » mâtiné de comédie, en se servant de son casting épatant pour alléger la charge dénonciatrice. Après Steven Spielberg et ses Pentagon Papers (2017), Aaron Sorkin signe un film à la gloire de la presse écrite, à la fois instructif, utile et distrayant.
Fausse note
Par Ph.D
Le pitch
Lors de son ultime concert à Paris, un chef d’orchestre de renom (Benoit Poelvoorde) est confronté à un admirateur insistant (Kad Merad). Sous ses apparences de « Monsieur tout le monde », le « Fan » s’infiltre dans l’Opéra et force un face à face inattendu avec le chef d’orchestre. Surgit alors un passé commun enfoui, où la musique devient le révélateur d’une vérité bouleversante. Une nuit de tension et de vérité où la mémoire, la culpabilité et la justice s’affrontent en sourdine…
Ce qu’on en pense
Adapté d’un texte de Didier Caron, conçu pour une pièce de théâtre, le nouveau film d’Alexandre Arcady met en scène Kad Merad et Benoît Poelvoorde, qui se donnent pour la première fois la réplique à l’écran. Le réalisateur raconte avoir donné le choix de son partenaire à Kad Merad qui a immédiatement cité Benoît Poelvoorde. Ce dernier n’aurait accepté le rôle de chef d’orchestre, dans lequel il se jugeait peu crédible, que pour pouvoir jouer avec Kad Merad. De fait, on a un peu de mal à croire que les deux personnages sont juifs-allemands et les scènes dans lesquelles Poelvoorde conduit l’orchestre ne sont pas les plus réussies. Leur duo fait, en tout cas, le sel du film, en plus du décor de l’opéra comique désert qui en constitue le troisième personnage. Pour le reste on n’échappe pas à l’impression de théâtre filmé, avec une intrigue plutôt transparente, bien que le réalisateur demande de ne pas la divulgâcher. Dont acte.
Hamnet
Par Ph.D
Le pitch
Angleterre, 1580. William (Paul Mescal), un professeur de latin désargenté, fait la connaissance d’Agnes (Jessie Buckley) , jeune femme à l’esprit libre. Fascinés l’un par l’autre, ils entament une liaison fougueuse avant de se marier et d’avoir trois enfants. Tandis que Will tente sa chance comme dramaturge à Londres, Agnes assume seule les tâches domestiques. Lorsqu’un drame se produit, le couple, autrefois profondément uni, vacille. Mais c’est de leur épreuve commune que naîtra l’inspiration d’un chef d’œuvre universel…
Ce qu’on en pense
Après une incursion malheureuse dans le film de super-héros (Les Eternels 2021), Chloe Zhao retourne à un cinéma plus proche de ses racines avec ce vrai-faux biopic de William Shakespeare centré sur sa relation avec son épouse et le deuil d’un de leurs enfants. Avec une intelligence et une sensibilité inouïes, la réalisatrice de Nomadland (2021) met en scène Jessie Buckley et Paul Mescal dans les rôles principaux pour une réflexion sur le pouvoir réparateur de l’écriture. Un film grandiose et bouleversant à (re)voir sur Canal+.
Toni en famille
Par Ph.D
Le pitch
Antonia (Camille Cottin), dite Toni, élève seule ses cinq enfants. Un job à plein temps. Elle chante aussi le soir, dans des bars, car il faut bien nourrir sa famille. Toni a du talent. A 20 ans, elle a fait la Star Academy et enregistré un single qui a cartonné. Aujourd’hui ses deux aînés s’apprêtent à rejoindre l’université. Alors, Toni s’interroge : que fera-t-elle quand toute sa progéniture aura quitté le foyer ?
Ce qu’on en pense
Natif de Grasse, Nathan Ambrosioni avait tourné en 2018, à l’âge de 19 ans, son premier long métrage: Les Drapeaux de papier avec Noémie Merlant et Guillaume Gouix. Un premier film salué par la critique, qui lui avait valu le surnom de « Xavier Dolan français« . Après un projet avorté avec Audrey Diwan, on le retrouve à la réalisation de cette production grand public portée par Camille Cottin. L’actrice est parfaite dans ce joli portrait de battante, qui se démène au quotidien pour éduquer cinq ados, tout en entamant une reconversion professionnelle tardive. Tourné à Grasse et Nice, le film est attachant, malgré des personnages d’ados un peu stéréotypés et un scénario sans grand enjeu dramatique. Le jeune réalisateur, que nous avions rencontré pour son premier film (lire ici) et que l’on a eu plaisir à revoir lors de son passage à Nice avec Camille Cottin, indique s’être inspiré des films de Noah Baumbach, Richard Linklater et Hirokazu Kore-eda pour brosser le portrait de Toni, dont le prénom est un hommage à l’actrice Toni Colette. De belles références pour un film qui évite les clichés et devrait toucher un large public.
Mémoire de fille
Par J.V
Le pitch
Annie Ernaux est sollicitée pour une signature de son dernier ouvrage dans la ville de son enfance, Rouen. Alors qu’elle s’y rend, elle est prise d’un vertige et replonge dans le souvenir de l’été 1958, celui de sa première nuit avec un homme. Nuit dont l’onde de choc s’est propagée violemment dans son corps et sur le reste de son existence.
Ce qu’on en pense
Judith Godrêche s’empare du roman autobiographique d’Annie Ernaux avec une fièvre particulière due à son histoire personnelle. Elle entraine dans l’aventure sa propre fille Tess Barthelemy et un casting de filles épatant (Louise Labeque, Maïwenne Barthelemy, Anja Verderosa…) pour un film très réussi sur la féminité et le féminisme. A Voir.
Digger
Par Ph.D
Le pitch
Confronté à une catastrophe écologique mondiale que ses forages ont déclenchée, un magnat du pétrole (Tom Cruise) se lance dans une course effrénée pour sauver ce qui peut l’être: à commencer par son empire, son argent et la grandeur de son pays : les États-Unis…
Ce qu’on en pense
Pas facile de décrire le nouveau film d’Alejandro Inarritu : un mélange de Kubrick (Dr Folamour, évidemment) , de Yorgos Lantimos (Mise à mort du Cerf Sacré), de Charlie Kaufman (Synecdoche New York). et… d’Inarritu (Birdman) ! Une farce apocalyptique démesurée, folle, drôle et malaisante. Un opéra tragi-comique qui réjouira les amateurs de cinéma « hors normes » mais découragera le grand public par sa longueur et ses outrances, malgré l’omniprésence à l’écran d’un Tom Cruise, vieilli et méconnaissable, dans une performance hallucinée digne de Jack Nicholson (ou de celle qu’il faisait lui-même sous deux tonnes de maquillage à la fin de Tonnerre sous les tropiques de Ben Stiller). John Goodman (en caricature de Trump) et Riz Ahmed (en Dr Folamour) ne sont pas en reste de cabotinage. Après Une bataille après l’autre, Digger confirme la volonté des studios US de produire des films à grand spectacle « différents », hors normes. Espérons que le public les encouragera dans cette voie…
Notre Salut
Par Ph.D
Le pitch
Septembre 1940, le régime de Pétain se met en place. Henri Marre (Swann Arlaud), 49 ans, débarque à Vichy sans le sou, sans contact, loin de sa femme et ses enfants. Il voit dans la nouvelle administration l’opportunité de trouver enfin la place qu’il mérite. Dans sa valise, son traité politique édité à compte d’auteur, Notre Salut, où il défend ses convictions patriotiques et ses méthodes d’ingénieur. Son credo : « gagner en efficacité » pour relever la France de la débâcle. Mais peut-être qu’Henri cherche avant tout à fuir sa propre débâcle…
Ce qu’on en pense
Emmanuel Marre (D’un château l’autre, Rien à Foutre) signe avec Notre Salut un film sur la collaboration dont les dialogues et la musique, très contemporains, soulignent l’actualité. La réalisation, caméra portée et éclairages crus, ressemble d’ailleurs à celle d’un documentaire. Le réalisateur s’est inspiré de l’histoire de son arrière grand père Henri Marre, mort à Cannes dans les années soixante. Celle d’un opportuniste en quête de reconnaissance, pour lequel la collaboration a d’abord constitué un tremplin professionnel avant de devenir une conviction politique. A la différence du héros du film de Xavier Giannoli Les Rayons et les ombres, celui de Notre Salut (Swann Arlaud formidable) ne glisse pas progressivement dans la collaboration: il s’y jette à corps perdu pour « redresser la France ». Confronté au « ramassage » des juifs, Henri gère la chose à la manière d’un technocrate, sans se soucier de la destination des trains, ni de la finalité du voyage. Il faut attendre le dernier plan du film, magnifique, pour qu’enfin il s’humanise et que se dessine la possibilité d’une rédemption. Prix du scénario à Cannes 2026, Notre Salut aurait mérité la Palme d’or.
Nuremberg
Par Ph.D
Le pitch
1945. Il est temps d’instruire le procès du régime nazi à Nuremberg. Le psychiatre américain Douglas Kelley (Rami Maleck) doit évaluer la santé mentale des dignitaires du IIIᵉ Reich. Face au manipulateur Hermann Göring (Russel Crowe), il se retrouve pris dans un rapport de force. S’ouvre alors un duel avec le mal absolu.
Ce qu’on en pense
Rendu méconnaissable par le grimage, Russel Crowe campe un Hermann Göring sans le moindre remord dans cette fiction US inspirée des mémoires du psychiatre Douglas Kelley, qui officia comme expert au procès de Nuremberg. Face à lui, Rami Maleck est toujours impeccable en psychiatre chargé d’évaluer la santé mentale des dignitaires nazis. Un angle original pour évoquer le procès le plus important de l’histoire contemporaine. Instructif.
Naked Portrait
Par Ph.D
Le pitch
Au début des années 2000, le top model Kate Moss (Ellie Bamber) décide de ralentir le rythme de sa vie trépidante pour prendre le temps de poser pour l’artiste britannique Lucian Freud (. Cette décision a eu un impact profond sur leurs vies respectives.
Ce qu’on en pense
Même les fans de Kate Moss (dont nous sommes) ne savent pas forcément que le mannequin anglais a posé pendant des mois pour l’artiste Lucian Freud, qui a fait d’elle un nu vendu près de 5 millions d’euros. Les séances de pose, étalées sur plusieurs mois, ont fait l’effet d’une psychothérapie pour les deux protagonistes, l’un âgé de 80 ans (et descendant de Freud), l’autre encore en quête de maturité. C’est ce que raconte ce biopic, dans lequel Ellie Bamber endosse les tenues de Kate Moss sans pour autant lui ressembler le moins du monde, face à Derek Jacobi nettement plus convainquant en génie de la peinture contemporaine. Avec deux personnalités pareilles, on pouvait espérer un film moins lisse et moins scolaire. A voir tout de même sur HBO Max.
Heart of the Beast
Par Ph.D
Le pitch
Après un terrible crash d’avion, James Belmont (Brad Pitt), ancien des forces spéciales, se retrouve perdu au cœur de l’Alaska avec son chien Odin, depuis toujours à ses côtés. Livrés à eux-mêmes dans une nature aussi magnifique qu’impitoyable, ils devront puiser dans leurs dernières forces pour survivre ensemble.
Ce qu’on en pense
On connaît d’avance le programme : il y aura un crash d’avion, un périple de survie en Alaska, une rencontre avec un ours, une attaque de loups, un pont en bois vermoulu qui s’effondre, des glissades, des rapides, des flashbacks de guerre (les deux héros, l’Homme et son chien, sont d’anciens combattants, forcément victimes de syndrome post traumatique) et la mort qui rode dans une nature sauvage aussi belle que dangereuse… David Ayer suit le cahier des charges du survival de montagne à la lettre, sans trop forcer sur la musique, ni sur les scènes lacrymales. On lui en sait gré. Il parvient même à éviter les paysages de cartes postales et ne tire pas inutilement à la ligne (enfin un Blockbuster de moins de deux heures!)… Bref, si on aime les chiens, Rintintin et Brad Pitt, on passera un bon moment. Le seul risque, c’est que les éleveurs de bergers allemands en profitent pour augmenter leurs tarifs.
Les Spécialistes
Par Ph.D
Le pitch
Quand un baron du crime (Carlos Bardem) dépouille une firme puissante, une avocate (Eiza Gonzales) déploie ses deux meilleurs « fixers », Sid (Henry Cavill) et Bronco (Jake Gillenhaal), pour récupérer le magot. Mais sur cette île corrompue, les alliances volent en éclats. Entre trahisons et manipulations, la chasse est ouverte. Le plus dur ne sera pas de reprendre l’argent… ce sera d’en sortir vivant.
Ce qu’on en pense
Guy Ritchie se démultiplie sur les plateformes. Après Netflix, il débarque sur Prime avec ce pur film d’action pour lequel Jake Gillenhaal et Henry Cavill forment un duo de mercenaires particulièrement efficace. Ils doivent aider une avocate retorse (Eiza Gonzales, en latino de service) à récupérer la créance d’un milliard de dollars due par un homme d’affaires véreux (Carlos Bardem) à un puissant consortium bancaire. Une « mission impossible » qui comprend notamment l’extraction de la négociatrice d’une île privée dont le malfrat contrôle évidemment la police. Sans grande originalité mais efficace et amusant, le film s’avère tout à fait distrayant.
Her Private Hell
Par Ph.D
Le pitch
Alors qu’une étrange brume engloutit une métropole futuriste et libère une présence mortelle insaisissable, une jeune femme troublée part à la recherche de son père. Au cours de cette quête, son destin croise celui d’un GI américain engagé dans un voyage désespéré pour arracher sa fille de l’Enfer.
Ce qu’on en pense
Il y a longtemps qu’on a perdu Nicolas Winding Refn, qui n’a jamais confirmé les espoirs placés en lui avec Drive. Lancé depuis une quinzaine d’années dans une voie purement esthétisante, il revient après une expérience de mort imminente qui lui a inspiré cet opéra futuriste au scénario incompréhensible (inexistant?) mais à la réalisation toujours aussi léchée. A condition d’aimer le rouge et l’esthétique porno-soft, on pourra se laisser bercer par ces images glacées de superbes jeunes femmes outrageusement maquillées et (dé)vêtues comme pour un défilé de lingerie fine, ondulant langoureusement au rythme d’une musique électronique hypnotique vers un avenir aussi brumeux que le décor. Mais les deux heures de projection sont quand même très très longues…
















