La Voix de Hind Rajab
Par Ph.D
Le pitch
29 janvier 2024. Les bénévoles du Croissant-Rouge reçoivent un appel d’urgence. Une fillette de six ans est piégée dans une voiture sous les tirs à Gaza et implore qu’on vienne la secourir. Tout en essayant de la garder en ligne, ils font tout leur possible pour lui envoyer une ambulance. Elle s’appelait Hind Rajab…
Ce qu’on en pense
Film-concept en forme de docu fiction, La Voix de Hind Rajab reconstitue, presque minute par minute, le drame de la mort d’une petite palestinienne, piégée dans la voiture de ses parents en pleine zone de combats à Gaza. Tout est filmé dans les locaux de l’antenne cisjordanienne du Croissant Rouge, l’équivalent local de La Croix Rouge, où les bénévoles palestiniens parlent au téléphone avec la petite fille, seule survivante de sa famille, pendant qu’ils essaient de négocier avec les diverses autorités pour permettre à une ambulance d’arriver sur les lieux pour la récupérer. Enregistrées par le Croissant Rouge, ces conversations téléphoniques fournissent la trame du récit. Des comédiens (tous remarquables) jouent les opérateurs et c’est la véritable voix d’Hind Rajab que l’on entend à l’autre bout du fil. Captivant, glaçant et poignant, le film laisse hors-champ les images du drame, ce qui fait à la fois sa force et sa faiblesse. On a, en effet, du mal à comprendre pourquoi l’armée israélienne se serait à ce point acharnée pendant deux heures sur cette voiture stationnée sur une aire de service avec une famille entière à l’intérieur. Plus de 300 impacts ont été relevés sur la carrosserie… Produit par Bad Pitt et Rooney Mara, le film a reçu le Lion d’argent à Venise.
Smashing Machine
Par J.V
Le pitch
Entre addiction aux antidouleurs et disputes incessantes avec son épouse, Dawn Staples (Emily Blunt), Mark Kerr (Dwayne Johnson) légende du MMA des années 90, surnommé « The Smashing Machine », mène une vie dissolue…
Ce qu’on en pense
Pour son premier film sans son frère, Benny Safdie (Uncut Gens, Good Time…) livre un biopic sombre et puissant : celui de Mark Kerr, champion de MMA incarné par un Dwayne Johnson transfiguré. Dans la lignée des grands classiques du genre que sont Raging Bull, Rocky, The Wresler ou Foxcatcher, Smashing Machine parle de dépassement de soi, de résilience et de sacrifice, sur fond de crise des opioïdes aux Etats-Unis. Une réussite.
La Femme Secrète
Par Ph.D
Le Pitch
Apprenant qu’elle a une famille à la tête d’un empire de transport maritime, une femme amnésique (Natalie Madueno), disparue depuis 2 ans, renoue avec un passé fortuné et apparemment parfait. En cherchant à comprendre la raison de sa disparition, elle va découvrir un terrible secret…
Ce qu’on en pense
Adapté du roman éponyme d’Anna Eckberg, ce thriller familial Danois bénéficie d’une réalisation léchée et d’un bon casting, mené par la star locale Claes Bang. Une intrigue assez classique autour d’une héroïne frappée d’amnésie (Natalie Madueno), qui aurait mérité un traitement plus paranoïaque et une final moins vite expédié. Le film se regarde néanmoins avec plaisir grâce aux acteurs et aux superbes décors.
Le Mage du Kremlin
Par PH.D
Le Pitch
Russie, années 1990. L’URSS s’effondre. Dans le tumulte d’un pays en reconstruction, un jeune homme à l’intelligence redoutable, Vadim Baranov (Paul Dano), trace sa voie. D’abord artiste puis producteur de télé-réalité, il devient le conseiller officieux d’un ancien agent du KGB promis à un pouvoir absolu, le futur « Tsar » Vladimir Poutine (Jude Law).Plongé au cœur du système, Baranov devient un rouage central de la nouvelle Russie, façonnant les discours, les images, les perceptions. Mais une présence échappe à son contrôle : Ksenia (Alicia Vikander), femme libre et insaisissable, incarne une échappée possible, loin des logiques d’influence et de domination. Quinze ans plus tard, après s’être retiré dans le silence, Baranov accepte de parler. Ce qu’il révèle alors brouille les frontières entre réalité et fiction, conviction et stratégie. Le Mage du Kremlin est une plongée dans les arcanes du pouvoir, un récit où chaque mot dissimule une faille…
Ce qu’on en sait
Olivier Assayas adapte le roman éponyme de Giuliano da Empoli en prenant suffisamment de libertés pour en faire un thriller politique passionnant. Malgré un scénario qui balaye 30 ans d’histoire de la Russie, le film éclaire la situation actuelle en montrant comment le système totalitaire s’est mis en place et s’est perpétué depuis en utilisant tous les ressorts du storytelling, des réseaux sociaux et de la guerre hybride. Jouant (un peu trop) le mimétisme avec le personnage qu’il incarne Jude Law, campe un Poutine d’une froideur effrayante face à un Paul Dano inspiré en nouveau Raspoutine. Aidé par Emmanuel Carrere pour le scénario, Olivier Assayas signe une adaptation brillante du roman qui respecte totalement son écriture (via la voix off) en y ajoutant de la romance via le personnage de Ksenia, mauvaise conscience du héros joliment incarnée par Alicia Vikander.
Les Échos du passé
Par Ph.D
Le pitch
Quatre jeunes filles à quatre époques différentes. Alma, Erika, Angelika et Lenka passent leur adolescence dans la même ferme, au nord de l’Allemagne. Alors que la maison se transforme au fil du siècle, les échos du passé résonnent entre ses murs. Malgré les années qui les séparent, leurs vies semblent se répondre.
Ce qu’on en pense
Présenté en compétition à Cannes 2025 sous le titre Sound of Falling, le deuxième long métrage de l’allemande Mascha Shilinski est une vaste fresque poetico-doloriste sur la dure condition des femmes au XXe siècle en Allemagne de l’est. Une réalisation superbe et onirique, entre Malick et Tarkovski, qui a perdu pas mal de festivaliers avec son montage labyrinthique mélangeant aléatoirement les époques. La réalisation a toutefois séduit le jury de Juliette Binoche qui lui a décerné son prix. En d’autres temps, le film aurait même pu faire une belle Palme d’or. On retiendra en tout cas le nom de la réalisatrice, promise à un bel avenir.
The Whisper Man
Par Ph.D
Le pitch
Après le décès de son épouse, Tom Kennedy (Adam Scott), un auteur de romans policiers s’installe avec son fils de 8 ans, Jake, dans sa ville natale, où l’inspectrice Amanda Beck (Michelle Monaghan) enquête sur la disparition d’un jeune garçon. Lorsque Jake disparait à son tour, Tom renoue avec son père (Robert De Niro) , un ancien détective de police à la retraite acariâtre, qui a résolu une affaire similaire il y a des années et fait condamner le tueur en série Franck Carter (Michael Keaton), plus connu sous le nom de « The Whisper Man« …
Ce qu’on en pense
Beau casting pour cet honnête thriller policier, adapté du roman d’Alex North et signé James Ashcroft. Robert De Niro y trouve un bon rôle de flic à la retraite aux côtés d’Adam Scott, la star de la série Severance, et de l’excellente Michelle Monaghan, tandis que Michael Keaton campe un serial killer visqueux à souhait. La fin est étonnante et pour une fois, ce n’est pas trop long (1h50). Un bon film Netflix de rentrée.
A Second Look
Par Ph.D
Le 18 août 1969, vers 8h30 du matin, Jimi Hendrix monte sur la scène du festival de Woodstock. Son management a obtenu qu’il en fasse la clôture, mais il a attendu toute la nuit que son tour vienne enfin. Après « 3 jours de musique et de paix » (et de pluie et de débauche hippie), le retard s’est accumulé. La foule de 400 000 spectateurs a fondu (il a bien fallu retourner au boulot pour ceux qui en avaient un) et il ne reste que quelques milliers de passionnés pour assister à ce qui devait être le climax du festival. La plupart se sont massés devant et autour de la scène où Hendrix et son nouveau groupe ont pris place. Profitant du bordel ambiant, un étudiant de 22 ans, Arthur Goodman s’est incrusté dans un coin, derrière le bassiste, et a sorti sa caméra Sony qu’il trimballait depuis le début du festival dans un topcase de guitare. Nanti de 4 bobines de films, il a décidé d’immortaliser la prestation du guitariste, au nez et à la barbe de l’équipe de tournage officielle du festival, dont les musiciens le croient sans doute membre. Ce qu’il fera quasiment in extenso, moyennant quelques coupures pour recharger sa caméra. Un chouette souvenir du festival, dont il ne fera profiter que ses proches. Le film Woodstock, les disques et le DVD officiel du concert d’Hendrix se chargeront, au fil des ans, d’entretenir la légende de ce concert devenu mythique. L’histoire aurait pu en rester là, si Goodman n’avait pas fait don des bobines de son film à la succession d’Hendrix, et si celle-ci n’avait pas décidé de le numériser, de le remixer et de le publier sur Youtube, il y a quelques jours, sous le titre « Live at Woodstock A Second Look« , pour marquer le 57e anniversaire du festival. Transféré en noir et blanc et synchronisé sur la bande son officielle du concert, avec des photos du show pour combler les blancs, le film offre effectivement « un deuxième regard » sur la prestation d’Hendrix : celui d’un vrai cinéaste qui s’attache presqu’autant à filmer les musiciens qu’à retranscrire l’ambiance du festival, avec un public dont les regards trahissent la sidération, mais aussi la fatigue. Compte tenu des conditions de tournage, le résultat est extraordinaire : on a vraiment l’impression d’être sur scène avec Jimi Hendrix alors au sommet de son génie guitaristique. Le noir et blanc donne à ces images la patine d’un film d’auteur et pare la prestation d’Hendrix d’une aura historique. C’est peu dire qu’on n’en attendait pas tant d’un petit film amateur, resté sur les étagères de son auteur pendant plus d’un demi-siècle !
The Dog Stars
Par J.V
Le pitch
Dans un futur proche où une pandémie sans nom a décimé la société américaine, Hig (Jacob Elordi), un pilote vit sur une base aérienne abandonnée du Colorado avec son chien et un ex-marine (Josh Brolin). Lorsqu’une transmission aléatoire passe par la radio de son Cessna 1956, la voix fait naître au plus profond du pilote l’espoir qu’une vie meilleure existe en dehors de leur périmètre étroitement contrôlé…
Ce qu’on en pense
Un Ridley Scott qui ne brille pas par l’originalité de son scénario post -apocalyptique (tiré du roman de Peter Heller La Constellation du chien), ni par la virtuosité des scènes d’action qui font partie du cahier des charges, mais qui se regarde sans déplaisir grâce à la prestation de Jacob Elordi en héros taciturne et à la participation de Margaret Qualley, hélas réduite à la portion congrue. Le vétéran anglais du cinéma SF (88 ans) profite de l’occasion pour revisiter des plans déjà vus dans ses meilleurs films pour un auto « best of » crépusculaire.
Bugonia
Par J.V
Le pitch
Deux jeunes hommes obsédés par les théories du complot kidnappent la PDG d’une grande entreprise (Emma Stone), convaincus qu’elle est une extraterrestre déterminée à détruire la planète Terre…
Ayant trouvé en Emma Stone une muse à l’unisson de ses délires, Yorgos Lanthimos (Pauvres Créatures, Kinds of Kindness, La Favorite) la fait tourner pour la quatrième fois dans une nouvelle farce fantastique où elle joue le rôle d’une multimillionnaire de la pharmacie cynique, soupçonnée par un apiculteur simple d’esprit (Jesse Plemons, fidèle au réalisateur, lui aussi) d’être une méchante alien venue détruire notre planète. Une charge allégorique contre les délires paranoïaques de l’Amérique trumpienne qui, comme d’habitude, divisera le public entre pros et antis Lanthimos. Les uns vantant le génie Kubrickien du cinéaste Grec, les autres se pinçant le nez devant son cinéma aux effets visuels trop appuyés.
L’Inconnue
Par Ph.D
Le Pitch
À bientôt 40 ans, David Zimmerman (Niels Schneider) est photographe mais personne ne le sait. Alors qu’il ne sort presque jamais de chez lui, des amis le traînent dans une fête insensée. Il y repère une femme (Lea Seydoux) dans la foule, ne peut en détacher le regard, la suit… Quelques heures plus tard, David se réveille : il est dans le corps de l’inconnue.
Ce qu’on en pense
Découvert en compétition à Cannes 2026, où il n’a pas laissé de traces au palmarès, le nouveau film d’Arthur Harari (Diamant noir, Onoda) adapte la BD de son frère Lucas (Le cas Zimmerman), dont il avait cosigné le scénario. A l’écran, cette histoire de body swap (changement de corps), pourtant pas évidente à rendre crédible, est traitée avec le plus grand réalisme. Plus qu’une fiction fantastique c’est un drame intime et puissant que jouent , magnifiquement, Lea Seydoux, débarrassée de toute once de glamour et Niels Schneider amaigri au point d’être méconnaissable. Même si l’on n’est pas spécialement client des films de genre, on se laisse facilement entrainer dans les méandres d’un scénario proprement vertigineux qui débouche sur un dilemme poignant. A voir.
Eddington
Par Ph.D
Le pitch
Mai 2020, à Eddington, petite ville du Nouveau Mexique, la confrontation entre le shérif (Joaquin Phoenix) et le maire (Pedro Pascal) met le feu aux poudres en montant les habitants les uns contre les autres…
Ce qu’on en pense
Reparti bredouille de Cannes 2025 où il était en compétition, le nouveau film d’Ari Aster (Hérédité, Midsommar et Beau Is Afraid) est un polar-western à la frères Coen (en plus méchant) doté d’un casting d’enfer (Joaquin Phoenix, Emma Stone, Pedro Pascal, Austin Butler…). On y suit la campagne électorale d’un shérif du Nouveau Mexique débile (Joaquin Phoenix), qui se présente contre le maire sortant (Pedro Pascal) par jalousie (le gars est jadis sorti avec sa femme, jouée par Emma Stone). Ça se passe en pleine épidémie de Covid, à la fin du premier mandat Trump, dans une Amérique totalement déboussolée, où règnent le complotisme, la paranoïa et la violence. Mis en scène les doigts dans la prise, burlesque et déjanté, le film a essuyé une volée de bois vert critique lors de sa projection cannoise : trop long, trop bavard, trop erratique (il commence comme une comédie noire et se termine comme une série Z de vengeance)… Pas assez formaté peut-être? Pour nous, c’est plutôt une qualité.
Rembrandt
Par Ph.D
Le pitch
Claire (Camille Cottin) et Yves (Romain Duris), physiciens de formation, travaillent dans le nucléaire depuis toujours. Lors d’une visite à la National Gallery, Claire va être bouleversée par trois toiles de Rembrandt. Cette rencontre avec ces trois œuvres magistrales va les changer à jamais.
Ce qu’on en pense
Révélé en 2011 avec L’Exercice de l’Etat, formidable film politique avec Olvier Gourmet et Michel Blanc, Pierre Schoeller aborde pour la première fois le paranormal avec ce nouveau opus, son quatrième, qui met en scène Camille Cottin et Romain Duris en couple de scientifiques confrontés au mensonges d’Etat sur la crise climatique. Les deux acteurs font merveille dans ce thriller qui tisse brillamment plusieurs trames narratives et joue, c’est le cas de le dire, sur plusieurs tableaux : trois en l’occurence, signés Rembrandt, dont la vision, lors d’une banale visite de musée, va provoquer chez l’héroïne une prise de conscience « extra-ordinaire « . On n’en dira pas plus pour ne pas gâcher le plaisir… Qui est grand au final.
Classe moyenne
Par J.V
Le pitch
Mehdi (Sami Outalbali) a prévu de passer un été tranquille dans la somptueuse demeure de ses beaux-parents (Laurent Lafitte, Elodie Bouchez) . Mais dès son arrivée, un conflit éclate entre la famille de sa fiancée et le couple de gardiens de la villa (Ramzy Bedia, Laure Calamy). Comme Mehdi est issu d’un milieu modeste, il pense pouvoir mener les négociations entre les deux parties et ramener tout le monde à la raison. Pourtant, tout s’envenime…
Ce qu’on en pense
Antony Cordier (Happy Few, Gaspard va au mariage) signe avec Classe Moyenne une comédie grinçante à la Ruben Ostlund, sur fond de lutte des classes et de satire sociale au lance flammes. Portée par un casting idéal (Laurent Laffite, Laure Calamy, Ramzy Bedia Elodie Bouchez) et joliment mise en images, une réussite dans le paysage sinistré de la comédie française.
Sans pitié
Par Ph.D
Le pitch
Maria (Laura Sepul) élève seule ses deux fils, Ryan (Tewfik Jallab) et Dario (Adam Bessa). À eux trois ils tiennent le stand de tir dans une petite fête foraine. Après une balade en moto avec son grand frère, Dario disparait et reste introuvable. C’est seulement le lendemain qu’il réapparait blessé et muré dans le silence. Vingt ans plus tard, à la mort de leur mère, les deux frères se retrouvent. Dario a reconstruit sa vie au Canada, alors que Ryan est lui, resté à Ferris Wheel, vivant du stand et de petites combines. Dario redécouvre cette vie foraine, presque oubliée, et la famille qui la compose. Mais un soir, parmi l’entourage de Ryan, il se retrouve par hasard, face à l’un de ses ravisseurs. De ce jour, les deux frères doivent composer avec d’un côté la vengeance, et de l’autre, le pardon…
Ce qu’on en pense
Originaire de Hyères, Julien Hosmalin a vécu près du parc forain Magic World. Un voisinage qui a marqué son imagination puisqu’il y a situé son premier court métrage et que son nouveau long immerge le spectateur dans l’univers forain. Pur film de genre, Sans Pitié offre à Tewfik Jallab et Adam Bessa deux beaux rôles de frères manouches embarqués dans un cycle de vengeance. Sous influence James Gray et Nicolas Winding Refn, le film s’adresse aux amateurs de polars noirs et violents. On ne regrette pas d’avoir pris son ticket de manège !
Fjord
Par Ph.D
Le Pitch
Venus de Roumanie, Les Gheorghiu, un couple roumano-norvégien très pieux, s’installent dans un village de Norvège au bout d’un fjord où ils se lient rapidement d’amitié avec leurs voisins, les Halberg. Les enfants des deux familles deviennent très proches, malgré des éducations très différentes. Lorsque le corps enseignant découvre des ecchymoses sur le corps d’Elia, l’aînée des enfants Gheorghiu, la communauté se demande si l’éducation traditionnelle que les enfants Gheorghiu reçoivent de leurs parents pourrait être source de maltraitance ? Les services sociaux déclenchent une enquête qui ira jusqu’au procès du couple…
Ce qu’on en pense
Avec Fjord de Cristian Mungiu, le Festival de Cannes 2026 s’est doté d’une belle palme d’or « à l’ancienne » : engagée, humaniste et en prise avec son temps. Le film, qui sort cette semaine en salles, est une parabole sur l’opposition de cultures entre l’Est et l’Ouest, entre le progressisme et le conservatisme, le wokisme et l’intégrisme. Déjà palmé en 2007 pour 4 mois 3 semaines et 2 jours (film choc sur l’interdiction d’avorter en Roumanie), Mungiu fait désormais partie du club fermé des « doubles palmes ». Un honneur mérité avec ce film parfaitement maitrisé qui renvoie les protagonistes dos à dos et plaide pour le respect des différences…
















