Cinéma

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Ladies First

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Séducteur invétéré, Damien (Sacha Baron Cohen)  reçoit une sévère leçon lorsqu’il bascule dans un monde parallèle gouverné par les femmes,  où une de ses malheureuses collaboratrices  (Rosemund Pike) est devenue sa supérieure…

Ce qu’on  en pense

Inutile remake du film « Je ne suis pas un homme facile«  d’Eléonore Pourriat, cette comédie anglaise  ne vaut que par la présence dans un rôle inhabituel pour lui de Sacha Baron Cohen, plus connu sous la moustache et le slip kangourou de Borat. Il joue ici un séducteur macho archetypique que Hugh Grant ou Matthew McConaughay  auraient pu incarner de manière plus convaincante, face à une Rosemund Pike tour à tour victime et castratrice. Se contenter d’inverser les rôles entre hommes et femmes dans l’entreprise ne suffit pas à rendre la chose comique et on s’ennuie ferme avant un final sans surprise au cours duquel le héros malheureux fait son mea culpa.

In Waves

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

À Los Angeles, AJ, lycéen discret, rencontre Kristen. Elle est passionnée de surf, lui de skateboard et de dessin. Ils tombent follement amoureux ; un avenir heureux se profile. Mais tout bascule lorsque Kristen tombe malade. Ensemble, ils se lancent dans un combat contre la maladie, portés par la force de leur amour, leurs amis et leur passion désormais commune pour le surf et l’océan…

Ce qu’on en pense

Découvert en ouverture de la Quinzaine des Cinéastes à Cannes, In Waves est l’adaptation en anime de la BD éponyme d’AJ Dungo. Une adaptation assez libre côté graphismes (avec des couleurs pastels et des effets de flare) et nettement plus fidèle pour le scénario : une Love Story new age,  sur fond de culture surf. Diplômée des Gobelins, la réalisatrice Phuong Mai Nguyen, qui avait déjà signé l’adaptation en série de la BD Culottées de Pénélope Bagieu, confirme un talent précoce.  Malgré une histoire poignante, son film-poème célèbre la vie et invite à faire face à l’adversité avec le courage des surfeurs de vagues géantes.

 

 

Les Couleurs du mal: Noir

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Muté dans une petite ville de province polonaise, un jeune procureur s’intéresse à un cold case d’enfant kidnappé deux ans plus tôt. Quelques temps plus tard, un autre enfant disparaît lors d’une fête de village… 

Ce qu’on  en pense

Le Polonais Adrian Panek signe cette deuxième adaptation  de la trilogie des « Couleurs du Mal » de Malgorzata Oliwia Sobczak pour Netflix. On y suit une nouvelle enquête du procureur Leopold Bilski (Jakub Gierszal),  que l’on retrouve muté au fin fond de la Cachoubie,  où il va être confronté à des disparitions d’enfants, sur fond d’abus sexuel et d’anciens rituels mystiques.  Une intrigue de « noir nordique » assez peu originale, sauvée par une réalisation solide et un bon casting. Le film vaut surtout pour son ambiance de province post-soviétique, où les autorités locales ont gardé l’habitude d’étouffer le scandales et de se couvrir entre elles.

Deux pianos

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Mathias Vogler (François Civil) rentre en France après un long exil. La mentore de sa jeunesse, Elena (Charlotte Rampling) , souhaite qu’il donne une série de concerts au piano à ses côtés à l’Auditorium de Lyon. Mais dès son retour, une rencontre avec un enfant qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau, son double, plonge Mathias dans une frénésie qui menace de le faire sombrer, et le mènera à Claude (Nadia Tereszkiewicz): son amour de jeunesse.

Ce qu’on en pense

Un mélo signé Arnaud Desplechin avec François Civil, Charlotte Rampling et Nadia Tereszkiewicz, sur fond de piano classique (Bartok, Bach, Chopin…) , ça ne se refuse pas. Les amateurs du genre y trouveront leur compte. Certes, on a souvent l’impression d’avoir déjà vu le film tant la mise en scène est classique,  le scénario sans surprise et le casting archi connu. Mais le classicisme n’est pas un défaut,  surtout quand il est porté par le talent.

Eruption

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Bethany (Charli XCX) est en vacances à Varsovie avec son fiancé Rob (Will Madden) lorsque son chemin recroise celui d’une amie, Nel (Lena Gora), avec qui elle entretenait une relation électrique. Au même moment, l’Etna entre en éruption…

Ce qu’on en pense

Les jeux de l’amour et du hasard, ou plutôt des coïncidences, à Varsovie avec la star de l’hyperpop Charli XCX qui, au faite de sa gloire musicale,  amorce un étonnant virage vers le cinéma (ce film est le premier à sortir de la demi douzaine qu’elle a déjà tournés) dans le rôle d’une jeune anglaise en vacances en Pologne, où son gentil fiancé a prévu de faire sa déclaration. Les élans du coeur étant ce qu’ils sont, le hasard et une éruption volcanique en décideront autrement. L’Américain Pete Ohs signe un premier film intimiste et charmant dont la capitale polonaise est un des personnages,  au centre d’un casting de seconds,  troisièmes et quatrièmes rôles tous épatants. Une flânerie amoureuse, rythmée par une BO bruitiste envoûtante et filmée au fil de l’inspiration et des discussions avec Charli XCX, qui cosigne le scénario. De beaux débuts pour le réalisateur et son actrice. 

In The Hand Of Dante

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

L’écrivain New-Yorkais Nick Tosches (Oscar Isaak)  est envoyé en Italie par un mafieux (John Malkovich) pour authentifier un manuscrit de La Divine Comédie de Dante découvert et volé dans les caves du Vatican par un prêtre à la solde d’un parrain local (Franco Nero). Une demi douzaine de cadavres plus tard, Tosches finit par se prendre pour la réincarnation de Dante…

Ce qu’on en pense

Avec un casting pareil (Oscar Isaac, John Malkovich, Martin Scorsese, Al Paccino, Gerard Butler, Jason Momoa, Gal Gadot, Franco Nero, Benjamin Clementine…) on se demande pourquoi le nouveau film de Julian Schnabel , adapté du roman éponyme de Nick Tosches, sort sur Netflix et pas en salles. Surtout après avoir été présenté à la Mostra de Venise (où se passe une partie de l’action)… La réponse est évidente après 2h33 d’efforts désespérés pour ne pas décrocher : le film est épouvantablement mauvais. Un mélange du Nom de la Rose, de Da Vinci Code et de film de mafia à la Scorsese, tellement improbable qu’il ne fonctionne sur aucun niveau. Filmée en couleurs et en noir et blanc, dans deux formats différents et sur deux temporalités (13e siècle et années 2000), l’histoire est quasi incompréhensible, totalement invraissembable et, au final, assez ridicule. L’ensemble forme un pudding tellement indigeste qu’on conseillera à ceux que leur cinéphililie commande de le regarder malgré tout,  de ne se l’infliger qu’en plusieurs parties puisque, par chance,  le streaming le leur permet.

Fête du cinéma

Cinéma|

Par Ph.D

On ne le répétera jamais assez: le cinéma c’est mieux au cinéma. Lâchez vos portables et profitez de la Fête du cinéma. Du 28 juin au 1er juillet inclus  toutes les séances sont à 5 euros : l’occasion de faire le plein de nouveautés à moindre coût. Voici notre sélection de films à voir en priorité (cliquez sur le titre pour lire la critique et voir la bande annonce)

La Bataille de Gaulle 1 et 2 

La sortie de la deuxième partie du biopic de Charles de Gaulle a été avancée pour profiter de la fête du cinéma. L’occasion unique de voir les deux films d’affilée. 5 heures de bonheur climatisé !

Toy Story 5

Mis en chantier pour les 30 ans de la saga, ce cinquième opus ne déçoit pas. Rire et émotion pour une réflexion bienveillante sur l’impact des écrans et des réseaux sociaux.

Disclosure Day 

Après ET, Rencontres du 3e type et La Guerre des mondes, Steven Spielberg revient à la SF et aux extraterrestres. Quelle bonne idée !

The Furious

Rien de tel qu’un bon vieux fin de baston pour l’été. Muni d’un scénario minimaliste, le hong kongais Kenji Tanigaki enchaine les morceaux de bravoure comme à la grande époque des Bruce Lee et autres Bud Spencer movies.

L’Objet du délit

Pour sa première réalisation en solo depuis la disparition de Jean-Pierre Bacri (auquel le film est dédié),  Agnes Jaoui s’attaque, non sans témérité, au mouvement #Metoo dans le milieu du spectacle.

La Bataille de Gaulle

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Juin 1940. La France s’effondre et signe l’armistice. Au milieu du chaos, un homme refuse de céder. Seul contre tous, ce général inconnu s’échappe vers Londres pour sauver ce qu’il reste d’un rêve : la liberté. Sans armée, sans appui, sans espoir. Mais avec une folle conviction : la France, sa France, n’a pas déposé les armes. Il tente un ultime pari : convaincre le monde que la bataille de France n’est ni terminée, ni perdue. La réalité est têtue, et lui donne tort. Mais peu à peu se lèvent autour de lui en Angleterre, en France et en Afrique des résistants de l’ombre, des lycéens révoltés, des soldats déterminés. Leur foi, leur audace, leur rage de liberté défient l’Histoire qui semblait pourtant écrite d’avance.

Ce qu’on en pense

Un biopic du général de Gaulle en 2026 ? Le projet avait de quoi inquiéter. Découverte en avant première à Cannes 2026, la première partie (sur deux) nous avait totalement rassurés.  La seconde, qui porte sur les années 1942-44,  confirme. Intelligent, spectaculaire, drôle, édifiant,  le film d’Antonin Baudry (Le Chant du loup)  est une belle réussite. Simon Abkarian y campe un de Gaulle hors sol et chaplinien en diable,  au milieu d’un casting incroyable (Benoît Magimel, Mathieu Kassovitz, Niels Schneider, Karim Leclou…) et face à un Simon Russel Beale génial en Churchill. L’esprit BD de Quai D’Orsay (que Baudry avait scénarisé) se mêle aux reconstitutions historiques spectaculaires pour un résultat à la fois amusant et instructif. La sortie de la deuxième partie a été avancée pour profiter de la fête du cinéma alors que le premier film a fait un démarrage décevant. Vu le budget pharaonique du diptyque, on souhaite que ça marche !

Moi qui t’aimais

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Elle l’aimait plus que tout, il l’aimait plus que toutes les autres. Simone Signoret (Marina Foïs) et Yves Montand (Roschdy Zem) étaient le couple le plus célèbre de leur temps.  Hantée par la liaison de son mari avec Marilyn Monroe et meurtrie par toutes celles qui ont suivi, Signoret a toujours refusé le rôle de victime.  Ce qu’ils savaient, c’est qu’ils ne se quitteraient jamais.

Ce qu’on en pense

Roschdy Zem en Yves Montand, il fallait y penser ! L’idée ne vient pas d’une quelconque directrice de casting, mais de Marina Foïs qui l’a suggérée à Diane Kurys. Après tout,  Montand aussi était issu de l’immigration… On a quand même un peu de mal à y croire au début. Heureusement, la réalisatrice de Diabolo Menthe a eu l’idée d’une première scène en forme de mise en abime dans laquelle les deux comédiens sont filmés au maquillage en train de se glisser dans la peau de leur personnage. De la même manière, le décor est parsemé de photos de Montand et Signoret et lorsqu’ils passent à la télé ce sont bien des images d’archive. Du coup, la question du mimétisme est évacuée de façon ludique et on peut se concentrer sur l’histoire du couple mythique dans sa dernière décennie. Montand est au sommet de sa gloire et de sa séduction. Signoret, au contraire, est sur la pente descendante. L’âge, l’alcool  et la jalousie la minent. A la Colombe d’Or,  c’est une autre femme qui accompagne Montand en vacances. Et bientôt un enfant naitra de cette nouvelle idylle.  Mais Montand et Signoret resteront unis jusqu’à la mort de l’actrice de Casque d’Or, soudés par leur affection, leur passion pour le cinéma et leur engagement politique. Diane Kurys, à laquelle on doit déjà le biopic de Françoise Sagan et celui de George Sand et Musset (Les Enfants du Siècle), filme leur histoire sans prendre parti pour l’un ni pour l’autre et signe ce qui est probablement son meilleur film. La reconstitution d’époque est très crédible et les deux acteurs sont formidables.  

La Baleine et le musicien

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Après avoir découvert que sa musique semble mystérieusement attirer les cétacés, le compositeur Rone embarque pour une expérience singulière : tenter d’établir un dialogue musical en pleine mer avec une baleine à bosse. Lui répondra-t-elle ?

Ce qu’on en pense

Passionné de baleines, le Marseillais Valentin Paoli a eu l’idée de son premier film en regardant sur Youtube des vidéos de plaisanciers jouant la musique de Rone pour attirer des cétacés. Il en a parlé au compositeur de musiques électroniques  qui, de son côté, cherchait à rompre avec la frénésie des enregistrements et des tournées. On le voit demander à la maitrise de Radio France de reproduire en choeur des chants de baleine pour les incorporer à sa musique, puis rencontrer l’universitaire Olivier Adam spécialiste des chants de baleine. S’ensuit un séjour d’une vingtaine de jours à La Réunion pour essayer d’entrer en contact avec les baleines à bosse. Valentin Paoli filme l’attente et les doutes du compositeur, les efforts de l’équipage et des scientifiques pour le convaincre de faire son expérience sans déranger les cétacés. Le film est  un portrait d’Erwan Castex, alias Rone,  un témoignage du processus créatif de l’enregistrement de son dernier album (Megaptera qui est aussi la BO du film), en même temps qu’une belle aventure collective. N’attendez pas de fun facts sur le langage des baleines, ni d’enquête sur leur supposée affinité avec la musique électronique: plus qu’un simple documentaire, La Baleine et le musicien est un conte moral, poétique, musical et écolo. 

Shana

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Shana (Eva Huault) traverse les galères du quotidien avec une énergie débordante et le soutien de sa bande de copines. Lorsque sa grand-mère décède, elle hérite d’une bague censée protéger du mauvais œil. Shana a bien besoin de ce coup de pouce. D’autant qu’avec la sortie de prison de son compagnon toxique, les mésaventures s’accumulent !

Ce qu’on en pense

Un premier film remarqué à Cannes 2026, avec lequel Lila Pinell se révèle adepte d’un réalisme social « à la Kechiche ». Eva Huault porte  son premier premier rôle avec un tempérament qui devrait lui en valoir d’autres. Le personnage qu’elle incarne est attachant, mais épuisant à suivre dans ses excès.

Ulysse

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Alice (Élodie Bouchez), chercheuse en sociologie découvre qu’elle est enceinte. Luc (Stanislas Merhar) son mari, exulte. Ce sera un garçon ! Ils l’appelleront Ulysse. Sauf qu’à un an, Ulysse ne rentre pas dans les courbes. Trop petit, trop maigre. Les pédiatres s’interrogent et le verdict tombe : syndrome génétique. Ulysse ne sera pas comme les autres. Mais comment sera-t-il ? Mystère. Commence alors la très particulière odyssée d’Ulysse : marcher, parler, apprendre, comprendre, s’épanouir. Alice se lance dans l’aventure, déterminée à ce qu’Ulysse trouve sa place dans le monde…

Ce qu’on en pense

Laetitia Masson s’appuie sur sa propre expérience de mère pour raconter la vie avec un enfant handicapé. Le film est frontal et balaie toute la gamme de problèmes auxquels la famille doit faire face,  sans céder à l’auto apitoiement, ni au sentimentalisme. C’est sa qualité et sa limite. Faute d’être ému, on retient surtout la critique du système et le courage de la mère (Elodie Bouchez, parfaite) qui n’abandonne jamais l’idée que son fils pourra un jour être autonome.

Jim Queen

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Jim, icône sexy de la scène gay parisienne, voit sa vie basculer lorsqu’il contracte l’Hétérose, un étrange virus qui transforme les hommes gays… en hétérosexuels ! Il voit alors tout le monde lui tourner le dos à l’exception de son dernier follower (et premier admirateur), Lucien, un jeune homme qui peine à s’assumer. Ensemble, ils partiront en quête d’un mystérieux remède capable de guérir Jim et d’empêcher l’extinction de l’homosexualité.

Ce qu’on en pense

Eclat de  rire de Cannes 2026, Jim Queen dénonce avec un humour ravageur l’homophobie sous toutes ses formes. Le comique de transgression y est porté comme un étendard mais finit par (s’)épuiser à force de gags et de vannes enchainés à tout berzingue sans la moindre retenue.

Toy Story 5

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Buzz, Woody, Jessie et le reste de la bande voient leur travail remis en question lorsqu’ils découvrent que ce qui obsède les enfants d’aujourd’hui s’appelle… l’électronique !

Ce qu’on en pense

Ce cinquième opus a été mis en chantier pour les 30 ans de la saga Toy Story. Un clin d’œil assumé par Pixar, qui en profite pour questionner l’évolution du jeu sur trois générations d’enfants. Après 4 films parfaits, Toy Story est l’une des rares franchises à n’avoir jamais déçu. L’inquiétude est donc grande en abordant de 5e opus. Pas de panique ! Les scénaristes ont encore phosphoré pour livrer une histoire en phase avec l’époque. La révolution numérique menace : cette fois Woody, Buzz, Jessie et les autres sont supplantés par une tablette numérique d’apparence inoffensive mais qui, ils vont vite s’en apercevoir, monopolise l’attention leur nouvelle propriétaire et la font « grandir trop vite ». Haro sur la tech ? TS5 évite intelligemment cette facilité. A la fin, jouets et machines s’unissent pour le bien être de l’enfant.  Autre signe des temps, l’héroïne de l’histoire est clairement Jessie, qui va tout faire pour que son enfant, maladivement timide, ne sombre pas dans la « no Life » et noue des liens avec ses jeunes voisins. Un scénario qui permet d’aborder la pré adolescence précoce,   la timidité, la difficulté de se faire des amis, l’impact des écrans et des  réseaux sociaux et le cyber harcèlement,  avec ce mélange d’humour et de bons sentiments qui fait le sel de la franchise. L’émotion est aussi  au rendez-vous et on écrase sa petite larme à une ou deux reprises.  Côté technique rien à redire, les standards de la franchise sont respectés. Les scènes de jeu imaginées par les enfants avec leurs jouets font même l’objet d’un traitement visuel original à base de couleurs pastels et de graphismes vintage. Une jolie trouvaille.

Resurrection

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Dans un monde où l’interdiction de rêver a donné aux Hommes l’immortalité, un jeune « Revoleur »  se transporte  dans cinq époques différentes. Tandis que le XXe siècle défile, une femme suit sa trace pour le ramener à la réalité…

Ce qu’on en pense

Prix spécial du jury à Cannes 2025, où il était présenté en compétition, le film-fleuve du Chinois Bi Gan, émule de Leon Carax,  a constitué le choc esthétique de l’édition. Evidemment, on ne comprend rien à cette histoire de « voleurs de rêve » profondément ancrée dans celle du cinéma…  Mais la maestria de la mise en scène emporte tout. Le film le plus dingue de l’année.