Cinéma

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Goodbye June

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

En fin de vie, June (Helen Mirren) est hospitalisée à la veille de Noël et placée en soins palliatifs. Sa famille se réunit autour d’elle pour la première fois depuis longtemps. Vieilles rancunes, égoïsmes et jalousies ne tardent pas à prendre le pas sur la compassion. La vieille dame va devoir employer ses dernières forces pour résouder les liens distendus… 

Ce qu’on  en pense

L’héroïne de Titanic, Kate Winslet, passe pour la première fois derrière la caméra pour ce classique « film de famille »  produit par Netflix. Elle joue également l’une des trois filles de June (Helen Mirren) qui se meurt à l’hôpital mais ne veut pas partir avant d’avoir réconcilié les 3 soeurs (Kate Winslet, Andrea Riseborough, Toni Colette) , leur frère (Johnny Flynn) et leur père (Timothy Spall). Une jolie réalisation servie par un casting de choix et de bons dialogues qui font oublier quelques lourdeurs.

Pile ou face

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

À l’aube du XXe siècle, le Wild West Show de Buffalo Bill (John C. Reilly) arrive en Italie pour vanter le mythe de la conquête de l’Ouest. Après un rodéo meurtrier et un baiser volé, Rosa (Nadia Tereszkiewicz) et son cow-boy d’amant, Santino (Alessandro Borghi) s’enfuient dans la nature italienne, poursuivis par Buffalo Bill…

Ce qu’on en pense

Découvert au Certain Regard à Cannes 2025, le nouveau film de Alessio Rigo de Righi et Matteo Zoppis (La Légende du Roi Crabe) s’amuse avec le western spaghetti en orchestrant une cavale amoureuse et meurtrière, à l’occasion de la visite du cirque de Buffalo Bill en Italie au début du siècle dernier. L’occasion pour les deux réalisateurs de jouer avec les codes du western Sergioleonien,  avec Nadia Terezkiewicz dans le rôle de la belle enlevée par le beau cowboy (Alessandro Borghi). Les deux manquent, hélas, de sex appeal pour rendre le pastiche un tant soit peu émoustillant, tandis que John C Relly cachetonne en Buffalo Bill de pacotille dans une campagne Toscane qui peine à évoquer le Far West. La réalisation a beau multiplier les citations et les effets de style, on s’ennuie plus qu’on ne devrait. Rendez-nous Trinita !

Father Mother Sister Brother

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Aux USA, en Irlande et à Paris, des enfants devenus adultes reviennent dans la maison où ils ont été élevés…

Ce qu’on en pense

Primé à Venise, un peu à la surprise générale, le nouveau film de Jim Jarmusch est dans la veine intimiste, nonchalante et bavarde de Coffee and Cigarettes (2004). Il s’agit en fait de trois courts métrages formant un long sur le thème des liens familiaux. Dans la première séquence,  un frère et une soeur (Adam Driver , Mayim Bialik),  qui n’ont pas grand-chose en commun, viennent visiter leur vieux père (Tom Waits). Il vit isolé dans une maison au bord d’un lac et leur ment sur son train de vie, affectant d’avoir du mal à joindre les deux bouts alors qu’il dispose visiblement de bons revenus. Dans la deuxième, deux soeurs (Cate Blanchett et Vickie Krieps) aux caractères diamétralement opposés,  vont prendre le thé chez leur mère (Charlotte Rampling) dans sa jolie maison de Dublin,  où tout respire l’ordre et la rigueur. Dans la troisième séquence, un frère et sa soeur jumelle (Indya Moore, Luka Sabbat)  se retrouvent dans l’appartement parisien de leurs parents décédés, que le garçon vient de finir de vider. Chaque scène est l’occasion de montrer comment les liens se sont distendus et comment l’incommunicabilité s’est installée entre les enfants devenus adultes et leurs parents vieillissants. La dernière ouvre enfin la voie à l’émotion. Sortant juste après les fêtes, propices aux réunions de famille, le film, d’une mélancolie teintée d’ironie, donnera au spectateur de quoi réfléchir à son propre rapport à la famille et à ses parents.

Les Échos du passé

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Quatre jeunes filles à quatre époques différentes. Alma, Erika, Angelika et Lenka passent leur adolescence dans la même ferme, au nord de l’Allemagne. Alors que la maison se transforme au fil du siècle, les échos du passé résonnent entre ses murs. Malgré les années qui les séparent, leurs vies semblent se répondre.

Ce qu’on en pense

Présenté en compétition à Cannes 2025 sous le titre  Sound of Falling, le deuxième long métrage de l’allemande Mascha Shilinski est une vaste fresque poetico-doloriste sur la dure condition des femmes au XXe siècle en Allemagne de l’est. Une réalisation superbe et onirique, entre Malick et Tarkovski, qui a perdu pas mal de festivaliers avec son montage alterné qui mélange aléatoirement les époques, mais a séduit le jury de Juliette Binoche qui lui a décerné son prix. En d’autres temps, le film aurait pu faire une belle Palme d’or.

En Garde

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Jie, un jeune talent de l’escrime, renoue avec son frère aîné Han, récemment libéré après sept ans de prison pour la mort accidentelle d’un adversaire lors d’une compétition. En secret, Han soutient Jie dans son entraînement, l’aidant à viser une qualification aux championnats nationaux. Mais Jie commence à douter de l’innocence de son frère…

Ce qu’on en pense

Pour son premier long métrage, la Singapourienne Nelicia Low,  qui a elle-même pratiqué l’escrime à haut niveau,  immerge le spectateur dans l’univers des compétitions de sabre à Taïwan.  La mise en scène est élégante et le scénario fait basculer le film du drame familial au thriller, avec les soupçons que le jeune héros développe à l’égard de son frère aîné: l’accident qui a causé la mort de son adversaire en était-il vraiment un ?  L’ainé ne cache-t-il pas un profil de psychopathe, comme le pense sa propre mère ? Entre paranoïa et tentative de rédemption, le film laisse longtemps planer le doute avant un final impressionnant.

The Life of Chuck

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

La vie extraordinaire d’un homme ordinaire, Charles Krantz dit Chuck (Tom Hiddleston / Jacob Tremblay), de sa mort à 39 ans des suites d’une tumeur au cerveau jusqu’à sa jeunesse, dans une maison soi-disant hantée…

Ce qu’on en pense

Déjà remarqué pour ses adaptations de romans de Stephen King (Jessie,  Doctor Sleep) et show runner de la série tirée de  La Tour sombreMike Flanagan signe avec The Life of Chuck  une nouvelle adaptation impressionnante du maître du roman fantastique.   Raconté en trois parties et à rebours, ce drame existentiel brouille les temporalités et les frontières entre la vie et la mort. On y retrouve avec plaisir Mark -Skywalker- Hamill dans un rôle trés éloigné de la saga Star Wars. Complexe et surprenant, le film reste en tête longtemps après le mot fin. 

MI 8

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

L’Entité, une IA surpuissante,  est devenue autonome et a pris le contrôle des arsenaux militaires. Ethan Hunt (Tom Cruise) et la team Mission Impossible doivent voler son code source pour sauver la Terre de l’apocalypse…

Ce qu’on en pense

Votre mission, si vous l’acceptez,  sera de visionner le 8e film de la saga Mission Impossible. Si vous êtes surpris à l’entrée de la salle,  le  département d’état du bon goût cinéphile niera avoir eu connaissance de vos agissements.  Christopher McQuarrie et Tom Cruise sont toujours à la manoeuvre. La mise en place prend une plombe et est insupportablement bavarde. Puis vient la récompense (les cascades de Tom et les citations des précédents épisodes). Tan-tan -tan-tan-tan. Comme les précédents (à part le 3), le film s’autodétruira dans votre esprit 5 secondes après le générique de fin.

La dernière valse

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Après la pandémie, Dominic (Dayo Wong Chi Wha), wedding planner criblé de dettes, est contraint de reprendre une entreprise de pompes funèbres. Ses cérémonies funéraires, à la fois inventives et touchantes, rencontrent un succès inattendu. Mais il doit composer avec Maître Man (Michael Hui), prêtre taoïste respecté et gardien farouche des traditions. Au fil des funérailles, Dominic apprend peu à peu le code d’éthique de Maître Man et découvre la véritable portée de chaque adieu.

Ce qu’on en pense

Premier film du Hong Kongais Anselm Chan (un nom à retenir, La Dernière valse immerge le spectateur dans le monde étonnant des rites funéraires taoïstes. Filmés avec un réalisme quasi documentaire, ils permettent au réalisateur de parler de famille, de transmission, de traditions, de conflit des générations et bien sûr de deuil, sur le mode de la dramédie. Superbement réalisé, le film déroule une galerie de portraits épatants et culmine dans un rituel final tourné comme un film de sabre. Un vrai cadeau de fin d’année pour les cinéphiles.

Sur un air de blues

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Par J.V

Le pitch

Deux musiciens fauchés (Hugh Jackman et Kate Hudson) redonnent vie à la musique de Neil Diamond en formant un groupe lui rendant hommage. Ensemble, ils prouvent qu’il n’est jamais trop tard pour suivre son cœur et accomplir ses rêves

Ce qu’on en pense

Dans la lignée du remake de A Star is Born par Bradley Cooper avec Lady Gaga, un bon petit musical « feelgood » pour finir l’année non pas « sur un air de blues » comme l’annonce un titre français mensonger (Song Sung Blue en VO), mais sur la pop sucrée de Neil Diamond, auquel le film rend hommage. Hugh Jackman et la trop rare Kate Hudson sont parfaits dans leurs rôles de  losers réunis par leur amour de la musique et la réalisation de Craig Brewer (Dolemite Is My Name)  fait le job dans les scènes musicales comme dans la romance. So sweet ! 

Qui brille au combat

Cinéma|

 

Par Ph.D


Le pitch 

Qui Brille au Combat est le sens étymologique du prénom Bertille (Sarah Pachoud) , la plus jeune des deux sœurs de la famille Roussier, atteinte d’un handicap lourd au diagnostic incertain. La famille vit dans un équilibre fragile autour de cet enfant qui accapare les efforts et pensées de chacun, et qui pourrait perdre la vie à tout moment. Chacun se construit, vit comme il peut avec les exigences de ce rythme et les incertitudes qui l’accompagnent. Les parents, Madeleine et Gilles (Mélanie Laurent, Pierre-Yves Cardinal) , la sœur aînée, Marion (Angelina Woreth). Quel quotidien et quels avenirs pour une mère, un père, un couple, une adolescente que la responsabilité ​ de sa cadette a rendu trop vite adulte ? Lorsqu’un nouveau diagnostic est posé, les cartes sont rebattues et un nouvel horizon se dessine…

Ce qu’on en pense

Découvert en séance spéciale à Cannes 2025, la première réalisation de l’actrice Joséphine Japy est largement autobiographique puisque basée sur sa relation avec sa jeune soeur atteinte, comme l’héroïne du film,  d’un handicap mental lourd. La réalisation s’attache à montrer comment la présence d’un enfant handicapé modifie les liens familiaux. Tourné entre Nice et Menton, un film intime, tendre et émouvant, porté par un casting très homogène.

 

 

La Femme de ménage

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

En quête d’un nouveau départ, Millie (Sydney Sweeney) accepte un poste de femme de ménage à demeure chez Nina et Andrew Winchester (Amanda Seyfried, Brandon Sklenar), un couple aussi riche qu’énigmatique. Ce qui s’annonce comme l’emploi idéal se transforme rapidement en un jeu dangereux, mêlant séduction, secrets et manipulations. Derrière les portes closes du manoir Winchester se cache un monde de faux-semblants et de révélations inattendues…

Ce qu’on en pense

On pouvait craindre le pire de l’adaptation à l’écran du best seller de Freida McFadden. Par chance, c’est Paul Feig  qui s’est retrouvé aux manettes. Le réalisateur de L’Ombre d’Emily et Mes Meilleurs amies livre une version très second degré de l’histoire, mélangeant avec humour thriller, érotisme et romance de série B (voire Z) pour un résultat qui se laisse regarder avec un plaisir coupable. On se prend même à espérer une suite, puisque le personnage interprété avec aplomb par Sydney Sweeney fait désormais l’objet d’une véritable saga littéraire.

L’âme idéale

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Elsa (Magalie Lépine Blondeau),  40 ans, célibataire, a renoncé aux histoires d’amour. Un don un peu spécial la garde à distance des autres : elle peut voir et parler aux morts. Pourtant un soir elle rencontre Oscar (Jonathan Cohen) un homme drôle et charmant, qui lui fait espérer à nouveau que tout est possible. Mais au moment où elle commence enfin à tomber amoureuse, Elsa réalise que leur histoire n’est pas aussi réelle que ce qu’elle pensait…

Notre avis

Une romance surnaturelle à la Ghost qui vaut surtout pour son couple d’acteurs vedettes : Jonathan Cohen presqu’à contre emploi dans un rôle de séducteur romantique et la Québécoise Magalie Lépine Blondeau que l’on avait découvert dans Simple comme Sylvain. Le scénario est original et tient assez bien la distance, avec une réflexion sur la vie après la mort. Dommage que la réalisatrice n’attache pas autant de soin à ses seconds rôles qu’à son couple vedette…

Mango

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Sous prétexte de vacances ensemble, une directrice d’hôtel ambitieuse (Josephine Park) entraîne sa fille adolescente à Malaga où elle doit racheter, pour le compte de son groupe hôtelier, un magnifique verger de manguiers et y bâtir un nouvel hôtel…

Ce qu’on en pense

Heureuse trouvaille du catalogue de films récents de Netflix, cette romance Danoise vaut pour la lumière dorée de l’Espagne au printemps,  pour son casting attachant, son humour décalé et son rythme « nordique ». Le scénario a beau être sans surprise, la  réalisation évite les clichés trop voyants et le film se regarde avec beaucoup de plaisir. Que ce soit pour la relation mère-fille, la romance adulte ou le couplet écolo sur la nécessité de conjuguer tourisme et préservation des sites, tout sonne juste et bien amené. Un film qui donne envie de partir au soleil manger des mangues.  

L’Agent Secret

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Brésil, 1977. Marcelo (Wagner Moura), un homme d’une quarantaine d’années fuyant un passé trouble, arrive dans la ville de Recife où le carnaval bat son plein. Il vient retrouver son jeune fils et espère y construire une nouvelle vie. C’est sans compter sur les menaces de mort qui rôdent et planent au-dessus de sa tête…

Ce qu’on en pense

Très bien accueilli à Cannes 2025, où il a raflé le prix de la mise en scène et le prix d’interprétation masculine, le nouveau film du brésilien Kleber Mendonça Filho (Aquarius, Bacurau) ressuscite le Recife des années 70 dans un thriller politique paranoïaque à la manière de l’époque. Au delà de l’exercice de style et de la reconstitution, une belle réflexion sur le passé qui ne passe pas, la dictature et la violence. Brillantissime.  

Avatar 3

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

La suite des aventures du peuple Na’Vi sur la planète Pandora…

Ce qu’on en pense

Initiée en 2009 pour lancer une nouvelle ère de cinéma en relief, la saga Avatar est, à ce jour, la seule à pouvoir rivaliser avec Star Wars en termes de succès et de développements. Ce troisième volet plus sombre que le précédent,  dont il constitue pourtant la suite directe, devrait encore séduire les fans de James Cameron que 3h30 d’immersion dans l’univers bleuté de Pandora ne rebuteront pas. Des volets 4, 5 et 6 sont déjà dans les tuyaux…