Cinéma

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Les Matins merveilleux

Cinéma|

Par  Ph.D

Le pitch

De vieux vinyles disco dans le coffre de sa Twingo, à peine remise de la mort de sa grand-mère, Charlie (India Hair) roule. Elle ne sait pas encore que ces disques ressusciteront les pas de danse de sa mère dans les yeux humides de Titou (Eric Cantona), caviste rêveur, ni qu’une plage méditerranéenne désertée sera le théâtre de sa rencontre avec Marina (Raya Martigny) , qui rêve son idéal de liberté dans la pizzeria du village. Pour l’instant, elle roule…

Ce qu’on  en pense

Pour son premier long métrage, découvert en sélection officielle à Cannes, Avril Besson déplace l’action de son court remarqué (Queen Size 2023) dans le Var, du coté du Lavandou, où son héroïne débarque hors saison,  à la recherche d’un caviste amateur de disco (Eric Cantona en Travolta provençal) qui pourrait possiblement être son père. L’atmosphère hivernale du village, autour de la plage de Cavalière, est pour  beaucoup dans le charme discret de cette escapade sentimentale, portée par une épatante India Hair, enfin castée dans un  « premier rôle »  à la mesure de son talent. On découvre à ses côtés, dans le rôle d’une barmaid accueillante,  la formidable Raya Martigny dont la transidentité n’est même pas un sujet tant sa présence crêve l’écran. L’air de rien, Les Matins merveilleux justifient pleinement son titre :  une promesse de bonheur pour le spectateur comme pour les personnages, tous porteurs de fragilités émouvantes.

Spider-Man 9

Cinéma|

Par  J.V

Le pitch

C’est un tout nouveau jour pour Peter Parker (Tom Holland). Dans un monde qui ne se souvient plus de lui, il poursuit sans relâche sa lutte contre la criminalité. Mais le sentiment d’avoir été oublié par ses amis qui avancent désormais sans lui provoque un changement chez Peter qu’il n’est peut-être pas en mesure de contrôler. Et pourtant, c’est cette mutation qui pourrait être sa seule chance de s’opposer à un adversaire terrifiant, capable d’agir sans jamais être repéré et prêt à s’attaquer à la ville et à tous les proches de Spider-Man. Car si le monde ne se souvient plus de Peter Parker, lui ne l’a pas oublié…

Ce qu’on  en pense

Plus sombre que ses prédécesseurs, le nouveau Spider-Man relance une franchise en perte de vitesse. L’arrivée de Destin Daniel Cretton à la réalisation est un vrai plus, que ce soit dans les scènes de comédie ou d’action (L’affrontement avec Hulk, invité surprise de l’épisode). A travers la personnalité de Peter Parker, la réflexion sur la jeunesse oppressée par une société anxiogène  est tout à fait pertinente. Comme d’habitude chez Marvel, hélas,  le film est beaucoup trop long…

I Want Your Sex

Cinéma|

Par  J.V

Le pitch

Elliot (Cooper Hoffman) , un jeune homme naïf en quête de sens, décroche le poste de ses rêves auprès d’Erika Tracy (Olivia Wilde), artiste provocatrice et figure incontournable de la scène artistique. Lorsqu’elle décide de faire de lui sa « muse sexuelle », ses fantasmes les plus audacieux semblent devenir réalité. Mais cette relation l’entraîne bientôt dans un univers trouble où se mêlent désir, obsession, pouvoir, manipulation et trahison…

Ce qu’on  en pense

Très attendu (son film précédent remonte à 2019) le nouveau Gregg Araki ne déçoit pas. Une sorte de Babygirl inversé et décadent, dans lequel Cooper Hoffman devient le jouet sexuel d’Olivia Wilde. Décalé, flashy, sexy, provoquant, bavard et drôle : du pur Araki. 

Permis de détruire

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Dominique (Patrick Timsit) lutte pour concrétiser son rêve corse entre son cabinet médical en chantier et son combat contre une centrale électrique controversée. Quand Olivier (Kad Merad), son ami psychanalyste en plein divorce, débarque pour refaire sa vie sur l’île, les deux pinzuti (Français du continent) aidés de leur ami corse Santu (Eric Fraticelli), vont tout faire pour s’intégrer à la culture insulaire. Pour le meilleur et le pire…

Ce qu’on en pense

Tourné à L’Île-Rousse, Pigna, Cateri,  Speloncatu et sur les hauteurs de Calvi, le nouveau film d’Eric Traticelli offre une suite réjouissante à Permis de construire. Patrick Timsit et Kad Merad, prennent la suite de Didier Bourdon dans le rôle des pinzuti qui ñrêvent de devenir Corses (Le personnage de Timsit voudrait même être plus Corse que les Corses…) et on retrouve avec plaisir les personnages et l’univers du premier film.  C’est léger et drôle, sans autre prétention que de distraire un public populaire, nostalgique des films de Claude Zidi. A voir sans se prendre la tête. 

Rebuilding

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Dans l’Ouest américain, dévasté par des incendies ravageurs, Dusty (Josh O’Connor) a vu son ranch anéanti par les flammes. Il trouve refuge dans un camp de fortune et commence lentement à redonner du sens à sa vie. Entouré de personnes qui, comme lui, ont tout perdu, des liens inattendus se tissent. Porté par l’espoir de renouer avec sa fille  (Lilly La Torre) et son ex-femme (Megann Fahy) , il retrouve peu à peu la volonté de tout reconstruire.

Ce qu’on en pense

Dans la lignée des premiers films de Chloe Zhao, un mélodrame sensible et attachant signé Max Walker-Silverman (A Love Song),  avec l’excellent Josh O’Connor et la formidable Lilly La Torre découverte sur Netflix dans Run Rabbit Run. L’histoire d’un jeune éleveur dont le ranch a été entièrement détruit dans un incendie géant et qui va se reconstruire en passant plus de temps avec sa petite fille et en faisant preuve de solidarité avec d’autres rescapés de l’incendie. A sa manière peu démonstrative, le film exalte les valeurs d’une Amérique en voie de disparition. Son arrivée sur Canal +,  alors que les incendies ravagent le sud de la France,  offre l’occasion d’une pensée compatissante pour ceux qui en ont été victimes…

Riviera 76

Cinéma|

Par Ph.D

Joe Cocker, Gil Scott Heron, The Crusaders, Magma, Shakti, Airco Moreira, Eddie Palmieri… En 1976, l’affiche avait de quoi faire saliver les amateurs de musique et de rassemblements de plein air. Cet été là, un festival a réuni ces artistes, du 24 au 26 juillet, sur le circuit du Castellet. Organisé par Michael Lang, le promoteur du festival de Woodstock, ce « Woodstock provençal »  était censé accueillir 200 000 spectateurs pour  « 36 heures de jazz rock dans 350 hectares d’herbe « .   Il en vint dix fois moins,  mais le festival eut bien  lieu. Ce fut même un des derniers du genre. Curieusement, à part ceux qui y étaient, personne ne s’en souvenait. Jusqu’à ce qu’un demi siècle plus tard,  le réalisateur Christophe Duchiron déniche, par hasard, un trésor : des dizaines de bobines de films sur lesquelles tout le festival a été enregistré. Comme à Woodstock, Michael Lang avait prévu d’en tirer un film et de le diffuser au cinéma dans le monde entier. Une équipe de film complète était sur place avec 6 caméras et elle a tout filmé: l’arrivée des festivaliers, le campement, les baigneurs à poil dans le bassin de rétention du circuit, la foule avachie dans des sacs de couchage devant la scène, les concerts qui s’étiraient jusqu’au bout de la nuit…

La prestation incroyable de Betty Davis est ce qui a poussé Christophe Duchiron à rechercher ces images : il n’en existe pas d’autres de la chanteuse en live. Le set de Magma,  à 4 heures du matin, est extraordinaire. Celui de Joe Cocker, par contre,  est un naufrage : ivre mort, le chanteur anglais massacre une poignée de chansons avant de jeter l’éponge et de retourner se finir au bar… Le film, hélas, ne verra jamais le jour: Martine Fabre, qui avait commencé le montage a vite dû renoncer,  faute d’être payée. C’est elle qui a gardé les bobines dans sa cave pendant un demi siècle, espérant pouvoir d’y remettre un jour.S’il n’y avait plus un sou pour la payer à l’époque, c’est que le festival a été un naufrage financier. Magma n’a jamais été payé pour sa prestation, la plupart des autres musiciens non plus. En plus du déficit de billetterie, la recette du premier jour avait été volée par la mafia locale !  C’est cette étonnante histoire que raconte Riviera 76 (disponible en streaming gratuit sur le site de France.tv) avec beaucoup d’images du festival et quelques interviews de participants, mais trop peu de musique. On espère que les images des concerts feront l’objet d’un deuxième film !  Ainsi le « Woodstock Provençal » pourrait-il enfin rentrer dans l’Histoire aux cotés de son grand frère américain.

Babygirl 

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Romy (Nicole Kidman), PDG d’une grande entreprise, a tout pour être heureuse : un mari aimant (Antonio Banderas), deux filles épanouies et une carrière réussie. Mais un jour, elle rencontre Samuel (Harris Dickinson), jeune stagiaire dans la société qu’elle dirige à New York. Elle entame avec lui une liaison torride, quitte à tout risquer pour réaliser ses fantasmes les plus enfouis…

Ce qu’on en pense

Dommage que Tom Cruise n’ait pas accepté le rôle du mari ! Babygirl aurait pu être vu comme une suite au sulfureux Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick. Nicole Kidman y campe une femme mure qui assouvit ses fantasmes de soumission avec le stagiaire de sa boite. La vengeance d’une rousse ? De quoi attirer le chaland, en tout cas. Dommage que la réalisation d’Halina Reijn soit à des années lumières de celle de Kubrick. A l’arrivée : un  50 nuances de Gray sexagénaire,  aussi érotique qu’une camomille. Remboursez ! 

De la Comédie-Française

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Dans 3 heures, Nina (Pauline Clément) dévoile sa première mise en scène à la Comédie-Française. Mais dans l’agitation des dernières répétitions, rien ne se passe comme prévu : retards, coups de stress, problèmes techniques et problèmes d’égo secouent la troupe. Pourtant, Nina n’a pas d’autre choix que d’aller jusqu’au bout car s’il y a bien une règle d’or à la Comédie-Française, c’est qu’on n’annule pas. Commence alors une course contre la montre pour sauver la représentation.

Ce qu’on en pense

Bardé de prix au Festival de la Comédie de l’Alpe d’Huez, De la Comédie-Française s’annonce comme La comédie (française) de l’année. Court, rythmé, irrésistiblement drôle, finement dialogué, joué au cordeau par les membres de la célèbre troupe distribués dans tous les rôles, avec une Pauline Clément géniale dans celui de l’actrice menteuse en scène dépassée par les évènements, le film est une totale réussite. Molière (qui fait un caméo dans le film ) peut-être fier de ses successeurs.  Un conseil : ne regardez pas la bande annonce avant d’aller le voir. Le film est trop court pour s’en divulgâcher les meilleurs extraits.

L’Odyssée

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Après avoir conquis Troie au bout de dix ans de siège, Ulysse (Matt Damon) prend la mer pour retourner à Ithaque où l’attend Penelope (Anne Hathaway) , harcelée par une horde de prétendants. Mais les Dieux vont compliquer son voyage… 

Ce qu’on en pense

Hanté depuis longtemps par L’Odyssée d’Homère et le mythe de l’impossible retour (Tenet, Dunkerque, Interstellar, Inception…), Christopher Nolan s’attaque au chef d’oeuvre absolu de la littérature antique avec un casting cinq étoiles (Matt Damon, Anne Hathaway, Zendaya, Tom Holland, Robert Pattinson…) et un budget pharaonique. Tournée en Imax 70mm, le film est une splendeur visuelle, avec des paysages incroyables et des scènes de batailles épiques. Prouesse d’adaptation et de mise en scène, le film va aussi bien au delà du blockbuster standard,  avec un héros hanté par la culpabilité qui rend à la geste d’Homère toute sa pertinence et sa modernité dans un monde au bord du gouffre.

Springsteen

Cinéma|

Par Philippe Dupuy

Le Pitch

Au début des années 80, Bruce Springsteen (Jeremy Allen  White) , sur le point d’accéder au star system, lutte pour concilier les pressions du succès et les fantômes de son passé. Réfugié dans une petite maison de New Jersey, il enregistre en solo, sur un magnétophone quatre pistes, les chansons qui formeront Nebraska  :  un disque acoustique aussi brut qu’habité, peuplé d’âmes perdues à la recherche d’une raison de croire…

Ce qu’on en pense

Après Elton John (Rocket Man) et Bob Dylan (Un Parfait inconnu), Bruce Springsteen a l’insigne honneur d’un biopic de son vivant. Il n’y tenait pas tant que ça, mais Scott Cooper (Crazy Heart, Les Brasiers de la colère) a su le convaincre qu’en adaptant le livre de Warren Zane (Deliver Me From Nowhere), il saurait éviter les travers de la bio Wikipedia hollywoodienne. Et c’est effectivement ce qu’il a fait, dans un style indé qui le démarque des biopics standards. En se concentrant sur l’année bascule au cours de laquelle Springsteen, entre dépression chronique et vertige de la célébrité,  est retourné dans le New Jersey pour y  enregistrer son unique album acoustique (le mythique Nebraska), le film réussit sa mission d’introspection springsteenienne. C’est le premier biopic de rockstar  qui s’intéresse vraiment à la manière dont les chansons naissent,  à la création d’un album et aux relations entre artiste, manager (Jeremy Strong, formidable en Jon Landau)  et maison de disques.  Jeremy Allen White ( découvert en cuisinier punk dans la formidable série The Bear) offre une incarnation habitée de celui qui allait devenir le Boss,  mais n’était encore que le fils d’un père alcoolique et bipolaire dont l’image le hantait et qu’il devait affronter avant de prendre son envol définitif vers la starisation. L’acteur, qui ressemble effectivement assez au Springsteen des années 70 (sa période Al Pacino),  a même poussé le souci d’identification jusqu’à réenregistrer les chansons qu’il interprête à l’écran,  avec une voix assez proche de celle de Springsteen. On ne lui en demandait pas tant et on aurait aussi pu se passer des scènes de live dans lesquelles il singe la gestuelle du Boss. Mais pour le reste,  le film est une réussite et mérite d’être vu, même si on ne fait pas partie du fan club de Bruce Springsteen. 

 

Les Braises

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Karine et Jimmy (Virgine Efira, Arieh Worthalter)  forment un couple uni, toujours très amoureux après vingt ans de vie commune et deux enfants. Elle travaille dans une usine ; lui, chauffeur routier, s’acharne à faire grandir sa petite entreprise. Quand surgit le mouvement des Gilets Jaunes, Karine est emportée par la force du collectif, la colère, l’espoir d’un changement. Mais à mesure que son engagement grandit, l’équilibre du couple vacille.

Ce qu’on en pense

Un mélo sur les gilets jaunes avec Virginie Efira en ouvrière d’usine : sur le papier, on a un peu de mal à y croire.  Thomas Kruithof (Les Promesses, La Mécanique de l’ombre) réussit pourtant à captiver et à émouvoir avec cette histoire d’émancipation féminine sur fond de mouvement social. La fin ouverte et l’absence de parti pris peuvent toutefois laisser un goût d’inachevé.

Mektoub My Love 2

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Amin (Shain Boumedine) revient à Sète après ses études à Paris, rêvant toujours de cinéma. Un producteur américain en vacances (André Jacobs), s’intéresse par hasard à son projet, Les Principes essentiels de l’existence universelle, et veut que sa femme, Jess (Jessica Pennington), en soit l’héroïne. Mais le destin, capricieux, impose ses propres règles… 

Ce qu’on en pense

Il aura fallu huit années et un oubliable Intermezzo (3 heures de débauche disco dans une boite de nuit,  présenté à Cannes mais jamais sorti en salles), pour que vienne enfin la suite de Mektoub My Love, film « de vacances » d’un Abdellatif Kechiche au sommet de son art. Tourné dans la foulée du premier Mektoub, ce Canto Due reprend les choses où on les avait laissées (sur une plage de Sète) et y ajoute de nouveaux personnages et de nouvelles liaisons. On retrouve avec plaisir la troupe et l’ambiance estivale du premier film, en se demandant pourquoi il a fallu attendre si longtemps cette suite si évidente et lumineuse. Le caractère ombrageux et les soucis de santé du réalisateur Niçois y sont sans doute pour quelque chose…

Running Man

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Dans un futur proche, The Running Man est l’émission numéro un à la télévision : un jeu de survie impitoyable où des candidats, appelés les Runners, doivent échapper pendant 30 jours à des tueurs professionnels, sous l’œil avide d’un public captivé. Chaque jour passé augmente la récompense à la clé — et procure une dose d’adrénaline toujours plus intense. Ben Richards (Glen Powell), ouvrier désespéré prêt à tout pour sauver sa fille gravement malade, accepte l’impensable : participer à ce show mortel, poussé par Dan Killian (Josh Brolin) , son producteur aussi charismatique que cruel. Mais personne n’avait prévu que Ben, par sa rage de vivre, son instinct et sa détermination, devienne un véritable héros du peuple… et une menace pour tout le système. Alors que les audiences explosent, le danger monte d’un cran. Ben devra affronter bien plus que les Hunters : il devra faire face à un pays entier accro à le voir tomber.

Ce qu’on en pense

Edgar Wright  (Baby Driver, Shaun of the Dead) est aux commandes de ce remake du film de 1987 avec Arnold Schwartznegger. Son adaptation du roman de Stephen King est plus fidèle à l’original et c’est lee nouveau action-hero d’Hollywood,  Glen Powel (Top Gun : Maverick),  qui endosse le costume du Runner, pourchassé par un pays entier à la soif de sang attisée par un méchant network et son méchant producteur (Josh Prolin). Action et adrénaline à gogo pour ce Blockbuster qu’on croirait avoir été oublié sur une étagère des années 80. N’empêche,  le portrait de l’Amérique (que Stephen King situait en… 2025 !) n’est pas trés éloigné de celle qu’on connait : une société monstrueusement inégalitaire et violente,  aux mains d’une oligarchie de milliardaires de la tech et des médias…

L’Inconnue du port

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Une jeune femme  (Ana Rujas) est retrouvée par la police séquestrée dans un conteneur sur les docks de Barcelone. Incapable de parler ou même de se souvenir de son identité, elle est transportée à l’hôpital, où une tentative d’assassinat est commise contre elle. L’inspectrice Anna Ripoll (Candela Pena), experte en trafic d’êtres humains, est chargée d’enquêter sur cette mystérieuse affaire avec un policier suspecté de corruption (Pol Lopez).

Ce qu’on en pense

Il ne doit pas toujours être facile pour Netflix de décider quelques histoires méritent une série plutôt qu’un film. Celle-ci aurait clairement pu (dû?) faire l’objet d’une mini-série. Les personnages sont attachants, notamment ceux des deux flics, et une série aurait permis de mieux les développer. On retrouverait volontiers l’inspectrice Ana Ripoll (Candela Pena) dans une autre enquête. Idem pour l’intrigue, qui manque d’originalité pour un film mais aurait pu déboucher, en série,  sur un vrai traitement du trafic d’êtres humains. D’autant que la réalisation signée Gabe Ibáñez est soignée avec une belle immersion dans Barcelone. En l’état, ça se regarde, mais on reste sur sa faim. 

L’Agent Secret

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Brésil, 1977. Marcelo (Wagner Moura), un homme d’une quarantaine d’années fuyant un passé trouble, arrive dans la ville de Recife où le carnaval bat son plein. Il vient retrouver son jeune fils et espère y construire une nouvelle vie. C’est sans compter sur les menaces de mort qui rôdent et planent au-dessus de sa tête…

Ce qu’on en pense

Très bien accueilli à Cannes 2025, où il a raflé le prix de la mise en scène et le prix d’interprétation masculine, le nouveau film du brésilien Kleber Mendonça Filho (Aquarius, Bacurau) ressuscite le Recife des années 70 dans un thriller politique paranoïaque à la manière de l’époque. Au delà de l’exercice de style et de la reconstitution, une belle réflexion sur le passé qui ne passe pas, la dictature et la violence. Brillantissime.