Cinéma

/Cinéma

Jumpers

Cinéma|

Par J.V

Le Pitch

Mabel, une adolescente passionnée par les animaux, saute (littéralement !) sur l’occasion d’essayer une nouvelle technologie révolutionnaire permettant de communiquer avec eux d’une manière totalement inédite… en se glissant dans la peau d’une adorable femelle castor. Conçu par des scientifiques visionnaires, ce dispositif permet de transférer la conscience humaine dans le corps de robots-animaux plus vrais que nature. Mabel se lance alors dans une aventure unique et riche en découvertes au cœur du règne animal.

Ce qu’on en pense

Pour faire patienter les fans jusqu’à Toy Story 5 (17 juin), Pixar dégaine Jumpers : le 30e long métrage du studio depuis 1995. Et un carton de plus à prévoir tant l’aventure est réjouissante. Inversant la dynamique habituelle chère à la maison mère (Disney), Daniel Chong place les humains dans des corps d’animaux et adopte leur point de vue dans cette fable euphorisante, menée grand train mais qui n’oublie pas d’être intelligente et écolo. Une nouvelle réussite épatante. 

Alter Ego

Cinéma|

Par J.V

Le Pitch

Alex (Laurent Lafitte) a un problème : son nouveau voisin est son sosie parfait. Avec des cheveux. Un double en mieux, qui va totalement bouleverser son existence…

Ce qu’on en pense

Sur le thème du double, qu’ils avaient déjà abordé dans La Personne aux deux personnes (2008), Nicolas Charlet et Bruno Laveine poussent à fond les curseurs satyriques dans cette nouvelle comédie noire, qui vire au thriller parano. L’occasion pour le fraichement césarisé Laurent Lafitte de donner toute la mesure de sa vis comica, voire d’en rajouter une louche en brave beauf calvitié qui trouve dans son nouveau voisin une bien meilleure version de lui-même et en conçoit une jalousie meurtrière. Chauve qui peut !   

La Maison des femmes

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

À la Maison des femmes, entre soin, écoute et solidarité, une équipe se bat chaque jour pour accompagner les femmes victimes de violences dans leur reconstruction. Dans ce lieu unique mais menacé de fermeture, Diane, Manon, Inès, Awa et leurs collègues accueillent, soutiennent, redonnent confiance. Ensemble, avec leurs forces, leurs fragilités, leurs convictions et une énergie inépuisable, elles vont tout faire pour sauver leurs patientes et leur établissement.

Ce qu’on  en pense

Quelque part entre Hypocrate (Thomas Lilti), Je verrai toujours vos visages (Jeanne Herry) et Hors Normes (Nakache-Toledano), trois grandes réussites du film médico-social,  Melisa Godet signe une épatante comédie dramatique sur les violences faites aux femmes et celles qui les soignent. La réussite du film tient pour beaucoup à son casting parfait (Karin Viard, Laetitia Doesch, Eye Haïdara, Oulaya Amamra, Juliette Armanet, Pierre Deladonchamps, Laurent Stocker…), mais aussi à ses dialogues et à sa réalisation tonique. Ni on ne s’ennuie, ni on ne s’apitoie, emporté que l’on est par l’énergie débordante de ces héroïnes du quotidien. Dommage que les personnages masculins ne soient pas aussi bien traités et que les scènes « documentaires » soient un peu répétitives.

Valeur sentimentale

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Agnès (Inga Ibsdotter Lilleaas) et Nora (Renate Reinsve) voient leur père (Stellan Skarsgard) débarquer après de longues années d’absence. Réalisateur de renom, il propose à Nora, comédienne de théâtre, de jouer dans son prochain film, mais celle-ci refuse avec défiance. Il propose alors le rôle à Rachel Kemp (Elle Fanning), une jeune star hollywoodienne…

Ce qu’on en pense

Après Julie en 12 chapitres,  qui avait valu à Renate Reinsve le prix d’interprétation à Cannes 2021, l’actrice et son mentor, le Norvégien Joachim Trier étaient de retour sur la Croisette en mai dernier pour défendre ce drame Tchekhovien qui interroge avec finesse les rapports père-fille(s), les souvenirs et les conflits de générations. Le réalisateur se sert, pour ce faire, du décor d’une maison familiale chargée de souvenirs douloureux, où le personnage du père incarné par l’excellent Stellan Skarsgård envisage de tourner le film qui marquerait son grand retour. Mais ses deux filles, auxquelles il n’a pas accordé beaucoup d’attention du temps de sa gloire passée,  ne sont pas décidées à lui faciliter la vie… Par le nouveau maître du cinéma nordique :  un de nos gros coups de coeur de Cannes 2025, où il a décroché le Grand Prix.

Les Invisibles

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Daisy Moriarty (Lili Reinhart) travaille pour une société chargée de vérifier la légalité des vidéos déposées sur le Net. Elle visionne toute la journée des vidéos signalées sur les réseaux sociaux. Une d’entre elles, mettant en scène la torture d’une femme, commence à l’obséder…

Ce qu’on en pense

Un honnête thriller psychologique américano-allemand situé dans l’univers de la modération d’Internet. La réalisatrice Uta Briesewitz fait le choix de ne pas montrer les vidéos supposément dérangeantes pour s’attacher plutôt aux troubles qu’elles provoquent chez les jeunes gens chargés de les visionner. Lili Reinhart porte le sujet avec talent et conviction, dans une réalisation soignée. Dommage que le scénario reste au niveau d’une série B, avec pas mal d’invraisemblances et un final téléphoné. A voir sur Paramount+ ou via MyCanal.

César 2026 : Les lauréats

Cinéma|

Par Ph.D

La 51e cérémonie des César du cinéma français s’est déroulée le 26 février à l’Olympia. Présidée par Camille Cottin, elle était présentée par Benjamin Lavernhe qui a réalisé un sans faute,  avec notamment une incroyable imitation de Jim Carrey dans The Mask en ouverture de cérémonie. La retransmission a également été marquée par un hommage chahuté à Brigitte Bardot et par l’émotion de Jim Carrey recevant, en français, son César d’honneur. A la surprise générale  L’Attachement de Carine Tardieu qui succède à Emilia Perez,  devançant les favoris qu’étaient Nouvelle Vague et Dossier 137. Voici les lauréats (en gras) dans les principales catégories (lire la critique en cliquant sur le titre du film)

MEILLEUR FILM  

L’Attachement, de Carine Tardieu 
Dossier 137, de Dominik Moll
Nouvelle vague, de Richard Linklater
La Petite Dernière, de Hafsia Herzi
Un simple accident, de Jafar Panahi

FILM D’ANIMATION

Amélie et la métaphysique des tubes, de Maïlys Vallade et Han Liane-Cho.
Arco, d’Ugo Bienvenu.
La Vie de château. Mon enfance à Versailles, de Clémence Madeleine-Perdrillat et Nathaniel H’Limi.

PREMIER FILM

Arco, d’Ugo Bienvenu
L’Epreuve du feu, d’Aurélien Peyre
Nino, de Pauline Loquès
La Pampa, d’Antoine Chevrollier
Partir un jour, d’Amélie Bonnin

FILM ETRANGER

L’Agent secret, de Kleber Mendonça Filho
Black Dog, de Guan Hu
Sirat, d’Oliver Laxe
Une bataille après l’autre, de Paul Thomas Anderson
Valeur sentimentale, de Joachim Trier

MEILLEURE REALISATION

— Carine Tardieu pour L’Attachement
— Dominik Moll pour Dossier 137
— Stéphane Demoustier pour L’Inconnu de la Grande Arche
Richard Linklater pour Nouvelle vague
— Hafsia Herzi pour La Petite Dernière

MEILLEUR SCENARIO

— Dominik Moll et Gilles Marchand pour Dossier 137
— Pauline Loquès pour Nino
— Holly Gent et Vince Palmo pour Nouvelle vague
Franck Dubosc et Sarah Kaminsky pour Un ours dans le Jura
— Jafar Panahi pour Un simple accident

MEILLEURE ACTRICE 

— Leïla Bekhti dans Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan
— Valeria Bruni Tedeschi dans L’Attachement
Léa Drucker dans Dossier 137
— Isabelle Huppert dans La Femme la plus riche du monde
— Mélanie Thierry dans La Chambre de Mariana

MEILLEUR ACTEUR 

— Claes Bang dans L’Inconnu de la Grande Arche
— Bastien Bouillon dans Partir un jour
Laurent Lafitte dans La Femme la plus riche du monde
— Pio Marmaï dans L’Attachement
— Benjamin Voisin dans L’Etranger

SECOND ROLE MASCULIN

— Swann Arlaud dans L’Inconnu de la Grande Arche
— Xavier Dolan dans L’Inconnu de la Grande Arche
— Michel Fau dans L’Inconnu de la Grande Arche
Pierre Lottin dans L’Etranger
— Raphaël Personnaz dans La Femme la plus riche du monde

SECOND ROLE FEMININ

— Jeanne Balibar dans  Nino
— Dominique Blanc dans Partir un jour
— Marina Foïs dans La Femme la plus riche du monde
— Park Ji-min dans La Petite Dernière
Vimala Pons dans L’Attachement

MEILLEUR ESPOIR MASCULIN

— Idir Azougli dans Météors
— Sayyid El Alami dans La Pampa
— Félix Lefebvre dans L’Epreuve du feu
— Guillaume Marbeck dans Nouvelle vague
Théodore Pellerin dans Nino

MEILLEUR ESPOIR FEMININ

— Manon Clavel dans Kika
— Suzanne Lindon dans La Venue de l’avenir
Nadia Melliti dans La Petite Dernière
— Camille Rutherford dans Jane Austen a gâché ma vie
— Anja Verderosa dans L’Epreuve du feu

 

Un Parfait inconnu

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

New York, 1961. Alors que la scène musicale est en pleine effervescence et que la société est en proie à des bouleversements culturels, Bob Dylan (Timothée Chalamet) un énigmatique jeune homme de 19 ans débarque du Minnesota avec sa guitare et son talent hors normes qui changeront à jamais le cours de la musique américaine. Durant son ascension fulgurante, il noue d’intimes relations avec des musiciens légendaires de Greenwich Village, avec en point d’orgue une performance révolutionnaire et controversée qui créera une onde de choc dans le monde entier…

Ce qu’on en pense

Avec Walk The Line, en 2005,  James Mangold a ouvert la voie aux biographies filmées de stars sur grand écran. Peu, hélas,  ont été au niveau de son biopic de Johnny Cash. Aussi formait-on des prières pour qu’il fasse aussi bien avec celui de Bob Dylan. Le résultat est, effectivement, digne d’éloges,  avec un Timothée Chalamet transfiguré dans le rôle du jeune Bob Zimmerman,  une reconstitution d’époque aux petits oignons et des scènes musicales qui donnent le frisson.  Le film s’intéresse essentiellement aux quatre premières années de son ascension fulgurante (61-65) et au moment où, considéré comme la nouvelle star de la musique folk et de la chanson protestataire, Dylan électrifie son jeu et passe au rock,  au risque de se couper de sa fanbase la plus intégriste. Un Parfait inconnu (référence aux paroles de « Like a Rolling Stone » et au mystère entretenu par l’intéressé autour de sa propre personnalité) dresse le portrait d’un artiste décidé à bousculer toutes les conventions,  y compris celles de son propre art. La marque du génie.

Orwell

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

1949. George Orwell termine ce qui sera son dernier mais plus important roman: 1984.

Ce qu’on  en pense

2+2=5.  Combien de fois les pouvoirs ont-ils tenté de nous en persuader au cours des dernières décennies ? Jusqu’à quand résistera-t-on à l’admettre? Sous prétexte d’un portrait d’Orwell, de son enfance coloniale à sa mort en sanatorium, en passant par sa douloureuse expérience de policier en Malaisie et son exil sur l’île de Jura en Ecosse,  Raoul Peck plonge dans son œuvre visionnaire (1984 et La Ferme aux animaux) pour explorer les racines du totalitarisme et ses résurgences actuelles : le double discours, la vérité inversée, le crime par la pensée, la novlangue, Big Brother… Toutes ces aberrations de la pensée politique qui résonnent encore plus puissamment aujourd’hui,  sous l’ère de Trump, de Poutine et des Mollahs. Dans un montage passionnant d’images d’actualité, d’IA et d’extraits des films tirés de l’oeuvre d’Orwell, avec les propres mots de l’écrivain pour seul commentaire,  Orwell 2+2=5  est à voir absolument pour comprendre le monde contemporain et vers quels abimes il nous entraine.

Nice : Fiesta del Cine

Cinéma|

Par la rédaction

La Fiesta del Cine, festival de cinema sud-américain revient du 27 février au 8 mars dans les cinémas Rialto, Variétés et à la Cinémathèque de Nice pour une quatrième édition consécutive. Au programme : avant premières de films sur américains en présence des équipes ou en duplex, concerts, spectacles et restauration typique. Sept pays d’Amérique latine seront représentés dans la sélection avec 10 films en compétition pour le Prix du public. La Cinémathèque de Nice, de son côté,  proposera une sélection de classiques du cinéma argentin des années 50.

 

Athos

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Les Athos, pilotes d’exception de la Patrouille de France, se soumettent à une préparation millimétrée en prévision de leur tournée estivale. Entre rigueur, passion et solidarité, le film révèle l’humanité derrière les casques, alors qu’un accident vient bouleverser l’équilibre de la formation

Ce qu’on  en pense

Le Niçois Mathieu Giombini a eu la chance de pouvoir suivre durant une année entière la Patrouille de France, du passage de témoin au nouveau leader à la fin de la saison des  meetings aériens. Il s’est attaché à ne pas faire que de belles images de voltige, en axant le tournage sur les pilotes eux-mêmes, leur préparation et leurs relations. Son film, tourné pour les salles Imax est évidemment spectaculaire. Les scènes de voltige font s’accrocher à son siège. Mais il permet aussi d’entrer dans l’intimité des pilotes de la formation et de mesurer le talent, le travail et la concentration qui leur sont nécessaires pour accomplir leur mission. « La patrouille c’est comme piloter la Tour Eiffel à 700 km/h » dit l’un d’eux. Un exploit quotidien qui ne va pas sans risques. La saison sera le théâtre d’un accrochage entre deux avions suivi de l’éjection des pilotes lors d’un entrainement à Saint Dizier. Les pilotes en sortiront miraculeusement indemnes. Pas Mathieu Giombini, qui devait ce jour-là embarquer à bord d’un des deux avions et en a été quitte pour une belle frayeur retrospective.

Is This Thing On ?

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Le mariage d’Alex (Will Arnett) et Tess ( Laura Dern) ne tient plus qu’à un fil. Alex doit soudain affronter les doutes de la cinquantaine et la menace d’un divorce imminent. A la recherche d’un nouveau souffle, il se lance dans le milieu du stand-up new-yorkais, tandis que Tess remet en question les sacrifices qu’elle a faits pour leur famille… Ils vont devoir composer avec la coparentalité, questionner leurs propres envies et répondre à une interrogation essentielle : l’amour peut-il prendre une nouvelle forme ?

Ce qu’on en pense

Est-ce que ce truc va marcher ? pourrait-on se demander en paraphrasant le titre original… Il y a moyen. Bradley Cooper, qui repasse derrière la caméra après le succès de A Star Is Born, sait filmer les histoires d’amour. Will Arnett et Laura Dern savent les jouer (bien qu’on regrette un peu que l’acteur réalisateur ait renoncé au rôle d’Alex). New York est, on le sait depuis longtemps,  le décor idéal pour les comédies romantiques et celles de remariage. On y va donc en confiance et on n’est pas déçu. Surtout si on a l’âge des protagonistes !

Enzo

Cinéma|

Par J.V

Le Pitch

Enzo (Eloy Pohu), 16 ans, est apprenti maçon à La Ciotat. Pressé par son père (Pierfracescoi Favino) qui le voyait faire des études supérieures, le jeune homme cherche à échapper au cadre confortable mais étouffant de la villa familiale. C’est sur les chantiers, au contact de Vlad (Maksym Slivinskyi), un collègue ukrainien, qu’Enzo va entrevoir un nouvel horizon…

Ce qu’on en pense

L’histoire autour du processus de création de « Enzo » est aussi belle que dramatique. En effet, Robin Campillo a tourné ce film coécrit avec Laurent Cantet peu de temps après le décès de ce dernier, qui devait assurer les prises de vues. D’un bout à l’autre, on sent, dans cette œuvre sensible, leur univers respectif. À savoir la façon de capter la complexité humaine de l’auteur palmé pour « Entre les murs » (2008) et le traitement des corps et de la sensualité de celui de « 120 battements par minute », qui reçut le Grand Prix du Jury en 2017. Leur alchimie transparaît et de manière subtile, le film capte le tiraillement entre le confort et la nécessité de se battre pour des valeurs qui nous sont chères, en interrogeant quel serait le bon choix. Si tant est qu’il y en ait un… L’atmosphère du Sud insuffle à ce drame – qui n’est pas une tragédie – une saveur inattendue, loin des poncifs, ce qui permet de ne pas se limiter à une simple réflexion sur l’âge ingrat et les attirances qui lui sont liées. Il s’agit davantage de faire l’état des lieux d’une jeunesse en manque de repères, car lucide de vivre dans un monde marqué par la violence et les guerres. Celle en Ukraine étant au cœur des préoccupations de Vlad, dont le personnage principal va tomber sous le charme.

 

Le Son des souvenirs

Cinéma|

Par Ph.D

 

Le pitch

Lionel (Paul Mescal), jeune chanteur talentueux originaire du Kentucky, grandit au son des chansons que son père chantait sur le perron de leur maison. En 1917, il quitte la ferme familiale pour intégrer le Conservatoire de Boston, où il fait la rencontre de David (Josh O’Connor), un étudiant en composition aussi brillant que séduisant, mais leur lien naissant est brutalement interrompu lorsque David est mobilisé à la fin de la guerre.En 1920, réunis le temps d’un hiver, Lionel et David sillonnent les forêts et les îles du Maine pour collecter et préserver les chants folkloriques menacés d’oubli. Cette parenthèse marquera à jamais Lionel. Au cours des décennies suivantes, Lionel connaît la reconnaissance, la réussite, et d’autres histoires d’amour au fil de ses voyages à travers l’Europe. Mais ses souvenirs avec David le hantent encore, jusqu’au jour où une trace de leur œuvre commune ressurgit et lui révèle combien cette relation a résonné plus fort que toutes les autres..

Ce qu’on en pense

Avec ses faux airs de Brokeback Mountain et son casting torride, Le Son des souvenirs aurait pu faire une belle Palme classique à Cannes, où le film d’Oliver Hermanus (Queer Palm 2011 pour Beauty) était en compétition. Adapté d’une nouvelle de Ben Shattuck, il  suit deux musicologues des années 20 (Josh O’ Connor et Paul Mescal) dans leur périple à travers les montagnes états-uniennes pour enregistrer sur des rouleaux de cire des chansons appartenant au folklore local. Leur histoire d’amour contrariée, mêlée à la splendeur des paysages et à la musique des origines fournit la matière d’ un superbe mélo queer, dont le charme repose en grande partie sur celui des deux acteurs principaux.

L’Accident de piano

Cinéma|

Par J.V

Le Pitch

Magalie (Adèle Exarchopoulous) est une star du web hors sol et sans morale qui gagne des fortunes en postant des contenus choc sur les réseaux. Après un accident grave survenu sur le tournage d’une de ses vidéos, Magalie s’isole à la montagne avec Patrick (Jérôme Commandeur), son assistant personnel, pour faire un break. Une journaliste (Sandrine Kiberlain) détenant une information sensible commence à lui faire du chantage…

Ce qu’on en pense

Toujours aussi prolifique et inspiré, Quentin Dupieux livre une nouvelle fable surréaliste et absurde,  en s’attaquant cette fois aux réseaux sociaux , aux influenceurs et au monde des médias en général. Ceux-ci sont personnifiés par le personnage d’Adèle Exarchopoulos, grimée et fagotée pire que dans Mandibules, et celui de Sandrine Kiberlain en journaliste maître-chanteuse. Leur confrontation réjouira les fans de l’ex-Mr Oizo et énervera les autres tant il ressemble à un condensé de son cinéma.

 

Superman

Cinéma|

Par J.V

Le Pitch

Superman (David Corenswet) se retrouve impliqué dans des conflits aux quatre coins de la planète et ses interventions en faveur de l’humanité commencent à susciter le doute. Percevant sa vulnérabilité, Lex Luthor (Nicholas Hoult), milliardaire de la tech et manipulateur de génie, en profite pour tenter de se débarrasser définitivement de lui. Lois Lane (Rachel Brosnahan), l’intrépide journaliste du Daily Planet, pourra-t-elle, avec le soutien des autres méta-humains de Metropolis et Krypto, le fidèle compagnon à quatre pattes de Superman, empêcher Luthor de mener à bien son redoutable plan ?

Ce qu’on en pense

Désormais en charge du DC Universe pour la Warner, James Gunn (The Suicide Squad, Gardiens de la Galaxie) signe ce reboot réussi des aventures de  Superman. David Corenswet, y campe un super-héros confronté d’emblée à la défaite, face à un Lex Luthor (Nicolas Hoult impressionnant) maître du jeu. Avec l’évocation de l’invasion d’un pays qui ressemble fort à l’Ukraine, le  film parvient à raviver la nostalgie des comics tout en ancrant l’histoire dans l’actualité la plus contemporaine. Les effets spéciaux des scènes de combat, les décors (notamment celui, saisissant, d’une prison intergalactique) , le soin apporté aux  personnages secondaires (Green Lantern , le chien Krypto) et l’humour omniprésent, font de ce énième Superman une bonne surprise.