Ceux qui comptent
Par Ph.D
Le Pitch
Rose (Sandrine Kiberlain) et Jean (Pierre Luttin) n’ont rien en commun. Rose est une force de la nature qui affronte tous ses problèmes avec une désarmante joie de vivre. Elle campe avec ses 3 enfants à l’étage de l’hôtel de famille qui ne leur appartient plus, et non, ils ne sont pas pauvres : ils sont fauchés. C’est temporaire. Jean est un homme solitaire et taciturne qui a fini par enfouir son grand cœur sous des couches de pudeur et de résignation. Quand il arrive malgré lui dans cette famille hors norme, il va très vite devenir indispensable. Qu’attendaient-ils avant de se rencontrer ? Sans doute plus rien. Et pourtant, ensemble, tout va devenir possible…
Ce qu’on en pense
Après Carré Blanc et Hors de portée (avec Michael Douglas), Jean-Baptiste Leonetti change radicalement de genre pour une comédie sociale dont le principal argument est de réunir Sandrine Kiberlain et Pierre Luttin dans les rôles principaux. Deux acteurs qui réussissent aussi bien dans le drame que dans le burlesque et qui forment ici un couple de cinéma épatant dans des rôles de marginaux attachants. Dommage que le scénario soit si peu réaliste qu’on peine à s’intéresser à leur histoire…
Club Kid
Par Ph.D
Le pitch
Peter (Jordan Firstman), organisateur de soirées branchées à New York, mène une existence aussi effrénée qu’insouciante, rythmée par les nuits festives et les excès. Sa vie bascule lorsqu’Arlo (Reggie Absolom), le fils de 10 ans dont il ignorait l’existence, frappe à sa porte. Dépassé par ce rôle de père qu’il n’avait jamais envisagé, il est rapidement conquis par le charme et la spontanéité de l’enfant. Au fil du temps, un lien aussi inattendu que profond se tisse entre eux, et Peter découvre enfin qu’il existe une vie au-delà de la prochaine fête.
Ce qu’on en pense
Pour son premier long-métrage, l’humoriste new yorkais Jordan Firstman signe une comédie queer pleine de tendresse, dans laquelle un clubber homo impénitent (Firstman himself) découvre les joies de la paternité aux côtés d’un gamin surdoué (craquant Reggie Absolom), orphelin de mère mais hyper résilient, qui va l’obliger à devenir, en même temps, père et adulte (et clean). Avant ces mignonneries sur la parentalité forcée, le film offre, dans sa première partie, une plongée réjouissante (et un brin nostalgique) dans le New York underground qu’on dirait filmé par les frères Safdie. Au milieu de la faune homo et trans locale castée à la sauvage, Cara Delevingne trouve un de ses meilleurs rôles dans celui de l’associée cocaïnomane, ambitieuse et revancharde du héros. Tout ça mis bout à bout fait de Club Kid un film hautement fréquentable.
Wild Horse Nine
Par Ph.D
Le pitch
Peu avant le coup d’État chilien de 1973, deux agents de la CIA, Chris (John Malkovich) et Lee (Sam Rockwell) , sont envoyés de Santiago vers l’île de Pâques par leur supérieur, MJ (Steve Buscemi) Au milieu des statues emblématiques de l’île, tandis que ces partenaires de longue date sont confrontés à leur sombre passé et aux complots en cours, leur rencontre avec deux étudiantes chiliennes menace de faire basculer dans le chaos leur séjour dans ce paradis isolé…
Ce qu’on en pense
Après les mémorables 3 Billboards et Les Banshees d’Inisherin, l’Irlandais Martin McDonagh signe une nouvelle tragi-comédie jubilatoire dans laquelle John Malkovich et Sam Rockwell campent deux porte flingues de la CIA fatigués, qui quittent le Chili d’Allende quelques semaines avant le coup d’état qu’ils ont contribué à préparer, pour une excursion « touristique » sur l’île de Pâques. Le plus âgé (Malkovich chapeauté et promis à l’Oscar) est en phase terminale de cancer et a demandé à son pote (Sam Rockwell moustachu et génial) de l’achever proprement, après qu’ils auront vu les « grosses têtes ». Comme le vieux, que ses shoots de morphine ont totalement désinhibé, menace d’écrire ses mémoires avant de tirer sa révérence, leur chef (Steve Buscemi, impavide) les a mis sous surveillance. Il ne faudrait pas que le subclaquant s’avise de révèler certains secrets de l’Agence, comme, par exemple, son implication dans l’assassinat de JF Kennedy… Entre film d’espionnage seventies, farce satyrique sur l’interventionnisme US, western moderne et buddy movie crépusculaire dans les paysages magnifiquement désolés de l’île de Pâques, Wild Horse Nine s’avère être un des meilleurs films de l’année finissante. Tout simplement.
La Maison des femmes
Par Ph.D
Le pitch
À la Maison des femmes, entre soin, écoute et solidarité, une équipe se bat chaque jour pour accompagner les femmes victimes de violences dans leur reconstruction. Dans ce lieu unique mais menacé de fermeture, Diane, Manon, Inès, Awa et leurs collègues accueillent, soutiennent, redonnent confiance. Ensemble, avec leurs forces, leurs fragilités, leurs convictions et une énergie inépuisable, elles vont tout faire pour sauver leurs patientes et leur établissement.
Ce qu’on en pense
Quelque part entre Hypocrate (Thomas Lilti), Je verrai toujours vos visages (Jeanne Herry) et Hors Normes (Nakache-Toledano), trois grandes réussites du film médico-social, Melisa Godet signe une épatante comédie dramatique sur les violences faites aux femmes et celles qui les soignent. La réussite du film tient pour beaucoup à son casting parfait (Karin Viard, Laetitia Doesch, Eye Haïdara, Oulaya Amamra, Juliette Armanet, Pierre Deladonchamps, Laurent Stocker…), mais aussi à ses dialogues et à sa réalisation tonique. Ni on ne s’ennuie, ni on ne s’apitoie, emporté que l’on est par l’énergie débordante de ces héroïnes du quotidien. Dommage que les personnages masculins ne soient pas aussi bien traités et que les scènes « documentaires » soient un peu répétitives.
L’Affaire Marie-Claire
Par Ph.D
Le pitch
Novembre 1972. Au tribunal de Bobigny, un procès hors norme secoue la France entière. Marie-Claire Chevalier (Saül Benchetrit), 16 ans, est accusée d’avoir avorté illégalement. À la barre, sa mère (Cecile de France) et toutes les femmes qui l’ont aidée. Leur avocate, Gisèle Halimi (Charlotte Gainsbourg), fait un pari fou, insensé : elle leur demande de ne pas plaider coupable. Gisèle va faire ce qui n’a jamais été fait auparavant, elle va accuser et attaquer la loi, au risque de tout perdre…
Ce qu’on en pense
Minutieuse reconstitution du fameux « Procès de Bobigny« qui ouvrit, en 1972, la voie à la légalisation de l’avortement (1974), avec Charlotte Gainsbourg dans le rôle de l’avocate féministe Gisèle Halimi et Cécile de France dans celui de la mère de la jeune accusée. Du bon travail reconstitution, un peu scolaire, mais nécessaire à l’heure où l’avortement est à nouveau pénalisé dans plusieurs pays. En France, fort heureusement, sa légalisation a été constitutionnalisée en 2024.
Quelques mots d’amour
Par Ph.D
Le pitch
Sarcelles, 1995. Erika (Hafsia Herzi) élève seule ses deux enfants. Sa fille Abigaëlle se persuade que son père, qu’elle n’a jamais connu, l’aime en silence quelque part. Lorsqu’elle se met en tête de le retrouver, Erika se sent obligée de l’aider, tout en cherchant à la protéger. En grandissant, la quête d’Abigaëlle se transforme en obsession, entraînant avec elle sa mère, sa meilleure amie, et tous ceux qui comptent.
Ce qu’on en pense
Après Le Nouveau avec lequel il revisitait le « film de collège », Rudi Rosenberg propose dans Quelques mots d’amour une chronique familiale pleine de tendresse et d’humour, portée par une Hafsa Herzi en état de grâce en mère célibataire. La reconstitution des années 90 est très réussie, la direction des jeunes acteurs est parfaite, les dialogues fusent… Un Nakache et Toledano (Juste une illusion) naturaliste ? On prend !
Le Fantôme de l’Opéra
Par Ph.D
Le pitch
Dans le Paris d’aujourd’hui, Anastasia (Deva Cassel) , jeune danseuse roumaine, intègre le prestigieux Opéra de Paris. Alors qu’elle répète l’Orpheus, un opéra maudit qui aurait été composé par le Fantôme de l’Opéra, elle tombe amoureuse d’un mystérieux pianiste. À l’approche de la première représentation, entre accidents inexpliqués et révélations troublantes, Anastasia se trouve plongée dans une histoire d’amour impossible, à la frontière du réel et du fantastique.
Ce qu’on en pense
Relecture contemporaine du célèbre roman de Gaston Leroux , moult fois adapté au cinéma et en séries, le film d’Alexandre Castagnetti s’inspire ouvertement de Black Swan et de Whiplash dans sa première partie et y ajoute une dose de Belle et la bête et de Twilight dans la seconde. Tout repose sur le couple romantique formé par Deva Cassel (fille de Vincent Cassel et Monica Belucci dans son premier grand rôle ) et Julien de Saint Jean. La première est la grâce incarnée et sauve presque le film à elle toute seule. Le second, par comparaison, paraît bien falot: il est vrai qu’il joue un fantôme… Dans le rôle du chorégraphe pervers narcissique et abusif, Romain Duris en fait des caisses et on a beaucoup de peine pour lui. D’autant que les dialogues sont vraiment nazes. La mise en scène, par contre, est assez somptueuse, comme la photo qui magnifie les décors de l’opéra de Paris. Peut-être n’a-t-il jamais été aussi bien filmé. Mention bien aussi à la musique originale inspirée des oeuvres romantiques de la fin du 19e siècle qui se mélange harmonieusement aux tubes de Billie Eilish ou de Daft Punk. Bref, tout n’est pas à jeter dans cette adaptation, visiblement pensée pour un public adolescent.
Moulin
Par Ph.D
Le pitch
Juin 1943, Jean Moulin (Gilles Lellouche), chef de la Résistance, est arrêté alors qu’il tente de réunifier les forces de l’Armée Secrète. Interrogé par Klaus Barbie (Lars Eidinger) , le chef de la Gestapo de Lyon, Moulin est entraîné dans une confrontation implacable. Son ultime combat face à la manipulation et la brutalité commence. Le destin de la France libre en dépend…
Ce qu’on en pense
Avec Moulin, qui raconte l’arrestation et l’interrogatoire du fameux résistant par la gestapo, Laszlo Nemes revient (presque) au niveau du Fils de Saul, choc absolu de Cannes 2015. Dans le rôle titre, Gilles Lellouche fait une composition toute en nuances (son meilleur rôle à ce jour) face à un Lars Eidinger effrayant de perversité en Klaus Barbie. Comme le malheureux héros soumis à la torture, on passe un sale moment. Mais c’est pour la bonne cause : le film exalte l’esprit de résistance face aux forces du mal. Et quelle mise en scène ! Melville (comment ne pas penser à L’Armée des ombres ? ) s’est trouvé un digne successeur.
Hope
Par Ph.D
Le pitch
Au poste de police de Hope, petit village de bord de mer en Corée, Bum-seok et Sung-ae se démènent pour défendre leur village à la population vieillissante d’une attaque extraterrestre aussi sauvage qu’inattendue…
Ce qu’on en pense
C’est le film le plus fou que vous verrez cette année. Le jury de Cannes 2026 ne s’en est pas encore remis. Il est vrai que la proposition du Coréen Na Hong-jin (The Murderer, The Chaser...) relevait plutôt d’une séance de minuit que de la compétition : deux heures vingt de folie pure et de destructions massives ! Les amateurs d’effets spéciaux à la Avatar et de poursuites interminables à la Mad Max Fury Road vont adorer . La première heure de poursuites et de destructions dans les ruelles du village est un prodige de mise en scène totalement joussif. Le reste (1h40 de chasse à l’extra terrestre en forêt) est plus dispensable. On se demande d’ailleurs ce que Michael Fassbender et Alicia Vikander, crédités au générique comme extraterrestres mais impossibles à reconnaître sous le maquillage et les effets spéciaux, sont venus faire là ? On le saura, peut-être, dans la suite qui est prévue en deux parties… Ça promet !
Karma
Par Ph.D
Le pitch
Dans un village au nord de l’Espagne, Jeanne (Marion Cotillard) tente de reconstruire sa vie avec Daniel (Leonardo Scaraglia), qui ne connaît rien de son passé trouble. Un jour, Mateo, le filleul de Jeanne âgé de six ans, disparaît mystérieusement… Afin d’échapper à la police qui la soupçonne rapidement, Jeanne se réfugie en France dans la communauté où elle est née et qu’elle a fuie quelques années auparavant. Daniel ne croit pas à la culpabilité de la femme qu’il aime et va tout faire pour la retrouver avant la police.
Ce qu’on en pense
Après un Astérix plutôt raté, Guillaume Canet revient au thriller psychologique, façon Ne le dis à personne. Avec l’ambition d’offrir à Marion Cotillard un grand « rôle à César ». L’actrice s’en empare avec sa puissance d’interprétation habituelle, face à un Denis Menochet tout aussi investi en gourou de secte religieuse. Visuellement, le film impressionne. Le scénario, par contre, laisse à désirer avec une intrigue alambiquée et assez peu crédible.
Une Femme aujourd’hui
Par Ph.D
Le pitch
Issue d’une famille modeste, Juliette (Marilou Aussilloux), 30 ans, semble avoir tout réussi : de grandes études, un poste prestigieux dans la finance, une bel appartement, une vie rythmée par les voyages et des amours de passage. Lorsqu’elle est agressée sexuellement par un collègue, son monde s’effondre. Juliette s’engage alors sur un nouveau chemin pour redonner un sens à sa vie…
Ce qu’on en pense
L’itinéraire d’une transfuge de classe (Marilou Aussilloux, déjà présente dans La Pie Voleuse) qui renoue avec son milieu d’origine via un engagement humanitaire pour se reconstruire après un viol. Du pur Guediguian dans sa veine « marseillaise », avec ses qualités et ses défauts. Parmi lesquels un scénario un peu fourre-tout et des personnages sans grande substance. Jean-Pierre Darroussin hérite, en particulier, d’un rôle de voisin chelou dont l’utilité ne saute pas vraiment aux yeux.
La Gradiva
Par Ph.D
Le pitch
Un groupe de lycéens français part en voyage scolaire à Naples pour découvrir les ruines de Pompéi et ses corps pétrifiés par le Vésuve. C’est là que le vertige les saisit brutalement. L’un après l’autre, ils se laissent submerger par le désir, la frustration et la colère…
Ce qu’on en pense
Grand Prix de la semaine de la critique à Cannes où on l’a découvert au printemps, la première réalisation de la chef opératrice Marine Atlan est le film à voir si l’on veut comprendre quelque chose à la génération Z. Ou, plus simplement, si l’on veut découvrir une nouvelle réalisatrice française avec laquelle il faudra compter. Suivant un groupe de lycéens de terminale en voyage scolaire à Naples, La Gradiva (titre inspiré d’une nouvelle de Wilhelm Jensen dont Freud se servit pour illustrer le concept d’inconscient) propose une immersion inédite au sein de cette génération, avec pour contrepoint le personnage de prof de Français composé avec grand talent par Antonia Buresi, une des rares actrices professionnelle d’un casting essentiellement composé de vrais lycéens. A la fois naturaliste, documentaire et onirique, la réalisation réussit à saisir l’essence de cette jeunesse inquiète et la montre au naturel comme on ne l’a probablement jamais vue au cinéma. Et c’est formidable.
Furcy, né libre
Par Ph.D
Le pitch
Île de la Réunion, 1817. À la mort de sa mère, l’esclave Furcy (Makita Samba) découvre des documents qui pourraient faire de lui un homme libre. Avec l’aide d’un procureur abolitionniste (Romain Duris), il se lance dans une bataille judiciaire pour la reconnaissance de ses droits…
Ce qu’on en pense
Pour son deuxième long métrage le rappeur Abd Al Malik adapte « L’affaire de l’esclave Furcy » de Mohammed Aïssaoui (Prix Renaudot 2010) qui retrace, à travers le portrait d’un affranchi, l’histoire de l’esclavage à La Réunion. Un sujet que le cinéma français a jusqu’ici très peu abordé. Abd Al Malik le fait avec le même lyrisme que dans ses chansons. La mise en scène et la photo sont très soignées et l’interprétation est sans défaut, notamment en ce qui concerne les deux acteurs principaux, Makita Samba (découvert dans Les Olympiades de Jacques Audiard) et Romain Duris, toujours impeccable. L’histoire vraie de Furcy est édifiante et Abd Al Malik en livre une version passionnante. Le film ne souffre, en vérité, que d’un seul véritable défaut : la comparaison avec 12 Years A Slave de Steve McQueen, auquel on songe forcément.
Masterplan
Par Ph.D
Le pitch
Lorsqu’un voleur légendaire (Stanley Tucci) jette son dévolu sur La Joconde, il recrute deux jeunes inconnus pour l’aider — Chiara (Simona Tabasco) , une brillante experte italienne en cybercriminalité, et Jay (Victor Belmondo), un spécialiste français des explosifs à l’ego surdimensionné — avant de leur révéler qu’ils sont frère et sœur… et qu’il est leur père. Plongée dans une réunion de famille chaotique qu’elle n’a pas demandée, cette nouvelle famille doit apprendre à travailler ensemble — et essayer de ne pas s’entre-tuer — si elle veut avoir une chance de réussir le casse du siècle.
Ce qu’on en pense
Partant du postulat que pour voler La Joconde, il ne suffirait pas d’une nacelle garée devant la façade du Louvre (ce qui reste à démontrer), Thomas Vincent livre un film de casse à la Ocean’s Eleven, avec Stanley Tucci en maitre cambrioleur et le duo Simona Tabasco-Victor Belmondo en élèves doués. Les codes du genre sont respectés mais, malgré une production opulente (merci Amazon !), le résultat ne dépasse pas le niveau d’une série B à peine distrayante. La faute à une réalisation sans originalité et à un trio d’acteurs sympathiques sans plus.
Les Misérables
Par J.V
Le pitch
Libéré après 19 ans de bagne pour le vol d’un pain, Jean Valjean (Vincent Lindon) décide de changer de vie et de faire le bien autour de lui. Sous une fausse identité, il devient avec le temps un notable respecté de tous. Venant en aide à Fantine (Noémie Merlant), une ouvrière mourante, il promet de sauver sa fille, Cosette (Megan Northam), des griffes des cruels Thénardier (Benjamin Lavernhe Camille Cottin). Mais son passé le rattrape : l’inspecteur Javert (Tahar Rahim), un policier implacable au passé lui aussi tourmenté, le traque sans relâche afin de le renvoyer au bagne. Dans un Paris en pleine révolution, Valjean doit lutter pour protéger Cosette et achever sa rédemption, entre sacrifices et quête de justice.
Ce qu’on en pense
Effet d’aubaine ou pas, cette nouvelle adaptation des Misérables sort en pleine crise sociale : tels Gavroche les lycéens sont dans la rue. En attendant le retour des gilets jaunes… Ah ça ira ? Ben non, ça va pas du tout. Certes, Fred Cavayé adapte avec déférence le chef d’oeuvre d’Hugo. La production est fastueuse, mais la portée politique de l’histoire est noyée sous les effets visuels. Et le casting « all stars » s’avère totalement contre productif. On regarde les acteurs faire leur numéro : Tahar Rahim (Javert) serre les dents, Benjamin Lavernhe et Camille Cottin jouent à qui en fera le plus en Tenardier, Vincent Lindon se prend pour Superman. Et ça dure trois plombes. Peu de chance que le film réédite les succès de Monte Christo, des Mousquetaires et de De Gaulle.
















