Cinéma

/Cinéma

Dracula

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Au XVe siècle, le Prince Vladimir  (Caleb Landry Jones) renie Dieu après la mort cruelle de son épouse (Zoe Bleu). Il hérite alors d’une malédiction – la vie éternelle- et devient un vampire, condamné à errer à travers les continents et les siècles pour retrouver la réincarnation de son amour perdu. Dans le Paris du 19e siècle, un prêtre (Christoph Walz),  un médecin  (Guillaume de Tonquedec) et un jeune notaire (Ewens Abid) vont unir leurs forces pour l’empêcher d’envouter la fiancée de ce dernier (Zoé Bleu),  dans laquelle Dracula a cru reconnaître son amour défunte…

Ce qu’on en pense

Quelques mois après le Nosferatu de Robert Eggers,  Luc Besson adapte à son tour le roman originel de Bram Stoker. Il le fait en se concentrant sur l’histoire d’amour entre Dracula et Mina Murray,  qui n’était qu’esquissée dans le roman. Excellente idée, assortie d’un casting idéal : le couple de cinéma formé par Caleb Landry Jones et Zoe Bleu (fille de Rosanna Arquette) est l’atout majeur du film,  qui, pour le reste,  recycle allègrement le roman,  le Dracula de FF Coppola (pour l’esthétique gothique) et le Bal des vampires de Polanski (pour le second degré et les chasseurs de vampires),  avec un zeste d’Adèle Blanc-Sec (pour le Paris du 19e siècle et les effets spéciaux) et de Jeanne d’Arc (pour les scènes de batailles) pour faire bonne mesure.  Un étonnant mélange de comédie, de film de vampire et de romance, qui commence par dérouter mais finit par séduire,  grâce à son romantisme échevelé. Distrayant sinon mémorable.

The Drama

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Un jeune couple comblé (Zendaya, Robert Pattinson)  voit son bonheur mis à l’épreuve lorsquun rebondissement inattendu vient tout bouleverser à une semaine de son mariage.

Ce qu’on  en pense

Sous ses faux airs de « romance US à gros casting »  avec le couple de cinéma le plus glamour de l’année (Robert Pattinson, Zendaya), The Drama cache une satyre féroce à la Ruben Ostlund dont le réalisateur Norvégien Kristoffer Borgli est visiblement un grand fan. Après une introduction faussement enjouée, le film bascule sur une révélation traumatisante du passé de la future mariée. Le récit s’installe alors dans le malaise jusqu’à menacer l’avenir du couple. L’amour peut-il transcender le doute et la morale ? That is the question, comme disait l’autre.

Plus fort que moi

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Dans les années 1980, John Davidson (Robert Aramyo) grandit avec le syndrome de Gilles de la Tourette, une pathologie encore largement méconnue. Entre incompréhension, stigmatisation et détermination, son parcours d’abord semé d’embûches se transforme en combat pour être reconnu tel qu’il est, au-delà des préjugés.

Ce qu’on en pense

Vieux routier de la comédie british, Kirk Jones transforme ce biopic sur le combat de l’Anglais John Davidson pour la reconnaissance du syndrome Gilles de la Tourette en feelgood movie  à la Full Monthy matiné de Rainman. Boosté par une  BO à base de Britt Rock bien catchy (Oasis, Supergrass, New Order…), le film révèle le talent de Robert Aramyo salué par les Baftas pour son interprétation à base de gros mots. Un « putain de bon film »

Yellow Letters

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Professeur à la faculté d’Ankara, Aziz (Tansu Biçer) reçoit la « lettre jaune » qui lui signifie arbitrairement sa révocation. Quand sa femme Derya (Ozgu Namal), célèbre comédienne au théâtre national, la reçoit à son tour, c’est le coup de grâce pour le couple. L’un et l’autre, condamnés pour leurs idées, sont obligés de se réfugier à Istanbul chez la mère d’Aziz. Le compromis entre cette précarité nouvelle et leur engagement politique va mettre leur mariage à l’épreuve.

Ce qu’on en pense

Couronné d’un Ours d’Or à Berlin, le nouveau film de Ilker Catak (La Salle des profs 2023) est un drame engagé sur la manière dont la Turquie d’Erdogan traite les artistes qui ont la mauvaise idée de critiquer son régime. Tourné à Berlin et Hamburg, faute de pouvoir le faire à Istambul ou Ankara, le film raconte la descente aux enfers d’un couple d’artistes en butte à la dictature et détaille avec acuité les dilemmes moraux et économiques qu’une telle situation peut engendrer. Glaçant.

Un Ours dans le Jura

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Michel (Franck Dubosc) et Cathy (Laure Calamy), un couple usé par le temps et les difficultés financières, ne se parle plus vraiment. Jusqu’au jour où Michel, pour éviter un ours sur la route, heurte une voiture et tue les deux occupants. Deux morts et deux millions en billets usagés dans le coffre, forcément, ça donne envie de se reparler. Et surtout de ne rien dire !

Ce qu’on en pense

Franck Dubosc risque de surprendre le public des comédies franchouillardes dans lesquelles il se commet de coutume,  avec la réalisation de ce troisième long métrage à l’humour nettement plus noir. Inspiré des comédies noires anglaises et du chef d’oeuvre des frères Coen, Fargo, ce polar enneigé met en scène une galerie de personnages plus croquignolets les uns que les autres autour de l’éventuel partage d’un butin tombé du ciel. Dubosc et Laure Calamy forment un couple de bouseux taiseux déjà assez réjouissant, mais quand Benoît Poelvoorde débarque en gendarme pas si crétin qu’il en a l’air, la farce décolle vers des sommets inespérés. Si l’on ajoute que la mise en scène et la photo sont soignées, que les dialogues sont très bien écrits et que la BO tourne autour d’un tube vintage de Marie Laforêt totalement décalé (« Fais-moi l’amour comme à seize ans »),  cela donne une des meilleures comédies françaises de ces dernières années.

 

Fils de

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Une semaine après la présidentielle, la France cherche toujours son Premier Ministre. Nino (Jean Chevalier), jeune attaché parlementaire ambitieux, est missionné pour convaincre son père, Lionel Perrin (François Cluzet) d’accepter le poste. Mais cet éternel perdant a coupé les ponts avec la politique…et son fils. Nino se retrouve embarqué dans une course effrénée où tous les coups sont permis. Il a 24h00 pour sauver sa carrière, son couple et si possible l’avenir de la France…

Ce qu’on en pense

En avance d’une dissolution, Fils de est une satire politique osée qui offre à  Karin Viard et François Cluzet un quatrième duo après France Boutique (2003), Je suis un assassin (2004) et La Vérité ou presque (2007).  Les deux co-stars s’en donnent à coeur joie, rejoints par Jean Chevalier, sociétaire de la Comédie-Française, qui dans le rôle de l’attaché parlementaire est la véritable révélation du film.

The Swedish Connection

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

En 1942, alors que la Suède reste officiellement un pays neutre, un obscur bureaucrate s’arrange pour faire ouvrir, à la barbe des nazis,  les frontières du pays à des milliers de juifs Norvégiens, Danois et même Allemands fuyant la Solution Finale…

Ce qu’on en pense

Seuls les historiens s’en souviennent mais, durant la guerre de 39-45, la Suède avait le même statut de pays « neutre » que la Suisse. Pour éviter l’occupation allemande, comme ses voisins Norvégiens ou Danois, le pays dut évidemment transiger avec le pouvoir nazi et se plier à ses désidératas. Mais sur la question juive, il fit mieux que d’autres. On estime à 100 000 le nombre de juifs norvégiens, danois et même allemands qui y trouvèrent refuge jusqu’à la fin de la guerre. Pourtant, ce ne fut pas grâce au gouvernement de l’époque, ni à ses ministres, surtout préoccupés de ne rien faire qui puisse froisser Hitler et déclencher l’occupation du pays. Ce que raconte cette délicieuse comédie suédoise, hélas réservée aux abonnés Netflix, c’est qu’un obscur fonctionnaire du nom de Gosta Engzell, modeste employé des services juridiques du gouvernement, utilisa en secret toutes les ressources diplomatiques et juridiques pour faciliter l’accueil des juifs  dès 1942,  alors que la « Solution Finale » était encore considérée comme une rumeur. Le film raconte l’histoire de ce Juste sur le ton de la comédie satyrique, en se moquant allègrement des travers de la bureaucratie suédoise, mais en montrant comment  elle a pourtant pu servir la plus juste des causes. A voir !

Plus forts que le Diable

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Valentin (Melvil Poupaud) , un sdf, retrouve par hasard son fils Joseph (Harpo Guit) sur le parking du supermarché où il fait la manche. Apitoyés par sa situation, Joseph et sa femme Alice (Marine Vacth), militants humanitaires,  le recueillent chez eux. Mauvaise idée !

Ce qu’on en pense

Pour son retour au cinéma après presque 20 ans d’abstinence,  Graham Guit (Les Ciel est à nous, Les Kidnappeurs) signe une nouvelle comédie noire et entraine Asia Argento, Marine Vacth, Melvil Poupaud et Nahuel Perez Biscayart (sacré casting !) dans une équipée sanglante à base de bière, de drogues et de snuff movies. Cela devrait être féroce et décapant, c’est juste très ennuyeux. On a de la peine pour les acteurs embarqués dans ce machin glauque, moche et pas drôle.

 

 

Ceux qui comptent

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Rose (Sandrine Kiberlain) et Jean (Pierre Luttin) n’ont rien en commun. Rose est une force de la nature qui affronte tous ses problèmes avec une désarmante joie de vivre. Elle campe avec ses 3 enfants à l’étage de l’hôtel de famille qui ne leur appartient plus, et non, ils ne sont pas pauvres : ils sont fauchés. C’est temporaire. Jean est un homme solitaire et taciturne qui a fini par enfouir son grand cœur sous des couches de pudeur et de résignation. Quand il arrive malgré lui dans cette famille hors norme, il va très vite devenir indispensable. Qu’attendaient-ils avant de se rencontrer ? Sans doute plus rien. Et pourtant, ensemble, tout va devenir possible… 

Ce qu’on en pense

Après Carré Blanc et Hors de portée (avec Michael Douglas), Jean-Baptiste Leonetti change radicalement de genre pour une comédie sociale dont le principal argument est de réunir Sandrine Kiberlain et Pierre Luttin dans les rôles principaux. Deux acteurs qui réussissent aussi bien dans le drame que dans le burlesque et qui forment ici un couple de cinéma épatant dans des rôles de marginaux attachants. Dommage que le scénario soit si peu réaliste qu’on peine à s’intéresser à leur histoire…

Evanouis

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Lorsque tous les enfants d’une même classe, à l’exception d’un, disparaissent mystérieusement la même nuit, à la même heure, la ville entière cherche à découvrir qui — ou quoi — est à l’origine de ce phénomène inexpliqué…

Ce qu’on en pense

Entre Stephen King et David Lynch, un film-concept  signé Zach Cregger, avec une enquête menée façon puzzle et une intrigue plus complexe qu’il n’y paraît au premier abord. Josh Brolin, Benedict Wong et Julia Garner sont parfaitement utilisés dans ce thriller horrifique rondement mené, qui ne ménage pas ses effets pour tenir le spectateur en haleine jusqu’au bout.

Connemara

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Issue d’un milieu modeste, Hélène (Mélanie Thierry) a quitté depuis longtemps les Vosges. Aujourd’hui, elle a la quarantaine. Un burn-out brutal l’oblige a quitter Paris, revenir là où elle a grandi, entre Nancy et Epinal. Elle s’installe avec sa famille, retrouve un bon travail, la qualité de vie en somme… Un soir, sur le parking d’un restaurant franchisé, elle aperçoit un visage connu, Christophe Marchal (Bastien Bouillon), le bel Hockeyeur des années lycées. Christophe, ce lointain objet de désir, une liaison qu’Hélène n’avait pas vue venir… Dans leurs étreintes, ce sont deux France, deux mondes désormais étrangers qui rêvent de s’aimer. Cette idylle, cette île leur sera-t-elle possible ?

Ce qu’on en pense

Ce n’est pas la même chanson, mais un peu la même histoire ! D’un titre  à l’autre, les mêmes thèmes parcourent Partir un jour, présenté en ouverture de Cannes 2025, et Connemara sélectionné à Cannes Première:   le retour aux sources d’une transfuge de classe. Amélie Bonnin en tirait une comédie musicale légère et enlevée.  Alex Lutz vise plutôt le mélo social avec cette adaptation réussie du roman de Nicolas Mathieu.  Mélanie Thierry remplace Juliette Armanet, tandis que Bastien Bouillon tient à peu près le même rôle dans les deux films.

Materialists

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Lucy (Dakota Johnson),  une jeune et ambitieuse matchmakeuse new-yorkaise se retrouve dans un triangle amoureux complexe, tiraillée entre Harry (Pedro Pascal) le  » match  » parfait et John (Chris Evans), son ex,  tout sauf idéal…

Ce qu’on en pense

Révèlée en 2023 avec l’émouvant  Past Lives, nos vies d’avant, Céline Song revient  avec une pure comédie romantique new yorkaise, genre pourtant usé jusqu’à la corde et qui n’a plus produit de réussites flagrantes  depuis les années 90. Elle y réussit haut la main, bien aidée par un casting éminemment glamour (Dakota Johnson, Pedro Pascal et Chris Evans) et par les décors de La Grosse Pomme, toujours aussi cinématographiques. Sur un canevas classique de triangle amoureux, la réalisatrice parvient à tisser une comédie de moeurs moderne, pertinente et plus profonde qu’il n’y paraît au premier abord.

Projet dernière chance

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Ryland Grace (Ryan Gosling) , professeur de sciences, se réveille seul à bord d’un vaisseau spatial, à des années-lumière de la Terre, sans aucun souvenir de son identité ni des raisons de sa présence à bord. Peu à peu, sa mémoire lui revient, et il comprend l’enjeu de sa mission : résoudre l’énigme de la mystérieuse substance qui cause l’extinction du Soleil. Pour tenter de sauver l’humanité, il va devoir faire appel à ses connaissances scientifiques et à des idées peu conventionnelles … Mais une amitié inattendue pourrait bien l’aider à ne pas affronter cette mission tout seul.

Ce qu’on en pense

Adapté d’un roman d’Andy Weir (Seul sur Mars) par le duo Phil Lord/Chris Miller, responsable de quelques bons films des franchises Lego, Jump Street ou Spiderman, Projet dernière chance est un bon petit film de science fiction à voir en famille. Plein d’humour, de clins d’oeil et de bons sentiments, il offre un grand divertissement feelgood sur le thème de l’entente entre les races, y compris extraterrestres. Le sujet aurait pu être traité plus sérieusement pour donner un grand film de SF de type Interstellar ou Premier Contact, mais telle n’était visiblement pas l’intention du duo de réalisateurs. Sandra Hüller, affublée d’une coiffure épouvantable, n’est là que pour faire de la figuration.

La Gifle

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Julia (Julia Jentsch)  et Tobias (Felix Kramer) semblent être le couple parfait. Mais derrière les apparences, un trouble gronde. L’équilibre fragile entre les deux est brisé lorsque leur fille Marielle (Laeni Geiseler) développe soudainement des capacités télépathiques

Ce qu’on en pense
Le titre original (Was Marielle WeissCe que sait Marielle) rassure : il ne s’agit pas d’un remake du film de Claude Pinoteau avec Lino Ventura et Isabelle Adjani. Il y est pourtant question des rapports parents-enfants,  mais sur un mode plus contemporain : celui de la surveillance permanente. Sauf qu’ici, ce ne sont pas les parents qui fliquent leur ado, mais celle-ci qui,  par un étrange tour du sort (une gifle donnée par une copine de classe) développe un don de télépathie. Elle voit et entend désormais dans sa tête tout ce que font et disent ses parents ! Pas de chance, cela arrive pile le jour où la maman confesse à un collègue de bureau qu’elle s’ennuie dans son couple et lui propose la botte…  Sur un mode tragi-comique très maitrisé, le film examine ensuite les diverses conséquences de cette nouvelle réalité pour la famille de Marielle. C’est drôle, assez cru, limite malaisant, mais cela donne à réfléchir. Pas une grosse claque cinématographique,  mais tout de même la révélation d’un nouveau talent du cinéaste Allemand (Frédéric Hambalek dont c’est le 2e long métrage).  Avec, en bonus, un casting impeccable.

Les Rayons et les Ombres

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

A la veille de la Deuxième Guerre mondiale, Jean Luchaire (Jean Dujardin), patron d’un journal et pacifiste convaincu,  se lie d’amitié avec l’Allemand Otto Abetz (August Diehl) qui deviendra Ambassadeur d’Allemagne à Paris pendant l’occupation. Leur relation privilégiée permettra à Luchaire et à sa fille Corinne (Nastya Golubeva), actrice en vue, de vivre une vie de privilégiés, alors que l’Europe sombre dans la barbarie nazie. A la libération, ils devront rendre des comptes… 

Ce qu’on en pense

Cinq ans après le triomphe de son adaptation des Illusions Perdues (7 César dont celui du meilleur film), Xavier Giannoli s’est senti légitimé à se lancer dans cette fresque historique de plus trois heures sur la collaboration. Un sujet pour le moins sensible, historiquement et conjoncturellement avec la résurgence de l’antisémitisme et la montée des extrêmes. A travers le portrait de Jean Luchaire, patron de presse condamné à mort après la guerre pour collaboration, et de sa fille Corinne actrice à la carrière brisée, elle même condamnée à la déchéance civile, le film tente de montrer comment les meilleures intentions pacifistes et humanistes ont pu entrainer certains hommes dans le piège d’une collaboration, devenue totalement injustifiable après la découverte des crimes nazis et de la Shoah. De la rencontre de Luchaire avec Otto Abetz (formidable August Diehl), qui pour son malheur deviendra son ami et l’ambassadeur d’Allemagne à Paris, à son procès et à sa condamnation à mort, on suit la dérive du personnage qui entrainera sa fille dans sa chute. Jean Dujardin est parfait dans ce rôle ambivalent et on découvre le talent de Nastya Golubeva (fille de Leon Carax aux faux airs d’Emilie Dequenne), très émouvante dans celui de Corinne Luchaire.  Avec 30 millions de budget et une reconstitution fastueuse du Paris de l’occupation, Les Rayons et les Ombres (titre emprunté à Victor Hugo) est le premier grand film français de l’année.  On lui souhaite de connaître le succès public qu’il mérite malgré sa durée extravagante.