Cinéma

/Cinéma

Truly Naked

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Alec (Caolan O’Gorman) vit seul avec son père Dylan (Andrew Howard) , acteur et producteur de films X. Comme il travaille à domicile, Alec a été exposé depuis son plus jeune âge à la pornographie. Depuis quelque temps, c’est même lui qui tient la caméra pour filmer les ébats de son père.  Le quotidien du lycéen devient difficile à dissimuler lorsqu’il se rapproche de Nina (Safiya Benaddi) , une camarade de classe

Ce qu’on  en pense

La sexualité des adolescents à l’épreuve de la pornographie : la réalisatrice Muriel d’Ansembourg s’empare du sujet avec frontalité. Plusieurs scènes, très crues, provoquent le malaise chez le spectateur, transformé bon gré mal gré en voyeur. Heureusement, les deux jeunes acteurs apportent un peu de fraicheur et d’innocence à cet environnement plutôt glauque.

Hayat

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Contrainte à un mariage arrangé, Hicran (Miray Daner) s’enfuit de chez elle. Inquiété par sa disparition, son supposé fiancé Riza (Burak Dakak) quitte son village pour Istanbul, à la recherche de celle qu’il n’a pas eu le temps de connaître. Face à la réalité d’un monde masculin qui veut la soumettre, Hicran s’abandonne à son destin…

Ce qu’on  en pense

Achevé en 2023 et choisi pour représenter son pays aux Oscars 2025, ce beau film Turc sort enfin en France:  cela valait la peine d’attendre.  Sa durée (2h40), ne doit pas décourager les bonnes volontés,  on ne s’y ennuie jamais. L’histoire- classique dénonciation du patriarcat –  ne cesse d’évoluer et de surprendre. La réalisation est digne de Nuri Bilge Ceylan, en plus dynamique. On est cueilli par la beauté des images et des cadres.  Un nouveau grand du cinéma Turc est né. Retenez son nom : Zeki Demirkubuz.

Juste une illusion

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

1985.  Vincent (Simon Boublil), bientôt 13 ans, vit en banlieue parisienne dans une famille de la classe moyenne, entre un grand frère distant  (Alexis Rosensthiel) et des parents (Camille Cottin, Louis Garrel) aimants mais absorbés par leurs problèmes de couple et de carrière. A la veille de sa bar mitzvah,  le petit monde douillet de Vincent entre en ébullition…

Ce qu’on en pense

Cinéastes du « vivre ensemble »,  Olivier Nakache et Eric Toledano ne pouvaient pas ne pas filmer la décennie qui, à la fois, le symbolise et en marque le déclin. Retour donc aux années 80, qui sont celles de leur adolescence,  avec un jeune héros (Simon Boublil, une découverte) qui leur ressemble sans doute beaucoup. On le suit dans les semaines qui précèdent sa bar mitzvah, découvrant que son père (Louis Garrel frisé et moustachu) a été licencié mais fait toujours semblant d’aller au travail, que sa mère (Camille Cottin, épatante) a des ambitions professionnelles, que son grand frère (Alexis Rosensthiel, trés bien )  deale des cassettes de new wave pirates et qu’il est amoureux de la plus jolie fille de la classe (qui, hélas, le snobe). Le temps de conquérir son coeur (sur un malentendu)  et de récupérer une cassette porno malencontreusement égarée chez le rabbin, Vincent sera déjà presqu’un adulte…  Chez d’autres réalisateurs, ce « coming of age » euphorisant serait mièvre ou lourdingue. Avec les Nakadano tout passe en finesse, avec intelligence et sensibilité. La comparaison avec le Spielberg de The Fabelmans n’est pas usurpée.  Comme le suggère le titre (emprunté à Telephone et non inclus dans la BO), toute cette innocence et cette joie de vivre ensemble n’était sans doute qu’illusion. Mais qu’est-ce que c’était bon !   

 

Romeria

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Afin d’obtenir un document d’état civil pour ses études supérieures, Marina (Llucia Garcia) , adoptée depuis l’enfance, doit renouer avec une partie de sa véritable famille. Guidée par le journal intime de sa mère qui ne l’a jamais quittée, elle se rend sur la côte de Galice et rencontre tout un pan de sa famille paternelle qu’elle ne connait pas. L’arrivée de Marina va faire ressurgir le passé. En ravivant le souvenir de ses parents, elle va découvrir les secrets de cette famille, les non-dits et les hontes…

Ce qu’on en pense 

Troisième long métrage de la réalisatrice espagnole Carla Simon, Romeria n’a pas retenu les suffrages du jury lors de sa présentation cannoise,  mais il a laissé un souvenir profond aux festivaliers qui ont eu la chance de l’y découvrir en avant première. Avec ce nouveau film, Carla Simon confirme qu’elle est un des plus purs talents du nouveau cinéma espagnol. Creusant la veine autobiographique d’Eté 93, dans un style naturaliste qui n’exclut pas l’onirisme, ni l’émotion,  elle met en scène une formidable débutante (Lluca Garcia étonnante de naturel), dressant l’autoportrait sensible d’une jeune fille adoptée partie à la rencontre d’une famille paternelle, dont elle ignore presque tout. Les paysages venteux de la Galice donnent au film une âpreté que tempère la douceur de la jeune héroïne, résolue à découvrir la vérité sans forcément rouvrir les plaies du passé. La seule force de sa présence suffisant à mettre chacun face à ses devoirs vis à vis de passé familial…

Nice: Festival In & Out

Cinéma|

Par la rédaction

La 18e édition des Rencontres cinématographiques In&Out Nice se tiendra du 23 avril au 4 mai, accompagnée cette année de deux temps forts. L’exposition Out of Body, présentée du 4 avril au 30 mai à la galerie Espace à vendre, réunit quatre artistes — Tom de Pékin, Lazare Lazarus, Yannick Cosso et Latifa Lekhdar — avec qui dont nous partageons les univers esthétiques et une certaine idée de l’engagement. Et l’exposition Nice Queer : une histoire à écrire, au 109. Côté cinéma, In&Out affirme plus que jamais son exigence et sa curiosité. Le Panorama proposera douze avant-premières offrant le meilleur du cinéma queer actuel. Des hommages documentaires seront consacrés à Hélène Hazera et Lionel Soukaz. Deux programmations thématiques viendront nourrir notre réflexion : l’une autour du cinéma d’animation queer, l’autre sur la place des personnes migrantes lgbtqia+. Deux séances exceptionnelles compléteront cet ensemble : la version longue du film de Pedro Pinho, Le Rire et le Couteau (2025), et la version restaurée du deuxième film de Catherine Corsini, Les Amoureux (1994).
Le court métrage occupera, lui aussi, une place centrale : avec la 3e Nuit du « Queer-métrage », le 2e concours « Short en Queer DIY (do it yourself) », en lien avec l’exposition Nice Queer, ainsi qu’un cabaret adapté du premier court de Jérémy Piette, Le Garçon qui la nuit.

.

Cannes 2026: Le programme

Cinéma|

Par Ph.D

Un film de Steven Soderbergh sur John Lennon, un autre sur (et encore un autre avec) Eric Cantona, un biopic de Charles de Gaulle, le retour de Nicolas Winding Refn, John Travolta et Andy Garcia réalisateurs,  Park Chan-wook président, Eye Haïdara  maitresse de cérémonie, Barbra Streisand et  Peter Jackson honorés…  Le casting de Cannes 2026 (12-23 mai) a été  dévoilé le 9 avril par Thierry Frémaux, délégué général du Festival. Une sélection marquée par l’absence des grands studios US, une forte présence espagnole (avec Almodovar en majesté) et beaucoup de films historiques. La France fera l’ouverture hors compétition le 12 mai avec La Vénus électrique de Pierre Salvadori.

 

Le Cri des gardes

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Un vaste chantier de travaux publics en Afrique de l’Ouest. Horn, le patron (Matt Dillon), et Cal, un jeune ingénieur (Tom Blyth) , partagent une habitation provisoire derrière les doubles grilles de l’enceinte réservée aux blancs. Leone, future épouse de Horn, arrive d’Europe le soir même où un homme qui s’est introduit par effraction surgit derrière les grilles. Il s’appelle Alboury (Isaach de Bankolé). Il ne quittera pas les lieux tant qu’on ne lui aura pas rendu le corps de son frère, mort sur le chantier…

Ce qu’on  en pense

Retour en Afrique pour Claire Denis, qui y a débuté avec Chocolat. Elle y adapte Combat de nègre et de chiens de Bernard Marie Koltès,  que Patrice Chereau avait créé au théâtre en 1983. Malgré le recours au flash-back, le film peine à se départir de sa forme théâtrale et le cabotinage malheureux de Matt Dillon dans le rôle du méchant colon n’arrange rien. Collaborateur de la première heure de la réalisatrice (et de Koltès !) , Isaach de Bankolé parvient tout de même à faire passer l’émotion de son personnage en quête de justice, dans un système verrouillé par la colonisation et le racisme. 

An Evening Song

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

1939, quelque part dans le Midwest américain : Barbara Fowler (Hannah Gross), ancienne enfant prodige de la littérature et son mari Richard (Peter Vack),  auteur de romans pulp, s’installent à la campagne, où ils se retrouvent pris dans un triangle amoureux avec Martha (Deragh Campbell),  leur servante profondément religieuse, dans cet examen envoûtant d’un monde voué à disparaître.

Ce qu’on en pense

Entre Terrence Malick, Alexandre Sokourov et Kelly Reichardt, du vrai cinéma d’art et essai américain avec force surimpressions, flous artistiques, voix off et musique amniotique. On accroche ou pas, mais le réalisateur new-yorkais, Graham Swon, est une découverte pour les cinéphiles de ce côté ci de l’Atlantique.

Pour Klara

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Sous le soleil de l’Adriatique, David  (Barry Ward) espère profiter des vacances avec ses deux enfants dans l’espoir de ressouder les liens familiaux. Alors que Klára (Dexter franc) vit son premier amour, un événement brutal vient troubler cette parenthèse. Déjà vulnérable, la jeune fille en est profondément affectée, poussant ses parents à franchir certaines limites pour la protéger…

Ce qu’on en pense

Adolescente et anorexique, Klara (Dexter Franc, une découverte) inquiète ses parents. La situation est d’autant plus complexe qu’ils viennent de se séparer et que le père envisage de retourner vivre en Angleterre, d’où il est originaire. En attendant, il a embarqué ses deux mômes pour un séjour de camping sur les bords de l’Adriatique. Le quotidien est pesant, il faut négocier avec Klara chaque bouchée qu’elle avale. Son petit frère ne la supporte plus. L’arrivée dans leur vie d’un éventuel petit copain pour Klara détend l’ambiance. Pas pour longtemps : le garçon est accusé de meurtre et disparaît. La petite famille rentre précipitamment à Prague. Inconsolable, Klara ne se nourrit plus du tout et doit être hospitalisée. En désespoir de cause, David invente un stratagème: il achète un téléphone prépayé et envoie des messages d’amour à sa fille en se faisant passer pour son soupirant.Dangereux subterfuge…  Un drame familial Tchèque saisissant et très maitrisé sur les troubles de l’adolescence et les rapports intra familiaux.  A voir. 

L’Oeuvre invisible

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Malgré 30 ans de projets et de tournages avec Jean Rochefort, Anouk Aimée ou Lino Ventura, le réalisateur français Alexandre Trannoy n’a jamais réussi à terminer le moindre film…60 ans plus tard, un autre réalisateur, Avril Tembouret, essaie de comprendre ce qui s’est passé. 

Ce qu’on  en pense

On comprend qu’Edouard Baer ait voulu jouer le rôle d’Alexandre Trannoy. Le film, qui devait s’appeler Palladium (du nom du cinéma de quartier que Trannoy donnait comme adresse),  ne s’est, hélas, jamais fait. Un de plus ! La malédiction Trannoy, figure oubliée du cinéma français des années 60-70, a survécu au fantasque cinéaste.  Devant la caméra d’Avril Tembouret, Jean Rochefort, son ami de jeunesse et ceux qui l’ont connu (Claude Lelouch, qui fut son premier assistant, Anouk Aimée qui accepta plusieurs de ses films, Jean-Claude Carrière qui fut embauché pour écrire un scénario alors que le tournage d’un de ses films avait déjà commencé… ),  racontent l’étonnante histoire du  « Don Quichotte du cinéma français « . Un véritable « fou de cinéma« ,  qui mit en branle des dizaines de projets de films, réunit des castings prestigieux, commença même plusieurs tournages et finit même par se prendre pour  Stanley Kubrick,  sans jamais livrer le moindre bout de pellicule !  Son seul film achevé , L’Homme de l’aube, aurait brûlé dans l’accident de la voiture qui l’amenait à Cannes,  où il devait être montré pendant le festival… Tous les amoureux de cinéma devraient adorer l’histoire d’Alexandre Trannoy et la manière, à la fois affectueuse et ironique, dont elle est racontée dans ce vrai-faux documentaire digne d’un énorme poisson d’avril. Il fait revivre une époque où le cinéma était encore un artisanat, où s’épanouissaient, pêle-mêle, dilettantes, créateurs, génies véritables, originaux certifiés et imposteurs flamboyants.

Dracula

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Au XVe siècle, le Prince Vladimir  (Caleb Landry Jones) renie Dieu après la mort cruelle de son épouse (Zoe Bleu). Il hérite alors d’une malédiction – la vie éternelle- et devient un vampire, condamné à errer à travers les continents et les siècles pour retrouver la réincarnation de son amour perdu. Dans le Paris du 19e siècle, un prêtre (Christoph Walz),  un médecin  (Guillaume de Tonquedec) et un jeune notaire (Ewens Abid) vont unir leurs forces pour l’empêcher d’envouter la fiancée de ce dernier (Zoé Bleu),  dans laquelle Dracula a cru reconnaître son amour défunte…

Ce qu’on en pense

Quelques mois après le Nosferatu de Robert Eggers,  Luc Besson adapte à son tour le roman originel de Bram Stoker. Il le fait en se concentrant sur l’histoire d’amour entre Dracula et Mina Murray,  qui n’était qu’esquissée dans le roman. Excellente idée, assortie d’un casting idéal : le couple de cinéma formé par Caleb Landry Jones et Zoe Bleu (fille de Rosanna Arquette) est l’atout majeur du film,  qui, pour le reste,  recycle allègrement le roman,  le Dracula de FF Coppola (pour l’esthétique gothique) et le Bal des vampires de Polanski (pour le second degré et les chasseurs de vampires),  avec un zeste d’Adèle Blanc-Sec (pour le Paris du 19e siècle et les effets spéciaux) et de Jeanne d’Arc (pour les scènes de batailles) pour faire bonne mesure.  Un étonnant mélange de comédie, de film de vampire et de romance, qui commence par dérouter mais finit par séduire,  grâce à son romantisme échevelé. Distrayant sinon mémorable.

The Drama

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Un jeune couple comblé (Zendaya, Robert Pattinson)  voit son bonheur mis à l’épreuve lorsquun rebondissement inattendu vient tout bouleverser à une semaine de son mariage.

Ce qu’on  en pense

Sous ses faux airs de « romance US à gros casting »  avec le couple de cinéma le plus glamour de l’année (Robert Pattinson, Zendaya), The Drama cache une satyre féroce à la Ruben Ostlund dont le réalisateur Norvégien Kristoffer Borgli est visiblement un grand fan. Après une introduction faussement enjouée, le film bascule sur une révélation traumatisante du passé de la future mariée. Le récit s’installe alors dans le malaise jusqu’à menacer l’avenir du couple. L’amour peut-il transcender le doute et la morale ? That is the question, comme disait l’autre.

Plus fort que moi

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Dans les années 1980, John Davidson (Robert Aramyo) grandit avec le syndrome de Gilles de la Tourette, une pathologie encore largement méconnue. Entre incompréhension, stigmatisation et détermination, son parcours d’abord semé d’embûches se transforme en combat pour être reconnu tel qu’il est, au-delà des préjugés.

Ce qu’on en pense

Vieux routier de la comédie british, Kirk Jones transforme ce biopic sur le combat de l’Anglais John Davidson pour la reconnaissance du syndrome Gilles de la Tourette en feelgood movie  à la Full Monthy matiné de Rainman. Boosté par une  BO à base de Britt Rock bien catchy (Oasis, Supergrass, New Order…), le film révèle le talent de Robert Aramyo salué par les Baftas pour son interprétation à base de gros mots. Un « putain de bon film »

Yellow Letters

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Professeur à la faculté d’Ankara, Aziz (Tansu Biçer) reçoit la « lettre jaune » qui lui signifie arbitrairement sa révocation. Quand sa femme Derya (Ozgu Namal), célèbre comédienne au théâtre national, la reçoit à son tour, c’est le coup de grâce pour le couple. L’un et l’autre, condamnés pour leurs idées, sont obligés de se réfugier à Istanbul chez la mère d’Aziz. Le compromis entre cette précarité nouvelle et leur engagement politique va mettre leur mariage à l’épreuve.

Ce qu’on en pense

Couronné d’un Ours d’Or à Berlin, le nouveau film de Ilker Catak (La Salle des profs 2023) est un drame engagé sur la manière dont la Turquie d’Erdogan traite les artistes qui ont la mauvaise idée de critiquer son régime. Tourné à Berlin et Hamburg, faute de pouvoir le faire à Istambul ou Ankara, le film raconte la descente aux enfers d’un couple d’artistes en butte à la dictature et détaille avec acuité les dilemmes moraux et économiques qu’une telle situation peut engendrer. Glaçant.

Un Ours dans le Jura

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Michel (Franck Dubosc) et Cathy (Laure Calamy), un couple usé par le temps et les difficultés financières, ne se parle plus vraiment. Jusqu’au jour où Michel, pour éviter un ours sur la route, heurte une voiture et tue les deux occupants. Deux morts et deux millions en billets usagés dans le coffre, forcément, ça donne envie de se reparler. Et surtout de ne rien dire !

Ce qu’on en pense

Franck Dubosc risque de surprendre le public des comédies franchouillardes dans lesquelles il se commet de coutume,  avec la réalisation de ce troisième long métrage à l’humour nettement plus noir. Inspiré des comédies noires anglaises et du chef d’oeuvre des frères Coen, Fargo, ce polar enneigé met en scène une galerie de personnages plus croquignolets les uns que les autres autour de l’éventuel partage d’un butin tombé du ciel. Dubosc et Laure Calamy forment un couple de bouseux taiseux déjà assez réjouissant, mais quand Benoît Poelvoorde débarque en gendarme pas si crétin qu’il en a l’air, la farce décolle vers des sommets inespérés. Si l’on ajoute que la mise en scène et la photo sont soignées, que les dialogues sont très bien écrits et que la BO tourne autour d’un tube vintage de Marie Laforêt totalement décalé (« Fais-moi l’amour comme à seize ans »),  cela donne une des meilleures comédies françaises de ces dernières années.