Cinéma

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Guerre Fantôme

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Jack Ryan (John Krasinski) se retrouve malgré lui replongé dans le milieu de l’espionnage lorsqu’une mission secrète internationale révèle une conspiration mortelle, l’obligeant à affronter une unité clandestine dissidente, alors que le compte à rebours est lancé…

Ce qu’on en pense

Extension de la série Jack Ryan consacrée au personnage de Tom Clancy, Guerre Fantôme peine à justifier son utilité : ni le scénario (abscons), ni la réalisation (proprette)  ne méritent qu’on y perde près de deux heures. Apparemment financé par l’office de Tourisme de Dubaï, le film voyage entre l’Emirat et Londres pour permettre à Jack d’accomplir une mission incompréhensible et de reprendre du service à la CIA. Tout ça pour ça…

If I Had Legs…

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Mère d’une enfant atteinte d’anorexie morbide, Linda (Rose Byrne) gère tout en l’absence de son mari, perpétuellement en déplacement professionnel.  Quand ses démons intérieurs la rattrapent, sa vie devient un cauchemar…

Ce qu’on en pense

Nommée aux Oscars pour son rôle dans ce film HBO, Rose Byrne est de tous les plans pour illustrer la charge mentale qui pèse sur une mère d’enfant handicapé. Le premier film de l’Américaine Mary Bronstein est un vrai choc, une expérience de cinéma dont on sort lessivé. Le choix de laisser l’enfant totalement hors du champ est original et se révèle payant. A voir.  

L’Aventure rêvée

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

À Svilengrad, une petite ville à la frontière de la Bulgarie et de la Turquie,  Veska (Yana Radeva), archéologue, renoue avec Said (Syuleyman Alilov Letifov), un ami d’enfance, dont la voiture vient d’être volée. En voulant l’aider, Veska glisse progressivement au coeur d’une société criminelle dont l’emprise règne sur la ville

Ce qu’on en pense

Prix du jury de Cannes 2026,  L’Aventure rêvée était, de loin, un des meilleurs films de la compétition. On lui aurait volontiers accordé la Palme d’or. Il raconte le retour d’une archéologue bulgare dans son village d’origine, à la frontière Turque, où rien n’a changé :  la misère sociale, le patriarcat, la corruption et la mafia règnent toujours en maitres aux confins d’une Europe délaissée. L’héroïne résiliente ( l’inconnue Yana Radeva, formidable dans un premier rôle qui aurait dû lui valoir le prix d’interprétation) transporte avec elle un passé qu’on imagine chargé et tente d’éviter que les jeunes filles de son équipe subissent le même sort. La réalisation naturaliste et la longueur du film peuvent rebuter (à Cannes, en fin de festival, beaucoup de critiques épuisés sont passés à côté), mais l’Allemande Valeska Grisebach confirme, après l’excellent Western , qu’elle est une des nouvelles réalisatrices européennes à suivre. 

Marave

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Quand leur père tombe malade, Manolo (Redouane Bougheraba),  forain naïf au grand cœur, retrouve Georges (Ramzy Bedia), son frère aîné qui les a abandonnés vingt ans plus tôt. D’abord décidé à se débarrasser de lui, Georges, coach sportif bancal et magouilleur, découvre pourtant en ce colosse à la force brute, une opportunité inespérée : enfin briller aux yeux de tous, et surtout de sa fille. Avec l’aide d’Ania (Ava Baya) combattante daghestanaise au caractère bien trempé, ils se lancent dans le pari insensé de transformer Manolo en champion de MMA.  Mais pour atteindre le sommet, ils devront affronter le combat pour lequel ils sont le moins préparés… celui de redevenir une famille.

Ce qu’on en pense

Le nanar de l’été est à voir (ou pas) sur Prime Video. Les fans de Redouane Bougheraba l’y retrouveront en forain débile mental  face à Ramzy Bedia coach sportif à la ramasse. Le film ne dure qu’1h30 mais en parait le double, les acteurs jouent mal, toutes les péripéties sont prévisibles et pas drôles et les dialogues tombent à plat. A la fin, c’est le spectateur qui est K0. 

L’Odyssée

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Après la Guerre de Troie, Ulysse (Matt Damon) tente de rejoindre Ithaque, où l’attend depuis 20 ans Penelope (Anne Hathaway), harcelée par des prétendants prêts à tout pour prendre sa place. Mais les Dieux ont d’autres projets pour lui…

Ce qu’on en pense

Fasciné depuis longtemps par l’Odyssée d’Homère, Christopher Nolan  se confronte à ce monument de la littérature antique avec un budget de 250 millions de dollars et un casting de stars (Matt Damon, Anne Hathaway, Tom Holland, Charlize Theron, Robert Pattinson, Zendaya …), pour un résultat qui va, on s’en doute, bien au delà du blockbuster ordinaire. Tourné en IMAX 70 mm dans plusieurs pays, le film est d’une beauté sidérante, avec des paysages spectaculaires et un minimum d’effets spéciaux numériques. Malgré sa durée conséquente (2h40), on s’étonne que Nolan ait réussi à compiler autant de scènes clés de la saga d’Ulysse (seules les sirènes restent hors champs), sans jamais sombrer dans le peplum. Un prodige d’adaptation qui replace la geste homerienne dans l’actualité d’un monde au bord du gouffre, avec un Ulysse hanté par la culpabilité et les traumas de la guerre. 

L’Inconnue du port

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Une jeune femme  (Ana Rujas) est retrouvée par la police séquestrée dans un conteneur sur les docks de Barcelone. Incapable de parler ou même de se souvenir de son identité, elle est transportée à l’hôpital, où une tentative d’assassinat est commise contre elle. L’inspectrice Anna Ripoll (Candela Pena), experte en trafic d’êtres humains, est chargée d’enquêter sur cette mystérieuse affaire avec un policier suspecté de corruption (Pol Lopez).

Ce qu’on en pense

Il ne doit pas toujours être facile pour Netflix de décider quelques histoires méritent une série plutôt qu’un film. Celle-ci aurait clairement pu (dû?) faire l’objet d’une mini-série. Les personnages sont attachants, notamment ceux des deux flics, et une série aurait permis de mieux les développer. On retrouverait volontiers l’inspectrice Ana Ripoll (Candela Pena) dans une autre enquête. Idem pour l’intrigue, qui manque d’originalité pour un film mais aurait pu déboucher, en série,  sur un vrai traitement du trafic d’êtres humains. D’autant que la réalisation signée Gabe Ibáñez est soignée avec une belle immersion dans Barcelone. En l’état, ça se regarde, mais on reste sur sa faim. 

L’Agent Secret

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Par Ph.D

Le pitch

Brésil, 1977. Marcelo (Wagner Moura), un homme d’une quarantaine d’années fuyant un passé trouble, arrive dans la ville de Recife où le carnaval bat son plein. Il vient retrouver son jeune fils et espère y construire une nouvelle vie. C’est sans compter sur les menaces de mort qui rôdent et planent au-dessus de sa tête…

Ce qu’on en pense

Très bien accueilli à Cannes 2025, où il a raflé le prix de la mise en scène et le prix d’interprétation masculine, le nouveau film du brésilien Kleber Mendonça Filho (Aquarius, Bacurau) ressuscite le Recife des années 70 dans un thriller politique paranoïaque à la manière de l’époque. Au delà de l’exercice de style et de la reconstitution, une belle réflexion sur le passé qui ne passe pas, la dictature et la violence. Brillantissime.  

La Chaleur

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Par Ph.D

Le pitch

Il fait anormalement chaud sur les plages des Landes et Marouane (Hadrien Hussein), 17 ans, passe sa dernière journée au camping avec une angoisse : le corps qu’il a enseveli la veille sur la plage va-t-il apparaitre au grand jour ? Marouane se demande par ailleurs s’il n’est pas en train de tomber amoureux de la charmante Giulia (Martina La Manna).

Ce qu’on en pense

Quelques mois après l’excellent Inconnu de la Grande Arche, Stéphane Demoustier revient avec un petit thriller psychologique estival sans prétention, qui lui permet tout de même de dresser le portrait d’une jeunesse intranquille (avec une découverte dans le rôle principal :Hadrien Hussein ) et de coller à l’air caniculaire du temps. Malgré son titre, le film se révèle plutôt rafraichissant.

On l’appelait Robin des Bois

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Hanté par son passé après une vie de crimes et de violence, Robin des Bois est laissé pour mort à l’issue d’un combat qu’il pensait être le dernier. Recueilli par une femme mystérieuse, il se voit offrir une ultime chance de rédemption…

Ce qu’on en pense

Le titre original (The Death of Robin des Bois) annonce mieux la couleur que la VF : il s’agit d’une version crépusculaire du mythe. Robin n’est pas le fameux héros défenseur de la veuve et de l’orphelin qui volait les riches pour donner aux pauvres, mais un simple hors la loi, aussi barbare et cruel que les soudards de son époque médiévale. L’idée, on s’en doute, était d’appliquer au film de cape et d’épée un traitement similaire à celui que Clint Eastwood a infligé au western avec Impitoyable. Hélas, Michael Sarnoski n’est pas Clint Eastwood et Hugh Jackman non plus. Hirsute, barbu et grimaçant, l’acteur de Wolverine  tente, sans grand succès, de donner de l’épaisseur au personnage que seul son patronyme rattache à Robin des Bois. La première partie du film est aussi violente (voire gore) que la deuxième est méditative et saoulante de prêchi-prêcha sur le pardon et la rédemption. Au final,  Jodie Comer et les paysages d’Irlande sont les seules raisons objectives d’aller voir le film.

 

 

Shelter

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Mason (Jason Statham) vit isolé sur une île écossaise. Après avoir sauvé une jeune fille de l’océan lors d’une terrible tempête, il est repéré par le MI6 qui déclenche l’assaut de son refuge…

Ce qu’on  en pense

Le « Jason Statham Movie » de l’été est sur Prime. Le scénario ne brille pas par son originalité (c’est le moins qu’on puisse dire),  mais la réalisation est efficace et le casting correct,  avec Bill Nighy dans un rôle de méchant assez inhabituel pour lui. Le véritable intérêt du film est de faire découvrir une jeune actrice qui crève l’écran  : Bodhi Rae Breathnach (pas facile à retenir),  qu’on espère revoir bientôt dans une production moins formatée.

Une Famille de bâtards

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

À la suite d’une fusillade ayant laissé pour mort son père, Mohamed  (Hakim Jemili) apprend que ce dernier, visiblement adepte des plaisirs de la chair, lui cachait Maurice (Benjamin Tranié) et Morgane (Laura Felpin), deux frère et sœur jusque-là inconnus et aux caractères bien trempés. Pire, l’évènement oblige Mohamed à cohabiter avec ses néo-frangins et ainsi s’occuper de “Chez Momo”, un bar de quartier qui se transforme le soir venu en haut lieu du vice parisien, et brasse autant de mousse que de magouilles et d’amour tarifé…

Ce qu’on  en pense

Après L’Amour c’est surcôté, Mourad Winter confirme son talent pour les comédies avec cette production Prime au casting alléchant (Hakim Jemili, Laura Felpin, Benjamin Tranié, Florence Foresti, Kad Merad…). Située dans le Paris populaire des années 90 reconstitué avec soin, l’intrigue s’éternise un tantinet, mais la mise en scène, l’abattage des comédiens (Benjamin Tranié en tête) et les dialogues sauvent largement l’affaire,  donnant au film un côté comédie italienne bienvenu.

Ladies First

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Séducteur invétéré, Damien (Sacha Baron Cohen)  reçoit une sévère leçon lorsqu’il bascule dans un monde parallèle gouverné par les femmes,  où une de ses malheureuses collaboratrices  (Rosemund Pike) est devenue sa supérieure…

Ce qu’on  en pense

Inutile remake du film « Je ne suis pas un homme facile«  d’Eléonore Pourriat, cette comédie anglaise  ne vaut que par la présence dans un rôle inhabituel pour lui de Sacha Baron Cohen, plus connu sous la moustache et le slip kangourou de Borat. Il joue ici un séducteur macho archetypique que Hugh Grant ou Matthew McConaughay  auraient pu incarner de manière plus convaincante, face à une Rosemund Pike tour à tour victime et castratrice. Se contenter d’inverser les rôles entre hommes et femmes dans l’entreprise ne suffit pas à rendre la chose comique et on s’ennuie ferme avant un final sans surprise au cours duquel le héros malheureux fait son mea culpa.

In Waves

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

À Los Angeles, AJ, lycéen discret, rencontre Kristen. Elle est passionnée de surf, lui de skateboard et de dessin. Ils tombent follement amoureux ; un avenir heureux se profile. Mais tout bascule lorsque Kristen tombe malade. Ensemble, ils se lancent dans un combat contre la maladie, portés par la force de leur amour, leurs amis et leur passion désormais commune pour le surf et l’océan…

Ce qu’on en pense

Découvert en ouverture de la Quinzaine des Cinéastes à Cannes, In Waves est l’adaptation en anime de la BD éponyme d’AJ Dungo. Une adaptation assez libre côté graphismes (avec des couleurs pastels et des effets de flare) et nettement plus fidèle pour le scénario : une Love Story new age,  sur fond de culture surf. Diplômée des Gobelins, la réalisatrice Phuong Mai Nguyen, qui avait déjà signé l’adaptation en série de la BD Culottées de Pénélope Bagieu, confirme un talent précoce.  Malgré une histoire poignante, son film-poème célèbre la vie et invite à faire face à l’adversité avec le courage des surfeurs de vagues géantes.

 

 

Les Couleurs du mal: Noir

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Muté dans une petite ville de province polonaise, un jeune procureur s’intéresse à un cold case d’enfant kidnappé deux ans plus tôt. Quelques temps plus tard, un autre enfant disparaît lors d’une fête de village… 

Ce qu’on  en pense

Le Polonais Adrian Panek signe cette deuxième adaptation  de la trilogie des « Couleurs du Mal » de Malgorzata Oliwia Sobczak pour Netflix. On y suit une nouvelle enquête du procureur Leopold Bilski (Jakub Gierszal),  que l’on retrouve muté au fin fond de la Cachoubie,  où il va être confronté à des disparitions d’enfants, sur fond d’abus sexuel et d’anciens rituels mystiques.  Une intrigue de « noir nordique » assez peu originale, sauvée par une réalisation solide et un bon casting. Le film vaut surtout pour son ambiance de province post-soviétique, où les autorités locales ont gardé l’habitude d’étouffer le scandales et de se couvrir entre elles.

Deux pianos

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Mathias Vogler (François Civil) rentre en France après un long exil. La mentore de sa jeunesse, Elena (Charlotte Rampling) , souhaite qu’il donne une série de concerts au piano à ses côtés à l’Auditorium de Lyon. Mais dès son retour, une rencontre avec un enfant qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau, son double, plonge Mathias dans une frénésie qui menace de le faire sombrer, et le mènera à Claude (Nadia Tereszkiewicz): son amour de jeunesse.

Ce qu’on en pense

Un mélo signé Arnaud Desplechin avec François Civil, Charlotte Rampling et Nadia Tereszkiewicz, sur fond de piano classique (Bartok, Bach, Chopin…) , ça ne se refuse pas. Les amateurs du genre y trouveront leur compte. Certes, on a souvent l’impression d’avoir déjà vu le film tant la mise en scène est classique,  le scénario sans surprise et le casting archi connu. Mais le classicisme n’est pas un défaut,  surtout quand il est porté par le talent.