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Daniel Darc, Pieces of My Life

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Le pitch

Chanteur de Taxi-girl, groupe culte des années 1980 à l’aura sombre et romantique, Daniel Darc allait rapidement susciter toutes sortes de légendes urbaines. Les années 1990 passent et sa trace se perd… Il faudra attendre 2004 et le miraculeux retour avec Crève-cœur pour qu’il retrouve le succès, jamais démenti, jusqu’à sa disparition prématurée, le 28 février 2013. À travers des images inédites et intimes filmées pendant 25 ans, Daniel Darc – Pieces Of My Life témoigne de sa façon de vivre, avec ses moments de fulgurances et d’excès, ses solitudes, ses errances et ses abîmes.

Notre avis

Marc Dufaud, qui signe ce superbe portrait filmé de Daniel Darc, a bien connu l’ex-chanteur de Taxi Girl avec lequel il a mené plusieurs projets vidéo avant sa mort en 2013. Pieces Of My Life  est un peu la somme de ces travaux. Le film suit le parcours chaotique du chanteur à la gueule d’ange, mélange de Chet Baker, d’Eddie Cochran et de Gainsbourg, du succès de Taxi Girl à celui de Crève-Cœur, le disque de son come back, en n’édulcorant rien des années de galère, d’autodestruction et de défonce qui les ont jalonnés. Les témoignages des derniers proches, comme Frédéric Lo (artisan du succès de Crève-Cœur) ou son fidèle guitariste Georges Betzounis, complètent ce portrait, admiratif mais jamais thuriféraire, d’un artiste à la sensibilité exacerbée et au destin fracassé, qui aura connu le plus bas et le plus haut sans jamais se renier.

Give Me Liberty

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Le pitch

Vic (Chris Galust), malchanceux jeune Américain d’origine russe, conduit un minibus pour personnes handicapées à Milwaukee. Alors que des manifestations éclatent dans la ville, il est déjà très en retard et sur le point d’être licencié. Il accepte tout de même de conduire son grand-père sénile et ses vieux amis Russes à des funérailles… 

Ce qu’on en pense

Présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes,  Give Me Liberty est la première réalisation d’un cinéaste d’origine Russe, Kirill Mikhanovsky. Tourné caméra à l’épaule dans les conditions d’un documentaire, il suit la  journée chaotique d’un jeune chauffeur de bus social qui prend plus à cœur les problèmes des handicapés qu’il transporte que les consignes de son patron.Une drôle d’immersion dans la communauté russe de Milwaukee et dans le monde du handicap, qui aurait tout de même gagné à être allégée de quelques séquences. On ne s’ennuie pas, mais on en sort épuisé

The Operative

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Le pitch

À la fin des années 2000, alors que le monde craint que l’Iran ne se dote de l’arme atomique, Rachel (Diane Kruger), ex-agente du Mossad infiltrée à Téhéran, disparaît sans laisser de trace après être tombée amoureuse de sa cible, un chef d’entreprise local du nom de Farad (Cas Anvar). Thomas (Martin Freeman), son référent de mission, est chargé de la retrouver. Rachel doit revenir à tout prix sous le contrôle de l’organisation ou être éliminée…

Ce qu’on en pense

Deuxième long-métrage du réalisateur israëlien Yuval Adler (Bethléem), The Operative est un film d’espionnage classique, doublé d’une romance entre la belle espionne (Diane Kruger) et sa cible (Cas Anvar). Inspirée de faits réels, l’histoire de l’infiltration de Rachel/Ann (Diane Kruger) en Iran dans les années 2000, est racontée en flash-back à partir du moment où elle reprend contact avec son agent de liaison (Martin Freeman) pour négocier son départ du Mossad.Un procédé scénaristique toujours un peu artificiel, mais qui, ici, fonctionne plutôt bien grâce à une réalisation solide, qui privilégie le réalisme et la psychologie sur les scènes d’action. Diane Kruger, au naturel, est parfaite dans le rôle de cette prof de langues sans attaches, recrutée par le Mossad pour être infiltrée en Iran. Le triangle amoureux qu’elle forme avec Cas Anvar et Martin Freeman est parfaitement crédible. Le contexte historique (course de l’Iran pour se doter de l’arme nucléaire et efforts des services secrets israéliens pour faire échouer ses plans) est efficacement posé et le film voyage entre Téhéran, l’Allemagne et Israël, de manière très fluide. En respectant, ce qui est plutôt rare, les langues de chaque pays. L’infiltration de l’espionne dans l’Iran des Mollahs et ses manœuvres pour s’ouvrir les portes d’une société de technologies locale, liée au nucléaire, sont décrits de manière très réaliste. Le film s’inspire, il est vrai,  de l’histoire de l’ancien.ne agent du Mossad, Yiftach Reicher Atir, qui l’a racontée dans son livre, The English TeacherA l’arrivée, cela donne un bon film d’espionnage auquel il ne manque, qu’ un peu de tension.À part dans la séquence finale, on a rarement l’occasion de s’accrocher à son fauteuil.Le montage en flash-back et le souci de réalisme vont au détriment du suspens, ce qui est tout de même dommage pour un thriller d’espionnage.

Crawl

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Le pitch

Quand un violent ouragan s’abat sur sa ville natale de Floride, Hayley  (Kaya Scodelario) ignore les ordres d’évacuation pour partir à la recherche de son père porté disparu. Elle le retrouve grièvement blessé dans le sous-sol de la maison familiale et réalise qu’ils sont tous les deux menacés par une inondation progressant à une vitesse inquiétante. Alors que s’enclenche une course contre la montre pour fuir l’ouragan en marche, une menace bien plus grande les attend…

Ce qu’on en pense

Spécialiste de l’épouvante pure et dure,  Alexandre Aja (Haute Tension,  La Colline a des yeux ,  Piranha 3D ) s’aventure à la lisière du film catastrophe, avec ce thriller  visuellement  correct  mais scénaristiquement décevant, doté d’une héroïne (Kaya Scodelario) un peu trop balèze et veinarde pour qu’on tremble vraiment pour elle.  Gentiment sanglant,  mais jamais gore, Crawl n’est jamais aussi kiffant qu’a pu l’être Piranha 3D, par exemple. On s’y ennuie presque en attendant un final enfin palpitant. 

Factory

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Le pitch

Réagissant à la vente frauduleuse de leur usine, plusieurs ouvriers russes décident d’enlever l’oligarque propriétaire des lieux. Ils sont menés par « Le Gris », un ancien des forces armées (Denis Shvedov) . L’enlèvement tourne à la prise d’otage, et, rapidement, la garde personnelle du patron encercle les lieux…

Ce qu’on en pense

Thriller psychologique  sur fond de lutte des classes, Factory manque d’intensité pour vraiment passionner. La faute à des séquences d’action mal orchestrées. Emule de Zvyagintsev, le  Russe  Yuri Bykov se montre heureusement  plus à l’aise dans la peinture des travers de son pays et dans la gestion des montées de tension.

La Source

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Le pitch

Samir (Sneazzy) vit dans une cité . Entre l’ennui et les petits coups foireux pour tuer le temps avec les potes, son père le forme à la plomberie. Quand celui-ci décède brutalement, Samir n’a plus d’autre choix que de reprendre l’entreprise pour subvenir aux besoins de la famille. Le destin en décide autrement…A la médiathèque de son quartier, il a une révélation : devant une couverture de magazine représentant un surfeur, son horizon s’élargit. Son avenir est là, sous ses yeux. Mais il lui faudra d’abord commencer par la base : apprendre à  nager…

Ce qu’on en pense

Au début, on se dit qu’on va avoir du mal : Sneazzy, 27 ans, en train de passer son bac pro… Ça  fait quand même un paquet de classes à redoubler !  Pourtant, l’ancien compère de Nekfeu, s’en sort plutôt bien comme acteur et finit par nous embarquer à sa suite dans cette classique success story,  dont toute l’originalité réside dans le pitch : un gamin des cités qui ne sait même pas nager se rêve en champion de surf… et parvient à le devenir. Ou pas ? De La Source (nom de la cité où vit le jeune héros) à Hawaï,  Rodolphe Lauga s’applique à ancrer sa réalisation dans un certain réalisme et  parvient à surfer sur la vague. Malgré l’arrivée du Highlander Christophe Lambert en coach miracle,  on continue à avoir envie d’y croire. C’est dire !

 

 

 

Wonderland, le royaume sans pluie

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Le pitch

Akané est une jeune fille rêveuse. La veille de son anniversaire, elle se rend chez sa tante antiquaire pour récupérer son cadeau. Dans l’étrange bric-à-brac de la boutique, elle pose sa main sur une pierre magique. S’ouvre soudain un passage secret d’où surgit Hippocrate, un alchimiste venu d’un autre monde. Il veut convaincre Akané qu’elle est la Déesse du vent vert dont parle la légende et qu’elle seule peut éviter la terrible sécheresse qui menace son royaume

Notre avis

Elève de Miyazaki, Keiichi Hara signe cette fable fantastico écologique dont le  message,  omniprésent, prend trop souvent le dessus sur le ludique. Le voyage initiatique d’Akané ne surprend pas dans son déroulé, avec un rythme monocorde, sans grandes péripéties. La direction artistique est correcte sans plus et l’ennui n’est jamais loin. Un résultat décevant au regard des ambitions affichées.

Her Smell

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Le pitch

Becky Something (Elisabeth Moss) est une superstar du rock des années 90 qui a rempli des stades avec son girls band  Something She. Quand ses excès font dérailler la tournée nationale du groupe, Becky est obligée de composer avec son passé, tout en recherchant l’inspiration qui les a conduites au succès…

Ce qu’on en pense

Elisabeth Moss en diva grunge/punk, il fallait y penser. Alex Ross Perry, qui l’avait déjà dirigée une paire de fois, l’a fait pour ce faux biopic de Courtney Love et des Riot Grrrls, dans lequel on croise aussi  le top Cara Delevingne (la Laureline de Valerian) en rockeuse débutanteLa reconstitution du milieu des tournées rock  est assez juste et les chansons originales (signée Bully et Anika Pyle) sont plutôt bonnes. Dommage que l’héroïne de la Servante Écarlate et de The Square se croit obligée d’en faire des tonnes dans le genre hystero-défoncée. On se fatigue vite de ses crises de nerfs à répétition, c’est trés long (2h14!)  et on a du mal à croire à sa rédemption finale avec  reformation du girl band pour un improbable concert anniversaire. 

Persona non grata

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Le pitch

José Nunes (Raphaël Personnaz) et Maxime Charasse (Nicolas Duvauchelle) sont amis et associés minoritaires dans une entreprise de BTP en difficulté. Devant la nécessité de protéger leurs intérêts, ils prennent une décision radicale et se retrouvent liés par un sombre secret. Alors qu’ils commencent à entrevoir un avenir meilleur, un étrange personnage (Roshdy Zem) fait irruption dans leurs vies, leur rappelant que rien ne peut complètement s’effacer…

Ce qu’on en pense

Après l’ambitieux mais peu rentable Chocolat, portrait du clown noir du même nom, avec Omar Sy dans le rôle-titre, Roschdy Zem revient à son genre de prédilection (le polar noir à l’ancienne) avec ce remake d’un film brésilien, Invasor, sorti en France en 2002. L’histoire de deux cadres du bâtiment qui commanditent le meurtre de leur patron pour lui voler sa boîte et se retrouvent otages du tueur à gages qu’ils ont embauché pour faire le travail. Le duo Duvauchelle/Personnaz en rappelle d’autres, restés célèbres (Delon/Belmondo et Lanvin/Giraudeau pour ne pas les nommer), sans vraiment convaincre. Et Roschdy Zem acteur en fait beaucoup dans le rôle du méchant voyou ambitieux. L’ancrage de l’histoire en Languedoc Roussillon est ce qu’il y a de plus crédible et de plus réussi dans ce polar honnête, mais sans originalité.

 

L’Oeuvre sans auteur

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Le pitch

À Dresde en 1937, le tout jeune Kurt Barnet (Tom Shilling) visite, grâce à sa tante Elisabeth, l’exposition sur « l’art dégénéré » organisée par le régime nazi. Il découvre alors sa vocation de peintre. Dix ans plus tard en RDA, étudiant aux Beaux-arts, Kurt  peine à s’adapter aux diktats du « réalisme socialiste ». Tandis qu’il cherche sa voix et tente d’affirmer son style, il tombe amoureux d’Ellie (Paula Beer). Mais Kurt ignore que le père de celle-ci, le professeur Seeband (Sebastian Koch), médecin influent, est lié à lui par un terrible passé

Ce qu’on en pense

Quelle méchante idée que d’avoir scindé en deux parties, pour sa sortie en France, ce film magnifique qu’il faudra aller voir à deux séances différentes et, donc, payer deux fois ! Certes, 3 heures de projection cela peut être dissuasif. Mais on a vu des films d’ 1h20 qui nous ont paru durer deux fois plus. Révélé en 2007 avec La Vie des autres (Oscar du meilleur film étranger), Florian Henckel von Donnersmarck prend, certes, son temps pour raconter le destin de ce peintre allemand, inspiré de Gerhard Richter.Mais, ce faisant, c’est trente ans d’histoire d’Allemagne qu’il remonte, de 1937 au milieu des années 60. Dans une reconstitution d’époque parfaite et avec un casting épatant. À voir absolument, même en deux fois

Le Roi lion

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Le pitch

Au fond de la savane africaine, tous les animaux célèbrent la naissance de Simba (voix de Rayane Bensetti), leur futur roi. Les mois passent. Simba idolâtre son père, le roi Mufasa (Jean Reno), qui prend à cœur de lui faire comprendre les enjeux de sa royale destinée. Mais tout le monde ne semble pas de cet avis. Scar (Michel Lerousseau), le frère de Mufasa, l’ancien héritier du trône, a ses propres plans. La bataille pour la prise de contrôle de la Terre des Lions est ravagée par la trahison, la tragédie et le drame, ce qui finit par entraîner l’exil de Simba. Avec l’aide de deux nouveaux amis, Timon (Jamel Debbouze) et Pumbaa (Alban Ivanov), le jeune lion va devoir trouver comment grandir et reprendre ce qui lui revient de droit…

Ce qu’on en pense

Depuis que Disney a entrepris de filmer la version live de ses films d’animation classiques, Le Roi Lion était le plus attendu. Et aussi, sans doute, le plus piégeux à réaliser. Comment faire jouer à de vrais lions des scènes dramatiques ou comiques complexes ?Comment ne pas verser dans le vrai -faux documentaire Disney Nature ? Jon Favrau, qui avait déjà mis en scène l’honnête remake photoréaliste du Livre de la jungle s’est attelé à la tâche avec une armée de comédiens qui ont joué chaque rôle animal, bardés de capteurs, dans la fameuse boîte noire inventée par James Cameron pour Avatar, et d’animateurs qui ont recréé avec un moteur de jeu vidéo les personnages et l’environnement de savane africaine, inspiré du Masai Mara au Kenya. Le résultat est absolument bluffant ! Pour les animaux comme pour la végétation, il est presque impossible de faire la différence entre les images réelles et celles reconstituées par ordinateur. Rien que pour cette performance technique inouïe, le film mérite  d’être vu. Sinon, le remake étant fidèle à l’original presque plan pour plan, les nostalgiques du dessin animé devraient s’y retrouver sans peine. Le côté réaliste du film rend, par contre, les naïvetés du scénario et l’omniprésence des chansons (dont la version française n’est toujours pas géniale) plus gênantes. Mais la dimension shakespearienne de l’histoire, même édulcorée, est aussi plus sensible… Résultat : plus encore que le dessin animé, le film pourra être vu et apprécié par tous les publics. Pari gagné pour Disney.

Wild Rose

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Le Pitch

A peine sortie de prison et de retour auprès de ses deux jeunes enfants, Rose-Lynn (Jessie Buckley) n’a qu’une obsession : quitter Glasgow pour devenir chanteuse de country à Nashville. Tiraillée entre sa passion et ses obligations de mère, la jeune femme va devoir faire des choix…

Ce qu’on en pense

Depuis le succès international d’A Star is Born les films musicaux ont de nouveau le vent en poupe  et les variations sur le thème de l’ascension, chute et redemption d’un(e) parfait(e) inconnu(e) se succèdent. Après Lady Gaga (A Star Is Born), Elisabeth Moss (Her Smell) et Elle Fanning (Teen Spirit), c’est au tour de Jessie Buckley d’endosser le rôle de l’impétrante.  Comme celui de Bradley Cooper, le film de Tom Harper (Peaky Blinders, Guerre et Paix)  se situe dans le milieu de la musique country,  mais… En Ecosse ! Une originalité dont le réalisateur ne fait, hélas, pas tout à fait son miel.  D’un film anglais dont l’héroïne est une prolo écossaise qui rêve de devenir Dolly Parton,  on pouvait en effet, espérer mieux que ce mélo familial,  dont les personnages et les situations sont tracés à gros traits. C’est dommage,  car  la musique est plutôt bonne (à condition bien sûr d’aimer la country) et Jessie Buckley (vue dans la série Tchernobyl) est plus crédible que Lady Gaga dans le rôle de la jeune chanteuse venue de nulle part qui rêve de devenir une star. En plus,  elle jure comme une charretière ce qui, en VO du moins, rajoute à son charme…

Roads

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Le Pitch

Gyllen (Fion Whitehead), un jeune garçon de 18 ans originaire de Londres, fuit les vacances familiales au Maroc à bord du camping-car volé à son beau-père. Sur sa route, il rencontre William (Stéphane Bak), un jeune congolais de son âge qui souhaite rejoindre l’Europe à la recherche de son frère disparu. Complètement livrés à eux-mêmes, ils décident d’unir leurs forces. Ce duo improbable se fraye un chemin à travers le Maroc, l’Espagne et la France jusqu’à Calais, poussé par la soif d’aventure. Au fil de leur voyage, l’amitié et la confiance s’installent entre les deux adolescents. Mais certaines décisions difficiles vont changer leur vie à tout jamais.

Ce qu’on en pense

Le réalisateur de l’acclamé Victoria (film tourné en un seul plan séquence nocturne dans Berlin), Sebastian Schipper signe ce road movie qui nous conduit du Maroc à Calais sur les traces de deux ados  en cavale : l’un (incarné par la vedette de Dunkerque,  Fion Whitehead) fuit sa famille de touristes , l’autre (Stéphane Bak) la misère de son pays d’origine. Ils croisent, on le pressentait,  le chemin de migrants,  ce qui les conduit à Calais, où s’achève leur périple. On s’attache vite aux deux jeunes héros et on aime les nobles sentiments qui les animent (amitié, amour, solidarité, entraide…),  mais la route est quand même un peu longue, mal éclairée(le réal adore visiblement les plans de nuit) et semée de péripéties pas toujours très crédibles

Yuli

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Le Pitch
L’incroyable destin de Carlos Acosta, danseur étoile, des rues de Cuba au Royal Ballet de Londres.

Ce qu’on en pense

Ecrit par le scénariste de Ken Loach, Paul Laverty et réalisé par sa femme, María Icíar Bollaín, ce biopic de bonne facture raconte l’édifiante histoire de Carlos Acosta, le premier danseur étoile cubain à avoir percé en Europe. Une sorte de Billy Elliott social,  qui vaut  surtout pour la partie sur l’enfance cubaine du danseur, joliment reconstituée. Les séquences musicales et dansées, par contre, sont loin de pouvoir rivaliser avec les classiques du genre,  malgré l’investissement de l’intéressé,  qui joue son propre rôle à l’âge adulte.

Le Voyage de Marta

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Le pitch

Marta (Elena Andrada), 17 ans, passe à contre cœur des vacances au Sénégal en compagnie de son père (Sergi Lopez) et de son petit frère (Ian Samso). Un jour, elle ouvre une porte qui donne accès à une zone réservée aux employés de l’hôtel. Elle rencontre alors Khouma (Diomaye A. Ngom), le photographe du club et Aissatou (Madeleine C. Ndong) une femme de ménage. Elle va découvrir un monde qui lui était totalement inconnu. Un nouveau voyage va enfin commencer…

Ce qu’on en pense

Premier long métrage d’une jeune réalisatrice espagnole, Neus Ballus, Le Voyage de Marta nous conduit au Sénégal. Entre le club hôtel où réside la petite famille, les visites touristiques (tournées au camescope pour faire plus vrai) et les virées nocturne de l’héroïne qui s’encanaille en ville, on essaie de s’intéresser à ses problèmes d’adolescente qui découvre le monde et l’amour. Elena Andrada est très bien dans le rôle et Sergi Lopez joue avec conviction  un père qui a des années d’absence à se faire pardonner.  Rien de passionnant ni de crucial, mais le film se laisse voir gentiment.