Cinéma

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Juste sous vos yeux

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Sangok (Hye-Young Lee), une actrice disparue des écrans depuis des années, revient en Corée pour rencontrer un célèbre réalisateur qui lui a proposé de jouer dans son prochain film. Malgré son désir de revenir sur le devant de la scène, le grave secret qu’elle renferme la rend hésitante…

Ce qu’on en pense

Présenté à Cannes 2021, le nouveau film d’ Hong-Sang Soo a mis du temps à arriver jusqu’à nos salles. Fidèle à son principe de mise en scène,  fait de longues discussions, généralement tenues lors de repas arrosés et  filmées en plans fixes,  le prolifique réalisateur Coréen nous raconte cette fois l’histoire d’une actrice triplement sur le retour (elle n’est plus trés jeune et s’est exilée aux Etats-Unis où elle n’a plus tourné depuis longtemps),  qui revient au pays pour rencontrer un  réalisateur célèbre qui lui a proposé  le rôle principal de son prochain film. Hye-Young Lee et Hae-hyo Kwon, double cinématographique favori d’Hong-Sang Son,  livrent  une prestation de haut vol, lors de la longue scène de restaurant qui constitue toute la deuxième partie du film. Pourtant,  on avoue s’être ennuyé plus que d’habitude en attendant le final, réussi et quelque peu déchirant.

Les Enfants des autres

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Rachel (Virginie Efira) a 40 ans, pas d’enfant. Elle aime sa vie : ses élèves du lycée, ses amis, ses ex, ses cours de guitare. En tombant amoureuse d’Ali (Roschdy Zem) , elle s’attache à Leila (Callie Fereira Goncalves), sa fille de 4 ans. Elle la borde, la soigne, et l’aime comme la sienne. Mais aimer les enfants des autres, c’est un risque à prendre

Ce qu’on en pense

Le nouveau film de Rebecca Zlotowski nous réconcilie avec son cinéma après le désasteux Une fille facile. La réalisatrice retrouve sa finesse de trait pour faire le portrait psychologique d’une  « belle mère » (Virginie Efira encore parfaite) qui s’attache peut-être un peu trop, à la fille de son nouveau compagnon. Roschdy Zem est, lui aussi, parfait dans le rôle qu’il assume avec son charisme habituel. Dans celui de la mère biologique, Chiara Mastroianni est également un trés bon choix. Le film  tient beaucoup sur son casting, mais pas seulement: Rebecca Zlotowski filme les regards, les hésitations et les élans de ses personnages avec beaucoup de grâce et une infinité de nuances. Ce film est bien le sien.

Une Belle course

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Madeleine (Line Renaud), 92 ans, appelle un taxi pour rejoindre la maison de retraite où elle doit vivre désormais. Elle demande à Charles (Dany Boon), un chauffeur un peu désabusé, de passer par les lieux qui ont compté dans sa vie, pour les revoir une dernière fois. Peu à peu, au détour des rues de Paris, surgit un passé hors du commun qui bouleverse Charles. Il y a des voyages en taxi qui peuvent changer une vie…

Ce qu’on en pense

Ecrit pour Dany Boon et Line Renaud, dont on connaît les liens nordistes, amicaux et professionnels (l’actric ea joué dans trois films du réalisateur), le nouveau long métrage de l’éclectique Christian Carion (Joyeux Noël, Mon Garçon, l’Affaire Farewell) tient ses promesses en terme de duo d’acteurs,  de complicité et d’émotion. Le parti pris de faire incarner la jeune Madelaine par Alice Isaaz  est moins évident et les constants retours sur son passé alourdissent un peu la narration. On aurait préféré faire toute la course avec les deux acteurs principaux. Préparez les mouchoirs pour le final, forcément lacrymal…

Moonage Daydream

Cinéma|

Par Ph.D

Avec Kurt Cobain: montage of heck, l’Américain Brett Morgen a inauguré en 2015 la vogue des biopics de rockstars faits à partir de montage d’images d’archives. Il récidive avec Moonage Daydream, consacré à David Bowie mais avec, cette fois, l’ambition d’en faire un spectacle total pour les salles Imax. Plus de deux heures de son et lumières, où s’entrechoquent des images souvent inédites provenant de sources trés différentes (concerts, clips, theatre, films, actualités, interviews…) et les chansons de Bowie remixées pour le cinéma. Les images sont mélangées sans souci de chronologie, ni de provenance et le film s’organise autour de thématiques propres à l’oeuvre Bowienne (La science fiction, la bisexualité, les travestissements, le star system, Berlin, l’art contemporain…) avec pour seule voix off celle de Bowie en interview. La  B.O respecte, par contre,  une certaine logique pour remonter la carrière du Thin White Duke, de Ziggy Stardust à son dernier album Black Star. On en sort avec le tournis et les oreilles en feu,  mais aussi une furieuse envie de réécouter tout Bowie.

Nice : CinéRoman 4

Cinéma|

Par Ph.D

Le festival des adaptations littéraires à l’écran CinéRoman revient du 5 au 9 octobre  pour une quatrième édition au Pathé Gare du sud à Nice. Etalée sur 5 jours, avec un programme de projections et de rencontres particulièrement riche l’édition 2022 s’annonce prometteuse.  Pour la compétition, dix films seront soumis à l’appréciation du jury présidé par  Danièle Thompson et composé de David Hare (scénariste et réalisateur anglais),  Sabine Azema, David Foekinos, Ana Girardot, Pascale Arbillot et Pascal Elbé : Maigret, Adieu M. Haffmann, Azuro, Canailles, Enquête sur un scandale d’état, L’Affaire Collini, L’Evènement, La Dégustation et Les Volets verts.  Pour les avant premières, sont annoncés : Simone, Arrête tes mensonges, Cet été là, Couleurs de l’incendie, Tempête , Le Torrent, La Maison, Les Miens,  Mascarade , Le Syndicaliste et Maestro(s).  Le festival pourrait donc accueillir :  Olivier Dahan, Elsa Zylberstein, Guillaume de Tonquedec, Eric Lartigau, Clovis Cornillac, Lea Drucker, Christian Dugay, Anne Le Ny, André Dussolier, José Garcia, Ana Girardot, Aure Atika, Roschdy Zem, Maïwenn, Nicolas Bedos, Pierre Niney, Isabelle Adjani, Isabelle Huppert, Benoit Magimel, Yvan Attal, Pierre Arditi et Miou Miou. Excusez du peu !  Pour les organisateurs Daniel et Nathalie Bennoin (avec Dominique Segall pour la programmation) , pas de doute :  « Entre soleil et salle obscure, entre professionnels et public, entre vieux amis et nouveaux complices, ce festival doit devenir une référence dans l’horizon cinématographique français« .

 

 

Babi Yar, Contexte

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Les 29 et 30 septembre 1941, deux bataillons de l’armée nazie et la police auxiliaire ukrainienne, abattent  33 771 Juifs dans le ravin de Babi Yar près de Kiev. Le film reconstitue le contexte historique de cette tragédie...

Ce qu’on  en pense

Présenté à Cannes 2021, ce nouveau documentaire de Sergei Loznitsa (My Joy, Dans la brume, Une Femme douce, Donbass)  est constitué d’images d’archives historiques, pour la plupart inédites et tournées par des soldats pendant l’occupation de l’Ukraine par les nazis. Elles sont montées sans commentaire, ni voix off,  avec seulement quelques cartons indiquant les dates et la chronologie. Cela ne facilite pas toujours  l’interprétation de ce que l’on voit,  mais la puissance des documents est telle qu’ils se suffisent, le plus souvent, à eux-mêmes. Ils reconstituent le contexte de  l’exécution des juifs dans la région de Kiev,  durant ce que l’on a appelé la « Shoah par balles« . Né en Russie,  mais élevé en Ukraine, à Babi Yar  où a eu lieu le plus grand massacre, le réalisateur montre comment les soldats allemands ont été accueillis presque dans l’indifférence par une population qui vivait sous le joug stalinien, comment les attentats perpétrés à Kiev par le NKVD Russe ont pu attiser encore son ressentiment et comment les Nazis en ont joué pour faire des juifs les boucs émissaires de leurs malheurs,  préparant ainsi leur extermination programmée. Celle ci s’est faite « sans la moindre résistance de la population locale » souligne un des cartons. Après la victoire de l’armée rouge,  les procès des prisonniers nazis et leurs exécutions ont, par contre, été trés suivis et les images sont particulièrement saisissantes. Puis une chappe de plomb est retombée sur les faits qui ont été volontairement effacés de la mémoire collective. Fallait-il les exhumer aujourd’hui, alors que la Russie se sert du passé prétendument collaborationniste (voire carrément « nazi ») de l’Ukraine pour légitimer son invasion ? Le film a été réalisé avant la guerre. Il aurait, sans doute, gagné à être encore mieux  « contexualisé » pour éviter d’être mal interprété.

Jeunesse en sursis

Cinéma|

Par Philippe Dupuy

Le Pitch

Masha (Maria Fedorchenko) effectue sa dernière année de lycée. Elle traîne le plus souvent avec deux amis aussi anti-conformistes qu’elle, et tombe amoureuse d’une manière qui la force à sortir de sa zone de confort…  

Ce qu’on  en pense

La réalisatrice ukrainienne Kateryna Gornostai met en scène ses souvenirs de lycée pour parler de la jeunesse de son pays, à qui elle a été volée. Réaliste, intimiste, sensible et universel sur la fin de l’enfance, son film trouve évidemment une résonance particulière dans le contexte actuel. Pourtant, il n’y est jamais question de guerre, ni même de l’éventualité d’une guerre (le titre original n’y fait même pas allusion, contrairement au titre français). Tout aux préoccupations de leur âge (l’amour, l’identité sexuelle et sociale…), les jeunes lycéens qu’elle filme pourraient l’avoir été dans n’importe quel pays occidental. On les suit de cours de terminale, en fêtes ou en pyjama parties, entre ennui, beuveries, fous rires, flirts et interrogations existentielles. On les voit grandir et évoluer sous le regard inquiet de leurs parents, avec lesquels la communication devient de plus en plus difficile (l’omniprésence des smartphones n’arrange rien).  A la manière d’Abdellatif Kechiche, Katteryna Gornostai a casté des lycéens correspondant aux personnages qu’elle avait en tête et les a fait jouer les scènes comme si elle réalisait un documentaire sur leur propre vie (avec même de fausses interviews, face caméra). Le résultat est criant de vérité (Mention spéciale à Maria Fedorchenko,  qui joue Masha)  et on s’attache immédiatement à la demi-douzaine de personnages principaux qu’ils incarnent. Le film est formidable et se suffit à lui-même. Mais une fois les lumières rallumées, on ne peut s’empêcher de se demander ce que ces jeunes garçons et filles, désormais majeurs et en âge de se battre, ont pu devenir dans l’horreur que traverse leur pays…

Canailles

Cinéma|

Par J.V

Le Pitch

Suite à un casse qui a mal tourné, Antoine (François Cluzet),  blessé à la jambe, débarque de force chez Elias (José Garcia) pour se trouver une planque. Rien ne destinait le braqueur, un rien anarchiste, à croiser la route de ce prof d’histoire sans histoires. S’engage alors un étrange rapport entre les deux hommes où se mêlent emprise et complicité. Mais c’était sans compter sur Lucie (Doria Tillier), l’enquêtrice un peu spéciale, chargée de l’affaire

Ce qu’on  en pense

Can… Aïe ! Après En solitaire,  le réalisateur Christophe Offenstein retrouve François Cluzet pour cette  comédie policière, adaptée d’un roman Iain Levison. Est-ce la transposition de l’intrigue en France ou les choix esthétiques volontairement ringards, ? Toujours est-il que rien ne fonctionne dans ce film aux dialogues affligeants et à la réalisation mollassonne. Un total ratage. 

A propos de Joan

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Joan Verra (Isabelle Huppert) a toujours été une femme indépendante, amoureuse, habitée par un esprit libre et aventureux. Lorsque son premier amour revient sans prévenir après des années d’absence, elle décide de ne pas lui avouer qu’ils ont eu un fils ensemble. Ce mensonge par omission est l’occasion pour elle de revisiter sa vie : sa jeunesse en Irlande, sa réussite professionnelle, ses amours et sa relation à son fils. Une vie comblée. En apparence…

Ce qu’on en pense

Révélé à Cannes avec Je suis un soldat, Laurent Larivière signe avec A propos de Joan le portrait éclaté d’une femme, incarnée à l’écran, à différents moments de sa vie, par Isabelle Huppert et  Freya Mavor. Un esprit « Nouvelle Vague«  souffle sur la réalisation qui soigne les seconds rôles ( Lars Eidinger, Swann Arlaud, Florence Loiret-Caille…tous excellents)  autour d’une Isabelle Huppert, toute en retenue. L’ atmosphère mélancolique et un final trés émouvant contribuent à la réussite et à l’originalité  de ce drame. Une belle confirmation du talent de réalisateur de Laurent Larivière. 

Tout fout le camp

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Dans une ville du Nord de la France, Thomas (Thomas Scimeca), pigiste au journal local, doit faire le portrait d’Usé (Nicolas Belvalette), musicien atypique et ancien candidat à l’élection municipale. Tandis que les deux hommes apprennent à se connaître, ils découvrent, le corps inanimé de Jojo (Jonathan Capdevielle) . Mais ce dernier ressuscite…

Ce qu’on en pense

Auteur à la filmographie singulière  (De Marie et les naufragés, Debout sur la montagneLe Voyage au Groënland), Sébastien Betbeder  pousse le curseur de la comédie falabraque un peu plus loin avec Tout fout le camp…Un film qui porte bien son titre : tout part à vau l’eau,  à commencer par un scénario qui ne va nulle part et une réalisation qui se délite  de scènes pas drôles en scènes inutiles. On sent,  de la part du réalisateur et de ses comédiens visiblement investis,  la volonté de bousculer les codes de la comédie, du buddy movie et même du film de zombie (à travers le personnage de Jojo), mais rien ne sort du shaker. On s’ennuie ferme en attendant un sursaut de drôlerie voire de poésie, mais c’est peine perdue. La tentation est grande de « foutre le camp » avant la fin…

Chronique d’une liaison passagère

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Une mère célibataire (Sandrine Kiberlain) et un homme marié (Vincent Macaigne) deviennent amants. Engagés à ne se voir que pour le plaisir et à n’éprouver aucun sentiment amoureux, ils sont de plus en plus surpris par leur complicité…

Ce qu’on en pense

Emmanuel Mouret poursuit sa chronique des moeurs contemporaines avec nouvelle comédie préentée à Cannes Première pendant le Festival 2022. Formidables,  Vincent Macaigne et Sandrine Kiberlain portent le film entièrement sur leurs épaules avec une majorité de scènes filmées en longs plans séquences dans lesquels ils donnent vie, avec un talent fou,  aux dialogues écrits au cordeau par Emmanuel Mouret.  Chronique d’une liaison passagère détourne les codes du film romantique pour offrir, l’ait de rien,  une véritable étude sociologique. On rit, on s’émeut, on s’esbaudit de l’intelligence à l’oeuvre, du jeu des acteurs  et de la précision de la mise en scène. A la fin,  on a envie d’applaudir.  Du grand Mouret. 

Citoyen d’Honneur

Cinéma|

Par J.V

Le Pitch

Samir Amin (Kad Merad) est un écrivain comblé, Prix Nobel de littérature, qui vit à Paris, loin de son pays natal, l’Algérie. Il refuse systématiquement toutes les invitations qui lui sont faites. Jusqu’au jour où il décide d’accepter d’être fait « Citoyen d’honneur » de Sidi Mimoun, la petite ville où il est né. Mais est-ce vraiment une bonne idée que de revoir les habitants, qui sont devenus, d’année en année, les personnages de ses différents romans ?

Ce qu’on en pense

De l’excellent film argentin éponyme de Mariano Cohn et Gaston Duprat, le réalisateur de La Vache, Mohamed Hamidi, n’a retenu que l’écume de comédie. L’idée de transférer l’intrigue en Algérie, offrait pourtant de quoi alimenter le versant dramatique et politique du scénario. A la place,  le remake se contente d’une comédie gentiement nostalgique,  dans laquelle Kad Merad n’a pas à forcer son talent pour jouer le retour de l’enfant prodigue.  Le casting de seconds rôles (Jamel, Zinedine Soualem, Brahim Bouille, Oulaya Amamra)  est sympa mais question cinématographie, mieux vaut économiser ses précieux euros pour (re)voir l’original en VOD.

 

Coup de théâtre

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Dans le West End des années 50 à Londres, la préparation de l’adaptation cinématographique de la pièce à succès La Souricière est brutalement interrompue par le meurtre de son réalisateur hollywoodien. En charge de l’enquête, l’inspecteur Stoppard (Sam Rockwell) et l’agent Stalker (Saoirse Ronan) se retrouvent plongés au cœur d’une enquête dans les coulisses à la fois glamour et sordides du théâtre. A leurs risques et périls, ils vont tenter d’élucider ce crime…

Ce qu’on  en pense

Faute de pouvoir s’attaquer à la pièce d’Agatha Christie La Souricière, réputée inadaptable au cinéma, Tom George , dont c’est le premier long métrage, et le scénariste Mark Chappel ont imaginé un whodunit (qui l’a fait) dans le whodunit : une mise en abime qui permet une réflexion sur  la création théâtrale et sur les dommages collatéraux créés par une oeuvre tirée d’une histoire vraie. Dans le rôle des enquêteurs, Saoirse Ronan et Sam Rockwell forment un  couple de cinéma épatant et la mise en scène  leur fournit moults occasions de faire briller leur talent et leur haut potentiel de glamour. En résulte un excellent divertissement. 

Giulia

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Le temps d’un été caniculaire à Rome, Giulia (Rosa Pasciano) cherche un nouveau sens à sa vie. Sans travail ni logement durable, elle vit en équilibre entre son besoin de liberté et ses désirs illusoires qui la mènent vers de nouvelles rencontres improbables et inattendues… 

Ce qu’on en pense

Cousine italienne de la Jeune Femme de Leonor Seraille et de Frances Ha de Noah Baumbach, Giulia s’attache aux pas d’une jeune femme, à la fois lunaire et solaire (Rosa Pasciano), le temps d’un été à Rome et au bord de la mer. Servi par une troupe d’acteurs épatants. la réalisation  de Ciro de Caro, dont c’est le premier long métrage, s’inspire de la Nouvelle Vague, du cinéma de Cassavetes et de la grande comédie italienne pour produire un film surprenant et prometteur. On guettera les prochaines réalisations de ce nouveau cinéaste transalpin.

Pinocchio

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Au début du 20e siècle en Italie, l’horloger- marionnetiste Geppetto (Tom Hanks), inconsolable de la perte d’un enfant, façonne une marionnette à son image. Dans la nuit, la fée bleue (Cynthia Erivo) exauce son rêve le plus cher et lui donne vie.  Mais Pinocchio a beaucoup à apprendre avant de devenir un « vrai » petit garçon…

Ce qu’on en pense

Comme pour  La Belle et le Clochard , Disney a réservé l’adaptation en live action du célèbre conte de Golodi à sa plateforme de streaming. Etonnant, vus les moyens déployés pour cette nouvelle version  qui bénéficie de la présence de Tom Hanks (en Geppetto)  et de celle de Robert Zemeckis à la réalisation.  Trés fidèle à la version animée pour le scénario ,   à quelques petits détails près (une fée bleue…  noire ? ) ,  le film est réussi visuellement et n’aurait pas déparé le line-up Disney de Noël s’il était sorti en salles. Sauf qu’une version concurrente (celle de Benicio del Toro)  est annoncée pour la fin de l’année. D’où, sans doute,  l’empressement du studio à sortir le film sans attendre les vacances scolaires. On pourra toujours réserver le visionnage pour plus tard. L’histoire est toujours aussi édifiante pour les enfants et la mise en scène du réalisateur de Retour vers le futur est assez soignée pour satisfaire les adultes.