Cinéma

/Cinéma

The Duke

Cinéma|

Par J.V

Le Pitch

En 1961, Kempton Bunton (Jim Broadbent), un chauffeur de taxi sexagénaire, vole à la National Gallery de Londres le portrait du Duc de Wellington peint par Goya. Il envoie alors des notes de rançon, menaçant de ne restituer le tableau qu’à condition que le gouvernement rende l’accès à la télévision gratuit pour les personnes âgées…

Notre avis

Le réalisateur de Coup de foudre à Notting Hill , Roger Mitchell nous a quittés le 22 septembre 2021. Mais il avait, fort heureusement, eu le temps d’achever cette hilarante comédie policière, inspirée d’une histoire vraie, dans laquelle Jim Broadbent et Helen Mirren forment un couple provincial extravagant dans l’Angleterre des années 60. Situations ubuesques, quiproquos, rebondissements et humour british sont au programme de ce vrai-faux biopic au final surprenant. On passe un excellent moment. 

 

The Northman

Cinéma|

Par J.V

Le Pitch

A l’approche de l’adolescence, le prince Amleth (Alexander Skarsgard) voit son père être brutalement assassiné par son oncle, qui kidnappe ensuite sa mère. Vingt ans plus tard, Amleth est désormais un Viking qui attaque les villages slaves, dans l’espoir d’un jour se faire vengeance

Ce qu’on en pense

Après les épatants The Witch et The Lighthouse, Robert Eggers revient avec…  un film de Vikings ! Inspiré d’une légende scandinave mettant en scène un certain Amleth  (dont Shakespeare a sans doute eu vent),  The Northman  met en scène des combats sanguinaire, des esclaves en rébellion, un volcan qui gronde et le mythe d’Odin,  pour une tragédie sombre et haletante, à la fois épique et intime. Du grand cinéma avec un casting au diapason : Alexander Skarsgard,  Ethan Hawke, Bjork, Claes Bang, Nicole Kidman… A voir absolument.

 

Loin du périph

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Dix ans après avoir fait équipe, Ousmane (Omar Sy) et François (Laurent Lafitte), deux flics que tout oppose, reforment à contrecœur leur tandem de choc. Pas franchement ravis de se retrouver, ils mettent le cap sur une petite ville des Alpes pour enquêter sur un meurtre particulièrement sordide. Mais, alors qu’ils pensent avoir élucidé l’affaire, Ousmane et François découvrent une réalité bien plus terrifiante encore ! De surprises en rebondissements, leur escapade loin du périph les pousserait même à s’apprécier …

Ce qu’on en pense

On n’avait pas gardé un mauvais souvenir de De l’autre côté du périph, tentative de buddy movie à la française signé David Charhon, dans lequel Omar Sy et Laurent Lafitte faisaient équipe pour jouer à good cop/bad cop. Dix ans plus tard, ils retrouvent leur personnage devant la caméra du tâcheron Louis Letellier (Le Transporteur, Danny the Dog…),  auquel le succès de la série Lupin a visiblement donné du galon chez Netflix. Le premier film jouait sur l’opposition Paris/Banlieue avec un flic issu de la capitale (Lafitte) et l’autre des cités (Omar Sy). Cette fois, les deux sont envoyés enquêter en province, mais le film joue plutôt sur les clichés racistes que sur l’opposition Paris/Province. Gags lourdingues et répétitifs, scènes de baston inutiles, dialogues surécrits, intrigue sans intérêt…  Loin du périph pas de salut pour cette comédie policière ultra formatée dans laquelle Omar Sy, Laurent Lafitte et Izia Higelin cachetonnent sans forcer leur talent.

Anatomy of Time

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Deux fragments de la vie d’une femme. Maem est une jeune femme dans la Thaïlande rurale des années 1960. Son père horloger transmet sa passion à sa fille, tandis que les tensions entre la dictature militaire et les rebelles communistes s’exacerbent. Elle est courtisée par deux jeunes hommes très différents – un faible conducteur de pousse-pousse qui est littéralement mis de côté par un chef d’armée ambitieux et impitoyable. Cinquante ans plus tard, le chef de l’armée est devenu un général en disgrâce. Maem soigne son mari violent pendant ses derniers jours et se remémore son passé rempli de pertes, de souffrances et de joies…

Ce qu’on en pense

Ulrich Seidl meets Apichatpong Weerasethakul ? Le cinéaste Thaïlandais Jakrawal Nilthamrong (Vanishing Point) semble avoir mélangé plusieurs idées de films (un politique, un de guerre, un drame de la vieillesse et une romance tragique) qu’il a jetées en vrac dans ce nouvel opus à la narration décousue et un brin hermétique. Il vaut mieux avoir lu le synopsis et les notes d’intention si l’on veut comprendre quelque chose au film. Mais même comme cela, on reste perplexe. Dommage car le realisateur a un grand sens de l’image et les scènes de nature sont superbes. Le film réussit, malgré tout, à évoquer la dictature militaire, la fin de vie et esquisse un beau portrait de femme. Mais on sent passer le temps  et il faut aimer les scènes de toilette gériatrique. Tout est dans le titre !

Les Passagers de la nuit

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Paris, années 80. Elisabeth (Charlotte Gainsbourg) vient d’être quittée par son mari et doit assurer le quotidien de ses deux adolescents, Matthias (Quito Rayon Richter)  et Judith (Megan Northam). Elle trouve un emploi dans une émission de radio de nuit, où elle fait la connaissance de Talulah (Noée Abita), jeune fille désœuvrée qu’elle prend sous son aile. Talulah découvre la chaleur d’un foyer et Matthias la possibilité d’un premier amour, tandis qu’Elisabeth invente son chemin, pour la première fois peut-être, dans l’ombre de la mystérieuse Vanda (Emmanuelle Béart), l’animatrice-vedette de l’émission…

Ce qu’on en pense

Après  Ce sentiment de l’été et  (surtout) Amanda, Mikhaël Hers poursuit un parcours sans faute avec ce beau film mélancolique,  dans lequel Charlotte Gainsbourg joue Elisabeth, une femme abandonnée par son mari qui élève ses déjà grands enfants avec difficulté à l’ombre des tours du quartier hautement cinégénique de la Maison de la radio à Paris. En désespoir de cause (elle n’a jamais travaillé),  elle va pousser la porte de l’émission qu’elle écoute la nuit quand les soucis l’empêchent de dormir. Embauchée comme standardiste,  Elisabeth va rapidement se rendre indispensable à l’animatrice-vedette des Passagers de la nuit (Emmanuelle Bérat) qui, sous ses airs de diva farouche, va être touchée par sa fragilité et la prendre sous son aile.  Jusqu’à ce qu’elle même recueille chez elle une jeune auditrice de l’émission en rupture de famille et de société. Sans avoir l’air d’y toucher, Mikhaël Hers reconstitue joliment l’ambiance à la fois déprimée et pleine d’espoirs des années 80 et traite chacun de ses personnages avec infiniment d’amour et de délicatesse. Au point que la lumière finit par jaillir au bout de la nuit.

Le Roi cerf

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Van était autrefois un valeureux guerrier du clan des Rameaux solitaires. Défait par l’empire de Zol, il est depuis leur prisonnier et vit en esclave dans une mine de sel. Une nuit, la mine est attaquée par une meute de loups enragés, porteurs d’une mystérieuse peste. Seuls rescapés du massacre, Van et une fillette, Yuna, parviennent à s’enfuir. Zol ne tardant pas à découvrir leurs existences, Il mandate Hohsalle, un prodige de la médecine pour les traquer afin de trouver un remède. Mais Hohsalle et Van, tous deux liés par le fléau qui sévit, vont découvrir une vérité bien plus terrible…

Ce qu’on en pense

Ancien des studio Ghibli, où il avait travaillé comme superviseur des effets visuels sur Le Voyage de Chihiro, Masashi Ando  signe son propre long métrage avec  ce Roi Cerf à l’intrigue touffue,  qui fait curieusement écho à l’actuelle pandémie. Visuellement trés mature , le film brasse beaucoup de thématiques, un peu trop sans doute. Il souffre, en effet, d’un trop plein de dialogues explicatifs et  de  longueurs inhérentes à la complexité de l’histoire. On le déconseille pour cela au plus jeune public.

L’Eté l’éternité

Cinéma|

Par J.V

Le Pitch

Vivre et aimer du haut de ses 18 ans, plonger dans l’insouciance de l’été, perdre brutalement sa meilleure amie, s’apercevoir que rien ne dure toujours, renaître…

Ce qu’on en pense

Un premier long métrage sensible signé Emilie Aussel, une réalisatrice marseillaise qui cite Naomi Kawase, Kelly Reichardt, Antonioni, Kechiche et Gus Van Sant comme références. Le début du film laisse présager une énième chronique adolescente sous le soleil de Marseille,  mais très vite un drame survient et le ton change du tout au tout. S’ensuit un film profond sur la résilence et la reconstruction, servi par de jeunes acteurs castés sur place et excellemment dirigés. Aux côtés de la révélation Agathe Talrich , on reconnaît tout de même Matthieu Lucci, vu dans L’Atelier de Laurent Cantet et Izir Azougli remarqué  aux côtés de Matt Damon dans Stillwater. A voir. 

Ténor

Cinéma|

Par J.V

Le Pitch

Antoine (MB 14), jeune banlieusard parisien, suit des études de comptabilité sans grande conviction, partageant son temps entre les battles de rap qu’il pratique avec talent et son job de livreur de sushis. Lors d’une course à l’Opéra Garnier, sa route croise celle d’une professeure de chant (Michèle Laroque) qui détecte chez lui un talent brut à faire éclore…

Ce qu’on en pense

Quatre ans après Les Déguns, qui ont marqué (et pas de la meilleure des manière) ses débuts à la réalisation, Claude Zidi Jr. réhausse un peu le niveau avec cette nouvelle comédie,  dans laquelle Michèle Laroque incarne une prof de chant lyrique qui prend sous on aile un apprenti rappeur dont elle a décelé le talent caché. Transfuge de The Voice, le dénommé MB14 joue ce garçon avec une conviction touchante. Le scénario, qu’on a l’impression d’avoir déjà vu adapté cent fois (avec un mathématicien ou un pianiste prodige en lieu et place du rappeur), ne réserve absolument aucune surprise et la réalisation est quelconque. Mais l’ensemble est plutôt bon esprit et vu son film précédent, on peut considérer que le fils Zidi  est en net progrès. Pas encore un ténor mais un bon exécutant. 

  • Los Fuertes

Los Fuertes

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Lucas (Samuel Gonzales) se rend chez sa sœur dans un village reculé du Sud du Chili avant de s’en aller vivre au Canada. Là, face à l’océan et au milieu de la brume, il rencontre Antonio (Antonio Altamirano), maître d’équipage sur un bateau de pêche local. Quand une relation amoureuse intense surgit entre eux, ils se retrouvent obligés d’affronter leur réalité et de briser leur solitude, en apprenant à faire confiance aux gens qui les entourent. Alors que les vagues frappent la baie, leur force et leur indépendance deviennent inébranlables face à la marée…

Ce qu’on en pense

Une romance homosexuelle mélancolique, baignée dans la lumière de bout du monde du Chili du sud. On y suit les amours contrariées de Lucas et Antonio. L’un vient d’une famille aisée et s’apprête à partir s’installer au Canada, l’autre est marin pêcheur sur un chalutier, trés attaché à sa grand-mère et à son bout de terre australe. Il participe aux reconstitutions en costume de la guerre d’indépendance, qui fonctionnent comme une allégorie de leur émancipation commune.  Car l’homosexualité est mal vue dans le village et il leur faut se cacher. Leurs proches sont heureusement plus ouverts et compréhensifs…  Parviendront-ils dans le temps qui leur est imparti à s’attacher suffisamment l’un à l’autre pour partir ou rester ensemble ? That is the question. Vue l’ambiance tristouille, on se doute de la réponse…

Petite leçon d’amour

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Un café parisien, des copies égarées, la lettre d’amour d’une lycéenne à son professeur de maths : il n’en faut pas plus à Julie (Laetitia Dosch), promeneuse de chiens à ses heures perdues, pour se lancer dans une folle enquête. Elle a peu de temps pour éviter le pire, l’adolescente semble prête à tout. Par où commencer ? Retrouver le prof (Pierre Deladonchamps), et l’entraîner jusqu’à l’aube dans une course effrénée…

Ce qu’on en pense

Créatrice de la série Une famille formidable,  Eve Deboise (Paradis Perdu) entraine Laetitia Dosch et Pierre Deladonchamps dans un séduisant jeu de pistes à rebondissements multiples qui a des airs d’ After Hours parisien Les deux comédiens sont à leur affaire, elle dans le rôle d’une promeneuse de chiens farfelue, lui dans celui d’un prof déprimé suite à une rupture amoureuse. Sans renouveler le genre,  le film se regarde gentiment grâce à l’abattage des deux acteurs et aux charmes de la capitale qu’ils parcourent dans leur petite voiture…

Miss Marx

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Brillante, altruiste, passionnée et libre, Eleanor  (Romola Garai) est la fille cadette de Karl Marx. Pionnière du féminisme socialiste, elle participe aux combats ouvriers et se bat pour les droits des femmes et l’abolition du travail des enfants. En 1883, elle rencontre Edward Aveling (Patrick Kennedy). Sa vie est alors bouleversée par leur histoire d’amour…

Ce qu’on en pense

Réalisatrice d’un excellent biopic de Nico (Nico, 1988), l’italienne Suzanne Nicchiarelli récidive avec ce portrait de la fille cadette de Karl Marx qui portait bien son prénom (Eleanor). Une fille en or, en effet, qui dévoua sa vie à  la continuation de l’oeuvre de son père, à la défense des travailleurs, à l’abolition du travail des enfants et à la lutte pour l’égalité des droits des femmes.  Son malheur fut de contracter une liaison toxique avec le dramaturge Edward Aveling qui, non content de la ruiner, la trompera toute sa vie. La réalisatrice italienne raconte le parcours de vie d’Eleanor (joliment incarnée par Romola Garai) en mélangeant une reconstitution d’époque volontairement téléfilmesque à des documents d’archives, des déclamations de textes face caméra et une BO punk dans laquelle les Downtown Boys dynamitent l’Internationale et du Bruce Springsteen…  Moins réussi que Nico 1988 (petit chef d’oeuvre de film rock), Miss Marx n’en est pas moins jubilatoire et édifiant. Quelque chose nous dit que Suzanne Nicchiarelli  n’a pas fini de nous étonner.

Doctor Strange 2

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Avec l’aide d’anciens et de nouveaux alliés mystiques,Doctor Strange traverse les réalités hallucinantes et dangereuses du multivers pour affronter un nouvel adversaire mystérieux.

Ce qu’on en pense

Sam Raimi est de retour aux affaires pour le second volet de la franchise Doctor Stange. Le réalisateur qui a relancé le genre moribond du film de super héros en 2002 avec le premier Spiderman de l’ère Marvel ne fait, hélas, pas d’étincelles cette fois, se contentant de remplir le cahier des charges habituel d’un film Marvel. Même le principe de multivers, qui permet des allers retours sans douleur dans le temps et l’espace, ne parait pas le passsionner outre mesure. Il faut attendre la deuxième heure pour retrouver un peu de la patte horrifique de celui qui fut jadis le maître de l’horreur avec le cultissime Evil Dead. Scénario décevant, traitement visuel sans génie : juste un Marvel de plus.

Babysitter

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Suite à une blague sexiste devenue virale, Cédric (Patrick Hivon) , jeune papa, est suspendu par son employeur. Pour se racheter, il va avec l’aide de son frère Jean-Michel (Steve Laplante), s’interroger sur les fondements de sa misogynie à travers l’écriture d’un livre. De son côté, sa femme Nadine (Monia Chokri) en proie à une dépression décide d’écourter son congé maternité. L’arrivée dans leur vie d’une baby-sitter (Nadia Tereszkievicz) au charme espiègle et envouteur, va chambouler leur existence…

Ce qu’on  en pense

Découverte en 2019 à Cannes avec son premier long-métrage, La femme de mon frère, présenté au Certain Regard, l’actrice-réalisatrice Québécoise Monia Chokri revient avec cette comédie sur  les rapports homme-femme à l’ère post #Metoo. Servie par d’excellents acteurs, aux premier rang desquels Patrick Hivon et  Nadia Tereszkievicz (la fameuse babysitter), le film ne convainc toutefois pas autant que son prédécesseur. Entre dénonciation et vaudeville, la mise en scène hésite et l’intrigue flotte. Dommage.

Downtown Abbey II

Cinéma|

Par J.V

Le Pitch

A Downtown Abbey, la famille Crawley célèbre le mariage de Tom Branson et de sa fiancée Lucy. Peu de temps après un réalisateur reconnu veut louer les lieux pour tourner un film. Au même moment, Lady Violet (Maggie Smith) apprend qu’elle vient d’hériter d’une villa située dans le sud de la France…

Ce qu’on en pense

Après un premier film un peu contraint, qui peinait à se mesurer à la série, Downtown Abbey revient au cinéma et cette fois, c’est une totale réussite. L’idée de faire tourner un film dans le célèbre manoir anglais permet une mise en abime intéressante en même temps que de marquer le passage de l’époque du cinéma muet à celle du parlant. La Nouvelle ère annoncée par le sous titre est aussi celle des vacances sur la Côte d’Azur,Nathalie Baye et Jonathan Zaccaï  accueillent le casting anglais. Un petit air de french riviera qui va (pour une fois !) au-delà du simple effet carte postale. Pour info, la villa Roccabella, dont est censée hériter Lady Violet, se situe au Pradet dans le Var.  Valeria Bruni Tedesch y avait déjà tourné Les Estivants en 2017.

Années 20

Cinéma|

Par L.V

Le pitch

Quelques heures à Paris, un soir d’été en 2020. La caméra suit un passant puis l’autre, voyageant à travers les rues de la ville et multipliant de curieuses rencontres : jeunes excentriques, personnages originaux et anticonformistes. Au cours d’un seul plan ininterrompu, la caméra lie les personnages à travers un même territoire et une époque en crise que chacun traverse et questionne à sa manière.

Ce qu’on  en pense

A la manière de Slacker de Richard Linklater, la réalisatrice Elisabeth Vogler a réalisé dans Paris ce plan séquence d’1h30 dans lequel elle suit une vingtaine de personnages anonymes qui déambulent et se parlent en  traversant plusieurs quartiers de la capitale en été. Des mini  tranches de vies, sans lien les unes avec les autres,  qui racontent en filigrane une époque en crise (le film a été tourné après le premier confinement) et une jeunesse qui se pose beaucoup de questions. Le film vaut surtout pour le pari technique qu’il représente et pour la performance des acteurs qui se relaient devant la caméra sans qu’elle cesse jamais de tourner. Mais les amoureux de Paris s’amuseront aussi à reconnaitre les rues et les quartiers traversés. Que la Capitale est belle en été,  avec ses terrasses pleines, ses quais bondés et ses jolies filles jupes légères ! Pendant la tournée promotionnelle du film, les acteurs ont participé à une web série dont les épisodes étaient tournés sur place et diffusés le soir même avant le film. Ils sont disponibles sur la chaine Youtube du film, notamment celui tourné au Mourillon à Toulon.