Cinéma

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Elyas

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Elyas (Roschdy Zem), ancien soldat des Forces spéciales, solitaire et paranoïaque, devient garde du corps pour Nour (Jeanne Michel), 13 ans, et sa mère Amina (Laëtitia Eido), venues du Moyen-Orient. Tandis que l’ex-guerrier et la jeune fille s’apprivoisent, un mystérieux commando les prend pour cibles. Elyas ne reculera devant rien pour la sauver…

Ce qu’on en pense

En voie de « liamneesonisation« ,  Roschdy Zem incarne le héros taciturne et dur au mal de ce thriller sans âme signé Florent-Emilio Siri,  réalisateur de la décriée série  Marseille qui cherche à se refaire une crédibilité en revenant à ses premières amours (Nid de guèpes, Otage…).   Rythme poussif, scènes d’action sans éclat , scénario photocopié sur ceux des franchises Taken ou  Equalizer… Pour fans d’action-movies (et de Roshdy Zem) pas trop regardants.

Horizon 1

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

A l’époque de la Guerre de Sécession, la colonisation de l’Ouest américain est semée d’embûches. Qu’il s’agisse des éléments naturels, des interactions avec les peuples indigènes qui vivaient sur ces terres et de la détermination impitoyable de ceux qui cherchaient à les coloniser, tout se conjugue pour rendre l’avancée des colons périlleuse…  

Ce qu’on  en pense

Trente trois ans après le succès de Danse avec les loups, encore auréolé de celui de la série Yellostone, Kevin Costner partage sa passion pour le western avec cette ambitieuse saga de trois (ou quatre?)  films sur la conquête de l’ouest. Devant et derrière la caméra, l’acteur-réalisateur est omniprésent, multipliant les fils narratifs dans un premier volet de trois heures qui n’a, hélas, pas convaincu lors de sa présentation à Cannes 2024. Reconstitution factice, image proprette, intrigue filandreuse, cette épopée manque de souffle et ressemble plus à une série pour plateforme de streaming qu’au grand oeuvre cinématographique espéré. Témoin de sa construction feuilletonnesque, le final de cette première partie laisse le spectateur en plan jusqu’au 11 septembre, date de sortie prévue du chapitre 2. Avec le risque d’avoir tout oublié d’ici là.

Pendant ce temps…

Cinéma|

Par J.V

Le Pitch

Elsa (Megan Northam), 23 ans, a toujours été très proche de son frère aîné Franck (Yoan Germain Le mat), spationaute disparu mystérieusement trois ans plus tôt au cours d’une mission spatiale. Un jour, elle est contactée depuis l’espace par une forme de vie inconnue qui prétend pouvoir ramener son frère sur terre. Mais il y a un prix à payer…

Ce qu’on en pense 

Auréolé d’un Grand prix à la Semaine de la Critique à Cannes 2019 pour  J’ai perdu mon corps , un premier long métrage d’animation, Jérémie Clapin  revient avec un film de SF en prises de vues réelles qui, hélas, déçoit les espoirs placés en lui. Le scénario frise le ridicule et la mise en scène n’a rien d’original. Reste l’interprétation de Megan Northam, qui sauve le film du naufrage intersidéral.

Pourquoi tu souris ?

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Wisi (Jean-Pascal Zadi) est en galère. Il débarque à Bordeaux dans l’espoir de trouver un boulot et croise la route de Marina (Emmanuelle Devos), une humanitaire au grand cœur. Pour se faire héberger chez elle, il prétend être un sans-papier.  Un soir, il rencontre Jérôme (Raphaël Quenard), lui-même à la rue après le décès de sa mère. Malgré ses propos racistes et son étrange phobie de l’effort, Wisi accepte de le cacher pour une nuit chez Marina.  Mais flairant le bon plan, Jérôme est bien décidé à s’incruster. Surtout depuis qu’il a découvert la combine de Wisi pour amadouer Marina…

Ce qu’on en pense

Après Une Années difficile du duo Nakache et Toledano et Quelques Jours pas plus de Julie Navarro, une troisième comédie sociale dans laquelle des lascars (ici Jean Pascal Zadi et Raphael Quenard) s’immergent dans le milieu de l’ humanitaire pour les beaux yeux d’une militante (cette fois jouée par Emmanuelle Devos). Signé  Chad Chenouga et Christine Paillard (Le Principal), Pourquoi tu souris ?  reprend les mêmes ressorts comiques et sentimentaux,  sans y ajouter grand-chose d’original, dans une mise en scène sans relief. Le duo  Zadi-Quenard est  le meilleur atout du film, face à une Emmanuelle Devos toujours impliquée et convainquante.

Fête du cinéma

Cinéma|

Par Ph.D

On ne le répétera jamais assez: le cinéma c’est mieux au cinéma. Lâchez vos portables et profitez de la Fête du cinéma. Du 30 juin au 3 juillet toutes les séances sont à 5 euros : l’occasion de faire le plein de nouveautés à moindre coût. Voici notre sélection de films à voir en priorité (cliquez sur le titre pour lire la critique et voir la bande annonce)

Le Comte de Monte-Cristo

L’indispensable Pierre Niney porte sur ses épaules ce blockbuster à la française réalisé par les scénaristes  des  Trois mousquetaires , Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patelière,  d’après le roman-fleuve d’Alexandre Dumas père.

Maria

Bien avant #MeToo, Maria Schneider, qui était la fille « illégitime » de Daniel Gelin,  s’est faite connaître en 1972 par son rôle dans le sulfureux  Dernier Tango à Paris de Bernardo Bertolucci. Traumatisée par une scène de sodomie à laquelle elle n’avait pas été préparée et qui lui fut imposée, transformée malgré elle en icône de la libération sexuelle, l’actrice sombra dans la dépression, l’alcool et la drogue.

Les Pistolets en plastique  

Présenté à Cannes 2024, en clôture lors de la Quinzaine des réalisateurs, le nouveau  film  de Jean-Christophe Meurisse (Les Chiens de Navarre) aborde de manière décalée l’affaire Dupont de Ligonnès.

The Bikeriders

Un film de moto signé  Jeff Nichols (Mud,  Take Shelter , Midnight Special) sous influence Easy Rider, avec Jodie Comer, Tom Hardy et Austin Butler, on prend !

Kinds of Kindness

Le titre (Genres de gentillesse) est évidemment ironique : on le sait depuis Canine, il n’y a rien de gentil dans le cinéma de Yourgos Lanthimos, qui reprend ici le casting de Pauvres Créatures pour un film à sketches cruel et drolatique.

Je suis : Céline Dion

Cinéma|

Par Philippe Dupuy

Alors que la rumeur l’annonce chantant  Piaf pour  l’ouverture des Jeux Olympiques de Paris, Céline Dion apparaît dans un documentaire qui laisse penser qu’elle en sera bien incapable. Centré sur sa maladie – le syndrome de la personne raide, affection rare qui touche un personne sur un million-, Je suis : Celine Dion d’ Irene Taylor, montre la star, chez elle, entourée de ses jumeaux, de son personnel et de son chien, vivant quasi recluse et souffrant par dessus tout de ne plus pouvoir chanter.  Car contrairement à ce qu’on avait cru comprendre , la maladie ne touche pas seulement les muscles de la chanteuse canadienne :  elle attaque aussi ses cordes vocales. Plusieurs séquences du film – difficiles à regarder-,  la voient essayer vainement de chanter et fondre en larmes. Rarement (voire jamais) une star de cette envergure se sera livrée aussi crûment devant une caméra. Céline Dion ne cache rien de ses traits vieillis, de ses cheveux grisonnants, de sa silhouette empâtée ni de sa détresse face à la maladie. Elle laisse la caméra filmer au quotidien sa routine de maman attentionnée et de patiente courageuse des divers praticiens qui tentent de soulager ses douleurs. Une visite dans les hangars où elle a entreposé les costumes, les archives et le matériel de scène de sa fabuleuse carrière, permet de quitter un moment ce triste tableau,  pour évoquer ses multiples tournées  mondiales, ses dizaines de millions de disques vendus et ses multiples récompenses internationales. Le retour à son quotidien n’en est que plus déchirant. Sans emphase, auto apitoiement, ni mièvrerie, Je suis : Celine Dion montre la vie d’une malade qui se bat de toutes ses forces pour tenter de retrouver le don du ciel qui a guidé toute sa vie. Le film lui permet déjà de faire entendre sa voix de femme. Pour réentendre celle qui a valu à la chanteuse une si éblouissante carrière, on ne peut que prier avec elle.  

Riposte

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Une membre des forces spéciales (Jessica Alba) revient dans sa ville natale du sud des Etats-Unis à la mort de son père et découvre qu’il a été tué par des trafiquants d’armes…

Ce qu’on en pense

Jessica Alba est la seule raison de s’intéresser à cette série B de vengeance au scénario rachitique et à la mise en scène paresseuse. Elle manie très bien le couteau !  A part ça,  inutile de perdre son temps : l’intrigue est ridicule et la réalisation digne d’un téléfilm des années 80. 

Kinds of Kindness

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Un homme (Jesse Plemons) tente de prendre le contrôle de sa propre vie.  Un policier (Jesse Plemons) retrouve  sa femme (Emma Stone) disparue en mer,  mais elle semble être une personne différente.  Une femme (Emma Stone) recherche une personne dotée d’un pouvoir d’immortalité pour diriger une secte…

Ce qu’on en pense

Yorgos Lanthimos  reprend son casting de Pauvres créatures (Willem Dafoe, Margaret Qualley , Emma Stone) et y ajoute Jesse Plemons (découverte de la série Fargo) pour ce film à sketches  présenté en compétition à Cannes 2024. Une triple fable cruelle et drolatique qui n’a pas convaincu les festivaliers (trop long, trop absurde, trop cruel),  mais a tout de même valu un prix d’interprétation à Jesse Plemons, toujours parfait dans les rôles de dangereux crétin. Le titre (Genres de gentillesse) est évidemment ironique : on le sait depuis Canine, il n’y a rien de gentil dans le cinéma de Lanthimos.

Le Comte de Monte-Cristo

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Victime d’un complot, le jeune Edmond Dantès (Pierre Niney) est arrêté le jour de son mariage pour un crime qu’il n’a pas commis. Après quatorze ans de détention au château d’If, il parvient à s’évader. Devenu immensément riche, il revient sous l’identité du comte de Monte-Cristo pour se venger des trois hommes qui l’ont trahi.

Ce qu’on en pense

L’indispensable Pierre Niney porte sur ses épaules ce blockbuster à la française réalisé par les scénaristes  des  Trois mousquetaires , Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patelière,  d’après le roman-fleuve d’Alexandre Dumas père. Un interminable (3h00 au compteur !) film de vengeance,  plein de rebondissements invraisemblables, de dialogues du 19e siècle et de musique envahissante, mais qui ne manque pas de panache, de rythme, ni d’ambition.  A voir au cinéma, si on a le temps.

La Famille Hennedricks

Cinéma|

Par J.V

Le Pitch

Quand son fils Henri (Ferdinand Redouloux) menace de partir vivre chez son père (Yannick Choirat), Justine (Laurence Arné)  l’embarque de force dans un road trip sur la côte Atlantique avec son nouveau compagnon Ludo (Dany Boon) et son beau-fils Joseph (Jehan Renard). Au programme des vacances : unir sa famille recomposée coûte que coûte ! Mais très vite l’aventure déraille et Justine déchante. Pourtant, de ce chaos naît progressivement un groupe de musique, Les Hennedricks, dans lequel chacun libère sa folie…

Ce qu’on en pense

Encore une comédie dont le pitch en rappelle des dizaines d’autres. Laurence Arné  y embarque son compagnon à la ville , Dany Boon,  pour des vacances censées consolider leur famille recomposée. Après un début grotesque et pétaradant,  débute un road movie mollasson, aussi platement réalisé que dialogué. Seule la BO est un peu rythmée,  mais ceux qui s’attendait à y entendre du Jimi Hendrix (vu le titre) devront se contenter de quelques tubes de … Supertramp.

Les Pistolets en plastique

Cinéma|

Par J.V

Le Pitch

Léa (Delphine Baril) et Christine (Charlotte Laemmel) sont obsédées par l’affaire Paul Bernardin (Laurent Stocker), un homme soupçonné d’avoir tué toute sa famille et disparu mystérieusement. Alors qu’elles partent enquêter dans la maison où a eu lieu la tuerie, les médias annoncent que Paul Bernardin vient d’être arrêté dans le nord de l’Europe…

Ce qu’on en pense

Présenté à Cannes 2024, en clôture lors de la Quinzaine des réalisateurs, le nouveau  film  de Jean-Christophe Meurisse (Les Chiens de Navarre) aborde de manière décalée l’affaire Dupont de Ligonnès. Une farce bête et  méchante qui n’hésite pas à choquer,  au mépris de toute subtilité. La construction éclatée en longues séquences dialoguées manque de rythme. On rit, mais trop rarement.

 

Maria

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Maria Schneider (Anamaria Vartolomei) n’est plus une enfant et pas encore une adulte lorsqu’elle enflamme la pellicule d’un film sulfureux devenu culte : Le Dernier tango à Paris. Elle accède rapidement à la célébrité et devient une actrice iconique sans être préparée ni à la gloire, ni au scandale…

Ce qu’on en pense

Présenté à Cannes 2024 dans la section  « Première », le deuxième long métrage de Jessica Palud (Revenir) est une adaptation du livre de Vanessa Schneider sur sa cousine l’actrice Maria Schneider. Bien avant #MeToo, Maria Schneider, qui était la fille « illégitime » de Daniel Gelin,  s’est faite connaître en 1972 par son rôle dans le sulfureux  Dernier Tango à Paris de Bernardo Bertolucci. Elle y jouait la jeune maîtresse d’un écrivain vieillissant (Marlon Brando),  avec lequel elle s’adonnait à des jeux sexuels dans le huis clos d’un appartement bourgeois parisien. Traumatisée par une scène de sodomie à laquelle elle n’avait pas été préparée et qui lui fut imposée, transformée malgré elle en icône de la libération sexuelle, Maria Schneider sombra dans la dépression, l’alcool et la drogue. Malgré un dernier grand rôle en 1975 dans Profession Reporter, de Michelangelo Antonioni aux côtés de Jack Nicholson, elle ne fit pas la carrière internationale à laquelle elle était destinée et mourut dans le dénuement et la solitude en 2011, à l’âge de 58 ans. Le film de Jessica Palud (qui fut l’assistante de Bertolucci, des années plus tard) est centré sur la fameuse scène du  Tango et montre comment elle a ruiné sa vie de femme et d’actrice. C’est Matt Dillon qui joue le rôle de Marlon Brando dans une composition étonnante de mimétisme. Anamaria Vartolomei campe une Maria à géométrie variable, parfois trés ressemblante, souvent pas du tout, un peu trop lisse sans doute pour rendre justice au magnétisme animal de la véritable Maria Schneider.

Hors du temps

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Paul (Vincent Macaigne), réalisateur, et son frère Etienne (Micha Lescot), journaliste musical, sont confinés à la campagne dans la maison où ils ont grandi. Avec eux, Morgane (Nine D’Urso) et Carole (Nora Hamzawi), leurs nouvelles compagnes. Chaque pièce, chaque objet, les arbres du jardin, les sentiers parcourant les sous-bois leur rappellent les souvenirs de leur enfance et leurs fantômes…

Ce qu’on  en pense

Chronique d’un confinement chez des bobos ayant fui Paris pour la province de leur enfance.  En grande partie autobiographique,  le nouveau film d’ Olivier Assayas ressucite une époque à la fois très proche et presque déjà totalement oubliée. Quels enseignements tirer de ce vécu Hors du temps ? Pas beaucoup, apparemment. Un film intime et intimiste dans la lignée de Double vie ou Après Mai, du même réalisateur. Côté casting, le couple Nora Hamzawi -Vincent Macaigne tient ses promesses. 

Six pieds sur terre

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Sofiane (Hamza Meziani), fils d’un ex-diplomate algérien, a beaucoup voyagé. Installé à Lyon pour ses études, il est victime d’une décision administrative et vit sous la menace d’une expulsion. Dans l’espoir de régulariser sa situation, il accepte de travailler pour des pompes funèbres musulmanes. Entre les fêtes, les rencontres et son emploi, Sofiane va se découvrir dans un parcours initiatique qui le conduira à construire sa propre identité et passer peu à peu vers l’âge adulte…

Ce qu’on  en pense

Le titre et le sujet évoquent évidemment la série Six Feet Under. Il ne s’agit pourtant pas d’un remake musulman. Plutôt d’une réflexion sur l’immigration, la religion et la volonté d’intégration, en forme de film social. Découvert chez  Michel Gondry (Microbe et Gasoil) et Bertrand Bonello (Nocturama),  Hamza Mezianien campe un « immigré » comme on en voit rarement dans les films sur le sujet : intellectuel, arrogant, dominateur  et colérique, il lui faudra aller vers les autres pour s’apaiser et trouver sa place. Un premier film prometteur signé Karim Bensalah.

Vice-Versa 2

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Fraîchement diplômée, Riley est désormais une adolescente, ce qui n’est pas sans déclencher un chamboulement majeur au sein du quartier général qui doit faire face à quelque chose d’inattendu : l’arrivée de nouvelles émotions ! Joie, Tristesse, Colère, Peur et Dégoût – qui ont longtemps fonctionné avec succès – ne savent pas trop comment réagir lorsque Anxiété débarque. Et il semble qu’elle ne soit pas la seule…

 Ce qu’on en pense

Sorti en 2015, Vice Versa  est la dernière licence Pixar à avoir encore les honneurs des salles (Soul est sorti directement en streaming). On peut s’en étonner tant ce deuxième volet se contente de reprendre les recettes du premier,  sans y ajouter grand-chose de nouveau. En 2015,  Pixar innovait en transformant en personnages de DA les émotions une petite fille. Cette fois,  le studio se contente d’y ajouter  celles liées à la puberté de la jeune héroïne, qui vont évidemment mettre en émoi les autres,  jalouses de les voir occuper toute la place dans la psychée de l’adolescente.  L’effet de surprise ne jouant plus et faute d’innovation technique, on ne retient que le côté bavard  de l’affaire, même si on a plaisir à voir évoluer les différents personnages. Spoiler : Amour n’est pas encore de la fête. Ce sera sans doute pour VV3.