Cinéma

/Cinéma

Tout s’est bien passé

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

A 85 ans, André (André Doussollier),  le père d’Emmanuèle (Sophie Marceau) et Pascale (Géraldine Pailhas) est hospitalisé après un accident vasculaire cérébral. Quand il se réveille, diminué et dépendant, cet homme curieux de tout, aimant passionnément la vie, demande à Emmanuelle de l’aider à mourir

Ce qu’on en pense

En compétition à Cannes,  Tout s’est bien passé de François Ozon nous a fait l’effet d’un téléfilm sur le suicide assisté pour les Dossiers de l’écran. Sophie Marceau en fait trop comme d’habitude et André Dussolier s’est dit qu’il tenait enfin un rôle à César en victime d’AVC égoïste, autoritaire et revêche. La réalisation d’Ozon, qui adapte le livre-témoignage d’Emmanuelle Bernheim,  est si insipide qu’on en regretterait presque de n’avoir pas aimé (non plus) Amour, le  film d’Haneke,  dans lequel Trintignant trucide sa femme grabataire. On a espéré pendant un moment que Marceau fasse subir le même sort à Dussolier mais non. Sur le même sujet,  on conseillera plutôt de (re)voir celui de Stéphane Brizé avec Vincent Lindon et Hélène Vincent, Quelques heures de printemps, moins racoleur et autrement plus sensible .

Bigger than us

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Melati, 18 ans combat depuis son enfance la pollution plastique qui ravage l’Indonésie. Comme elle, une génération se lève pour réparer le monde. Partout, adolescents et jeunes adultes luttent pour les droits humains, le climat, la liberté d’expression, la justice sociale, l’accès à l’éducation ou l’alimentation. Pour comprendre comment tenir et poursuivre son action, Melati part à leur rencontre

Ce qu’on  en pense

Ce documentaire de Flore Vasseur, qui suit une jeune militante indonesienne dans ses rencontres avec d’autres jeunes concernés par la lutte pour l’environnement, a inauguré en juillet dernier la section éphémère Le Cinéma pour le climat du festival de Cannes. A la manière de Demain, le  feelgood-movie écolo de Mélanie Laurent et Cyril Dion,  Bigger than us s’inscrit dans une veine documentaire qui montre met en avant  l’engagement de la jeunesse pour la planète… Le propos est essentiellement politique, mais la documentariste n’oublie pas de soigner aussi la forme et s’attache à “faire du  cinéma” en  construisant minutieusement ses plans et en filmant magnifiquement les grands espaces. Un document utile et qui donne espoir en l’avenir, malgré tout.

Je m’appelle Bagdad

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Bagdad (Grace Orsato) est une skateuse de 17 ans qui vit à Freguesia do Ó, un quartier populaire de la ville de São Paulo, au Brésil. Bagdad skate avec un groupe d’amis masculins et passe beaucoup de temps avec sa famille et avec les amis de sa mère. Ensemble, les femmes qui l’entourent forment un réseau de personnes qui sortent de l’ordinaire. Lorsque Bagdad rencontre un groupe de skateuses féminines, sa vie change soudainement.

Ce qu’on  en pense

Entre fiction, rêve et réalité, ce premier film brésilien signé Caru Alves de Suza s’attache aux pas d’une jeune fille des quartiers populaires de Sao Paulo. Bagdad (Grace Orsato)  cherche sa voie, son identité et sa place dans une société patriarcale qui a du mal à accepter les différences. Elle évolue dans un milieu trans genres et refuse de se soumettre aux codes de la société dominante. Un portrait plein d’empathie et de fantaisie, porté avec beaucoup de grâce par la débutante Grace Orsato et rythmé par des passages chorégraphiés et des scènes de skate. Le girl power à la sauce brésilienne. 

La Voix d’Aïda

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Srebrenica, juillet 1995. Modeste professeure d’anglais, Aida (Jasna Duricic) vient d’être réquisitionnée comme interprète auprès des Casques Bleus, stationnés aux abords de la ville. Leur camp est débordé : les habitants viennent y chercher refuge par milliers, terrorisés par l’arrivée imminente de l’armée serbe. Chargée de traduire les consignes et de rassurer la foule, Aida est bientôt gagnée par la certitude que le pire est inévitable

Ce qu’on en pense

Présenté à Venise et nommé à l’Oscar du meilleur film étranger, ce drame Yougoslave,  signé Jasmila Zbanic,  réussit à tenir en haleine et à bouleverser,  malgré un évident manque de moyen. Réduit à un quasi huis clos anxygène, il tient grâce à une réalisation dépouillée et frontale et à l’interprétation  formidable de l’actrice serbe Jasna Đuričić qui insuffle une grande énergie à ce portrait de femme forte et digne dans  l’horreur ambiante. Rappelons que la prise de Srebenica a fait 8000 victimes civiles et innocentes sous les yeux impuissants des soldats de la force d’interposition européenne.

Stillwater

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Bill Baker (Matt Damon), un foreur de pétrole débarque à Marseille du fin fond de l’Oklahoma, pour soutenir sa fille Allison (Abigail Breslin) qui purge une peine de prison, accusée d’un crime qu’elle nie avoir commis. Confronté au barrage de la langue, aux différences culturelles et à un système juridique complexe, Bill demande à une jeune française (Camille Cottin), rencontrée par hasard, de l’aider dans ses démarches

Ce qu’on  en pense

Tourné à Marseille,  le nouveau Tom McCarthy (Spotlight) était un des trois films de la sélection Cannoise 2021 à prendre pour cadre la cité phocéenne. L’histoire d’un redneck d’Oklahoma  bourru et costaud (Matt Damon barbu et impeccablement bovinqui essaie de sortie de prison sa fille, condamnée pour le meurtre de sa petite amie. Ne parlant pas un mot de français, il trouve de l’aide auprès d’une mère célibataire baba-cool (Camille Cottin, trés bien aussi) qui l’héberge et assure les traductions contre la garde de sa fille de 11 ans. Au menu: choc des cultures,  préjugés et enquête policière. Le scénario signé Thomas Bidegain et Noé Debré (Les Cowboys) est, littéralement, tiré par les cheveux, mais Marseille est bien filmée, la direction d’acteurs est parfaite, tout sonne juste et on passe un bon moment, même si ça n’a, hélas,  pas le niveau de Spotlight.

Le Sommet des dieux

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

A Katmandou, le reporter japonais Fukamachi croit reconnaître Habu Jôji, cet alpiniste que l’on pensait disparu depuis des années. Il semble tenir entre ses mains un appareil photo qui pourrait changer l’histoire de l’alpinisme. Et si George Mallory et Andrew Irvine étaient les premiers hommes à avoir atteint le sommet de l’Everest, le 8 juin 1924 ? Seul le petit Kodak Vest Pocket avec lequel ils devaient se photographier sur le toit du monde pourrait livrer la vérité. 70 ans plus tard, pour tenter de résoudre ce mystère, Fukamachi se lance sur les traces de Habu…

Ce qu’on  en pense

Patrick Imbert,  dont on avait découvert le grand talent dans Le Grand méchant renard, adapte le manga éponyme de Jirô Taniguchi, primé à Angoulême en 2005. Pas de monstres,  ni de super pouvoirs dans ce manga original,  qui donne lieu à  un film d’alpinisme presque classique dans lequel l’homme fait face à ses limites et à la nature. D’une grande beauté,  l’animation rend  hommage à la discipline et à ceux qui la pratiquent. Le scénario n’oublie pas de développer la psychologie des personnages,  en montrant ce  qui les pousse à accomplir des exploits aussi périlleux. L‘émotion jaillit souvent où on ne l’attend pas. Un sommet d’animation française. 

La Troisième guerre

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Léo (Anthony Bajon) vient juste de terminer ses classes à l’armée et pour sa première affectation, il écope d’une mission Sentinelle. Le voilà arpentant les rues de la capitale, sans rien à faire sinon rester à l’affût…

Ce qu’on en pense

Après l’oubliable Sentinelle,  dans lequel Olga Kurylenko arpentait la Promenade des Anglais fusil d’assaut à l’épaule, voici La troisième guerre qui envoie Leïla Bekhti, Anthony Bajon et Karim Leklou faire la même chose dans les rues de la Capitale. Mais ici pas de vengeance, de fusillades, ni de poursuites. Au contraire,  Giovanni Aoi dont c’est le premier long métrage,  joue sur l’ennui et l’inaction pour faire monter la tension autour de la crainte d’une attaque terroriste. L’ approche, presque documentaire dans la première partie (la plus réussie),  débouche nénanmoins sur un final musclé, au risque de déstabiliser un peu l’ensemble et de lui faire perdre en cohérence. Pour Leïla Bekhti en treillis et béret militaire. 

 

L’Origine du monde

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Jean-Louis (Laurent Lafitte) réalise en rentrant chez lui que son coeur s’est arrêté. Plus un seul battement dans sa poitrine, aucun pouls, rien. Pourtant, il est conscient, il parle, se déplace. Est-il encore vivant ? Est-il déjà mort ? Ni son ami vétérinaire Michel (Vincent Macaigne), ni sa femme Valérie (Karin Viard) ne trouvent d’explication à cet étrange phénomène. Alors que Jean-Louis panique, Valérie se tourne vers Margaux (Nicole Garcia), sa coach de vie, un peu gourou, pas tout à fait marabout, mais très connectée aux forces occultes. Et elle a une solution qui va mettre Jean-Louis face au tabou ultime...

Ce qu’on en pense

Labellisé “Cannes 2020” , le premier long métrage de Laurent Lafitte arrive enfin en salles. Avec le risque de ne plus bénéficier de l’effet de nouveauté puisque les avant-premières datent de plusieurs mois et tout le monde connaît le pitch. Il s’agit d’une comédie surréaliste, adaptée de la pièce de théâtre éponyme de Sébastien Thiéry, dans laquelle un quadragénaire très sur de lui  (Laurent Lafitte) se retrouve à devoir demander à sa mère (Hélène Vincent, formidable) de lui montrer son vagin. S’en suit une série de situations aussi burlesques que malaisantes dans lesquelles lui, sa femme (Karin Viard parfaite)  et son ami vétérinaire (Vincent Macaigne hilarant en presque sosie de François Hollande) tentent de convaincre la malheureuse en utilisant un tas de subterfuges idiots.  Trés drôle, scabreux juste ce qu’il faut, joué au cordeau,  le film est aussi un bel exercice de mise en scène en quasi huis clos. Sa réussite est, peut-être, ce qui étonne le plus finalement: on n’en attendait pas tant du débutant Lafitte.  Enfin une comédie française originale et qui a de la gueule ! 

Blue Bayou

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Antonio LeBlanc (Justin Chon), d’origine américano-coréenne, a été adopté et a passé sa vie dans un petit village du Bayou de Louisiane. Marié à Katy (Alicia Vikander), ils élèvent ensemble Jessie (Sidney Kowalske), la fille de cette dernière, issue d’un premier lit. Alors qu’il travaille dur pour offrir ce qu’il y a de meilleur à sa famille, Antonio va devoir affronter les fantômes de son passé en apprenant qu’il risque d’être expulsé de son pays…

Ce qu’on  en pense

Après Minari, qui abordait déjà le rêve américain du point de vue d’un héros d’origine asiatique, Blue Bayou s’attaque au scandale des enfants adoptés qui découvrent à l’âge adulte qu’ils n’ont pas été naturalisés et sont donc passibles d’expulsion. Un sujet d’actualité que Justin Chon (découvert comme acteur dans la saga Twilight) traite dans un mélodrame sensible et plein d’humanité , avec une réalisation léchée aux couleurs chaudes, en harmonie avec les sentiments qui se dégagent du film.  Un poil trop démonstratif et tire larme, le final gâche, hélas, un peu la bonne impression générale.

Le Genou d’Ahed

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Y (Avshalom Pollak) , cinéaste israélien, arrive dans un village reculé au bout du désert pour la projection de l’un de ses films. Il y rencontre Yahalom (Nur Fibak), une fonctionnaire du ministère de la culture, et se jette désespérément dans deux combats perdus : l’un contre la mort de la liberté dans son pays, l’autre contre la mort de sa mère…

Ce qu’on  en pense

Récompensé d’un Prix du jury au mois de juillet à Cannes, le nouveau film de Nadav Lapid (Synonymes, l’Institutrice)   s’inspire d’une mésaventure connue par le réalisateur israélien dans son propre pays (invité à présenter un de ses films, on lui a interdit de parler politique) et débouche sur une réflexion sur le métier de cinéaste face à la censure. Il utilise pour cela une forme brute (caméra tremblée, brusques changements de plans… )  voire burtale, qui est censée rendre le propos plus percutant et reflêter le caractère instable de son héros ombrageux,  au look de rock star (Avshalom Pollak en double du cinéaste).  Effets qui finissent par paraître artificiels et altèrent la sincérité du propos.

Dune

Cinéma|

Par Philippe DUPUY

Le pitch

Héritier de la dynastie Atreïdes, le jeune duc Paul  (Timothée Chalamet) est-il l’élu que le monde des années 10 000 attend ? Sa famille a été choisie pour administrer la planète Arrakis et récolter l’épice , la denrée la plus précieuse de l’univers car elle permet les voyages interstellaires. Mais la dynastie concurrente, celle des Harkonnen ,  ne l’entend pas de cette oreille et l’Empereur se méfie du charisme du duc Leto Atreïdes (Oscar Isaac), le père de Paul.  Une guerre va bientôt faire rage sur Arrakis et nul ne sait quel parti prendront ses habitants, les  Fremen, farouches guerriers du désert…

Ce qu’on  en pense

Après Jodorowski, dont le projet fou resta à l’état de projet et David Lynch,  dont l’adaptation steam punk avant l’heure prit des airs de catastrophe industrielle, le canadien Denis Villeneuve  s’attaque à son tour à l’Himalaya Dune. Ses antécédents en matière de SF (le formidable Premier Contact  et l’envoutant Blade Runner 2049) laissaient espérer un bon space opéra. Son Dune est mieux que cela : c’est un grand film, qui rend parfaitement justice au roman culte de Franck Herbert.  Visuellement,  c’est une merveille . Le désert n’a pas été aussi bien filmé depuis Lawrence d’Arabie. Les décors, les  vaisseaux et les costumes sont réussis  tout en se démarquant trés nettement de ceux de Star Wars,  qui constituaient jusqu’ici une sorte de norme.  Le travail sur le son est également formidable: il immerge littéralement le spectateur dans l’univers de Dune. Les différents personnages du roman trouvent une incarnation parfaite en chacun des acteurs : Timothée Chalamet est le héros romantique idéal, Zendaya,  qui n’a encore qu’un petit rôle (le film ne couvre que le début du roman) est à se damner en guerrière Fremen,  Rebecca Ferguson est totalement émouvante dans le rôle de la mère de Paul, qui l’a formé à la “manière” Bene Gesserit, Oscar Isaac joue un duc Atreïdes plein d’humanitéon applaudit au choix de Jason Momoa (Duncan Idaho) Josh Brolin (Gurney Halles) et Javier Bardem (Stilgar), tandis que Stellan Skarsgard est méconaissable et génial en baron Harkonnen.Seul souci : ce n’est qu’une première partie et on reste sur sa faim. La seconde ne sera tournée que si le film remplit ses objectifs au box-office,  ce qui n’est pas évident. Le public adhérera-t-il en masse à une saga guerrière écolo, religieuse et philosophique, aussi ambitieuse et littéraire  ? On le souhaite vivement. Mais, dans le contexte actuel, rien ne l’assure.

La Proie d’une ombre

Cinéma|

Par  J.V

Le pitch

Beth (Rebecca Hall) vient de perdre son mari. Désormais, elle habite seule dans une maison qu’il avait construite pour eux, près d’un lac. Très vite, Beth ressent une étrange présence, qui va la conduire à découvrir peu à peu les secrets troublants de son époux défunt…

Ce qu’on  en pense

Fini de rire : révélée dans Vicky Cristina Barcelona  (Woody Allen) Rebecca Hall est la vedette de cette série B horrifique  au scénario et à la réalisation trés classique. Entre deux jump scares,  qui font sursauter et s’accrocher à l’accoudoir,   David Bruckner (Creepshow, Out There), spécialiste de l’épouvante, croque un beau portrait de femme et esquisse une réflexion sur deuil. Du bon boulot,  pour amateurs de films de genre et fans de Rebecca (dont nous sommes)

Les Amours d’Anaïs

Cinéma|

Par L.V

Le pitch

Anaïs (Anaïs Demoustier) a trente ans et pas assez d’argent. Elle a un amoureux qu’elle n’est plus sûre d’aimer. Elle rencontre Daniel (Denis Podalydès), à qui tout de suite elle plaît. Mais Daniel vit avec Émilie (Valeria Bruni Tedeschi)… qui plaît aussi à Anaïs. C’est l’histoire d’une jeune femme qui s’agite. Et c’est aussi l’histoire d’un grand désir…

Ce qu’on  en pense

Premier long métrage signé Charline Bourgeois-Tacquet, Les Amours d’Anaïs séduit par sa vivacité :  un véritable hymne à l’amour,  porté par une Anaïs Demoustier à son affaire. Un peu trop même : le film a des airs de déjà vu. Heureusement,  Valeria Bruni-Tedeschi bouleverse dans le rôle de la femme mure, trompée et aimée à la fois. Une romance moderne,  drôle, pétillante et plus profonde qu’il n’y paraît au premier abord.

L’Etat du Texas contre Melissa

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Melissa Lucio est la première femme hispano-américaine condamnée à mort au Texas. Accusée d’avoir tué sa fille de deux ans, cette mère pauvre et droguée, coche toutes les cases de la coupable idéale. Elle est pourtant trés probablement innocente des faits qui lui sont reprochés…

Ce qu’on  en pense

Remarquablement argumenté, ce documentaire de Sabrina Van Tassel, à bases d’images d’interrogatoire, d’archives et de témoignages,  est nouvel acte d’accusation contre les dysfonctionnements du système judiciaire américain. Dans l’affaire Melissa Lucio, les ambitions politiques d’un procureur (plus tard condamné lui même pour corruption) semblent avoir totalement pris le pas sur l’enquête et les témoignages. Au point d’envoyer dans le couloir de la mort une jeune femme, mère de  14 enfants,  dont aucun ne s’est jamais plaint de mauvais traitements. Une simple chute dans un escalier vétuste, provoquée ou non par un autre enfant,  pourrait avoir provoqué les blessures mortelles de son bébé. Annulée pour défaut d’enquête, la condamnation de la mère, qui a déjà passé 12 ans en prison,  a pourtant été reconfirmée en appel. Son sort est toujours entre les mains de la justice et du pouvoir politique texan. 

Respect

Cinéma|

Par LV

Le pitch

L’ascension de la carrière d’Aretha Franklin (Jennifer Hudson), de ses débuts d’enfant de chœur dans l’église de son père à sa renommée internationale…

Ce qu’on  en pense

Après Whitney Houston et  Billie Holliday c’est au tour d’ Aretha Franklin de se faire tirer le portrait en biopic.  De bonne facture, Respect devrait combler les fans d’Aretha et faire découvrir l’interprète de Think aux jeunes générations. Balisé mais efficace,  le scénario revient sur l’enfance violée d’Aretha, son rapport complexe au père (joué par Forest Whitaker), son histoire d’amour avec un homme violent (Marlon Wyans) son engagement politique et suit sa carrière en dents de scie (ascension, descente aux enfers, come-back). L’interprétation de Jennifer Hudson, qu’Aretha avait elle-même choisie pour l’incarner, fait toute la valeur de ce biopic signé Tommy Liesl et pourrait lui valoir un Oscar.