Cinéma

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Le Tigre et le président

Cinéma|

Par J.V

Le Pitch

1920, les années folles. Georges Clemenceau (André Dussolier) vient de perdre l’élection présidentielle face à l’inconnu Paul Deschanel (Jacques Gamblin), un idéaliste qui veut changer le pays. Mais un soir ce dernier tombe d’un train et se volatilise. Au petit matin, la France cherche son Président. Une occasion en or pour le Tigre Clemenceau…

Ce qu’on en pense

Belle idée que de remettre en lumière les idées progressistes de Paul Deschanel (fervent defenseur du vote féminin) en l’opposant à celles nettement  plus conservatrices  de Georges Clemenceau, quitte à mettre quelques tours de vis pour déboulonner sa statue de sauveur de la France Dommage que la trop sage  mise en scène de Jean-Marc Peyrefitte, dont c’est le premier long-métrage,  n’épouse pas plus la volonté de renouveau incarnée par son héros. Reste le duo  Jacques Gamblin -André Dussollier sur lequel repose tout le film et qui ne démérite pas.

Revoir Paris

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

A Paris, Mia (Virginie Efira)  est blessée dans un attentat dans une brasserie. Trois mois plus tard, alors qu’elle n’a toujours pas réussi à reprendre le cours de sa vie et qu’elle ne se rappelle de l’évènement que par bribes, Mia décide d’enquêter dans sa mémoire pour retrouver le chemin d’un bonheur possible…

Ce qu’on  en pense

On n’est pas près d’oublier le vsiage défait de Virginie Efira, errant sidérée dans la nuit parisienne, sanglée dans un blouson de moto comme une cotte de maille. C’est le visage du choc post-traumatique, celui des survivants,   que filme avec infiniment de tact et de délicatesse Alice Winocour. Première de la jeune classe des nouvelles auteures du cinéma français, la réalisatrice d’ Augustine, Maryland et Proxima (tous trés bons) a voulu témoigner de leur désarroi après les attentats de Paris,  dans lesquels son propre frère a été pris (il se trouvait au Bataclan le 13 novembre). Un témoignage de première main qui conduit à ce film sensible et immersif,  dans lequel on suit la difficile reconstruction d’une jeune femme blessée dans un restaurant et qui a tout oublié des heures qui ont suivi l’attentat (filmé au ras du sol où s’est jetée Mia en entendant les premiers coups de feu : un modèle de scène de cinéma). Cela passsera par la rencontre d’autres victimes, dont celle d’un de ses voisins de table qui fêtait son anniversaire ce soir là. Benoit Magimel l’incarne avec une douceur et une subtilité dont il n’a pas toujours fait preuve…  Présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes 2022, Revoir Paris est le parfait contrepoint du Novembre de Cedric Jimenez, également présent à Cannes, et qui retrace en mode thriller policier bourrin la traque des  terroristes (sortie le 5 octobre). On sait lequel on ira revoir…

Rodéo

Cinéma|

Par J.V

Le Pitch

Julia (Julie Ledru) vit de petites combines et voue une passion dévorante, presque animale, à la pratique de la moto. Un jour d’été, elle fait la rencontre d’une bande de motards adeptes du cross-bitume et infiltre ce milieu clandestin, constitué majoritairement de jeunes hommes. Avant qu’un accident ne fragilise sa position au sein de la bande…

Ce qu’on en pense

Présenté à Cannes 2022 où il a fait polémique en raison des propos de la réalisatrice Lola Quivoron imputant  la responsabilité des policiers dans les accidents survenus lors des courses poursuites après les pratiquants de rodéos urbains, Rodéo arrive en salles alors que les accidents se multiplient et que le ministre de l’intérieur Gérard Darmanin a déclaré la guerre à ces acrobaties à moto interdites par la loi. Le public sera-t-il aussi clément envers le film que le jury du  Certain Regard, qui lui a décerné son prix coup de coeur ? Pas sûr. Pourtant,  le film est loin d’un pamphlet anti-flic ou anti système. A la manière des films de moto d’antan, il  propose une immersion dans le monde du « cross bitume »  (appellation évidemment préférée à celle de « rodéo urbain »),  via le portrait d’une jeune pratiquante  Julia (Julie Ledru) qui cherche à s’intégrer dans ce microcosme essentiellement masculin.  Les scènes de rodéo sont spectaculaires  (et hautement cinégéniques),  mais la réalisatrice s’intéresse surtout à la psychologie de son héroïne et à ses rapports avec le groupe. A voir donc comme une oeuvre de fiction, avec les réserves d’usage concernant les pratiques concernées.  

 

Kompromat

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Russie, 2017. Mathieu Roussel (Gilles Lellouche) est arrêté et incarcéré sous les yeux de sa fille. Expatrié français, il est victime d’un « kompromat », de faux documents compromettants utilisés par les services secrets russes pour nuire à un ennemi de l’Etat. Menacé d’une peine de prison à vie, il ne lui reste qu’une option : s’évader, et rejoindre la France par ses propres moyens…

Ce qu’on  en pense

Librement inspiré de l’histoire vraie de cet expatrié français (Yoann Barbereau)  qui a dû s’enfuir de Russie il y a quelques années après avoir été falacieusement accusé,  Kompromat est le nouveau film de Jérôme Salle, dont le thriller  Anthony Zimmer avec Yvan Attal et Sophie Marceau est resté dans les mémoires. Entre film politique, espionnage et survival, il suit la cavale à travers la Russie du personnage incarné par Gilles Lellouche, toujours à l’aise dans les rôles physiques. Il est assisté dans sa fuite par  une jeune femm , Svetlana jouée par  polonaise Joanna Kulig que l’on avait découverte dans Cold War de Pawel Pawlikwoski. Prenant, rythmé et réaliste, le film ne cherche pas à singer les blockbusters US et évite l’écueil de la série B.

Le Visiteur du futur

Cinéma|

Par J.V

Le Pitch

2555. Dans un futur dévasté, l’apocalypse menace la Terre. Le dernier espoir repose sur un homme capable de voyager dans le temps. Sa mission : retourner dans le passé et changer le cours des événements. Mais la Brigade Temporelle, une police du temps, le traque à chaque époque. Débute alors une course contre la montre pour le Visiteur du Futur…

Ce qu’on en pense

Adapté de leur web-série à succès par François Descraques et l’acteur Florent DorienLe Visiteur du futur est une rare et louable tentative de comédie SF française. Le résultat s’adresse plus aux fans de la série qu’au grand public, avec un humour djeun’s et un jeu d’acteurs qui se veut burlesque mais parait le plus souvent exagéré. Malgré tout, le scénario parvient à concilier comédie, bons sentiments et Science Fiction,  avec un propos écologique qui donne un peu de fond à ce qui ne serait autrement qu’une grosse farce potache. Et pour un premier long, la réalisation de François Descraques n’a pas à rougir de la comparaison avec ses modèles US.

Tout le monde aime Jeanne

Cinéma|

Par J.V

Le Pitch

Tout le monde a toujours aimé Jeanne (Blanche Gardin). Aujourd’hui, elle se déteste. Surendettée, elle doit se rendre à Lisbonne et mettre en vente l’appartement de sa mère disparue un an auparavant. À l’aéroport,  elle tombe sur Jean (Laurent Lafitte) , un ancien camarade de lycée fantasque et quelque peu envahissant…

Notre avis

Illustratrice,  Céline Devaux a parsemé son premier film de petit dessins animés d’un style minimaliste. Bonne idée car pour le reste,  cette petite comédie sentimentale ne brille ni par son originalité,  ni par son rythme, ni par ses dialogues. Même Blanche Gardin et Laurent Lafitte ont l’air de s’ennuyer à surjouer l’une l’indifférence,  l’autre l’empressement. Bref, pas sur que tout le monde aime…

 

Everything, Everywhere….

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Gérante d’une blanchisserie à New York, Evelyn Wang (Michelle Yeoh) est au bout du rouleau : elle n’aime plus son mari, ni son travail, ne supporte plus son ado de fille, ni son père aux idées rétrogrades et elle croule sous les taxes… Alors qu’elle est, une fois de plus, convoquée par son inspectrice des impôts (Jamie Lee Curtis),  elle se retrouve soudain  plongée dans le multivers,. Il va lui falloir explorer toutes les vies qu’elle aurait pu mener dans ces univers parallèles,  pour sauver le monde de forces obscures et préserver son bien la plus précieux : sa famille…

Ce qu’on  en pense

Produit par les frères Russo (Avengers) ,   Everything everywhere all at once est un vrai-faux film indépendant déguisé en film de super héros (ou l’inverse ?).  Enorme succès aux USA,  avec plus de 100 millions de dollars de recettes, le film explore  à sa manière, totalement déjantée, la théorie des univers parallèles chère à Marvel pour parler…  du couple, de la famille et des rapports mère-fille !  Appuyée sur un scénario jubilatoire,  dans lequel le spectateur va de surprises en surprises ballotté comme dans un train fantôme, la réalisation des Daniels (Scheinert et Kwan), est un véritable feu d’artifice d’inventivité.  Michele Yeoh (Tigre et Dragon, James Bond…) est aussi à l’aise en mère de famille au bord du burn-out qu’en action-woman déchaînée du metavers. Ses duels avec Jamie Lee Curtis, dans le rôle de la méchante ou avec sa propre fille transformée en mega boss de jeu vidéo, comptent parmi les meilleurs moments du film. Malgré un humour un peu bourrin et un jeu d’acteurs trop démonstratif  (à la Jackie Chan),  On s’amuse bien. Il faudra plusieurs visionnages (ou une concentration maximale) pour repérer toutes les références cinématographiques.  Quelle dinguerie !

La Page blanche

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Eloïse (Sara Giraudeau) se retrouve assise seule sur un banc parisien. Qui est-elle ? Que fait-elle là ? Elle ne se souvient de rien ! Elle se lance alors dans une enquête, pleine de surprises, pour découvrir qui elle est réellement…

Ce qu’on en pense

Adapté de la BD  éponyme de Pénélope Bagieu, La Page Blanche joue sur le comportement totalement opposé de l’héroïne, malicieusement incarnée par la toujours pétillante  Sara Giraudeau, dans sa vie d’avant et d’après son amnésie.  Cela donne des scènes particulièrement loufoques avec ses ex collègues de travail, notamment celui joué par Grégoire Ludig. D’autres sont moins réussies  (celles avec  Pierre Deladonchamps et Stéphane Guillon notamment)  et le final est un peu poussif , mais la proposition reste charmante et pleine de fraîcheur. 

 Les Cinq diables

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Vicky (Sally Dramé), petite fille étrange et solitaire, a un don : elle peut sentir et reproduire toutes les odeurs de son choix qu’elle collectionne dans des bocaux étiquetés avec soin. Elle a extrait en secret l’odeur de sa mère, Joanne (Adèle Exarchopoulos) , à qui elle voue un amour fou et exclusif, presque maladif. Un jour Julia (Swala Emati), la soeur de son père, fait irruption dans leur vie. Vicky se lance dans l’élaboration de son odeur. Elle est alors transportée dans des souvenirs obscurs et magiques….

Ce qu’on  en pense

Découverte en 2017 avec Ava, son premier long métrage, Léa Mysius affirme avec Les Cinq diables un indéniable talent  de mise en scène, originale et sensorielle, pour faire passer des sujets difficiles : ici les tourments de l’enfance. Du haut de ses 11 ans la jeune Sally Drame réussit à faire passer une incroyable gamme de sentiments dans un rôle quasi mutique, où elle apparaiît tour à tour menacée et menaçante, face à une Adèle Exarchopoulos dans un de ses premiers rôles de mère. A la frange du film de genre, une œuvre singulière à l’esthétique puissante , dont le chef Opérateur,  Paul Guillhaume, particulièrement impliqué, a co-signé le scénario.

Rebel

Cinéma|

Par J.V


Le pitch

Kamal (Aboubakr Bensaihi ) décide de se rendre en Syrie afin de venir en aide aux victimes de la guerre. Mais à son arrivée, il est forcé de rejoindre un groupe armé et se retrouve bloqué à Raqqa. Son jeune frère Nassim (Amir El Arbi) , qui rêve de le rejoindre, devient une proie facile pour les recruteurs du Djihad. Leïla (Lubna Azabal) , leur mère, tente alors de protéger son plus jeune fils.

Ce qu’on en pense

Alors que leur  très attendu  Batgirl, a purement et simplement été jeté à la poubelle par la Warner au vu d’un premier montage jugé indigne de la franchise DC Comics, les belges Adil El Arbi et Bilall Fallah se consolent avec ce drame qui évoque la guerre en Syrie via le quadruple portrait de deux hommes et de deux femmes confrontés à la guerre  et à la tentation du  jihadisme.  Présenté en séance de minuit à Cannes 2022, Rebel a étonné et parfois séduit par une mise en scène originale, où alternent scènes de violence et moments musicaux.

 

 

Avec amour et acharnement

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

C’est Paris et c’est déjà l’hiver. Sarah (Juliette Binoche) et Jean (Vincent Lindon) s’aiment, ils vivent ensemble depuis plusieurs années. C’est un amour qui les rend heureux et plus forts. Ils ont confiance l’un en l’autre. Le désir ne s’est jamais affadi. Un matin, Sarah croise par hasard François (Grégoire Colin) son ancien amant, ce François qui lui a présenté Jean, ce François qu’elle a quitté pour Jean sans hésiter…

Ce qu’on en pense

Sans renouveler le principe du triangle amoureux, Claire Denis signe un de ses plus beaux films en mettant en scène pour la première fois Juliette Binoche et Vincent Lindon qui, incroyablement,  ne s’étaient jamais donné la réplique. Ecrit au cordeau avec  Christine Angot, qui le cosigne, le scénario leur offre une succession de scènes , tour à tour romantiques, sexuelles et dramatiques dans lesquelles les deux acteurs expriment pleinement leur talent, bien secondés par le trop rare Grégoire Colin. Un portrait de couple et de femme aux prises avec des désirs contradictoires qui a séduit le jury de la Berlinale. Il devrait faire de même avec le public des salles.

La Dégustation

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Divorcé du genre bourru, Jacques (Bernard Campan) tient seul une petite cave à vins, au bord de la faillite. Hortense (Isabelle Carré) , engagée dans l’associatif et déterminée à ne pas finir vieille fille, entre un jour dans sa boutique et décide de s’inscrire à un atelier dégustation…

Ce qu’on en pense

Après le poussif  Venise n’est pas en Italie, Ivan Calbérac adapte à l’écran une autre de ses pièces à succès. Sans plus de génie cinématographique mais avec cette fois un atout de charme : le couple formé par  Isabelle Carré et Bernard Campan, dont l’alchimie avait été éprouvée dans  Se souvenir des belles choses et sur scène pour la longue tournée de la pièce.  D’où un film gentillet,  mais auquel on succombe comme au plaisir coupable d’un verre de vin rosé bas de gamme, mais servi bien frais par une chaude journée d’été.

Le Samaritain

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Âgé de 13 ans, Sam Cleary (Javon Walton) suspecte que son mystérieux et solitaire voisin, Joe Smith (Sylvester Stallone) , soit en réalité un super héros légendaire . Il y a 25 ans, le superpuissant justicier de Granite City, Le Samaritain, a été déclaré mort dans un entrepôt, après un combat tragique avec son rival, Nemesis. La plupart des gens pensent que Le Samaritain a péri dans les flammes, mais certains habitants, comme Sam, ont bon espoir qu’il soit encore en vie. Alors que la ville est au bord du chaos et que les crimes se multiplient, Sam se donne pour mission de persuader son voisin de sortir de sa cachette et de sauver la ville de la ruine.

Ce qu’on en pense

Signe des temps, le nouveau Stallone n’est pas au cinéma,  mais sur Prime Video. C’est aussi bien vue la piêtre qualité du film. Le scénario, adapté d’un roman graphique, est assez ridicule,  avec une histoire de super-héros revenants à laquelle on ne croit d’emblée pas du tout et un twist final,  gros comme l’Empire State building,  qui réussit le double exploit de ne pas surprendre et à ne rien changer à l’intrigue. Le seul intérêt du film  de Julius Avery (Son of a Gun, The Heavy, Van Helsing Reboot)  est de voir Stallone, barbe, doudoune bonnet de bucheron,  se fritter avec des petits malfrats dans des scènes de combats réalisées presque sans effets spéciaux et jouer les bon samaritains avec un gamin fouineur (Javon Walton)  et sa mère célibataire (Dascha Polanco). Pour le reste, Le Samaritain ressemble à un mauvais mix de Thor (les frères ennemis et le marteau) d’Incassable et de Joker (les émeutes). Une entreprise vouée à l’échec, vu l’écart entre les thématiques sombres et le traitement édulcoré pour obtenir le visa PG-13.

Carter

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Un agent des services secrets coréens (Joo-Won) se réveille amnésique. Dirigé par une voix mystérieuse provenant d’un dispositif implanté dans son oreille, il se lance dans une périlleuse mission de sauvetage dans un pays infesté par un virus qui transforme les habitants en zombies… 

Ce qu’on  en pense

Film ou animatique de jeu vidéo ? On se pose la question au long des 2h12 que dure Carter. Une réalisation virtuose signée du Coréen Byeong-gil Jeong qui multiplie les faux plans séquences pour mieux immerger le spectateur dans une succession ininterrompue de bastons et de poursuites. Celle du tram fera date. Le problème,  c’est qu’à force de truquer numériquement les plans, l’image ressemble plus à celle d’un jeu vidéo qu’à un film. Le scénario tient sur une puce électronique et s’inspire assez largement de la saga Jason Bourne,  pour un résultat qui ressemble à un mix de Bourne, de Mad Max et de film de zombies. C’est amusant pendant une heure,  mais il faut vraiment être fan d’action pure et de caméras qui valdinguent dans tous les sens pour aller au bout.

Wild Men

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

En route pour un séminaire, Martin décide de tout quitter et d’aller vivre dans la forêt comme ses ancêtres vikings,  avant que les supermarchés et smartphones ne viennent tout gâcher. Sa route croisera celle de Musa, un fugitif blessé, recherché par les autorités,  mais aussi par ses anciens complices. Leur odyssée les mènera aux confins de la forêt norvégienne, à la rencontre de policiers désœuvrés, de vrais faux vikings, d’un lapin épris de liberté et de truands éclopés…

Ce qu’on  en pense

Une comédie noire « à la Fargo »,  signée du Danois Thomas Daneskov, qui séduit par son humour décalé, sa mise en scène inventive,  sa galerie de portraits croquignolets et ses acteurs, tous trés bons. Sur fond de  masculinité en berne, de crise de la quarantaine, de fantasmes d’un impossible retour aux origines, entre buddy movie et intrigue policière, une Fantasia chez les ploucs du grand Nord particulièrement rafraichissante par ces temps caniculaires.