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Code 8

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Le pitch

Dans un proche futur, Connor Reed (Robbie Amell) fait partie des 4% de la population nés avec des pouvoirs surnaturels. Sa mère (Kari Matchett) a tout fait pour qu’il ne s’en serve jamais, mais ça ne l’empêche pas d’être discriminé et controlé sans relâche, comme tous les mutants. Empêché de gagner sa vie honnêtement,  Connor va s’allier à une bande de dangereux malfrats pour voler de la drogue et payer l’hospitalisation de sa mère , atteinte d’un cancer.

Ce qu’on en pense
Sortie en VoD et récupérée par Netflix, cette honnête série B d’anticipation connaît, avec le confinement, un regain d’intérêt. Au point de  se retrouver classée dans le Top 10 des recommandations de la plateforme. C’est beaucoup d’honneur pour un premier film, que le sino américain Jeff Chan a tiré d’un court métrage qu’il avait précédemment réalisé. Le scénario ne brille pas par son originalité et recycle des idées pêchées à droite à gauche, chez les X-Men ou du côté de Minority Report notammentLes effets spéciaux sont réduits au minimum faute de moyens,  ce qui donne à la réalisation un petit côté vintage pas désagréable. Le récit est sans surprise, mais on s’attache aux personnages du héros, incarné par un simili Tom Cruise (Robbie Amell) et de sa mère (Kari Matchett), marginalisés par une société policière qui a relégué les mutants en bas de l’échelle sociale et fait tout pour les y maintenir. Un fond social assez bien exploité pour apparaître comme une métaphore de la politique anti -immigrationniste de l’Amérique Trumpiste.

 

 

Qu’un sang impur…

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Le Pitch

En pleine guerre d’Algérie, le colonel Paul Andreas Breitner (Johan Heldenberg), ancien d’Indochine, est envoyé dans les Aurès à la recherche de son ancien officier supérieur : le colonel Simon Delignières (Olivier Gourmet), porté disparu dans une zone contrôlée par les fellagas. Pour cette mission périlleuse et non officielle, il forme un commando composé de deux repris de justice (Pierre Lottin et Steve Tientcheu), d’une poseuse de bombes algérienne (Lyna Khoudri) et de son aide de camp vietnamienne (Linh Dan Pham)…    

Ce qu’on en pense

Scénariste d’Un Prophète, de Mesrine et de la série Braquo (entre autres), Abdel Raouf Dafri passe à la réalisation avec ce premier long sur la guerre d’Algérie qui risque de faire grincer quelques dents. Sur une trame scénaristique empruntée à Apocalypse Now et aux Douze salopards, Dafri, adepte d’un cinéma « viril » et au premier degré, signe un film de guerre dans lequel la violence barbare et la torture sont montrées frontalement. Les deux camps sont, certes, renvoyés dos à dos ce qui est de leur utilisation, mais cela donne du conflit une image de « guerre sale » très politiquement incorrecte. La réalisation et la direction d’acteurs sont parfois hésitantes voire maladroites. Mais le côté « série B de guerre à l’ancienne » ne manque pas de charme, ni de panache, avec des seconds rôles très réussis, comme ceux de Steve Tientcheu (Le « maire » des Misérables) et de Pierre Lottin, particulièrement convaincant débarrassé des oripeaux de Wilfried Tuche.

La famille Willoughby

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Le pitch

Les quatre enfants Willoughby vivent dans le manoir familial avec des parents égoïstes qui les délaissent totalement. Quitte à se débrouiller tout seuls, ils ont fini par penser qu’ils seraient plus heureux s’ils étaient orphelins. Un évènement inattendu va finir de les convaincre qu’il est temps de “s’orpheliniser”…  

Ce qu’on en pense

Après un premier film d’animation original et réussi sur le père Noël (Klaus), Netflix confirme avec La Famille Willoughby son intention de produire des films d’animation qui sortent des sentiers battus. Adapté d’un roman jeunesse de Lois Lowry, le film de Kris Pearn, recruté chez Sony Pictures Animation,  s’éloigne particulièrement des standards de l’animation familiale en décrivant une famille dysfonctionnelle, voire toxique, dans laquelle les parents, monstres d’égoïsme, vivent dans leur bulle dans leur manoir,  sans se préoccuper de leurs quatre enfants, livrés à eux mêmes : un pré ado complexé,  une petite fille au tempérament d’artiste et deux jumeaux surdoués auxquels ils ont donné le même prénom. Un univers pas très éloigné de celui de Tim Burton (avec une dose de Famille Addams et de Moi,  moche et méchant), dans lequel les parents sont à la limite de la maltraitance et les enfants ont des pulsions criminelles. On n’est pas chez Disney, c’est clair ! Pourtant, le film flirte avec l’humour noir sans être cruel et reste très accessible au public enfantin (à partir de 7 ans),  avec une fin très morale sur l’acceptation des différences et les liens choisis.

En avant

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Le Pitch

Dans la banlieue d’un univers imaginaire, Ian et Barley, deux frères elfes, se lancent dans une quête extraordinaire pour revoir leur père et voir s’il reste encore un peu de magie dans le monde…

Ce qu’on en pense

Et voici donc le premier Pixar inspiré par l’heroic fantasy. Une quête initiatique dans l’univers de fées, des elfes, des centaures, des licornes et des dragons… Mais pas que ! La banlieue où vivent les deux héros du film, Ian et Barley (auxquels Thomas Soliveres et Pio Marmaï prêtent leur voix dans la version française), ressemble fort à celle de Los Angeles.Et leur quotidien de jeunes elfes n’est pas si éloigné de celui de tous les ados. Les smartphones et les écrans y tiennent une place prépondérante. Au point que la magie, qui régissait jadis leur univers, est peu à peu remplacée par les nouvelles technologies. Une situation qui inquiétait leur père, aujourd’hui décédé. Pour inciter ses fils à renouer avec leurs origines et à invoquer à nouveau les sortilèges d’antan, le brave homme avait imaginé pour eux, avant sa disparition, une quête. Pour le 16e anniversaire de Ian, ils devront retrouver un talisman qui fera réapparaître leur père durant toute une journée. En avant marche ! Sans atteindre la perfection des chefs-d’œuvre que sont Toy Story, Wall e ou Là-Haut (notamment sur les graphismes, plutôt décevants) , le 22e film des studios Pixar reprend à son compte les thèmes et les recettes qui ont fait le succès de ses prédécesseurs. Dan Scanlon, qui avait dirigé Monstres Academy, y a ajouté une part de son histoire familiale : « Mon frère et moi avons perdu notre père lorsque nous étions très jeunes, confie-t-il. Je me suis toujours demandé à quel point je pouvais lui ressembler et j’imaginais l’émotion que ce serait si, par enchantement, il pouvait revenir, ne serait-ce qu’une journée ». Cette interrogation très personnelle est devenue la base du scénario du film et son ressort le plus original. Alors qu’on pouvait craindre une resucée animée de Bilbo le Hobbit, En avant déjoue les pronostics et emmène le spectateur aux lisières de la psychanalyse. Le réalisateur avoue d’ailleurs en avoir ressenti les effets bénéfiques sur lui-même et son frère, qui a, paraît-il, fondu en larmes en découvrant la scène finale. On le croit volontiers : la fin du film est une des plus émouvantes et réussie de toute la collection Pixar

Radioactive

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Le pitch

Paris, fin du 19 ème siècle. Marie (Rosamund Pike) est une scientifique passionnée, qui a du mal à imposer ses idées et découvertes au sein d’une société dominée par les hommes. Avec Pierre Curie (Sam Riley), un scientifique tout aussi chevronné, qui deviendra son époux, ils mènent leurs recherches sur la radioactivité et finissent par découvrir deux nouveaux éléments : le radium et le polonium. Cette découverte majeure leur vaut le prix Nobel et une renommée internationale. Mais après un tragique accident, Marie doit continuer ses recherches seule et faire face aux conséquences de ses découvertes sur le monde moderne

Ce qu’on en pense

Encore un biopic de Marie Curie. Pourquoi pas ? On lui doit bien ça. Problème : celui-ci est une production anglaise. Bien que tout se passe à Paris, personne ne parle français et l’actrice principale est allemande. Ce détail digéré et nonobstant une musique envahissante, on tente de s’intéresser à ce que Marjane Satrapi (Persépolis, Poulet aux prunes) a choisi de nous raconter sur Marie Curie,  sous l’intitulé peu éclairant de Radioactive. Pas facile,  vu que ça part un peu dans tous les sens : portrait hagiographique, place des femmes dans la société, romance, peinture d’époque, dangers de l’atome, dévoiement de la recherche à des fins militaires…Visiblement, la réalisatrice a choisi de ne pas choisir d’angle précis. Ce gloubiboulga scénaristique est filmé avec les moyens d’un bon gros téléfilm historique de la BBC : rien ne manque à la reconstitution d’époque et Marjane Satrapi s’est fait plaisir sur la photo et la réalisation.Ça en jette ! Rosamund Pike (vue dans le western Hostiles et dans le Gone Girl de David Fincher) campe une Marie Curie hyper(radio)active.Comme le radium elle est « l’élément qui ne se comporte pas comme il devrait » .Comprendre : une femme qui veut faire jeu égal avec les hommes à la mauvaise époque. Pourtant, dans le film,  les hommes sont inexistants. A commencer par Sam Riley, Pierre Curie fantomatique et vite évacué.Les différents chapitres de la vie de Marie sont introduits par de petits topos didactiques sur les futures utilisations de ses recherches : de la radiothérapie à Tchernobyl, en passant par Hiroshima… C’est l’atome expliqué aux enfants ! Si on n’a vu aucun des films et téléfilms déjà consacrés à la chercheuse, on apprendra peut-être des choses? Sinon, il y a d’autres films à voir en priorité cette semaine. 

Cuban Network

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Le Pitch

Au début des années 90, Cuba envoie des espions infiltrer les groupuscules anti-castristes de Miami. Leur mission : déjouer les attentats contre les installations touristiques de l’île… 

Ce qu’on en pense 

Après Carlos, Olivier Assayas retrouve Edgar Ramirez, dont il fait cette fois un espion cubain infiltré chez les anti-castristes de Miami. Long comme un film Netflix (2h05, ressenti 3h30), Cuban Network prend son temps pour raconter l’histoire vraie des « Cuban Five », tirée du livre de Fernando Morais Les Derniers Soldats de la guerre froide. Avec un tel casting (Penelope Cruz, Gael Garcia Bernal…) et de tels enjeux, on pourrait s’attendre à vibrer un peu plus pour cette histoire d’infiltrés.Mais on reste extérieur à l’affaire, contée avec une platitude qui confine au téléfilm-dossier. Aucun des (trop ?) nombreux personnages ne ressort vraiment et on se perd dans les motivations politiques ou lucratives (les anti castristes se financent par le trafic de drogue) des uns et des autres. Au final, on se demande un peu ce que le réalisateur français a voulu faire : un film d’espionnage ou un mélo ? La seconde hypothèse pourrait être la bonne, avec le beau personnage de Penelope Cruz, femme d’un des infiltrés (Ramirez) qu’elle pense être un traître mais qui lui reste malgré tout fidèle jusqu’au bout. Mais la sécheresse de la narration empêche toute émotion.

La Vérité

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Le pitch

Fabienne (Catherine Deneuve), icône du cinéma, est la mère de Lumir (Juliette Binoche), scénariste à New York. La publication des mémoires de cette grande actrice incite Lumir et sa famille à revenir dans la maison de son enfance. Mais les retrouvailles vont vite tourner à la confrontation : vérités cachées, rancunes inavouées, amours impossibles se révèlent sous le regard médusé des hommes. Fabienne est en plein tournage d’un film de science-fiction où elle incarne la fille âgée d’une mère éternellement jeune. Réalité et fiction se confondent obligeant mère et fille à se retrouver

Ce qu’on en pense

Avec ce film, dont le titre fait écho à celui de Clouzot, le japonais Hirokazu Kore-eda  (Nobody Knows, Une Affaire de famille) rend hommage au cinéma d’auteur français qu’il admire. Il réunit à l’écran Catherine Deneuve et Juliette Binoche, qui jouent mère et fille dans un scénario très « méta » puisqu’il y est question de cinéma et de transmission. Bien que le réalisateur japonais se soit fait une spécialité des « affaires de famille » (titre de sa Palme d’or 2018), si son nom n’était pas inscrit en haut de l’affiche, on peinerait à discerner sa patte dans ce drame psychologique qui synthétise, d’une certaine manière, le meilleur et le pire du cinéma français : intelligent mais nombriliste et bavard. La confrontation Deneuve/Binoche a beau tenir ses promesses (la première est parfaite en star égocentrique, la seconde émouvante en fille délaissée), on garde la désagréable impression d’avoir assisté à des règlements de comptes qui ne nous concernent pas entre des gens qu’on n’aime pas.

 

La Terre et le sang

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Le pitch

Après sa fille de 18 ans,  Sarah (Sofia Lesaffre) , sa scierie familiale représente toute la vie de Said (Sami Bouajila). Pendant des années, il a difficilement maintenu à flot son entreprise, principalement pour ses employés, tous des anciens détenus et jeunes en réinsertion ; jusqu’au jour où l’un d’eux (Samy Seghir) se sert de la scierie pour cacher une voiture bourrée de drogue. Lorsque le cartel auquel elle appartient débarque dans la scierie, Saïd et Sarah vont devoir tout faire pour la protéger. Ils ont un avantage : cette scierie c’est leur terre, ils en connaissent les moindres recoins…

Ce qu’on en pense

Spécialiste des films d’action (L’Assaut, Braqueurs, Gibraltar), Julien Leclercq signe sa première production Netflix avec ce polar rustique,  dans lequel Sami Bouajila joue le rôle d’un père prêt à tout pour protéger sa fille d’un gang de dealers venus récupérer de la drogue cachée dans la scierie qu’il dirige. La réalisation est efficace et l’exposition laisse entrevoir pas mal de possibilités avec des personnages assez bien campés et un  contexte social intéressant. Hélas, le scénario s’enferre très vite dans un survival, dont la seule originalité tient à sa localisation : une scierie isolée dans la forêt (les Vosges?). Le décor n’est, hélas, que très peu utilisé, le réalisateur préférant visiblement se concentrer sur les gunfights sanglants et les scènes de torture, avec des “méchants” particulièrement caricaturaux. Du bois dont on fait les mauvais polars.

 

Le Photographe

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Le Pitch

Sur la place de Bombay où il travaille comme photographe de rue, Raphi (Nawazuddin Siddiqui), fait la rencontre d’une muse improbable, Miloni (Sanya Malhotra), jeune femme issue de la classe moyenne de Bombay. Quand Dadi (Farrukh Jaffar), la grand-mère du garçon débarque, en pressant son petit-fils de se marier, Miloni accepte de se faire passer pour la petite amie de Rafi…

 

Ce qu’on en pense

Après deux films « américains » oubliables (Nos âmes la nuit avec Robert Redford et A l’heure des souvenirs avec Charlotte Rampling), le réalisateur de The Lunchbox, Ritesh Batra, est revenu filmer en Inde cette nouvelle romance entre deux jeunes gens issus de classes sociales différentes. Bien que lumineux et plein de tendresse, son film prend le contre-pied des productions Bollywoodiennes sur le même sujet, en restant parfaitement lucide et réaliste sur l’avenir de ce type de relations, dans un pays où il est encore impensable de se marier en dehors de sa caste. On y croit pourtant en voyant la douce Miloni (émouvante Sanya Malhotra) partager avec bonheur pendant quelques semaines le pauvre quotidien de Raphi (Nawazuddin Siddiqui) et de sa malicieuse grand-mère (Farrukh Jaffar) en cachant ses origines bourgeoises.On croit aussi à l’ambition de Raphi et à sa volonté de s’élever dans la société pour pouvoir l’épouser. Mais comme le suggère le dernier plan, qui tombe comme un couperet, les happy ends n’existent qu’au cinéma.

 

Selah & The Spades

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Le Pitch

Cinq factions dirigent officieusement la vie des élèves au prestigieux pensionnat privé de Haldwell. À la tête de la faction la plus puissante – LES SPADES – se trouve Selah Summers (Lovie Simone). Soufflant tour à tour le chaud et le froid, charmante et insensible, elle choisit qui enjôler et qui évincer, et jongle entre inspirer le crainte et l’adulation

Ce qu’on en pense

Repéré à Sundance ce collège movie indépendant  a immédiatement été signé par Amazon qui le diffuse sur sa plateforme vidéo depuis le mois d’avril. Le film porte tous les stigmates du film indé estampillé Sundance, à savoir principalement : une esthétique arty, un casting de jeunes comédiens sexys, une immersion dans un milieu particulier (celui des grands lycées privés US)  et un scénario minimaliste. Il s’agit ici pour la réalisatrice, Tayarisha Poe, de faire un parallèle entre les fraternités étudiantes et la mafia,  avec leurs capos, leurs  consiglieres , leurs  hommes de main et leurs luttes de pouvoir shakespeariennes. Selah (Lovie Simone), élève de dernière année règne ainsi sur une des cinq factions du lycée, celle des Spades, en charge de l’approvisionnement des étudiants en substances illicites. Entre deux sermons de sa mère sur ses choix d’orientation, elle gère le commerce de la faction comme une petite entreprise et prépare sa succession en introduisant dans le clan une nouvelle recrue prometteuse, Paloma (Céleste O’Connor). Rien ne se passera évidemment selon ses plans et elle devra notamment fare face à l’hostilité de sa grande rivale Bobby (Anna Mulvoy-Ten), patronne d’une autre faction. Sous ses airs de collège movie bien léché, Selah & The Spades  se révèle plus sombre que prévu. Et pas seulement parce que les rôles principaux sont tenus par des acteurs noirs. L’image qu’il renvoie de la jeunesse dorée US est même assez effrayante.

10 jours sans maman

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Le pitch

Antoine (Franck Dubosc), DRH d’une grande enseigne de bricolage, est en passe de devenir le numéro 1 de sa boîte. C’est le moment que choisit sa femme, Isabelle (Aure Atika), pour faire une pause et prendre l’air quelques jours pour s’occuper d’elle. Antoine se retrouve alors seul à devoir gérer la maison et leurs quatre enfants. Il est vite dépassé par les événements

Ce qu’on en pense

Pour son quatrième long-métrage, Ludovic Bernard (Mission Pays Basque, L’Ascension, Au bout des doigts) a choisi le remake d’un film argentin d’Ariel Winograd Mama se fue de viaje. Une grosse comédie familiale taillée sur mesure pour Franck Dubosc. Le scénario manque de subtilité, mais les scènes familiales sont assez réussies,  avec des enfants plutôt bien dirigés. La partie “vie professionnelle” est plus caricaturale, voire grotesque… 

Forte

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Le Pitch

L’important, c’est d’être soi-même. Mais pour Nour (Melha Bedia) , 20 kilos en trop et un bonnet en guise de coupe de cheveux, c’est compliqué ! Elle ne semble être une option pour aucun mec… Bien déterminée à enfin séduire, elle a trouvé la solution imparable : la Pole Dance. Avec l’aide d’une prof un peu particulière (Valérie Lemercier) et de ses deux meilleurs amis (Alison Wheeler, Bastien Ughetto) tout aussi paumés qu’elle, Nour va surtout essayer d’apprendre à s’accepter…

Ce qu’on en pense 

Sorti directement sur Amazon Prime pour cause de confinement, Forte est le premier film de la soeur de Ramzi,  Melha Bedia qui l’a coécrit et tient le premier rôle. Extension de son one woman show, le film compile les vannes faciles sur la vie quotidienne d’une nana des cités en surpoids mais forte en gueule,  qui cherche à devenir plus féminine pour pécho le beau gosse de la salle de gym où elle travaille (Jonathan Cohen).  Une ribambelle de situations et de gags déjà vus mille fois, mis en scène sans la moindre originalité. Le seul personnage un peu original et intéressant est celui de Valérie Lemercier: une  meuf sur le retour,  qui a un peu trop aimé les mauvais garçons,  connu pas mal de galères et qui s’est rangée dans un petit boulot improbable (prof de pole dance). Mais ça ne suffit pas à sauver cette comédie poussive et déjà datée. 

 

Aftermath

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Le pitch

A la suite d’un crash aérien qui a coûté la vie à sa famille, Roman (Arnold Schwarzenegger) refuse la thèse officielle de l’accident et décide de rétablir la justice. Son attention se porte sur  le contrôleur aérien en poste lors de la catastrophe

Ce qu’on en pense

Sortie en direct VoD en 2017 dans l’indifférence générale (méritée), ce film d’Eliott Lester (Contagion)  bénéficie d’une nouvelle exposition en tête de gondole sur la plateforme Amazon Prime. Le pitch, l’affiche et le nom d’Arnold Schwarzenegger au générique laissent espérer un revenge movie un peu costaud. Il n’en est rien. Du niveau d’un gros téléfilm, Aftermath empile les clichés et les situations attendues pour aboutir au simple portrait d’un homme brisé par la perte de sa famille. Un rôle à contre emploi pour Schwarzy,  qui peine à le rendre crédible.

Selfie

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Le pitch

Dans un monde où la technologie numérique a envahi nos vies, certains d’entre nous finissent par craquer. Addict ou technophobe, en famille ou à l’école, au travail ou dans les relations amoureuses, Selfie raconte les destins comiques et sauvages d’Homo Numericus au bord de la crise de nerfs…

Ce qu’on en pense

Internet et les réseaux sociaux rendent fou, c’est désormais avéré. Mais comme on ne peut plus s’en passer, autant en rire. En cinq sketches (mais curieusement, aucun sur la pratique liée au titre), Selfie entend se moquer gentiment de « l’influence du numérique sur les honnêtes gens ».Une mère de famille (Blanche Gardin) met en scène la maladie orpheline d’un des enfants pour gagner un voyage aux États-Unis, une prof de lettres (Elsa Zylberstein) entame une liaison virtuelle mais néanmoins dangereuse avec un youtubeur analphabète (Max Boublil), un cadre (Manu Payet) se fait marabouter par un site de vente en ligne, un amoureux transi (Finnegan Oldfield) enchaîne les rencards sur un site de rencontre dans l’espoir de séduire la fille de ses rêves, une famille réunie pour un mariage voit tous ses secrets divulgués à l’occasion d’une fuite géante de données en ligne… Réalisés par cinq auteurs différents (dont Marc Fitoussi et le Niçois Cyril Gelblat), les sketches font rapidement le tour de la question et forment (presque) une histoire. C’est malin, grinçant et parfois drôle, mais un peu trop gentillet.Les Nouveaux Sauvages du Net restent à réaliser.

 

 

La Belle et le clochard

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Le Pitch

Dans une petite ville de Nouvelle-Angleterre, la chienne cocker Lady (Tessa Thompson) voit sa vie parfaite bouleversée par l’arrivée d’un heureux événement dans la famille de ses maîtres. Elle fugue et fait la rencontre de Clochard (Justin Theroux), un chien errant, pour qui la rue n’a plus aucun secret…

Ce qu’on en pense

Disney a réservé  la version “images réelles” de son dessin animé classique de 1955,  La Belle et le Clochard à sa nouvelle plateforme de streaming L’occasion de passer un bon moment confiné en famille en s’esbaudissant des prouesses réalisées par le studio en matière d’images numériques. Comme dans la version “live” du Roi lion, il est presqu’impossible de faire la différence entre les vrais animaux et ceux reconstitués en images de synthèse. Cela n’enlève rien au charme du film, au contraire. Même si on connaît l’histoire par coeur, on retrouve avec bonheur les personnages du dessin animé en version “réelle”,  dans une reconstitution impeccable des années trente. Du pur “Disney de Noël”,   avec pour seul marqueur temporel (outre l’image numérique) le fait que le couple adoptant (Jim Cheri et Darling) soit devenu interracial,  sous les traits de Thomas Mann et Kiersey Clemons.