Cinéma

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Hit The Road

Cinéma|

Par L.V

Le pitch

Iran, de nos jours. Une famille est en route vers une destination secrète. A l’arrière de la voiture, le père arbore un plâtre, mais s’est-il vraiment cassé la jambe ? La mère rit de tout mais ne se retient-elle pas de pleurer ? Leur petit garçon ne cesse de blaguer, de chanter et danser. Tous s’inquiètent du chien malade. Seul le grand frère reste silencieux…

Ce qu’on  en pense

Présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes 2021,  Hit the road est le premier long métrage de Panah Panahi, fils du réalisateur iranien Jafar Panahi (Taxi Téhéran). C’est un road movie à l’iranienne ( bavard et lent) qui s’appuie sur  d’excellents comédiens et sur une mise en scène conceptuelle pour parler de l’Iran d’aujourd’hui et de l’exil. Sympathique mais inabouti. 

La Ruse

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

1943. Les Alliés sont résolus à briser la mainmise d’Hitler sur l’Europe occupée et envisagent un débarquement en Sicile. Mais ils se retrouvent face à un défi inextricable car il s’agit de protéger les troupes contre un massacre quasi assuré. Deux brillants officiers du renseignement britannique, Ewen Montagu (Colin Firth) et Charles Cholmondeley (Matthew Macfadyen) , sont chargés de mettre au point la plus improbable – et ingénieuse – propagande de guerre… qui s’appuie sur l’existence du cadavre d’un agent secret… 

Ce qu’on en pense

Colin Firth et Matthew Macfadyen forment un duo d’espions plein de charme  dans le nouveau film de  l’éclectique John Madden (Shakespeare in love, Indian PalaceMiss Sloane). Poutrant inspiré par un des épisodes les plus singuliers de la seconde guerre mondiale, le récit – trop académique– échoue, hélas, à passionner et sombre dans le mélo théâtral, où toutes les intentions sont surlignées par les dialogues.  Une bonne histoire, de bons acteurs et un film raté à l’arrivée : too bad !

Sentinelle Sud

Cinéma|

Par J.V

Le Pitch

Aux lendemains d’une opération clandestine en Afghanistan qui a décimé son unité, le soldat Christian Lafayette (Niels Schneider)  est de retour en France. Alors qu’il essaie de reprendre une vie normale, il est bientôt mêlé à un trafic d’opium pour sauver ses deux frères d’armes survivants. La mission dont ils sont les seuls à être revenus n’était peut-être pas celle qu’ils croyaient…

Ce qu’on en pense

Sur le thème du difficile retour à la vie civile après la guerre, Mathieu Gerault dont c’est le premier long métrage à sortir en salles,  signe un thriller psychologique noir et désenchanté qui repose beaucoup sur ses deux acteurs principaux :  Niels Schneider et Sofian Khammes, trés convaincants dans les scènes d’émotions comme dans les séquences d’action. Le mélange de polar et de film politique a quand même un peu de mal à prendre…  

La Colline où rugissent les lionnes

Cinéma|

Par L.V

Le pitch

Quelque part au Kosovo, dans un village isolé, trois jeunes femmes voient étouffer leurs rêves et leurs ambitions. Dans leur quête d’indépendance, rien ne pourra les arrêter : le temps est venu de laisser rugir les lionnes…

Ce qu’on  en pense

Repérée dans Le Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma et dans L’Evènement d’Audrey Diwan,  Luana Bajrami passe  derrière la caméra pour signer cette chronique douce amère d’une jeunesse désoeuvrée qui n’est pas sans rappeler le Bling Ring de Sofia Coppola. Un premier film de jeunesse, plein de fougue et d’énergie, mais dont les défauts finissent par gâcher les belles qualités. Avec un scénario mieux travaillé et une mise en scène moins décousue, peut-être aurait-on rugi de plaisir avec ces lionnes.

Festival In & Out Nice

Cinéma|

Par la rédaction

Festival de cinéma queer résolument tourné vers le renouveau,  In&Out Nice  retrouve ses dates de printemps après deux années perturbées par la pandémie de Covid. Au cœur de cette 14e édition  brille un diamant vert. En effet,  les festivals internationaux du film queer de Lisbonne et de Nice se sont associés pour proposer  ÉcoQueerÉcho:  une programmation abordant les thèmes de l’écologie, du paysage, de la durabilité et de la coexistence interespèces. Forts de l’idée de cultiver « les arts de vivre sur une planète endommagée » (Donna Haraway) et nourris des concepts forgés par la pensée éco-féministe, Queer Liboa et In&Out s’interessent  aux regards décalés que le cinéma queer a posé sur ces thèmes. EchoQueerEcho sera l’occasion de revenir  sur le parcours fascinant de João Pedro Rodrigues et João Rui Guerra da Mata, couple emblématique du cinéma queer portugais, à travers une master class et une rétrospective de leurs films. Et toujours le meilleur du cinéma queer et du cinéma LGBT en courts et longs métrages à la Cinémathèque de Nice et au Belmondo (ex-Mercury)…  

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Appolo 10 1/2

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Inspiré de la vie du cinéaste oscarisé Richard Linklater, Apollo 10 1/2 : Les fusées de mon enfance dresse un portrait de la vie aux États-Unis dans les années 60, entre passage à l’âge adulte, regard sur la société et aventure d’un autre monde.

Ce qu’on en pense

Prolifique et éclectique, Richard Linklater (Before Sunrise, A Sacnnaer Darkly, Bernie, Boyhood…) n’en finit pas de surprendre. Pour mettre en scène ses souvenirs d’une enfance américaine dans les années 60, il utilise cette fois le procédé d’animation rotoscopique qui consiste à transformer en dessin animé des séquences filmées de manière traditionnelle. Cela donne au film un côté à la fois naïf et hyper réaliste qui lui sied à merveille. Vexé de s’être endormi devant la retransmission en direct de l’alunissage d’Appolo 11, le jeune Linklater, natif d’Houston,  s’imagine que la NASA était venu le recruter pour effectuer une mission d’essai préalable baptisée Appolo 10 1/5. Un programme ultra secret pour lequel il avait dû raconter à ses parents qu’il partait en camps de vacances pour l’été,  alors qu’il se formait comme cosmonaute à la Nasa,  puis effectuait un aller-retour express Terre Lune en laissant, avant Armstrong et consorts  l’empreinte de ses pas dans la poussière lunaire. Mais plus que l’évocation de cette mission spatiale imaginaire, le film raconte le quotidien d’ une famille nombreuse (6 enfants) de la classe moyenne aux Etats-Unis dans les années 60. Un petit bijou de nostalgie amusée qui rappellera des souvenirs aux baby boomers des deux côtés de l’Atlantique et devrait épater leurs enfants et petits enfants tant l’éducation des enfants a changé en un peu plus d’un demi-siècle. Un film à voir en miroir avec My Favorite War sur Netflix, dans lequel la réalisatrice Lettone Ilze Burkovska Jakobsen se souvient de son enfance sous le rideau de fer à la même époque.

 

Le Monde après nous

Cinéma|

Par J.V

Le Pitch

Labidi (Aurélien Gabrielli) est un jeune écrivain fauché. Pour survivre, il est coursier à vélo et habite en colocation dans une chambre de bonne. Entre petites magouilles et jobs d’appoint, Labidi essaie de concilier ses rêves d’écriture, un amour naissant et un train de vie au-dessus de ses moyens…

Ce qu’on en pense

Premier long métrage de Louda Ben Salah-Cazanas, sous influence Philippe Garrel (renforcée par la présence de Louise Chevillotte vue dans  L’Amant d’un jour et Le Sel des larmes),   Le Monde après nous est un petit film attachant sur  la jeunesse d’aujourd’hui, ses espoirs et ses difficultés financières. Sans jamais faire s’apitoyer sur le sort des personnages, le réalisateur ancre son film dans la réalité quotidienne  (recherche d’un logement, peines de coeur, ennui, difficulté à trouver sa voie…)  d’une génération en galère. Quelques touches d’humour allègent le ton de cette trancche de vie filmée dans un esprit Nouvelle Vague.  Découverte du film, Aurélien Gabrielli donne à son personnage d’écrivain en devenir  une fragilité charmante.

Et j’aime à la fureur

Cinéma|

Par J.V

Connu pour avoir co-réalisé le cultissime C’est arrivé près de chez vous, qui révéla Benoît Poelvoorde, André Bonzel a fait son retour à Cannes,  30 ans plus tard,  avec ce documentaire présenté dans la section Cannes Classic. Depuis son enfance, Bonzel collectionne des bobines de films amateurs, tournés par des membres de sa famille ou des anonymes. L’idée de Et j’aime à la fureur (titre emprunté à Baudelaire) est de poser sur ces images disparates des commentaires qui racontent la vie du réalisateur et son amour du cinéma,  en les faisant coincider avec ce qui apparaît à l’écran Le tout accompagné d’une musique mélancolique signée Benjamin Biolay. Le résultat est un film singulier qui échappe au nombrilisme de l’autobiographie pour toucher à l’universel. A voir.  

My Favorite War

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Dans les années 70, la Lettonie est une République Socialiste Soviétique. Ilze raconte son enfance en pleine guerre froide, sous un puissant régime autoritaire. D’abord fervente communiste, elle aiguise tant bien que mal son esprit critique face à l’endoctrinement national. Mais c’est l’adolescence qui lui permet enfin de conquérir une véritable liberté de pensée …

Ce qu’on en pense

La réalisatrice LettoneIlse Burkoska Jacobsen raconte son enfance pendant la Guerre Froide dans cette autobiographie animée pleine de charme,  d’humour et de second degré. Née dans les années 70,  alors que son pays faisait partie de l’URSS, elle se souvient de la propagande et de l’embrigadement qui formataient les esprits, mais n’empêchaient pas certains de penser par eux-mêmes, ni de vivre une enfance heureuse. Réalisé avant l’intervention Russe en Ukraine,  le film et son titre prennent évidemment une tonalité différente à l’aune des évènements récents…

Ogre

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Fuyant un passé douloureux, Chloé ( Ana Girardot) démarre une nouvelle vie d’institutrice dans le Morvan avec son fils Jules (Giovanni Pucci), 8 ans. Accueillie chaleureusement par les habitants du village, elle tombe sous le charme de Mathieu (Samuel Jour), un médecin charismatique et mystérieux. Mais de terribles événements perturbent la tranquillité des villageois : un enfant a disparu et une bête sauvage s’attaque au bétail. Jules est en alerte, il le sent, quelque chose rôde la nuit autour de la maison…

Ce qu’on  en pense

Nouveau film de genre à la française, dans la lignée de Grave et de La Nuée en moins réussi, Ogre est le premier long métrage du réalisateur de séries Arnaud Malherbe (Moloch, Chefs).  Bien que tous les ingrédients du film d’horreur soient réunis (la mère divorcée, le nouveau compagnon, le déménagement dans un lieu inconnu, la nature inquitéante, la présence mystérieuse…), la réalisation privilégie l’ambiance à l’action et l’angoisse à la terreur pure. En résulte un film bancal qui échoue à faire peur et à installer un suspense vraiment glaçant. Côté effets spéciaux, l’ogre n’est pas une réussite : longtemps laissé hors champs, il aurait gagné à y rester.

I Comete

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Les grandes vacances en Corse.Les enfants s’égayent, les ados traînent, les adultes réfléchissent à l’avenir, les aînés commentent le temps qui passe. Ceux qui vivent à la ville retrouvent ceux qui n’ont jamais quitté le village. Familles et amis de toujours partagent ce moment suspendu dans la montagne. Mais malgré le soleil et les éclats de rire, l’été ne guérit pas toutes les blessures.

Ce qu’on en pense

Tourné dans le village de Tolla, en Corse du Sud, avec un mélange d’acteurs professionnels et non professionnels recrutés sur place, le premier long métrage de Pascal Tagnati, essaie de sortir des clichés sur la Corse pour en donner une image réaliste et quotidienne. I Comete (Les comètes en langue Corse, trés présente dans le film) dresse la chronique d’un été ensoleillé dans la vallée du Prunelli avec ses matches de foot, ses jeux d’enfants, ses ados qui s’ennuient, ses discussions enflammées sur le championnat de  foot, ses fêtes de village alcoolisées. Une suite de séquences filmées en plan fixes, à bonne distance,  sans lien apparent les unes avec les autres, mais où se retrouvent différents personnages récurrents  Un jeune black adopté par une riche famille du village s’interroge sur son avenir, une future porn star  s’exhibe en webcam pour son copain (ou un client ?) à l’autre bout du web, une ado solitaire se lance dans un long monologue dans lequel elle s’adresse à elle-même,  un berger s’emporte contre les fonctionnaires qui viennent le controler, une gamine se prend pour la caïd du village et menace de représailles une “gauloise” trop bavarde…  Ca parle foot, sexe, famille,  fric… De partir, de rester; de revenir  ou pas, mais pas d’indépendance, ni de bandistisme, pour changer un peu.  Les accents sont forcés et les dialogues pas trés naturels. C’est une fiction qui ressemble à un documentaire en immersion. On se laisse facilement embarquer et on n’est pas déçu du voyage : en Corse l’aventure est toujours au coin du maquis…

Le Secret de la Cité Perdue

Cinéma|

Par J.V

Le Pitch

Loretta Sage (Sandra Bullock), romancière brillante mais solitaire, est connue pour ses livres mêlant amour et aventures dans des décors exotiques. Alan (Channing Tatum), mannequin, a pour sa part passé la plus grande partie de sa carrière à incarner Dash, le héros à la plastique avantageuse figurant sur les couvertures des livres de Loretta. Alors qu’ils assurent la promotion, Loretta se retrouve kidnappée par un milliardaire excentrique persuadé qu’elle pourra l’aider à retrouver le trésor d’une cité perdue évoquée dans son dernier ouvrage. Déterminé à prouver qu’il peut être dans la vraie vie à la hauteur du héros qu’il incarne dans les livres, Alan se lance à la rescousse…

Ce qu’on en pense

Sur un argument proche d’A la poursuite du diamant vert dans lequel s’illustraient  Kathleen Turner et Michael Douglas en 1984 devant la caméra de Robert Zeemeckis, Sandra Bullock et Channing Tatum forment le couple glamour de ce vrai-faux blockbuster en forme de série B. Les nostalgiques des comédies d’action des années 80 et les fans de Sandra Bullock (et de Brad Pitt, hilarant en parodie d’Indiana Jones mais, hélas, trop peu présent) pourront y trouver quelque plaisir. Les autres feraient mieux de passer leur chemin tant la réalisation est mollassonne et augure mal de l’ adaptation des Maîtres de l’univers pour laquelle les frères Aaron et Adam Nee ont dû garder des réserves d’inspiration…

Un Talent en or massif

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Nicolas Cage est maintenant un acteur endetté qui attend le grand rôle qui relancera sa carrière. Pour rembourser une partie de ses dettes, son agent lui propose de se rendre à l’anniversaire d’un dangereux milliardaire (Pedro Pascal) qui se révèle être son plus grand fan. Mais le séjour prend une tout autre tournure, lorsque la CIA le contacte, lui demandant d’enquêter sur les activités criminelles de son hôte. Nicolas Cage va devoir jouer le rôle de sa vie et prouver qu’il est à la hauteur de sa propre légende…

Ce qu’on en pense

Ressuscité artistiquement  l’an dernier par l’excellent Pig,  Nicolas Cage confirme son retour en grâce avec cette comédie de fan dans laquelle il joue son propre rôle d’acteur qui tournait jadis pour les plus grands  ( Sailor et Lula, Volte-Face, A Tombeau ouvert ,  Snake EyesLeaving Las Vegas) et enchaine depuis des lustres les séries B indignes de son talent. Sans surpirse,  Un Talent en or multiplie les références à  la filmographie de l’acteur pour s’en amuser,  sans aller  jusqu’à la parodie lourdingue. Un équilibre réussi, qui fera le bonheur des ex-fans de Nick Cage et donnera peut-être envie aux autres de (re)découvrir ses meilleurs films.

Murina

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Sur l’île croate où elle vit, Julija (Gracija Filipovic) souffre de l’autorité excessive de son père. Le réconfort, elle le trouve au contact de sa mère et de la mer, un refuge dont elle explore les richesses. L’arrivée d’un riche ami de la famille exacerbe les tensions…

Ce qu’on en pense

Meilleur premier film de la sélection cannoise 2021, justement courronné d’une Caméra d’Or,  Murina installe  la réalisatrice croate Antoneta Alamat Kusijanovic dans la cour des grands espoirs du cinéma international. Cette chronique adolescente ensoleillée coproduite par Martin Scorsese, dans laquelle l’héroïne (Gracija Filipovic, une autre découverte) essaie de s’émanciper de l’emprise de son père  se hisse trés au dessus des récentes propositions du même genre  par ses qualités de réalisation. Un film sensoriel et envoutant comme un chant de sirènes,  qui donne trés envie d’aller passer ses vacances d’été sur  l’île Croate où est située l’action.

Vortex

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Un couple âgé vit dans un appartement submergé de livres et de souvenirs. Lui  (Dario Argento) est, historien et théoricien du cinéma. Elle (Françoise Lebrun), psychanalyste à la retraite, est atteinte de la maladie d’Alzheimer. Ils vont vivre leurs derniers jours…

Ce qu’on en pense

Premier film tout public de l’enfant terrible du cinéma français, Gaspar Noé  (Irréversible, Climax, Enter the Void, Love) , Vortex a surpris l’an dernier les festivaliers cannois qui ne s’attendait pas à le voir faire un jour de la concurrence à Michael Haneke. Par son sujet, le film  rappelle en effet beaucoup Amour,  le chef d’oeuvre du réalisateur autrichien dans lequel Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva incarnaient un vieux couple confronté à la maladie. Vortex s‘en différencie évidemment dans la forme, avec l’utilisation du split screen (écran séparé)  qui souligne la solitude du couple face à la maladie, permet de jouer sur la temporalité et d’illustrer, au final,  le manque de l’autre.  Sombre mais maitrisé de bout en bout, le film s’appuie sur l’ interprétation parfaite de Françoise Lebrun (que Gaspar Noé vénère depuis La Maman et la Putain de Jean Eustache), de Dario Argento, inventeur du Giallo dont on découvre le grand talent d’acteur et d’Alex Lutz dans le rôle du  fils. En laissant de côté ses outrance habituelles, Gaspar Noé réussit son premier film adulte.