Cinéma

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Bono: Stories of…

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Par Ph.D

Suivant l’exemple de Bruce Springsteen,  le chanteur de U2 a fait suivre la publication de son autobiographie (Surrender 2022) d’une série de représentations intimistes au Beacon Theatre de New York  (Stories of Surrender : An Evening of Words, Music and Some Mischief), dans lesquelles il récitait des passages du livre et reprenait des chansons de U2 accompagné d’une violoncelliste, d’une harpiste-clavieriste et d’un percussionniste. Le réalisateur américain Andrew Dominik (Mindhunter, Blonde) a filmé le spectacle , scénographié comme une pièce de théâtre, et en livre un montage en noir et blanc lyrique et immersif qui a eu les honneurs du Festival de Cannes. Bono s’y confie, avec sincérité et passion  sur sa famille, sa carrière, sa foi et ses engagements, entrecoupant les scènes de prestations chantées de titres de U2 réarrangés, dans lesquels sa voix est particulièrement bien mise en valeur. Disponible en streaming sur AppleTV+,  le film ravira les fans de U2…  et continuera probablement d’énerver les détracteurs du chanteur qui lui reprochent son égocentrisme forcené (Ce à quoi il répond en substance : qu’importe les raisons pour lesquelles on fait les choses si la cause est bonne). Formellement, en tout cas, le film est superbe et mérite d’être vu au delà du cercle de fans de U2.  

Cannes 2025: Le Palmarès

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Par Ph.D

Juliette Binoche remettant la Palme d’or à un réalisateur iranien : l’image n’a pas surpris les cinéphiles qui connaissent son goût pour le cinéma de cet étonnant pays qui, malgré la dictature et les mollahs, continue à produire bon an mal an des oeuvres marquantes du 7e art. L’an dernier déjà Mohammad Rasoulof avait bien failli l’emporter avec Les Graines du figuier sauvage. C’est Jafar Panahi qui a finalement décroché la timbale avec Un Simple accident, l’histoire d’un groupe d’ex opposants au régime qui retrouvent par hasard l’homme qui les a torturés. Celle d’une vengeance qui aura lieu ou pas. Une Palme engagée et humaniste, tournée clandestinement,  qui s’appuie sur la longue expérience du réalisateur avec les prisons du régime. Peut-être pas le meilleur film de Jafar Panahi, mais l’un des plus solides malgré les conditions de tournage. On aurait sans doute préféré que le jury de Juliette Binoche récompense une oeuvre d’une cinématographie plus originale, mais le palmarès a su leur faire bonne place. Comme ce Prix spécial accordé au film le plus extravagant de la sélection, Resurrection du Chinois Bi Gan. Ou le prix du jury accordé ex aequo à Sirat de l’Espagnol Oliver Laxe, véritable choc de l’édition et à Sound of Falling de l’Allemande Mascha Schilinski, l’histoire de plusieurs générations de femmes d’une même ferme,  contée de manière totalement aléatoire et poétique. Les deux favoris de la critique,Valeur sentimentale de Joachim Trier et L’Agent Secret du Brésilien Kleber Filho Mendoza sont aussi-  chose rare !- au palmarès  : Grand Prix pour le premier et Prix de la mise en scène pour le second.   La Petite Dernière de la Française  Hafsia Herzi est récompensée via sa jeune actrice Nadia Melliti qui fait de beaux débuts à l’écran et les Dardenne ont eu droit à un deuxième prix du scénario pour Jeunes Mères. Bien sûr, on aurait aimé quelque chose pour Eddington d’Ari Aster et Nouvelle Vague de Richard Linklater, les deux films qu’on a le plus envie de revoir, mais sinon, rien à redire: bravo Juliette !

 

Cannes 2025: Part 6

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Par Ph.D

A l’heure du palmarès, que retenir de cette 78e édition du festival de Cannes ? Qui succèdera à Anora,  palme surprise de 2024 ? Aucun film de la compétition n’a fait l’unanimité. L’Agent Secret du Brésilien Kleber Mendoza Filho a les faveurs de la critique,  qui a majoritairement aimé les films « politiques » de la sélection  (Deux procureurs, Les Aigles de la République, Un Simple accident). Valeur Sentimentale de Joachim Trier est sans doute le film le plus consensuel pour une Palme. Plusieurs ont divisé, voire déchainé les critiques : l’explosif Sirat, le « FrèresCoenien » Eddington, l’éprouvant Die My Love de Lynne Ramsey, l’horrible Alpha de Julia Ducournau, l’incroyable Resurrection de Bi Gan. Le film-fleuve du Chinois, émule de Leon Carax,  a constitué le choc esthétique de l’édition, mais personne n’a rien compris à cette histoire de « voleurs de rêve » profondément ancrée dans celle du cinéma.  Côté interprétation les noms de Jennifer Lawrence (Die my Love), de Lea Drucker (Dossier 137), de Josh O’Connor (The History of Sound)  et de Peter Skarsgaard (Valeur Sentimentale) sont le plus souvent cités. Mais à Cannes,  les « papabiles » ressortent encore plus souvent évêques du conclave qu’à Rome. Bon courage au jury de Juliette Binoche pour établir un palmarès équitable. Rendez-vous à 18h40 sur France 2 et sur Brut pour suivre en direct la cérémonie de clôture. 

 

Cannes 2025: Part 5

Cinéma|

Par Ph.D

Comme souvent (presque toujours, en fait) c’est dans les derniers jours du Festival qu’apparaissent enfin les films le plus facilement palmables. Avec ses faux airs de Brokeback Mountain et son casting aux petits oignons, History of Sound d’Oliver Hermanus (Queer Palm 2011 pour Beauty) ferait une belle Palme classique. On y suit deux musicologues des années 20 (Josh O’ Connor et Paul Mescal) dans leur périple à travers les montagnes états-uniennes pour y enregistrer sur des rouleaux de cire des chansons appartenant au folklore local. Ils se sont rencontrés au conservatoire, se sont aimés et se retrouvent après que l’un d’eux soit revenu de la guerre. Leur mission accomplie, ils se séparent à nouveau… Et vont le regretter le reste de leur vie !  Une réalisation léchée pour un superbe mélo qui pourrait valoir à son auteur une deuxième Queer Palm à défaut de la vraie.

Dans Valeur Sentimentale, Joachim Trier retrouve Renate Reinsve dont il avait fait sa Julie (en douze chapitres). Elle joue, cette fois,  une comédienne de théâtre traqueuse que son père (Stellan Skarsgaard) réalisateur de cinéma un peu has been,  voudrait faire tourner dans son prochain film autobiographique. Mais la jeune femme en a gros sur la patate depuis le divorce de ses parents et la mort de sa mère et ne veut plus entendre parler de ce père qui ne s’intéresse à elle et sa soeur (Inga Ibsdotter Lilleaas) que quand il en a besoin. S’engage alors, entre eux, un jeu de séduction-répulsion qui va raviver les blessures familiales. Du cinéma meta qui devrait plaire au jury Cannois,  avec un double prix d’interprétation féminine qui ne serait pas volé pour Renate Reinsve et la révélation Inga Ibsdotter Lilleaas.

 

Cannes 2025: Part 4

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Par Ph.D

Titane n’était donc pas un accident :  avec Alpha, Julia Ducournau confirme qu’elle est la cinéaste française à fuir. Même la merveilleuse Golshifteh Farahani ne parvient pas à sauver cette pseudo fable horrifique sur les ravages du  sida et de la drogue. Depuis les premiers Gaspar Noe, on n’avait pas vu plus obscène, ni plus vain. Dire que Tahar Rahim a dû s’affamer et perdre un os pour tourner cette bouse… Palme d’horreur en vue ! 

Avec Les Aigles de la République Tarik Saleh termine en beauté sa « trilogie du Caire« . L’histoire de cet acteur iconique du cinéma égyptien (Fares Fares) contraint de tourner le biopic du président-dictateur et embarqué malgré lui dans un  complot politique,  est d ‘autant plus effrayante qu’elle est on ne peut plus réaliste. Prix d’interprétation possible pour Fares Fares.  

Après Limonov, Kirill Serebrennikov n’a pas eu les honneurs de la compétition cette année pour La Disparition de Josef Mengele. Cette adaptation étonnamment sobre du roman éponyme d’Olivier Guez  aurait pourtant largement mérité d’y figurer. On y suit, de sa fuite en Argentine à sa mort au Brésil à la fin des années 70, la cavale du médecin-chef d’Auschwitz, confronté aux questions de son fils, venu lui rendre visite dans sa planque miteuse de Sao Paulo à la fin de sa vie. Le film peut se voir comme un prolongement inattendu à La Zone d’interêt.

 

Cannes 2025: Part 3

Cinéma|

Par Ph.D

Chouchou des sélectionneurs, Wes Anderson a fait le beau, cette année encore, sur les marches avec le plus beau casting de l’édition : Benicio del Toro, Tom Hanks, Michael Cera, Bryan Cranston, Bill Murray, Scarlett Johansson, Benedict Cumberbach, Rupert Friend et les frenchies Mathieu Amalric et Charlotte Gainsbourg.  Tous au service d’une nouvelle comédie formaliste dont Anderson a le secret,  autour d’un milliardaire (Benicio del Toro) sujet aux attentats à la bombe et de sa nombreuse et turbulente famille. On a bien aimé (sans plus) mais, comme d’habitude, il faudra revoir The Phoenician Scheme pour en apprécier les subtilités.

Grosse souffrance ensuite devant le nouveau film de Lynne Ramsay Die my Love. Un drame sur la dépression post-partum,  avec Jennifer Lawrence et Robert Pattinson en jeunes parents venus s’installer dans la maison décrépie d’un oncle suicidé au fin fond du sud des Etats-Unis. On sait comment ça va finir au bout de 20 minutes et les 90 suivantes sont longues à mourir. Un prix d’interprétation pour Jennifer Lawrence n’est toutefois pas à exclure.

Après ça, le film de Richard Linklater, Nouvelle Vague, a fourni une jolie récréation aux festivaliers. On y assiste, comme si on y était,  au tournage d’A bout de souffle avec une bande d’acteurs formidables dans les rôles de Godard, Seberg, Belmondo et cie. Il y a dans cet hommage à La Nouvelle vague tout ce qui manque dans la plupart des films de la compétition: le génie,  la fraîcheur , l’humour,  la jeunesse, l’insolence… De quoi redonner foi en le cinéma. 

 

Cannes 2025: Part 2

Cinéma|

Par Ph.D

A défaut de claque,  on a pris une grosse baff(l)e avec le film espagnol d’Oliver Laxe,  Sirat. L’épopée lamentable d’une bande de teufeurs éclopés et d’un père à la recherche de sa fille (Sergi Lopez) dans le désert marocain. Certains y ont vu une allégorie de l’occident confronté à la dureté du reste du monde. On y a surtout vu un possible prix de la  mise en scène : entre Zabriskie Point, Sorcerer,  Easy Rider  et Mad Max Fury Road, le film (dont on ne peut, hélas,  rien raconter d’autre que le pitch) prend aux tripes, sur fond de hard techno tribale.  Eprouvant mais mémorable.

Les deux films suivants nous ont ramené au bon temps du Covid et des gilets jaunes. Eddington d’Ari Aster est un polar western à la frères Coen, (en plus méchant) avec un casting d’enfer (Joaquin Phoenix, Emma Stone, Pedro Pascal, Austin Butler…). On y suit la campagne électorale d’un shérif du Nouveau Mexique débile (Joaquin Phoenix) qui se présente contre le maire sortant (Pedro Pascal) parce qu’il est jadis sorti avec sa femme (Emma Stone). Ça se passe en pleine épidémie de Covid, à la fin du premier mandat Trump,  dans une Amérique totalement déboussolée, où le complotisme et la violence règnent en maîtres. Magistralement mis en scène et assez jouissif :  un sérieux candidat à la Palme.

Par contre,  on se demande ce que le nouveau film de Dominik Moll (qui nous a habitués à mieux) vient faire en compétition. On y suit, dans le détail, l’enquête minutieuse de Lea Drucker en flic de la police des polices sur une bavure commise pendant une manifestation des gilets jaunes sur les Champs Elysées. Difficile de reconnaître la patte du réalisateur d’Harry, un ami qui vous veut du bien,  de Lemming et de La Nuit du 12 dans ce gros téléfilm-dossier au sujet périmé.

 

Cannes 2025: Part 1

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Par Ph.D

Il nous avait semblé, en découvrant le programme de Cannes 2025, qu’Hollywood se ferait « plus discret » cette année sur la Croisette. Ça ne s’est pas du tout vérifié à l’ouverture, où se pressait le gratin du cinéma américain. Même Tom Cruise est arrivé avec un jour d’avanceQuentin Tarantino a déclaré la 78e édition ouverte en hurlant de tous ses poumons et Leonardo DiCaprio a rendu un bel hommage à Robert de Niro qui recevait une Palme d’Honneur, oh combien méritée. La cérémonie d’ouverture,  animée avec classe par Laurent Laffite,  a été l’occasion pour Juliette Binoche et Robert de Niro de tenir des discours engagés sur l’état du monde et de la démocratie, avant que Mylene Farmer n’entonne une chanson hommage à David Lynch,  qu’elle a semble-t-il bien connu. Et c’est en chansons que s’est poursuivie la soirée avec la projection de Partir un  jour, la mignonne romance musicale d’Amélie Bonnin présentée hors compétition (lire la critique ici)

Après cette douce récréation, et le passage de la tornade Tom Cruise/Mission Impossible, on est entré dans le dur avec les deux premiers films de la compétition. Sound of Falling, de l’allemande Mascha Shilinski est une vaste fresque poetico-doloriste sur la condition des femmes au XXe siècle en Allemagne de l’est. Une réalisation superbe et onirique, entre Malick et Tarkovski, qui a perdu pas mal de festivaliers mais a séduit les plus cinéphiles.

Avec Deux procureurs, l’Ukrainien Sergei Loznitsa fait un retour remarqué à la fiction. Son film sur les purges staliniennes est brutal comme une porte de prison qui se ferme. Du cinéma politique à l’os, qui pourrait rappeler les premiers films de Costa Gavras. L’Aveu en particulier…

 

Destination Finale 6

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Par J.V

Le pitch

Hantée par un cauchemar terrifiant qui revient sans cesse, Stefanie (Kaitlyn Santa Juana), étudiante à l’université, rentre chez elle pour retrouver la trace de la seule personne susceptible d’enrayer ce cycle infernal et de sauver ses proches du sort funeste qui les attend…

Ce qu’on en pense

Lancée en 2000, la saga Destination Finale a connu des hauts (le 2e film ) et pas mal de bas,  avant de s’interrompre sans explication en 2011. Quatorze  ans plus tard, on retrouve le concept avec curiosité.  Ca commence plutôt très bien,  avec une longue séquence d’introduction articulée autour de l’inauguration d’une tour au plancher de verre, dont on se doute bien qu’il va finir par lâcher… La suite est, hélas, plus convenue et accumule sans originalité les exécutions sanglantes,  sans tenter d’introduire la moindre réflexion sur leur origine. C’était bien la peine d’attendre aussi longtemps pour remettre le couvert !

Cannes 2025: ciné plage

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Par la rédaction

«Gratuit et ouvert à tous, sans invitation ni accréditation, le cinéma de la plage est le lien idéal entre ce qui se passe dans le Palais, les Cannois et les visiteurs », a coutume de dire Thierry Frémaux. Et il a bien raison : le Cinéma de la plage c’est «the place to be», le soir à Cannes quand on n’est pas accrédité… et parfois même quand on l’est ! Au programme de cette édition :

Mardi 13 mai : Une Vie cachée de Terrence Malick

Mercredi 14 maiÀ toute épreuve de John Woo

Jeudi 15 mai : Les Mauvais coups de François Leterrier

Vendredi 16 mai : Duel au soleil de King Vidor

Samedi 17 mai : La Légende de la place d’or continue d’Alexis Veller/ Boulevard du crépuscule de Billy Wilder

Dimanche 18 mai : Palombella Rossa de Nanni Moretti

Lundi 19 mai : Bardot d’Alain Berliner

Mardi 20 maiAngel’s Eggs de Mamoru Oshii

Mercredi 21 mai : Darling de John Schlesinger

Jeudi 22 mai : Ange de Tony Gatlif

Vendredi 23 mai : Film surprise

Samedi 24 mai : Mélodie en sous sol d’Henri Verneuil  

 

 

G20

Cinéma|

Le pitch

Lorsque le sommet du G20 est pris d’assaut, la présidente des États-Unis Danielle Sutton (Viola Davis) devient la cible numéro un. Après avoir échappé à la capture du groupe d’assaillants, elle devra se montrer plus rusée que l’ennemi si elle veut sauver sa famille, défendre son pays et protéger les chefs d’État du monde entier…

Ce qu’on en pense 

Viola Davis est l’héroïne de cette série B d’action Prime Video  qui, dans un autre temps, aurait pu voir Bruce Willis triompher de méchants terroristes ayant pris le G20 en otage, dans un énième Die Hard. Tous les ingrédients sont réunis pour une version féminisée avec un méchant bien caricatural (Antony Starr) et une héroïne en talons hauts décidément increvable. La réalisation punchy (Patricia Rigen), la qualité de l’interprétation et de bons dialogues rendent la chose tout à fait regardable si on n’a rien d’autre à voir ou à faire.  

Rumours

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Réunis dans un château en Allemagne pour leur sommet annuel, les dirigeants des pays du G7 s’installent en bordure d’une forêt pour préparer leur déclaration. À la nuit tombée, le groupe constate que le personnel qui les entourait a disparu. En voulant tenter de le retrouver, les sept politiciens s’enfoncent plus avant dans une forêt qui s’avère pleine de périls et de mystères.

Ce qu’on en pense 

Satire politique canadienne signée Guy Maddin, Evan Johnson et Galen Johnson, Rumours, nuit blanche au sommet vaut surtout pour son casting quatre étoiles (Cate Blanchett, Alicia Vikander, Denis Ménochet…). On s’amuse, au début, à reconnaître les dirigeants politiques dont les personnages sont inspirés et à les voir empêtrés dans des situations burlesques. Hélas,  le scénario se délite rapidement pour finir dans un grand n’importe quoi survivaliste qui génère plus d’ennui que d’amusement. 

Un Monde merveilleux

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Dans un futur proche où les humains dépendent des robots, Max (Blanche Gardin), une ancienne prof réfractaire à la technologie, vivote avec sa fille Léa (Laly Mercier) grâce à des petites combines. Elle a un plan : kidnapper un robot dernier cri pour le revendre en pièces détachées. Mais tout dérape. Flanquée de ce robot qui l’exaspère, elle s’embarque dans une course-poursuite pour retrouver sa fille et prouver qu’il reste un peu d’humanité dans ce monde …

Ce qu’on en pense

Blanche Gardin retrouve dans cette comédie futuriste de Giulio Callegari un rôle proche de celui qu’elle tenait déjà  dans Effacer l’historique  de  Kervern  et Delépine. Le film est dans la veine grolandaise, mais manque trop de personnalité (et peut-être de moyens) pour convaincre. Dommage.

Cannes 2025: Le programme

Cinéma|

Par Ph.D

Retour des frères Dardenne (Jeunes mères en compétition) , un film du chanteur Bono (Story of Surrender en séance spéciale) , un autre de Scarlett Johansson (Eleanor the Great au Certain Regard), le nouveau Wes Anderson (The Phoenician Sheme en compétition),  une grosse présence française, une palme d’honneur pour Robert de Niro, Juliette Binoche présidente, Laurent Laffitte en maitre de cérémonie … Le casting de Cannes 2025 (13-24 mai) a été  dévoilé le 10 avril par Thierry Frémaux, délégué général du Festival. Une sélection qui fait une large place au cinéma françaisCédric Klapish sera même là pour la première fois! ) et aux femmes avec, en ouverture, le premier film d’une inconnue (une première historique !) : Amélie Bonnin présentera Partir un jour, un film musical avec Juliette Armanet et Bastien Bouillon.  Très présent l’an dernier,  Hollywood sera plus discret cette année.  Du moins sur le papier,  car Wes Anderson  va encore débarquer sur le tapis rouge avec un casting monstrueux (mené par Benicio Del Toro), Tom Cruise viendra présenter le dernier volet de Mission Impossible, Scarlett Johansson son premier film de réalisatrice, Spike Lee son dernier opus et Richard Linklater le film le plus attendu de la compétition  (Nouvelle Vague sur le tournage d’A Bout de Souffle). Last but not least, Robert de Niro recevra une Palme d’or d’honneur largement méritée, un demi siècle après avoir bouleversé la Croisette en Taxi Driver.

 

Toxic

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Rêvant d’échapper à la morosité de leur quartier, Marija et Kristina, 13 ans, se rencontrent dans une école de mannequinat locale. Les promesses d’une vie meilleure malgré la concurrence ardue, les poussent à brutaliser leur corps, à tout prix. L’amitié des deux adolescentes leur permettra-t-elle de s’en sortir indemnes ?

Ce qu’on en pense

Née en Lituanie, Saulė Bliuvaitė y est retournée pour réaliser son premier long métrage, Toxic, qui a obtenu le Léopard d’Or au festival de Locarno. Des débuts plus que prometteurs pour cette réalisatrice de tout juste 30 ans,  qui s’est inspirée de sa propre jeunesse pour dresser le portrait de deux adolescentes prête à tout pour échapper au déterminisme social qui les cloue dans un environnement post-industriel encore plus affreux que ceux qu’ont pu filmer Andrea Arnold ou Ken Loach dans le Nord de l’ Angleterre. Le film échappe pourtant assez miraculeusement au sordide,  par la grâce fragile des deux jeunes actrices (Ieva Rupeikaite, Vesta Matulyte),  avec  une mise en scène en plans fixes trés composés qui parviennent à injecter de la poésie dans la désolation. Saulė Bliuvaitė évite aussi à merveille les clichés du film d’adolescence et le déjà vu. Un nom à retenir, même s’il n’est pas facile à prononcer.