Cannes 2025: Part 5
Par Ph.D
Comme souvent (presque toujours, en fait) c’est dans les derniers jours du Festival qu’apparaissent enfin les films le plus facilement palmables. Avec ses faux airs de Brokeback Mountain et son casting aux petits oignons, History of Sound d’Oliver Hermanus (Queer Palm 2011 pour Beauty) ferait une belle Palme classique. On y suit deux musicologues des années 20 (Josh O’ Connor et Paul Mescal) dans leur périple à travers les montagnes états-uniennes pour y enregistrer sur des rouleaux de cire des chansons appartenant au folklore local. Ils se sont rencontrés au conservatoire, se sont aimés et se retrouvent après que l’un d’eux soit revenu de la guerre. Leur mission accomplie, ils se séparent à nouveau… Et vont le regretter le reste de leur vie ! Une réalisation léchée pour un superbe mélo qui pourrait valoir à son auteur une deuxième Queer Palm à défaut de la vraie.
Dans Valeur Sentimentale, Joachim Trier retrouve Renate Reinsve dont il avait fait sa Julie (en douze chapitres). Elle joue, cette fois, une comédienne de théâtre traqueuse que son père (Stellan Skarsgaard) réalisateur de cinéma un peu has been, voudrait faire tourner dans son prochain film autobiographique. Mais la jeune femme en a gros sur la patate depuis le divorce de ses parents et la mort de sa mère et ne veut plus entendre parler de ce père qui ne s’intéresse à elle et sa soeur (Inga Ibsdotter Lilleaas) que quand il en a besoin. S’engage alors, entre eux, un jeu de séduction-répulsion qui va raviver les blessures familiales. Du cinéma meta qui devrait plaire au jury Cannois, avec un double prix d’interprétation féminine qui ne serait pas volé pour Renate Reinsve et la révélation Inga Ibsdotter Lilleaas.
Cannes 2025: Part 4
Par Ph.D
Titane n’était donc pas un accident : avec Alpha, Julia Ducournau confirme qu’elle est la cinéaste française à fuir. Même la merveilleuse Golshifteh Farahani ne parvient pas à sauver cette pseudo fable horrifique sur les ravages du sida et de la drogue. Depuis les premiers Gaspar Noe, on n’avait pas vu plus obscène, ni plus vain. Dire que Tahar Rahim a dû s’affamer et perdre un os pour tourner cette bouse… Palme d’horreur en vue !
Avec Les Aigles de la République Tarik Saleh termine en beauté sa « trilogie du Caire« . L’histoire de cet acteur iconique du cinéma égyptien (Fares Fares) contraint de tourner le biopic du président-dictateur et embarqué malgré lui dans un complot politique, est d ‘autant plus effrayante qu’elle est on ne peut plus réaliste. Prix d’interprétation possible pour Fares Fares.
Après Limonov, Kirill Serebrennikov n’a pas eu les honneurs de la compétition cette année pour La Disparition de Josef Mengele. Cette adaptation étonnamment sobre du roman éponyme d’Olivier Guez aurait pourtant largement mérité d’y figurer. On y suit, de sa fuite en Argentine à sa mort au Brésil à la fin des années 70, la cavale du médecin-chef d’Auschwitz, confronté aux questions de son fils, venu lui rendre visite dans sa planque miteuse de Sao Paulo à la fin de sa vie. Le film peut se voir comme un prolongement inattendu à La Zone d’interêt.
Cannes 2025: Part 3
Par Ph.D
Chouchou des sélectionneurs, Wes Anderson a fait le beau, cette année encore, sur les marches avec le plus beau casting de l’édition : Benicio del Toro, Tom Hanks, Michael Cera, Bryan Cranston, Bill Murray, Scarlett Johansson, Benedict Cumberbach, Rupert Friend et les frenchies Mathieu Amalric et Charlotte Gainsbourg. Tous au service d’une nouvelle comédie formaliste dont Anderson a le secret, autour d’un milliardaire (Benicio del Toro) sujet aux attentats à la bombe et de sa nombreuse et turbulente famille. On a bien aimé (sans plus) mais, comme d’habitude, il faudra revoir The Phoenician Scheme pour en apprécier les subtilités.
Grosse souffrance ensuite devant le nouveau film de Lynne Ramsay Die my Love. Un drame sur la dépression post-partum, avec Jennifer Lawrence et Robert Pattinson en jeunes parents venus s’installer dans la maison décrépie d’un oncle suicidé au fin fond du sud des Etats-Unis. On sait comment ça va finir au bout de 20 minutes et les 90 suivantes sont longues à mourir. Un prix d’interprétation pour Jennifer Lawrence n’est toutefois pas à exclure.
Après ça, le film de Richard Linklater, Nouvelle Vague, a fourni une jolie récréation aux festivaliers. On y assiste, comme si on y était, au tournage d’A bout de souffle avec une bande d’acteurs formidables dans les rôles de Godard, Seberg, Belmondo et cie. Il y a dans cet hommage à La Nouvelle vague tout ce qui manque dans la plupart des films de la compétition: le génie, la fraîcheur , l’humour, la jeunesse, l’insolence… De quoi redonner foi en le cinéma.
Cannes 2025: Part 2
Par Ph.D
A défaut de claque, on a pris une grosse baff(l)e avec le film espagnol d’Oliver Laxe, Sirat. L’épopée lamentable d’une bande de teufeurs éclopés et d’un père à la recherche de sa fille (Sergi Lopez) dans le désert marocain. Certains y ont vu une allégorie de l’occident confronté à la dureté du reste du monde. On y a surtout vu un possible prix de la mise en scène : entre Zabriskie Point, Sorcerer, Easy Rider et Mad Max Fury Road, le film (dont on ne peut, hélas, rien raconter d’autre que le pitch) prend aux tripes, sur fond de hard techno tribale. Eprouvant mais mémorable.
Les deux films suivants nous ont ramené au bon temps du Covid et des gilets jaunes. Eddington d’Ari Aster est un polar western à la frères Coen, (en plus méchant) avec un casting d’enfer (Joaquin Phoenix, Emma Stone, Pedro Pascal, Austin Butler…). On y suit la campagne électorale d’un shérif du Nouveau Mexique débile (Joaquin Phoenix) qui se présente contre le maire sortant (Pedro Pascal) parce qu’il est jadis sorti avec sa femme (Emma Stone). Ça se passe en pleine épidémie de Covid, à la fin du premier mandat Trump, dans une Amérique totalement déboussolée, où le complotisme et la violence règnent en maîtres. Magistralement mis en scène et assez jouissif : un sérieux candidat à la Palme.
Par contre, on se demande ce que le nouveau film de Dominik Moll (qui nous a habitués à mieux) vient faire en compétition. On y suit, dans le détail, l’enquête minutieuse de Lea Drucker en flic de la police des polices sur une bavure commise pendant une manifestation des gilets jaunes sur les Champs Elysées. Difficile de reconnaître la patte du réalisateur d’Harry, un ami qui vous veut du bien, de Lemming et de La Nuit du 12 dans ce gros téléfilm-dossier au sujet périmé.
Cannes 2025: Part 1
Par Ph.D
Il nous avait semblé, en découvrant le programme de Cannes 2025, qu’Hollywood se ferait « plus discret » cette année sur la Croisette. Ça ne s’est pas du tout vérifié à l’ouverture, où se pressait le gratin du cinéma américain. Même Tom Cruise est arrivé avec un jour d’avance ! Quentin Tarantino a déclaré la 78e édition ouverte en hurlant de tous ses poumons et Leonardo DiCaprio a rendu un bel hommage à Robert de Niro qui recevait une Palme d’Honneur, oh combien méritée. La cérémonie d’ouverture, animée avec classe par Laurent Laffite, a été l’occasion pour Juliette Binoche et Robert de Niro de tenir des discours engagés sur l’état du monde et de la démocratie, avant que Mylene Farmer n’entonne une chanson hommage à David Lynch, qu’elle a semble-t-il bien connu. Et c’est en chansons que s’est poursuivie la soirée avec la projection de Partir un jour, la mignonne romance musicale d’Amélie Bonnin présentée hors compétition (lire la critique ici)
Après cette douce récréation, et le passage de la tornade Tom Cruise/Mission Impossible, on est entré dans le dur avec les deux premiers films de la compétition. Sound of Falling, de l’allemande Mascha Shilinski est une vaste fresque poetico-doloriste sur la condition des femmes au XXe siècle en Allemagne de l’est. Une réalisation superbe et onirique, entre Malick et Tarkovski, qui a perdu pas mal de festivaliers mais a séduit les plus cinéphiles.
Avec Deux procureurs, l’Ukrainien Sergei Loznitsa fait un retour remarqué à la fiction. Son film sur les purges staliniennes est brutal comme une porte de prison qui se ferme. Du cinéma politique à l’os, qui pourrait rappeler les premiers films de Costa Gavras. L’Aveu en particulier…
Destination Finale 6
Par J.V
Le pitch
Hantée par un cauchemar terrifiant qui revient sans cesse, Stefanie (Kaitlyn Santa Juana), étudiante à l’université, rentre chez elle pour retrouver la trace de la seule personne susceptible d’enrayer ce cycle infernal et de sauver ses proches du sort funeste qui les attend…
Ce qu’on en pense
Lancée en 2000, la saga Destination Finale a connu des hauts (le 2e film ) et pas mal de bas, avant de s’interrompre sans explication en 2011. Quatorze ans plus tard, on retrouve le concept avec curiosité. Ca commence plutôt très bien, avec une longue séquence d’introduction articulée autour de l’inauguration d’une tour au plancher de verre, dont on se doute bien qu’il va finir par lâcher… La suite est, hélas, plus convenue et accumule sans originalité les exécutions sanglantes, sans tenter d’introduire la moindre réflexion sur leur origine. C’était bien la peine d’attendre aussi longtemps pour remettre le couvert !
L’Homme qui rétrécit
Par Ph.D
Le pitch
Paul (Jean Dujardin) partage sa vie entre son entreprise de construction navale, sa femme Elise (Marie-Josée Croze) et leur fille Mia (Daphné Richard). Lors d’une sortie en mer, Paul se retrouve confronté à un étrange phénomène météorologique. Dès lors, Paul rétrécit inexorablement, sans que la science ne puisse lui expliquer pourquoi ni lui être d’aucun secours. Quand, par accident, il se retrouve prisonnier dans sa propre cave, et alors qu’il ne mesure plus que quelques centimètres, il va devoir se battre pour survivre dans cet environnement banal devenu périlleux.
Ce qu’on en pense
Nouvelle adaptation du roman culte de Richard Matheson, déjà porté à l’écran par Jack Arnold en 1957, L’Homme qui rétrécit est l’occasion pour Jean Dujardin, à l’origine du projet, d’une performance solo dans laquelle, seul à l’écran durant les deux tiers du film, son personnage affronte divers dangers liés à sa taille minuscule et se retrouve confronté à lui-même, à sa faiblesse grandissante et à l’imminence de sa mort. Le film de Jan Kounen, avec lequel Dujardin avait tourné 99F, se veut à la fois un récit initiatique et un film d’aventure, mais se résume surtout à une série de séquences de survie gonflées aux effets spéciaux numériques. On aurait pu s’attendre à ce que celles ci s’inscrivent dans un environnement plus moderne que le film de 1957, mais il n’en est rien. La miniaturisation du héros n’est jamais confrontée aux outils numériques comme le téléphone ou l’ordinateur, par exemple. Du coup, on s’interroge sur la nécessité de ce remake à 21 millions d’euros, qui n’apporte pas grand-chose à l’original en termes de spectacle, de réflexion, ni surtout d’émotion.
G20
Le pitch
Lorsque le sommet du G20 est pris d’assaut, la présidente des États-Unis Danielle Sutton (Viola Davis) devient la cible numéro un. Après avoir échappé à la capture du groupe d’assaillants, elle devra se montrer plus rusée que l’ennemi si elle veut sauver sa famille, défendre son pays et protéger les chefs d’État du monde entier…
Ce qu’on en pense
Viola Davis est l’héroïne de cette série B d’action Prime Video qui, dans un autre temps, aurait pu voir Bruce Willis triompher de méchants terroristes ayant pris le G20 en otage, dans un énième Die Hard. Tous les ingrédients sont réunis pour une version féminisée avec un méchant bien caricatural (Antony Starr) et une héroïne en talons hauts décidément increvable. La réalisation punchy (Patricia Rigen), la qualité de l’interprétation et de bons dialogues rendent la chose tout à fait regardable si on n’a rien d’autre à voir ou à faire.
Rumours
Par Ph.D
Le Pitch
Réunis dans un château en Allemagne pour leur sommet annuel, les dirigeants des pays du G7 s’installent en bordure d’une forêt pour préparer leur déclaration. À la nuit tombée, le groupe constate que le personnel qui les entourait a disparu. En voulant tenter de le retrouver, les sept politiciens s’enfoncent plus avant dans une forêt qui s’avère pleine de périls et de mystères.
Ce qu’on en pense
Satire politique canadienne signée Guy Maddin, Evan Johnson et Galen Johnson, Rumours, nuit blanche au sommet vaut surtout pour son casting quatre étoiles (Cate Blanchett, Alicia Vikander, Denis Ménochet…). On s’amuse, au début, à reconnaître les dirigeants politiques dont les personnages sont inspirés et à les voir empêtrés dans des situations burlesques. Hélas, le scénario se délite rapidement pour finir dans un grand n’importe quoi survivaliste qui génère plus d’ennui que d’amusement.
Un Monde merveilleux
Par J.V
Le pitch
Dans un futur proche où les humains dépendent des robots, Max (Blanche Gardin), une ancienne prof réfractaire à la technologie, vivote avec sa fille Léa (Laly Mercier) grâce à des petites combines. Elle a un plan : kidnapper un robot dernier cri pour le revendre en pièces détachées. Mais tout dérape. Flanquée de ce robot qui l’exaspère, elle s’embarque dans une course-poursuite pour retrouver sa fille et prouver qu’il reste un peu d’humanité dans ce monde …
Ce qu’on en pense
Blanche Gardin retrouve dans cette comédie futuriste de Giulio Callegari un rôle proche de celui qu’elle tenait déjà dans Effacer l’historique de Kervern et Delépine. Le film est dans la veine grolandaise, mais manque trop de personnalité (et peut-être de moyens) pour convaincre. Dommage.
Cannes 2025: Le programme
Par Ph.D
Retour des frères Dardenne (Jeunes mères en compétition) , un film du chanteur Bono (Story of Surrender en séance spéciale) , un autre de Scarlett Johansson (Eleanor the Great au Certain Regard), le nouveau Wes Anderson (The Phoenician Sheme en compétition), une grosse présence française, une palme d’honneur pour Robert de Niro, Juliette Binoche présidente, Laurent Laffitte en maitre de cérémonie … Le casting de Cannes 2025 (13-24 mai) a été dévoilé le 10 avril par Thierry Frémaux, délégué général du Festival. Une sélection qui fait une large place au cinéma français ( Cédric Klapish sera même là pour la première fois! ) et aux femmes avec, en ouverture, le premier film d’une inconnue (une première historique !) : Amélie Bonnin présentera Partir un jour, un film musical avec Juliette Armanet et Bastien Bouillon. Très présent l’an dernier, Hollywood sera plus discret cette année. Du moins sur le papier, car Wes Anderson va encore débarquer sur le tapis rouge avec un casting monstrueux (mené par Benicio Del Toro), Tom Cruise viendra présenter le dernier volet de Mission Impossible, Scarlett Johansson son premier film de réalisatrice, Spike Lee son dernier opus et Richard Linklater le film le plus attendu de la compétition (Nouvelle Vague sur le tournage d’A Bout de Souffle). Last but not least, Robert de Niro recevra une Palme d’or d’honneur largement méritée, un demi siècle après avoir bouleversé la Croisette en Taxi Driver.
Toxic
Par Ph.D
Le pitch
Rêvant d’échapper à la morosité de leur quartier, Marija et Kristina, 13 ans, se rencontrent dans une école de mannequinat locale. Les promesses d’une vie meilleure malgré la concurrence ardue, les poussent à brutaliser leur corps, à tout prix. L’amitié des deux adolescentes leur permettra-t-elle de s’en sortir indemnes ?
Ce qu’on en pense
Née en Lituanie, Saulė Bliuvaitė y est retournée pour réaliser son premier long métrage, Toxic, qui a obtenu le Léopard d’Or au festival de Locarno. Des débuts plus que prometteurs pour cette réalisatrice de tout juste 30 ans, qui s’est inspirée de sa propre jeunesse pour dresser le portrait de deux adolescentes prête à tout pour échapper au déterminisme social qui les cloue dans un environnement post-industriel encore plus affreux que ceux qu’ont pu filmer Andrea Arnold ou Ken Loach dans le Nord de l’ Angleterre. Le film échappe pourtant assez miraculeusement au sordide, par la grâce fragile des deux jeunes actrices (Ieva Rupeikaite, Vesta Matulyte), avec une mise en scène en plans fixes trés composés qui parviennent à injecter de la poésie dans la désolation. Saulė Bliuvaitė évite aussi à merveille les clichés du film d’adolescence et le déjà vu. Un nom à retenir, même s’il n’est pas facile à prononcer.
La Réparation
Par Ph.D
Le pitch
Quelques heures avant l’attribution de sa 3ème étoile, le célèbre chef Paskal Jankovski (Clovis Cornillac) disparaît avec son second lors d’une partie de chasse. A 20 ans, sa fille Clara (Julia de Nunez) se retrouve seule aux commandes du restaurant. Deux ans plus tard, elle reçoit une mystérieuse invitation pour Taïwan…
Ce qu’on en pense
Sur un synopsis de mini série TV, le vétéran Régis Wargnier (76 ans) trousse un suspense gastronomique qui promène le spectateur d’un grand restaurant de province à l’île de Taïwan, en compagnie de Clovis Cornillac (dans un rôle de chef qui lui colle décidément à la peau) et Julia de Nunez en fille à papa. Alors qu’on s’attendait plutôt à la voir reprendre avec difficulté le restaurant paternel après la disparition mystérieuse de son géniteur, le scénario l’envoie à sa recherche au bout du monde dans un congrès de gastronomie où un célèbre critique gastronomique en mal de scoop (Louis Do de Lencquesaing) épie ses faits et gestes. Une intrigue cousue de fil blanc qui peine, hélas, à tenir le spectateur en haleine, malgré les indéniables qualités de la réalisation. Tout cela sent plus le réchauffé que le menu étoilé.
Le Mélange des genres
Par J.V
Le pitch
Simone (Léa Drucker), une flic aux idées conservatrices, est infiltrée dans un collectif féministe qu’elle suspecte de complicité de meurtre. À leur contact, Simone s’ouvre progressivement à leurs idées. Mais lorsqu’elle est soupçonnée par le groupe d’être une taupe, elle se sert du premier venu pour se couvrir : Paul (Benjamin Lavernhe), un homme doux, inoffensif et respectueux des femmes qui vit dans l’ombre de sa moitié, faisant de lui, malgré elle, un coupable innocent…
Ce qu’on en pense
Entre comédie romantique, film social, polar féministe et surréalisme, Michel Leclerc a choisi… de ne pas choisir ! Son nouveau film touche à tous les registres pour aborder les relations hommes / femmes d’une manière moderne, sans trop tomber dans la caricature. Léa Drucker est, comme d’habitude, excellente en flic infiltrée peu à peu gagnée par la cause de celles qu’elle est censée surveiller et Benjamin Lavernhe, parfait en acteur raté et homme « déconstruit ». Dommage que le scénario cède à beaucoup de facilités pour faire avancer l’intrigue et que les seconds rôles (Vincent Elbaz, Judith Chemla, Julia Piaton) ne soient pas plus développés.
Rapide
Par J.V
Le pitch
Max (Paola Locatelli) a toujours aimé aller vite. Elle ne sait pas faire autrement. Alors quand elle découvre le karting, c’est une évidence : elle sera championne de F1. Les compétitions juniors s’enchaînent, les victoires aussi. Pourtant, à 17 ans, aucune écurie ne la retient. Sa faute principale : être une jeune femme dans un sport d’hommes. Face à ce monde qui lui tourne le dos, seul un ancien pilote de deuxième zone totalement fantasque (Alban Lenoir) croit encore en son potentiel…
Ce qu’on en pense
Un Le Mans 66/ Gran Turismo féminin à la française ? Pourquoi pas, c’est dans l’air du temps. Hélas, Morgan S. Dalibert (Balle perdue, Aka ) filme mieux les poursuites que les courses de voiture, Alban Lenoir est toujours moyen comme acteur et Paola Locatelli est plus à sa place sur les réseaux sociaux (où elle exerce ses talents d’ influenceuse) que sur un plateau de cinéma. Pour amateurs de nanars mécaniques.
















