Cinéma

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Connemara

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Issue d’un milieu modeste, Hélène (Mélanie Thierry) a quitté depuis longtemps les Vosges. Aujourd’hui, elle a la quarantaine. Un burn-out brutal l’oblige a quitter Paris, revenir là où elle a grandi, entre Nancy et Epinal. Elle s’installe avec sa famille, retrouve un bon travail, la qualité de vie en somme… Un soir, sur le parking d’un restaurant franchisé, elle aperçoit un visage connu, Christophe Marchal (Bastien Bouillon), le bel Hockeyeur des années lycées. Christophe, ce lointain objet de désir, une liaison qu’Hélène n’avait pas vue venir… Dans leurs étreintes, ce sont deux France, deux mondes désormais étrangers qui rêvent de s’aimer. Cette idylle, cette île leur sera-t-elle possible ?

Ce qu’on en pense

Ce n’est pas la même chanson, mais un peu la même histoire ! D’un titre  à l’autre, les mêmes thèmes parcourent Partir un jour, présenté en ouverture de Cannes 2025, et Connemara sélectionné à Cannes Première:   le retour aux sources d’une transfuge de classe. Amélie Bonnin en tirait une comédie musicale légère et enlevée.  Alex Lutz vise plutôt le mélo social avec cette adaptation réussie du roman de Nicolas Mathieu.  Mélanie Thierry remplace Juliette Armanet, tandis que Bastien Bouillon tient à peu près le même rôle dans les deux films.

Materialists

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Lucy (Dakota Johnson),  une jeune et ambitieuse matchmakeuse new-yorkaise se retrouve dans un triangle amoureux complexe, tiraillée entre Harry (Pedro Pascal) le  » match  » parfait et John (Chris Evans), son ex,  tout sauf idéal…

Ce qu’on en pense

Révèlée en 2023 avec l’émouvant  Past Lives, nos vies d’avant, Céline Song revient  avec une pure comédie romantique new yorkaise, genre pourtant usé jusqu’à la corde et qui n’a plus produit de réussites flagrantes  depuis les années 90. Elle y réussit haut la main, bien aidée par un casting éminemment glamour (Dakota Johnson, Pedro Pascal et Chris Evans) et par les décors de La Grosse Pomme, toujours aussi cinématographiques. Sur un canevas classique de triangle amoureux, la réalisatrice parvient à tisser une comédie de moeurs moderne, pertinente et plus profonde qu’il n’y paraît au premier abord.

Projet dernière chance

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Ryland Grace (Ryan Gosling) , professeur de sciences, se réveille seul à bord d’un vaisseau spatial, à des années-lumière de la Terre, sans aucun souvenir de son identité ni des raisons de sa présence à bord. Peu à peu, sa mémoire lui revient, et il comprend l’enjeu de sa mission : résoudre l’énigme de la mystérieuse substance qui cause l’extinction du Soleil. Pour tenter de sauver l’humanité, il va devoir faire appel à ses connaissances scientifiques et à des idées peu conventionnelles … Mais une amitié inattendue pourrait bien l’aider à ne pas affronter cette mission tout seul.

Ce qu’on en pense

Adapté d’un roman d’Andy Weir (Seul sur Mars) par le duo Phil Lord/Chris Miller, responsable de quelques bons films des franchises Lego, Jump Street ou Spiderman, Projet dernière chance est un bon petit film de science fiction à voir en famille. Plein d’humour, de clins d’oeil et de bons sentiments, il offre un grand divertissement feelgood sur le thème de l’entente entre les races, y compris extraterrestres. Le sujet aurait pu être traité plus sérieusement pour donner un grand film de SF de type Interstellar ou Premier Contact, mais telle n’était visiblement pas l’intention du duo de réalisateurs. Sandra Hüller, affublée d’une coiffure épouvantable, n’est là que pour faire de la figuration.

Les Rayons et les Ombres

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

A la veille de la Deuxième Guerre mondiale, Jean Luchaire (Jean Dujardin), patron d’un journal et pacifiste convaincu,  se lie d’amitié avec l’Allemand Otto Abetz (August Diehl) qui deviendra Ambassadeur d’Allemagne à Paris pendant l’occupation. Leur relation privilégiée permettra à Luchaire et à sa fille Corinne (Nastya Golubeva), actrice en vue, de vivre une vie de privilégiés, alors que l’Europe sombre dans la barbarie nazie. A la libération, ils devront rendre des comptes… 

Ce qu’on en pense

Cinq ans après le triomphe de son adaptation des Illusions Perdues (7 César dont celui du meilleur film), Xavier Giannoli s’est senti légitimé à se lancer dans cette fresque historique de plus trois heures sur la collaboration. Un sujet pour le moins sensible, historiquement et conjoncturellement avec la résurgence de l’antisémitisme et la montée des extrêmes. A travers le portrait de Jean Luchaire, patron de presse condamné à mort après la guerre pour collaboration, et de sa fille Corinne actrice à la carrière brisée, elle même condamnée à la déchéance civile, le film tente de montrer comment les meilleures intentions pacifistes et humanistes ont pu entrainer certains hommes dans le piège d’une collaboration, devenue totalement injustifiable après la découverte des crimes nazis et de la Shoah. De la rencontre de Luchaire avec Otto Abetz (formidable August Diehl), qui pour son malheur deviendra son ami et l’ambassadeur d’Allemagne à Paris, à son procès et à sa condamnation à mort, on suit la dérive du personnage qui entrainera sa fille dans sa chute. Jean Dujardin est parfait dans ce rôle ambivalent et on découvre le talent de Nastya Golubeva (fille de Leon Carax aux faux airs d’Emilie Dequenne), très émouvante dans celui de Corinne Luchaire.  Avec 30 millions de budget et une reconstitution fastueuse du Paris de l’occupation, Les Rayons et les Ombres (titre emprunté à Victor Hugo) est le premier grand film français de l’année.  On lui souhaite de connaître le succès public qu’il mérite malgré sa durée extravagante.

Victor

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Habité par Victor Hugo, le comédien Robert Zucchini (Fabrice Lucchini) traîne une douce mélancolie lorsqu’il n’est pas sur scène. Chaque soir, il remplit les salles en transmettant son amour des mots. Jusqu’au jour où réapparaît sa fille (Marie Narbonne), qu’il n’a pas vue grandir… Et si aimer, pour une fois, valait mieux qu’admirer ?

Ce qu’on  en pense

Disparue il y a tout juste deux ans, la regrettée Sophie Fillières nous aura légué deux films posthumes : Ma vie ma gueule, sorti en 2024 et celui-ci, qu’a réalisé son ex-compagnon Pascal Bonitzer. Ecrit pour Fabrice Luchini avant que celui-ci ne crée son spectacle sur Victor Hugo, le film intègre plusieurs captations de la pièce, en lien plus ou moins étroit avec son thème principal: les rapports père-fille. Ou plutôt, en l’occurence,  leur absence. Père absent, Zuchini-Luchini cherche à renouer avec sa fille (Marie Narbonne émouvante) qui a rompu les ponts, mais continue de travailler, elle aussi, dans le théâtre. Joli portrait de famille dysfonctionnelle, le film est aussi une célébration du théâtre et du génie poétique d’Hugo. Un petit bijou.

Dead of Winter

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Au nord du Minnesota, une veuve (Emma Thompson) partie en pèlerinage de pêche sur un lac gelé,  tombe par hasard sur un couple de kidnappeurs qui retiennent une adolescente dans leur cave. En l’absence de réseau téléphonique et en pleine tempête de neige, elle va devoir se débrouiller seule pour lui venir en aide…

Ce qu’on  en pense

Emma Thompson est la vedette (et la coproductrice) de ce petit thriller à suspense sans prétention mais bien réalisé, dans une ambiance à la Fargo. Elle y campe une veuve de pêcheur qui, sous son apparence fragile, cache un solide caractère et va se démener pour sauver des griffes d’un couple de dingues une gamine kidnappée dans laquelle elle voit la fille qu’elle n’a jamais pu avoir. Basée sur un mobile pourtant assez improbable, l’intrigue tient en haleine jusqu’au bout et on ne regrette pas l’heure et demie passée avec la (vieille) dame du lac.

L’Art du faux

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

À Rome, dans les années 70, Toni Chichiarelli (Pietro Castellitto),  devient un maître de la contrefaçon picturale pour le compte de la mafia. Il se retrouve impliqué malgré lui dans l’enlèvement et l’exécution d’Aldo Moro.

Ce qu’on en pense

Une histoire d’amitié et de mafia dans la Rome des années Brigades Rouges. Reconstitution d’époque soignée, casting au top, réalisation et BO 70’s… Un  régal de film italien à savourer sur Netflix.  Tiré d’une histoire vraie.

Conclave

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Quand le pape décède de façon inattendue et mystérieuse, le cardinal Lawrence (Ralph Fiennes) se retrouve chargé d’organiser la sélection de son successeur. Alors que les machinations politiques au sein du Vatican s’intensifient, il se rend compte que le défunt leur avait caché un secret qu’il doit découvrir avant qu’un nouveau Pape ne soit choisi. Ce qui va se passer derrière ces murs changera la face du monde…

Ce qu’on en pense

Après À l’ouest, rien de nouveau qui lui avait valu 4 Oscars, l’Allemand Edward Berger nous invite au Vatican pour assister à un conclave à suspense. Les premières images rappellent irrésistiblement Habemus Papam, le film de Nanni Moretti dans lequel le futur pape incarné par Michel Piccoli prenait la poudre d’escampette pour se perdre dans Rome : même décor, mêmes costumes… La ressemblance s’arrête là. Le Conclave débouche ici sur un thriller politique et psychologique tendu et passionnant… Jusqu’à un final, hélas, un peu trop tiré par la soutane. La prestation de Ralph Fiennes dans le rôle principal n’en demeure pas moins  impressionnante.

Valeur sentimentale

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Agnès (Inga Ibsdotter Lilleaas) et Nora (Renate Reinsve) voient leur père (Stellan Skarsgard) débarquer après de longues années d’absence. Réalisateur de renom, il propose à Nora, comédienne de théâtre, de jouer dans son prochain film, mais celle-ci refuse avec défiance. Il propose alors le rôle à Rachel Kemp (Elle Fanning), une jeune star hollywoodienne…

Ce qu’on en pense

Après Julie en 12 chapitres,  qui avait valu à Renate Reinsve le prix d’interprétation à Cannes 2021, l’actrice et son mentor, le Norvégien Joachim Trier étaient de retour sur la Croisette en mai dernier pour défendre ce drame Tchekhovien qui interroge avec finesse les rapports père-fille(s), les souvenirs et les conflits de générations. Le réalisateur se sert, pour ce faire, du décor d’une maison familiale chargée de souvenirs douloureux, où le personnage du père incarné par l’excellent Stellan Skarsgård envisage de tourner le film qui marquerait son grand retour. Mais ses deux filles, auxquelles il n’a pas accordé beaucoup d’attention du temps de sa gloire passée,  ne sont pas décidées à lui faciliter la vie… Par le nouveau maître du cinéma nordique :  un de nos gros coups de coeur de Cannes 2025, où il a décroché le Grand Prix.

Les Invisibles

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Daisy Moriarty (Lili Reinhart) travaille pour une société chargée de vérifier la légalité des vidéos déposées sur le Net. Elle visionne toute la journée des vidéos signalées sur les réseaux sociaux. Une d’entre elles, mettant en scène la torture d’une femme, commence à l’obséder…

Ce qu’on en pense

Un honnête thriller psychologique américano-allemand situé dans l’univers de la modération d’Internet. La réalisatrice Uta Briesewitz fait le choix de ne pas montrer les vidéos supposément dérangeantes pour s’attacher plutôt aux troubles qu’elles provoquent chez les jeunes gens chargés de les visionner. Lili Reinhart porte le sujet avec talent et conviction, dans une réalisation soignée. Dommage que le scénario reste au niveau d’une série B, avec pas mal d’invraisemblances et un final téléphoné. A voir sur Paramount+ ou via MyCanal.

César 2026 : Les lauréats

Cinéma|

Par Ph.D

La 51e cérémonie des César du cinéma français s’est déroulée le 26 février à l’Olympia. Présidée par Camille Cottin, elle était présentée par Benjamin Lavernhe qui a réalisé un sans faute,  avec notamment une incroyable imitation de Jim Carrey dans The Mask en ouverture de cérémonie. La retransmission a également été marquée par un hommage chahuté à Brigitte Bardot et par l’émotion de Jim Carrey recevant, en français, son César d’honneur. A la surprise générale  L’Attachement de Carine Tardieu qui succède à Emilia Perez,  devançant les favoris qu’étaient Nouvelle Vague et Dossier 137. Voici les lauréats (en gras) dans les principales catégories (lire la critique en cliquant sur le titre du film)

MEILLEUR FILM  

L’Attachement, de Carine Tardieu 
Dossier 137, de Dominik Moll
Nouvelle vague, de Richard Linklater
La Petite Dernière, de Hafsia Herzi
Un simple accident, de Jafar Panahi

FILM D’ANIMATION

Amélie et la métaphysique des tubes, de Maïlys Vallade et Han Liane-Cho.
Arco, d’Ugo Bienvenu.
La Vie de château. Mon enfance à Versailles, de Clémence Madeleine-Perdrillat et Nathaniel H’Limi.

PREMIER FILM

Arco, d’Ugo Bienvenu
L’Epreuve du feu, d’Aurélien Peyre
Nino, de Pauline Loquès
La Pampa, d’Antoine Chevrollier
Partir un jour, d’Amélie Bonnin

FILM ETRANGER

L’Agent secret, de Kleber Mendonça Filho
Black Dog, de Guan Hu
Sirat, d’Oliver Laxe
Une bataille après l’autre, de Paul Thomas Anderson
Valeur sentimentale, de Joachim Trier

MEILLEURE REALISATION

— Carine Tardieu pour L’Attachement
— Dominik Moll pour Dossier 137
— Stéphane Demoustier pour L’Inconnu de la Grande Arche
Richard Linklater pour Nouvelle vague
— Hafsia Herzi pour La Petite Dernière

MEILLEUR SCENARIO

— Dominik Moll et Gilles Marchand pour Dossier 137
— Pauline Loquès pour Nino
— Holly Gent et Vince Palmo pour Nouvelle vague
Franck Dubosc et Sarah Kaminsky pour Un ours dans le Jura
— Jafar Panahi pour Un simple accident

MEILLEURE ACTRICE 

— Leïla Bekhti dans Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan
— Valeria Bruni Tedeschi dans L’Attachement
Léa Drucker dans Dossier 137
— Isabelle Huppert dans La Femme la plus riche du monde
— Mélanie Thierry dans La Chambre de Mariana

MEILLEUR ACTEUR 

— Claes Bang dans L’Inconnu de la Grande Arche
— Bastien Bouillon dans Partir un jour
Laurent Lafitte dans La Femme la plus riche du monde
— Pio Marmaï dans L’Attachement
— Benjamin Voisin dans L’Etranger

SECOND ROLE MASCULIN

— Swann Arlaud dans L’Inconnu de la Grande Arche
— Xavier Dolan dans L’Inconnu de la Grande Arche
— Michel Fau dans L’Inconnu de la Grande Arche
Pierre Lottin dans L’Etranger
— Raphaël Personnaz dans La Femme la plus riche du monde

SECOND ROLE FEMININ

— Jeanne Balibar dans  Nino
— Dominique Blanc dans Partir un jour
— Marina Foïs dans La Femme la plus riche du monde
— Park Ji-min dans La Petite Dernière
Vimala Pons dans L’Attachement

MEILLEUR ESPOIR MASCULIN

— Idir Azougli dans Météors
— Sayyid El Alami dans La Pampa
— Félix Lefebvre dans L’Epreuve du feu
— Guillaume Marbeck dans Nouvelle vague
Théodore Pellerin dans Nino

MEILLEUR ESPOIR FEMININ

— Manon Clavel dans Kika
— Suzanne Lindon dans La Venue de l’avenir
Nadia Melliti dans La Petite Dernière
— Camille Rutherford dans Jane Austen a gâché ma vie
— Anja Verderosa dans L’Epreuve du feu

 

Orwell

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

1949. George Orwell termine ce qui sera son dernier mais plus important roman: 1984.

Ce qu’on  en pense

2+2=5.  Combien de fois les pouvoirs ont-ils tenté de nous en persuader au cours des dernières décennies ? Jusqu’à quand résistera-t-on à l’admettre? Sous prétexte d’un portrait d’Orwell, de son enfance coloniale à sa mort en sanatorium, en passant par sa douloureuse expérience de policier en Malaisie et son exil sur l’île de Jura en Ecosse,  Raoul Peck plonge dans son œuvre visionnaire (1984 et La Ferme aux animaux) pour explorer les racines du totalitarisme et ses résurgences actuelles : le double discours, la vérité inversée, le crime par la pensée, la novlangue, Big Brother… Toutes ces aberrations de la pensée politique qui résonnent encore plus puissamment aujourd’hui,  sous l’ère de Trump, de Poutine et des Mollahs. Dans un montage passionnant d’images d’actualité, d’IA et d’extraits des films tirés de l’oeuvre d’Orwell, avec les propres mots de l’écrivain pour seul commentaire,  Orwell 2+2=5  est à voir absolument pour comprendre le monde contemporain et vers quels abimes il nous entraine.

Is This Thing On ?

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Le mariage d’Alex (Will Arnett) et Tess ( Laura Dern) ne tient plus qu’à un fil. Alex doit soudain affronter les doutes de la cinquantaine et la menace d’un divorce imminent. A la recherche d’un nouveau souffle, il se lance dans le milieu du stand-up new-yorkais, tandis que Tess remet en question les sacrifices qu’elle a faits pour leur famille… Ils vont devoir composer avec la coparentalité, questionner leurs propres envies et répondre à une interrogation essentielle : l’amour peut-il prendre une nouvelle forme ?

Ce qu’on en pense

Est-ce que ce truc va marcher ? pourrait-on se demander en paraphrasant le titre original… Il y a moyen. Bradley Cooper, qui repasse derrière la caméra après le succès de A Star Is Born, sait filmer les histoires d’amour. Will Arnett et Laura Dern savent les jouer (bien qu’on regrette un peu que l’acteur réalisateur ait renoncé au rôle d’Alex). New York est, on le sait depuis longtemps,  le décor idéal pour les comédies romantiques et celles de remariage. On y va donc en confiance et on n’est pas déçu. Surtout si on a l’âge des protagonistes !

Enzo

Cinéma|

Par J.V

Le Pitch

Enzo (Eloy Pohu), 16 ans, est apprenti maçon à La Ciotat. Pressé par son père (Pierfracescoi Favino) qui le voyait faire des études supérieures, le jeune homme cherche à échapper au cadre confortable mais étouffant de la villa familiale. C’est sur les chantiers, au contact de Vlad (Maksym Slivinskyi), un collègue ukrainien, qu’Enzo va entrevoir un nouvel horizon…

Ce qu’on en pense

L’histoire autour du processus de création de « Enzo » est aussi belle que dramatique. En effet, Robin Campillo a tourné ce film coécrit avec Laurent Cantet peu de temps après le décès de ce dernier, qui devait assurer les prises de vues. D’un bout à l’autre, on sent, dans cette œuvre sensible, leur univers respectif. À savoir la façon de capter la complexité humaine de l’auteur palmé pour « Entre les murs » (2008) et le traitement des corps et de la sensualité de celui de « 120 battements par minute », qui reçut le Grand Prix du Jury en 2017. Leur alchimie transparaît et de manière subtile, le film capte le tiraillement entre le confort et la nécessité de se battre pour des valeurs qui nous sont chères, en interrogeant quel serait le bon choix. Si tant est qu’il y en ait un… L’atmosphère du Sud insuffle à ce drame – qui n’est pas une tragédie – une saveur inattendue, loin des poncifs, ce qui permet de ne pas se limiter à une simple réflexion sur l’âge ingrat et les attirances qui lui sont liées. Il s’agit davantage de faire l’état des lieux d’une jeunesse en manque de repères, car lucide de vivre dans un monde marqué par la violence et les guerres. Celle en Ukraine étant au cœur des préoccupations de Vlad, dont le personnage principal va tomber sous le charme.

 

L’Accident de piano

Cinéma|

Par J.V

Le Pitch

Magalie (Adèle Exarchopoulous) est une star du web hors sol et sans morale qui gagne des fortunes en postant des contenus choc sur les réseaux. Après un accident grave survenu sur le tournage d’une de ses vidéos, Magalie s’isole à la montagne avec Patrick (Jérôme Commandeur), son assistant personnel, pour faire un break. Une journaliste (Sandrine Kiberlain) détenant une information sensible commence à lui faire du chantage…

Ce qu’on en pense

Toujours aussi prolifique et inspiré, Quentin Dupieux livre une nouvelle fable surréaliste et absurde,  en s’attaquant cette fois aux réseaux sociaux , aux influenceurs et au monde des médias en général. Ceux-ci sont personnifiés par le personnage d’Adèle Exarchopoulos, grimée et fagotée pire que dans Mandibules, et celui de Sandrine Kiberlain en journaliste maître-chanteuse. Leur confrontation réjouira les fans de l’ex-Mr Oizo et énervera les autres tant il ressemble à un condensé de son cinéma.