Cinéma

/Cinéma

Materialists

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Lucy (Dakota Johnson),  une jeune et ambitieuse matchmakeuse new-yorkaise se retrouve dans un triangle amoureux complexe, tiraillée entre Harry (Pedro Pascal) le  » match  » parfait et John (Chris Evans), son ex,  tout sauf idéal…

Ce qu’on en pense

Révèlée en 2023 avec l’émouvant  Past Lives, nos vies d’avant, Céline Song revient  avec une pure comédie romantique new yorkaise, genre pourtant usé jusqu’à la corde et qui n’a plus produit de réussites flagrantes  depuis les années 90. Elle y réussit haut la main, bien aidée par un casting éminemment glamour (Dakota Johnson, Pedro Pascal et Chris Evans) et par les décors de La Grosse Pomme, toujours aussi cinématographiques. Sur un canevas classique de triangle amoureux, la réalisatrice parvient à tisser une comédie de moeurs moderne, pertinente et plus profonde qu’il n’y paraît au premier abord.

Holland

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Nancy Vandergroot (Nicole Kidman) vit une vie d’épouse modèle avec son mari ophtalmologue (Mathhew Macfadyen) et leur jeune fils dans leur belle maison de la banlieue résidentielle de Holland (Michigan). Jusqu’au jour, avant la fête des tulipes, où elle se met à le soupçonner  de la tromper. Elle commence alors à l’espionner avec la complicité d’un collègue latino (Gael Garcia Bernal) au charme duquel elle n’est pas tout à fait insensible. Ils sont loin de soupçonner ce qu’ils vont découvrir…

Ce qu’on en pense

Un petit thriller conjugal sans prétention,  qui bénéficie d’un casting de luxe (Nicole Kidman, Gael Garcia Bernal, une des stars de la série Succession…) et d’une réalisation soignée (Mimi Cave à la limite du maniérisme millimétré d’un Wes Anderson),  dans un cadre original (une communauté hollandaise du Michigan). Dommage que l’intrigue soit aussi mal exploitée et qu’il faille attendre les deux tiers du film pour qu’il se passe enfin quelque chose. La critique du couple parfait, de leur vie idyllique et des façades rassurantes qui cachent traumas et noirs secrets aurait pu (dû) être plus saignante…

 

Once upon a time in Gaza

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Il était une fois, à Gaza en 2007. Yahya (Nader Abd Alhay), étudiant rêveur, se lie d’amitié avec Osama (Majd eid), dealer charismatique au grand cœur. Ensemble, ils montent un trafic de drogue, caché dans leur modeste échoppe de falafels. Mais ils croisent le chemin d’un flic corrompu venu contrarier leur plan….

Ce qu’on en pense

Écrit avant les événements du 7 octobre, le nouveau film des frères NasserDégradé , Gaza mon amour ) eux mêmes natifs de Gaza n’évoque pas directement la situation actuelle, ce qui a pu désorienter les festivaliers de Cannes qui l’ont découvert en mai. Once Upon a Time ne raconte donc pas le conflit,  mais y fait référence avec un humour à froid caractéristique,  et surtout témoigne de ce qu’était Gaza avant les bombardements. Un lieu grouillant de vie aujourd’hui transformé en No Man’s Land…  

F1

Cinéma|

Par J.V

Le Pitch

Sonny Hayes (Brad Pitt) était le prodige de la F1 des années 90 jusqu’à son terrible accident. Trente ans plus tard, devenu un pilote indépendant, il est contacté par Ruben Cervantes (Javier Bardem), patron d’une écurie en faillite qui le convainc de revenir pour sauver l’équipe et prouver qu’il est toujours le meilleur. Aux côtés de Joshua Pearce (Damson Idris), diamant brut prêt à devenir le numéro 1, Sonny réalise vite qu’en F1, son coéquipier est aussi son plus grand rival, que le danger est partout et qu’il risque de tout perdre…

Ce qu’on en pense

Après les avions de chasse de  Top Gun : Maverick , Joseph Kosinski nous embarque à bord des bolides du championnat du monde de Formule 1 avec,  au volant,  un autre sex-symbol sexagénaire (Brad Pitt pour ne pas le nommer). Le scénario est sans surprise,  mais les scènes de course sont extrêmement réalistes et immersives. Sur écran géant, les sensations sont incroyables ! Les amateurs de F1 reconnaîtront leurs circuits préférés et leurs accompagnant(e)s pourront se contenter du drama formaté pour un blockbuster estival qui tient la route.

13 jours 13 nuits

Cinéma|

Par J.V

Le Pitch

Kaboul, 15 août 2021. Alors que les troupes américaines s’apprêtent à quitter le territoire, les Talibans prennent d’assaut la capitale et s’emparent du pouvoir. Au milieu du chaos, des milliers d’afghans tentent de se réfugier dans le dernier lieu encore protégé : l’Ambassade de France. Seuls, le commandant Mohamed Bida (Roschdy Zem) et ses hommes en assurent la sécurité. Pris au piège, il décide de négocier avec les Talibans pour organiser un convoi de la dernière chance avec l’aide d’Eva (Lyna Khoudri), une jeune humanitaire franco-afghane. Commence alors une course contre la montre pour évacuer les réfugiés jusqu’à l’aéroport et fuir l’enfer de Kaboul avant qu’il ne soit trop tard…

Ce qu’on en pense

L’éclectique Martin Bourboulon (Papa ou Maman , Les Trois Mousquetaires , Eiffel …)  adapte le récit de Mohamed Bida, qui a réussi à exfiltrer près de 3000 personnes de l’enfer de Kaboul repris par les Talibans. Roschdy Zem incarne avec charisme le héros de l’Ambassade de France,  dans un film redoutablement réaliste et immersif. Dommage qu’on ait l’impression de l’avoir déjà vu si on a regardé l’excellente série de France TV, Kaboul qui racontait la même chose en s’appuyant sur les mêmes témoignages…

Le Grand déplacement

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Dans le plus grand des secrets, se prépare à décoller la première mission spatiale africaine ! L’équipage, issu du continent et de sa diaspora, doit explorer la planète « NARDAL », afin d’évaluer la possibilité d’y ramener tous les Africains, si jamais la Terre devenait inhabitable. Le problème c’est que le voyage sera long. Très long. Et que la plus grande inconnue des missions interstellaires demeure l’entente entre les astronautes…

Ce qu’on en pense

Formidable ambition que celle de ce blockbuster comique de l’espace signé  Jean-Pascal Zadi (Tout simplement noir). L’image et les décors sont particulièrement soignés et évitent tout effet cheap. Le casting (Reda Kateb, Fary, Fadily Camara…)  est très sympa et on embarque avec plaisir avec eux à bord du premier starship africain. Mais comme le dit le pitch, le voyage est long  : l’effet de (bonne)  surprise passé,  l’intrigue peine à se renouveler et on s’ennuie un peu.  Quelques vannes bien senties aident toutefois à passer le temps…  

Avignon

Cinéma|

Par J.V


Le pitch   

Comédien en perte de vitesse, Stéphane (Baptiste Lecaplain) débarque avec sa troupe au Festival d’Avignon pour jouer une pièce de boulevard. Il y recroise Fanny (Elisa Erka), une comédienne de renom, et tombe sous son charme. Profitant d’un quiproquo pour se rapprocher d’elle, Stéphane s’enfonce dans un mensonge qu’il va devoir faire durer le temps du festival…mais qui va très vite le dépasser !

Ce qu’on en pense

Quoi servent les courts métrages ? A faire des longs pardi ! Après Partir un jour d’Amélie Bonnin,  voici Avignon que Johann Dionnet a lui aussi adapté de son court intitulé Je joue Rodrigue. Baptiste Lecaplain, Elisa Erka et Alison Wheeler y jouent un triangle amoureux en plein le festival d’Avignon. Couronné d’un  Grand Prix au festival de l’Alpe d’Huez, le film ne se contente pas d’être une plaisante comédie romantique : il croque avec justesse l’ambiance du festival,  le monde du théâtre et celui des intermittents du spectacle. Une réussite.

Enzo

Cinéma|

Par J.V

Le Pitch

Enzo (Eloy Pohu), 16 ans, est apprenti maçon à La Ciotat. Pressé par son père (Pierfracescoi Favino) qui le voyait faire des études supérieures, le jeune homme cherche à échapper au cadre confortable mais étouffant de la villa familiale. C’est sur les chantiers, au contact de Vlad (Maksym Slivinskyi), un collègue ukrainien, qu’Enzo va entrevoir un nouvel horizon…

Ce qu’on en pense

L’histoire autour du processus de création de « Enzo » est aussi belle que dramatique. En effet, Robin Campillo a tourné ce film coécrit avec Laurent Cantet peu de temps après le décès de ce dernier, qui devait assurer les prises de vues. D’un bout à l’autre, on sent, dans cette œuvre sensible, leur univers respectif. À savoir la façon de capter la complexité humaine de l’auteur palmé pour « Entre les murs » (2008) et le traitement des corps et de la sensualité de celui de « 120 battements par minute », qui reçut le Grand Prix du Jury en 2017. Leur alchimie transparaît et de manière subtile, le film capte le tiraillement entre le confort et la nécessité de se battre pour des valeurs qui nous sont chères, en interrogeant quel serait le bon choix. Si tant est qu’il y en ait un… L’atmosphère du Sud insuffle à ce drame – qui n’est pas une tragédie – une saveur inattendue, loin des poncifs, ce qui permet de ne pas se limiter à une simple réflexion sur l’âge ingrat et les attirances qui lui sont liées. Il s’agit davantage de faire l’état des lieux d’une jeunesse en manque de repères, car lucide de vivre dans un monde marqué par la violence et les guerres. Celle en Ukraine étant au cœur des préoccupations de Vlad, dont le personnage principal va tomber sous le charme.

 

28 ans plus tard

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Cela fait près de trente ans que le Virus de la Fureur s’est échappé d’un laboratoire d’armement biologique. Alors qu’un confinement très strict a été mis en place, certains ont trouvé le moyen de survivre parmi les personnes infectées. C’est ainsi qu’une communauté de rescapés s’est réfugiée sur une petite île seulement reliée au continent par une route, placée sous haute protection. Pour initier son fils Spike (Alfie Williams), pré adolescent et au combat des infectés, Jamie (Aaron Taylor Johnson) décide de l’emmener faire une petite virée à l’extérieur. Et ce malgré les réticences de son épouse Isla, atteinte d’un cancer en phase terminale…

Ce qu’on en pense

Sorti en 2003, 28 jours plus tard a (re)lancé  la mode des films de zombies. Après 28 semaines plus tard (2007),  voici  donc  28 ans plus tard,   qui ne clôt pas vraiment la trilogie puisqu’il en ouvre une autre. D’où l’absence du héros originel, Jim, incarné par Cillian Murphy,  dont Danny Boyle promet qu’il réapparaîtra à la fin du prochain épisode.  On reste quand même en terrain connu et la maestria du duo Danny Boyle (réalisateur) Alex Garland (scénariste ) est intacte : pas une seconde d’ennui.  Le film se révèle pourtant plus noir et profond qu’attendu. 

The Life of Chuck

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

La vie extraordinaire d’un homme ordinaire, Charles Krantz dit Chuck (Tom Hiddleston / Jacob Tremblay), de sa mort à 39 ans des suites d’une tumeur au cerveau jusqu’à sa jeunesse, dans une maison soi-disant hantée…

Ce qu’on en pense

Déjà remarqué pour ses adaptations de romans de Stephen King (Jessie,  Doctor Sleep) et show runner de la série tirée de  La Tour sombreMike Flanagan signe avec The Life of Chuck  une nouvelle adaptation impressionnante du maître du roman fantastique.   Raconté en trois parties et à rebours, ce drame existentiel brouille les temporalités et les frontières entre la vie et la mort. On y retrouve avec plaisir Mark -Skywalker- Hamill dans un rôle trés éloigné de la saga Star Wars. Complexe et surprenant, le film reste en tête longtemps après le mot fin.  

Indomptables

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

À Yaoundé, le commissaire Billong (Thomas Ngijol) enquête sur le meurtre d’un officier de police. Dans la rue comme au sein de sa famille, il peine à maintenir l’ordre. Homme de principe et de tradition, il approche du point de rupture….

Ce qu’on en pense

Belle surprise que ce premier long métrage signé de l’humoriste  Thomas Ngijol, qui délaisse la comédie le temps d’ un polar naturaliste dans la veine sombre de Bad Lieutenant  ou  Le Caire confidentiel. Le néo réalisateur, qui tient aussi le premier rôle, parvient à trouver la bonne distance pour dépeindre la société camerounaise, sans tomber dans les clichés, le moralisme,  ni la caricature.  A voir ! 

09

Balle perdue 1,2,3

Cinéma|

Par Ph. D

Le Pitch

Petit génie de la mécanique, Lino (Alban Lenoir) est réputé pour ses voitures-bélier. Jusqu’au jour où il se fait arrêter pour un braquage qui tourne mal. Repéré par le chef d’une unité de flics de choc, il se voit proposer un marché pour éviter la prison. 9 mois plus tard, Lino a largement fait ses preuves. Mais soudain accusé à tort de meurtre, il n’a d’autre choix que de retrouver l’unique preuve de son innocence : la balle du crime, coincée dans une voiture disparue… 

Ce qu’on en pense

Fast & Furious frenchie, Balle perdue connaît un succès international depuis son lancement en  2020 sur Netflix. Le premier film permettait de faire connaissance avec Lino, l’as du volant et de la castagne incarné par Alban Lenoir (loin des Crevettes Pailletées) et d’assister à son intégration dans une brigade d’intervention motorisée de la police,  avant qu’il soit accusé du meurtre de son mentor. Pour la suite, on prend les mêmes et on recommence : Pascale Arbillot et Stefi Celma (échappée du standard de Dix pour cent) voient leur rôle s’étoffer,  idem pour Gérard Lanvin en Boss final tandis que Nicolas Duvauchelle, méchant du premier film, ne fait qu’une courte apparition (en attendant son grand retour dans le numéro 3). Rescapé du premier opus, Lino-Lenoir apprend qu’on lui a caché des choses et se fâche tout rouge. S’en suivent une série de bastons et de courses poursuites toujours aussi spectaculaires sur les routes  de l’Hérault,  jusqu’à la frontière espagnole.  Balle perdue 3 offre un final en feu d’artifice, avec tous les protagonistes encore vivants  à nouveau réunis. La guerre des polices qui justifie cette vendetta n’est pas crédible pour un rond,  mais c’est tellement fun et bien filmé (bravo Guillaume Pierret !) qu’on s’en fiche. Pour les amateurs de baston et de poursuites, cette trilogie c’est vraiment de la balle ! 

Bono: Stories of…

Cinéma|

Par Ph.D

Suivant l’exemple de Bruce Springsteen,  le chanteur de U2 a fait suivre la publication de son autobiographie (Surrender 2022) d’une série de représentations intimistes au Beacon Theatre de New York  (Stories of Surrender : An Evening of Words, Music and Some Mischief), dans lesquelles il récitait des passages du livre et reprenait des chansons de U2 accompagné d’une violoncelliste, d’une harpiste-clavieriste et d’un percussionniste. Le réalisateur américain Andrew Dominik (Mindhunter, Blonde) a filmé le spectacle , scénographié comme une pièce de théâtre, et en livre un montage en noir et blanc lyrique et immersif qui a eu les honneurs du Festival de Cannes. Bono s’y confie, avec sincérité et passion  sur sa famille, sa carrière, sa foi et ses engagements, entrecoupant les scènes de prestations chantées de titres de U2 réarrangés, dans lesquels sa voix est particulièrement bien mise en valeur. Disponible en streaming sur AppleTV+,  le film ravira les fans de U2…  et continuera probablement d’énerver les détracteurs du chanteur qui lui reprochent son égocentrisme forcené (Ce à quoi il répond en substance : qu’importe les raisons pour lesquelles on fait les choses si la cause est bonne). Formellement, en tout cas, le film est superbe et mérite d’être vu au delà du cercle de fans de U2.  

Parcours sentimental

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Depuis ses 16 ans, entre Paris et Rome, Chloé a filmé ses amours au caméscope. Coup de cœur adolescent, relation à distance, passion charnelle… alors qu’elle vivait une histoire, elle en fabriquait déjà le souvenir. Mais de quoi se souviennent ses ex ? Quelle est leur version des faits ? Douze d’entre eux se livrent pour reconstituer son parcours sentimental …

Ce qu’on  en pense

Pari audacieux que celui de Chloé Barreau  avec ces « Fragments d’un parcours amoureux« : retrouver ses « ex » et le faire se souvenir de votre relation amoureuse…  Quitte à s’exposer à prendre une volée de bois vert !   Surtout quand les ex se nomment Rebecca Zlotowski ou Anna Mouglalis et qu’elles sont aussi des partenaires de cinéma…  L’occasion aussi de parler des amours adolescentes, d’homosexualité féminine et de l’émergence du désir pour d’autres femmes, sous la forme d’interviews joliment filmées. La démarche est intéressante, le résultat aussi, plus universel et pudique qu’on pourrait le croire. Un vrai coup de coeur! 

Freud

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

À la veille de la Seconde Guerre mondiale, Sigmund Freud (Anthony Hopkins) s’est réfugié à Londres, en compagnie de sa fille Anna (Liv Lisa Fries). Sous l’effet de l’âge et de la maladie, la star mondiale de la psychanalyse s’est changée en un vieillard aigri et capricieux. Mais la curiosité du professeur est piquée au vif lorsqu’un certain C.S Lewis (Matthew Goode), romancier et chrétien revendiqué, le mentionne dans l’une de ses publications. Leur rencontre autour de la question de Dieu va tourner au duel…

Ce qu’on en pense

Adaptée d’une pièce de théâtre,  la rencontre (fictive) entre Freud et C.S Lewis tient ses promesses grâce aux deux acteurs principaux (Anthony Hopkins et Matthew Goode, transfuge de la série Downton Abbey ), sans que la mise en scène parvienne toutefois à masquer ses origines théâtrales.  Après avoir incarné Picasso, Benoît XVI ou Nixon, Hopkins livre une nouvelle performance impressionnante et le film  propose une réflexion pertinente sur le rapport entre science et foi. Paradoxalement, c’est lorsqu’il aborde la relation fusionnelle de Freud avec  sa fille Anna (Liv Lisa Fries) que le scénario montre ses limites, en hésitant à plonger plus profond dans l’esprit tourmenté du père de la psychanalyse.