Cinéma

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Superman

Cinéma|

Par J.V

Le Pitch

Superman (David Corenswet) se retrouve impliqué dans des conflits aux quatre coins de la planète et ses interventions en faveur de l’humanité commencent à susciter le doute. Percevant sa vulnérabilité, Lex Luthor (Nicholas Hoult), milliardaire de la tech et manipulateur de génie, en profite pour tenter de se débarrasser définitivement de lui. Lois Lane (Rachel Brosnahan), l’intrépide journaliste du Daily Planet, pourra-t-elle, avec le soutien des autres méta-humains de Metropolis et Krypto, le fidèle compagnon à quatre pattes de Superman, empêcher Luthor de mener à bien son redoutable plan ?

Ce qu’on en pense

Désormais en charge du DC Universe pour la Warner, James Gunn (The Suicide Squad, Gardiens de la Galaxie) signe ce reboot réussi des aventures de  Superman. David Corenswet, y campe un super-héros confronté d’emblée à la défaite, face à un Lex Luthor (Nicolas Hoult impressionnant) maître du jeu. Avec l’évocation de l’invasion d’un pays qui ressemble fort à l’Ukraine, le  film parvient à raviver la nostalgie des comics tout en ancrant l’histoire dans l’actualité la plus contemporaine. Les effets spéciaux des scènes de combat, les décors (notamment celui, saisissant, d’une prison intergalactique) , le soin apporté aux  personnages secondaires (Green Lantern , le chien Krypto) et l’humour omniprésent, font de ce énième Superman une bonne surprise.

Monsieur Aznavour

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Fils de réfugiés, petit, pauvre, à la voix voilée, on disait de lui qu’il n’avait rien pour réussir. À force de travail, de persévérance et d’une volonté hors norme, Charles Aznavour est devenu un monument de la chanson, et un symbole de la culture française. Avec près de 1200 titres interprétés dans le monde entier et dans toutes les langues, il a inspiré des générations entières. Le parcours exceptionnel et intemporel de Monsieur Aznavour…

Ce qu’on en pense

Après un film sur l’hôpital (Patients) et un sur l’école (La Vie scolaire), le duo Grand Corps Malade/ Mehdi Idir s’attaque au biopic avec Monsieur Aznavour qui retrace les débuts de carrière difficiles du chanteur, avec une déférence annoncée par le titre. Une biographie autorisée,  purement illustrative et presque  totalement hagiographique (seule critique : ce fut un père absent), qui offre surtout  à Tahar Rahim l’occasion d’une performance transformiste dans le rôle-titre… et de grandes chances pour le César ! Duement postiché, l’acteur est même allé jusqu’à imiter la voix de son modèle dans les scènes de concert…  Dans le genre, Marie Julie Baup en fait aussi des caisses en Edith Piaf. La partie la plus intéressante est, sans doute, celle consacrée au duo – aujourd’hui oublié-,  qu’ Aznavour formait avec Pierre Roche (joué par Bastien Bouillon) et à leur amitié sacrifiée sur l’autel de sa carrière solo. Mais, comme le reste, cette thématique est seulement survolée. Restent les chansons, que le film clippe assez joliment…

L’Attachement 

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Sandra (Valéria Bruni-Tedeschi), quinquagénaire farouchement indépendante, partage soudainement et malgré elle l’intimité d’Alex (Pio Marmaï), son voisin de palier et de ses deux enfants. Contre toute attente, elle s’attache peu à peu à cette famille d’adoption…

Ce qu’on en pense

Carine Tardieu entraine Valéria Bruni-Tedeschi, Pio Marmaï, Vimala Pons et Raphaël Quenard dans un quadrille sentimental d’une grande subtilité sur les familles recomposées  et le vivre ensemble. L’écriture audacieuse  et la mise en scène toute en nuance évitent les clichés et les exagérations, à l’image de la composition pleine de retenue de Valeria Bruni-Tedeschi. Une heureuse surprise.

Blink Twice

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Quand le milliardaire Slater King (Channing Tatum) rencontre Frida (Naomi Ackie), c’est le coup de foudre. Invitée sur son île privée, elle y découvre des soirées décadentes où le champagne coule à flots. Mais des événements étranges commencent à se produire et Frida devra découvrir la vérité si elle veut sortir vivante de cette fête perpétuelle…

Ce qu’on en pense 

Sorti en 2024, le premier film de Zoe Kravitz (fille de Lenny) bénéficie pour son arrivée sur Prime Video d’un contexte favorable avec la publication des « Epstein Files« . Difficile de pas y penser la lecture du synopsis. Sauf qu’ici il n’est pas question d’orgies « underage », plutôt de chemsex (on n’en dira pas plus pour ne pas divulgacher l’intrigue). La présence de Channing Tatum en milliardaire débauché de la Tech et de Christian Slater dans un rôle purement alimentaire pourra attirer le chaland, tout comme l’ambiance à la White Lotus.  Mais on reste dans la série B.  

Avignon

Cinéma|

Par J.V


Le pitch   

Comédien en perte de vitesse, Stéphane (Baptiste Lecaplain) débarque avec sa troupe au Festival d’Avignon pour jouer une pièce de boulevard. Il y recroise Fanny (Elisa Erka), une comédienne de renom, et tombe sous son charme. Profitant d’un quiproquo pour se rapprocher d’elle, Stéphane s’enfonce dans un mensonge qu’il va devoir faire durer le temps du festival…mais qui va très vite le dépasser !

Ce qu’on en pense

Quoi servent les courts métrages ? A faire des longs pardi ! Après Partir un jour d’Amélie Bonnin,  voici Avignon que Johann Dionnet a lui aussi adapté de son court intitulé Je joue Rodrigue. Baptiste Lecaplain, Elisa Erka et Alison Wheeler y jouent un triangle amoureux en plein le festival d’Avignon. Couronné d’un  Grand Prix au festival de l’Alpe d’Huez, le film ne se contente pas d’être une plaisante comédie romantique : il croque avec justesse l’ambiance du festival,  le monde du théâtre et celui des intermittents du spectacle. Une réussite.

 La Venue de l’avenir

Cinéma|

Par PH.D

Le Pitch

Une trentaine de personnes issues d’une même famille apprennent qu’ils vont recevoir en héritage une maison abandonnée depuis des années. Quatre d’entre eux, Seb, Abdel, Céline et Guy sont chargés d’en faire l’état des lieux. Ces lointains « cousins » vont alors découvrir des trésors cachés dans cette vieille maison. Ils vont se retrouver sur les traces d’une mystérieuse Adèle qui a quitté sa Normandie natale, à 20 ans. Cette Adèle se retrouve à Paris en 1895, au moment où cette ville est en pleine révolution industrielle et culturelle…

Ce qu’on en pense

Pour sa première sélection officielle à Cannes (hors compétition, il ne faut rien exagérer), Cedric Klapish livre une nouvelle comédie chorale dont il a le secret sur le voyage introspectif de quatre cousins dans leur généalogie. A la manière de Midnight in Paris,  le film orchestre un face à face entre  deux époques (2025 et 1895) qui va leur faire découvrir ce moment si particulier de la fin du 19e siècle, où la photographie s’inventait et l’impressionnisme naissait. Enlevé et charmant, avec un casting génial (Julia Piaton, Vincent Macaigne, Suzanne Lindon, Zinedine Soualem, Sara Giraudeau…), le film est un pur bonheur.  

Jamais plus 

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

A la mort de son père, Lily Bloom (Blake Lively)  se lance dans une nouvelle vie à Boston et y ouvre une jolie boutique de fleurs. Elle rencontre un charmant neurochirurgien, Ryle Kincaid (Justin Baldoni) et en tombe amoureuse. Mais assez rapidement Lily commence à entrevoir des aspects de la personnalité de Ryle qui lui rappellent les violences exercées par son père sur sa mère. Lorsqu’Atlas Corrigan (Brandon Sklenar), le premier amour de Lily, réapparait soudainement dans sa vie, elle remet en question sa relation avec Ryle…

Ce qu’on en pense

Une romance sur les violences intraconjugales ? C’est le pari de ce film, sorti en salles en 2024 dans l’indifférence générale et que les abonnés Prime Video sont en train de repêcher. Loin des nombreux drames sur le sujet, dont le cinéma français nous a abreuvé ces dernières années, Jamais plus (dont on préfère le titre original It Ends With Us) parvient à faire vibrer la fibre romantique du spectateur sans céder un pouce sur la dénonciation des violences faites aux femmes et de la dangerosité des pervers narcissiques. La réussite relative du film (on est quand même loin du chef d’oeuvre) tient en grande partie au casting mené par la lumineuse Blake Lively, avec des seconds rôles attachants (Jenny Slate en nouvelle meilleure copine), un « méchant » pas du tout caricatural et une photographie très soignée. Cela suffit à en faire une production assez recommandable.

F1

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Sonny Hayes (Brad Pitt) était le prodige de la F1 des années 90 jusqu’à son terrible accident. Trente ans plus tard, devenu un pilote indépendant, il est contacté par Ruben Cervantes (Javier Bardem), patron d’une écurie en faillite qui le convainc de revenir pour sauver l’équipe et prouver qu’il est toujours le meilleur. Aux côtés de Joshua Pearce (Damson Idris), diamant brut prêt à devenir le numéro 1, Sonny réalise vite qu’en F1, son coéquipier est aussi son plus grand rival, que le danger est partout et qu’il risque de tout perdre…

Ce qu’on en pense

Après les avions de chasse de  Top Gun : Maverick , Joseph Kosinski nous embarque à bord des bolides du championnat du monde de Formule 1 avec,  au volant,  un autre sex-symbol sexagénaire (Brad Pitt pour ne pas le nommer). Le scénario est sans surprise,  mais les scènes de course sont extrêmement réalistes et immersives. Sur grand écran, les sensations sont incroyables ! Les amateurs de F1 reconnaîtront leurs circuits préférés, les autres pourront se contenter du drama bien formaté pour un blockbuster qui tient la route.

Sinners

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Alors qu’ils cherchent à s’affranchir d’un lourd passé, deux frères jumeaux (Michael B. Jordan) reviennent dans leur ville natale pour repartir à zéro. Mais ils comprennent qu’une puissance maléfique bien plus redoutable guette leur retour avec impatience…

Ce qu’on en pense

Après avoir relancé la franchise Rocky avec Creed et dopé celle de Black Panther avec un premier opus qui figure parmi les meilleurs Marvel, Ryan Coogler s’offre une récréation avec cette série B horrifique dans laquelle il embarque son acteur fétiche, Michael B Jordan,  pour un double rôle épatant. Un mix détonnant de Get Out  (Jordan Peele) et d’Une nuit en enfer (Robert Rodriguez),  mené tambour battant,  avec changements de genres (horreur, politique, musical),  clins d’oeil à Carpenter, Peckinpah, Tarantino et Brian De Palma,  le tout boosté par une BO qui, elle aussi brasse les genres entre blues, country et ragtime. Pour ceux qui l’ont manqué à sa sortie en salles, séance de rattrapage vivement recommandée  sur Canal+ avant les Oscars pour lesquels le film a établi un record historique de nominations. 

The Amateur

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Charlie Heller (Rami Malek), un cryptographe de la CIA aussi brillant qu’introverti, voit son existence basculer lorsque sa femme, Sarah (Rachel Brosnahan), décède dans une attaque terroriste perpétrée à Londres. Déplorant l’inaction de sa hiérarchie, il prend l’affaire en main et se lance à la recherche des assassins, entamant un dangereux voyage à travers le monde pour assouvir sa vengeance

Ce qu’on en pense

Après le dramatique  Une vie , porté par Anthony Hopkins, James Hawes signe avec The Amateur un thriller à l’ancienne,  dans lequel Rami Malek campe un justicier solitaire qui se sert de son intellect plutôt que de ses muscles pour assouvir sa vengeance. Un polar efficace dans la veine de ceux que réalisait le regretté Ridley Scott à la fin des années 1990 ( Ennemi d’État, Spy Game). Du travail de pro. 

Civil War

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Dans une Amérique livrée à la guerre civile, un petit groupe de journalistes tente de rejoindre Washington pour assister en direct à l’assaut de la Maison blanche par les insurgés…

Ce qu’on en pense

Bienvenue dans l’Amérique de la fin du deuxième mandat de Donald Trump… Ou d’un de ses successeurs.  Ancien scénariste de Danny Boyle,  Alex GarlandEx Machina , Annihilation ,  Men) filme un pays en guerre contre lui-même, avec un réalisme cru qui fait peur.  Les scènes d’exécution sommaires dans les campagnes et d’affrontements armés dans les rues de la capitale sont spectaculaires et glaçantes.  Témoins impuissants du carnage Kristen Dunst et Cailee Spaeny (Priscilla) tracent la route sous les tirs croisés des antagonistes. Anticipation ou dystopie ? Le cauchemar a déjà commencé.

The Rip

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

La méfiance s’installe au cœur d’une équipe de flics de Miami après la découverte de 20  millions en cash dans une planque abandonnée. À mesure que se répand la nouvelle de l’ampleur de la saisie, plus personne ne sait à qui se fier… Entre FBI, DEA, flics ripoux du quartier, guetteurs du cartel et autres malfrats appâtés par l’odeur des dollars, qui empochera le magot ? 

Ce qu’on en pense

Amis de longue date, à la ville comme à l’écran,  Ben Affleck et Matt Damon sont à nouveau réunis pour ce thriller policier signé Joe Carnahan (Point Blank Bad Boys for Life). Réalisation nerveuse,  casting sans défaut, scénario et dialogues bien troussés… Rien à redire sur cette grosse production Netflix,  trés formatée mais prenante. Les midinettes comme nous pourront même verser une petite larme sur (attention spoiler) le dernier plan des deux acteurs vedettes sur la plage au soleil couchant.

Novocaïne

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Lorsque la fille de ses rêves est kidnappée, Nate (Jack Quaid), un homme ordinaire, transforme son incapacité à ressentir la douleur en une force inattendue dans son combat pour la retrouver.

Ce qu’on  en pense

A un détail près, le héros de ce film d’action « à la  John Wick »  (incarné par le fils de Dennis Quaid et de Meg Ryan, découvert dans la série The Boys) est un homme parfaitement ordinaire, voire fragile et  introverti. Sa particularité : une maladie neurologique  le rend insensible à la douleur physique. Embarqué dans une quête pour libérer sa belle de méchants kidnappeurs, il en fera un atout redoutable. Prétexte pour les réalisateurs à multiplier des scènes de baston dans lesquelles tout le monde en prend plein la gueule.  C’est amusant un moment,  mais pas très consistant sur la durée.  D’autant que la réalisation manque de punch. Un comble pour ce genre de film…

L’Amour c’est surcoté

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Diagnostiqué “nul avec les meufs” depuis son plus jeune âge, Anis (Hakim Jemili) mène une existence charnelle placée sous le signe du calme plat. Trois ans jour pour jour après la perte d’Isma, son meilleur ami et mentor, il prend son courage à deux mains et se décide enfin à sortir faire de nouvelles rencontres. Sauf qu’en abordant Madeleine (Laura Felpin), Anis ignore que débute une grande aventure. Un truc inattendu. Un truc qui s’appelle “l’amour”…

Ce qu’on en pense

Mourad Winter réussit à transposer l’esprit stand-up de son propre roman dans cette romcom moderne où fusent vannes et punchlines sans donner l’impression d’un enchaînement de sketches. Hakim Jemili et l’incontournable Laura Felpin y trouvent leurs meilleurs rôles et font des étincelles. Une bonne surprise.

Goodbye June

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

En fin de vie, June (Helen Mirren) est hospitalisée à la veille de Noël et placée en soins palliatifs. Sa famille se réunit autour d’elle pour la première fois depuis longtemps. Vieilles rancunes, égoïsmes et jalousies ne tardent pas à prendre le pas sur la compassion. La vieille dame va devoir employer ses dernières forces pour résouder les liens distendus… 

Ce qu’on  en pense

L’héroïne de Titanic, Kate Winslet, passe pour la première fois derrière la caméra pour ce classique « film de famille »  produit par Netflix. Elle joue également l’une des trois filles de June (Helen Mirren) qui se meurt à l’hôpital mais ne veut pas partir avant d’avoir réconcilié les 3 soeurs (Kate Winslet, Andrea Riseborough, Toni Colette) , leur frère (Johnny Flynn) et leur père (Timothy Spall). Une jolie réalisation servie par un casting de choix et de bons dialogues qui font oublier quelques lourdeurs.