Cinéma

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La Disparue de la cabine 10

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Invitée sur un yacht de milliardaire, une journaliste (Keira Knightley) est témoin de la chute d’un passager par-dessus bord tard dans la nuit. Pourtant, tous les passagers sont encore à bord et il ne manque personne. Passant pour une affablatrice, elle continue à chercher des réponses, mettant ainsi sa propre vie en danger…

Ce qu’on en pense

Un thriller paranoïaque en huis clos qui n’a pour originalité que son décor : un yacht hyper luxueux sur lequel un milliardaire (Guy Pearce) a eu la mauvaise idée d’inviter une journaliste d’investigation (Keira Knightley). On voit par là que la vraisemblance n’est pas le souci majeur du scénario. De fait, le reste n’a pas grand intérêt, malgré une photo soignée et un bon casting.

A House of Dynamite

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Un missile nucléaire de provenance inconnue est lancé sur Chicago. Au Pentagone et à la Maison Blanche, une course contre la montre s’engage pour déterminer qui est responsable et comment réagir

Ce qu’on  en pense

Le nouveau film de Kathryn Bigelow (Démineurs, Zéro Dark Thirty, Detroit) sort sur Netflix plutôt qu’en salles. Une chance pour les abonnés de la plateforme et  dommage pour les autres. A House of Dynamite  remet au goût du jour le « thriller nucléaire » en imaginant la détection d’un engin nucléaire inconnu au dessus de l’Atlantique. Destination : Chicago. Nombre de victimes probables : autour de 10 millions. Le film débute par une journée comme les autres pour la directrice de la sécurité nationale (Rebecca Ferguson) jusqu’à la détection du missile et la mise en place d’une cellule de crise. On suit ensuite le parcours d’un analyste de la Maison Blanche (Gabriel Basso) qui, coincé dans le trafic de la capitale US,  tente de rejoindre son poste tout en téléphonant à ses contacts en Russie pour essayer de comprendre ce qui se passe et conseiller le Président. La dernière section est consacrée au Président (Idris Elba) qui, comme George Bush Jr le 11 septembre 2001, se trouve ce matin-là en visite dans une école. Exfiltré avec l’officier portant la malette nucléaire, il devra choisir en 10 minutes entre riposte partielle, massive ou totale… Nouveau prodige de mise en scène anxiogène, le film tient ses promesses, laissant le spectateur pantelant et inquiet de savoir, non pas si un tel scénario pourrait vraiment se produire, mais quand cela arrivera et, subsidiairement, qui sera celui auquel reviendra la décision d’appuyer ou non sur le bouton…

All of you

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Meilleurs amis depuis l’université, Simon (Brett Goldstein ) et Laura (Imogen Potts) sont prêts à s’avouer leur amour  lorsque cette dernière rencontre son âme soeur grâce à une application de rencontres.  Au fil du temps, alors que leurs chemins se croisent et se séparent, ils ne peuvent qu’admettre qu’ils sont passés à côté de leur vie ensemble. Face à l’incertitude qu’impliquerait un changement de vie, Simon et Laura sont-ils prêts à tout sacrifier pour vivre l’amour qui a toujours existé entre eux, ou devraient-ils accepter leur destin ?

Ce qu’on en pense

Une romance un peu ennuyeuse,  dont la seule originalité (l’héroïne choisit de faire confiance aux algorithmes d’une application de rencontre plutôt qu’à son coeur) est rapidement oubliée pour ne plus s’intéresser qu’aux atermoiements de la jeune femme, déchirée entre une vie conjugale heureuse et l’amour qu’elle ne peut s’empêcher de ressentir pour son meilleur ami. La présence de la radieuse Imogen Poots (Outer Range), également à l’affiche du premier film de Kirsten Stewart, The Chronology of Water,  permet tout de même d’aller au bout sans trop d’effort.

French Lover

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Abel Camara (Omar Sy) est l’acteur en vue du moment, et lorsque Marion (Sara Giraudeau) , l’incarnation parfaite de la “Girl next door”,  lui rend service un jour, aucun des deux ne soupçonne que c’est le début d’une grande histoire d’amour...

Ce qu’on en pense

Coup de foudre à Notting Hill sur Seine, avec Omar Sy dans le rôle de Julia Roberts et Sara Giraudeau dans celui tenu par Hugh Grant. Le scénario, transposé dans le monde du cinéma français, façon 10 pour cent, est malin, les dialogues sont bien écrits et le casting est top (Pascale Arbillot, Alban Ivanov, Cindy Bruna,  Agnes Hurstel…). Dommage que la réalisation ne suive pas !  Tout est inutilement surligné et ça dure deux plombes.  On passe quand même un bon moment.

CinéRoman 7 : Le palmarès

Cinéma|

Par la rédaction

Depuis sa création en 2019 pour célébrer les 100 ans des studios de la Victorine, le festival CinéRoman de Nice a su se faire une place parmi les événements incontournables du cinéma en France. Il s’est imposé comme LE rendez-vous des films adaptés de toutes formes de littérature.  Au programme cette année, des dizaines de projections : films en compétition, avant-premières  et œuvres cultes. Sans oublier les temps forts au Théâtre de l’Artistique : rencontres, masterclasses, débats et lectures — autant de moments de partage qui prolongent les émotions nées dans les salles. Placée sous la présidence de Sandrine Kiberlain, cette 7e édition a célèbré plus que jamais l’audace des adaptations.Le jury 2025 réunissait des talents venus de la réalisation, de l’écriture et du jeu, pour porter un regard exigeant et passionné sur les œuvres en sélection : Vassili Schneider, Justine Levy, Alice Taglioni, Sayyid El Alami, Pierre Deladonchamps et Daniele Thompson ont dû départager les 9 films en compétition ( Dalloway, Connemara, Le Répondeur, La Chambre de Mariana, L’Attachement, Jouer avec le feu, Ma mère Dieu et Sylvie Vartan, La Métaphysique des tubes, La Cache ).   Le prix du meilleur film a été attribué à Connemara d’Alex Lutz. Le prix d’interprétation féminine a été attribué à Valeria Bruni Tedeschi pour L’Attachement. Le prix masculin est allé à l’incontournable Bastien Bouillon pour Connemara. Last but not least, Valérie Donzelli, dont le nouveau film A pied d’oeuvre a marqué l’édition,  est repartie avec un prix d’honneur.

 

 

EO

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Le monde est un lieu mystérieux, surtout vu à travers les yeux d’un animal. Sur son chemin, EO, un âne gris aux yeux mélancoliques, rencontre des gens bien et d’autres mauvais et fait l’expérience de la joie et de la peine, mais jamais, à aucun instant, il ne perd son innocence.

Ce qu’on  en pense

Prix du jury de Cannes 2022, Eo marque le grand retour de Jerzy Skolimowski qui, à 84 ans, signe une fable lyrique et sensorielle en hommage au chef-d’oeuvre de Robert Bresson Au hasard Balthazar. Mais, contrairement à son modèle, le cinéaste Polonais évite à son héros animal le rôle de victime expiatoire pour en faire, au contraire, le moteur d’un conte pantheïste filmé à hauteur d’âne. Le film est un trip visuel et sonore qui fait penser à du Terrence Malick remixé par Jean-Luc Godard. Un petit chef d’oeuvre.

Ravage

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Un détective meurtri (Tom Hardy) doit se frayer un chemin dans la clandestinité criminelle après une affaire de drogue qui a mal tourné pour sauver le fils d’un politicien, tout en démêlant un réseau de corruption et de conspiration qui prend au piège toute la ville…

Ce qu’on en pense

Plutôt que Ravage, c’est Carnage qu’aurait dû s’intituler ce thriller hyper sanglant signé Gareth Evans, spécialiste du genre (Gangs of London, The Raid…) qui multiplie les  gunfights jusqu’à l’absurde. Le budget « munitions » a dû dépasser celui du casting, malgré la présence de Tom Hardy  et de Forrest Whitaker qui auraient sans doute pu s’épargner d’ajouter un nanar ultra violent à leur filmographie. Rien de crédible dans cette histoire de policiers et de politiciens ripoux, sur fond de trafic de drogue dans un Chicago Gothamesque enneigé et boueux. Les dialogues sont réduits au strict minimum et c’est tant mieux tant ils sont ridicules. Seules la mise en scène, spectaculaire, et la photo soignée justifient, à la rigueur, le visionnage.

  

 

Highest 2 Lowest

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Alors qu’il négocie la vente de sa maison de disques, David King (Denzel Washington) est la cible d’une demande de rançon qui l’accule à un dilemme moral et financier…

Ce qu’on en pense

Présenté hors compétition à Cannes 2025 et librement inspiré du chef d’oeuvre d’Akira Kurosawa Entre le ciel et l’enfer, le nouveau film de Spike Lee est destiné à la plateforme de streaming  Apple TV+ Du coup, le réalisateur de Do The Right Thing a pris ses aises : le film dure plus de deux heures, alors que le scénario plaide plutôt pour un format resserré. L’intrigue multiplie les invraisemblances et la réalisation se traine (La première heure est digne d’une télénovella). Les thèmes du film original sont survolés et plus que New York, Spike Lee prend un visible plaisir à filmer le fabuleux penthouse du héros incarné par un Denzel Washington en petite forme, lui aussi. Deux séquences justifient toutefois le visionnage:  celle de la poursuite dans le Bronx pendant un concert d’Eddie Palmieri et celle de la battle rap entre Denzel Washington et A$ap Rocky dans un studio du Bronx. C’est peu, mais on s’en contente.

 

 

Murder Club du jeudi

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Dans un manoir de la campagne anglaise, une bande de retraités passionnés de cold cases se retrouvent plongés au cœur d’une véritable enquête criminelle dont le succès ou l’échec pourraient affecter l’avenir de leur maison de retraite…

Ce qu’on en pense

On y va pour le casting étoilé (Pierce Brosnan, Helen Mirren, Ben Kingsley…) et le savoir faire du réalisateur (Chris Colombus),  et on reste pour l’atmosphère délicieusement british de cette maison de retraite huppée,  dont les pensionnaires jouent les Sherlock Holmes pour occuper leurs jeudis après midi. La photo est soignée et les acteurs cabotinent à qui mieux mieux, mais le scénario n’est guère passionnant et la réalisation est loin d’être trépidante. A garder en favori pour un dimanche après-midi pluvieux…

Sleeping Dogs

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Un ancien inspecteur de la police criminelle (Russel Crowe), atteint d’Alzheimer, se repanche sur une vieille affaire de meurtre pour laquelle un innocent a peut-être été condamné à mort. Il va découvrir des secrets effrayants de son passé oublié…

Ce qu’on  en pense

La prestation massive de Russel Crowe , en vieux flic atteinte de troubles de la mémoire, est le meilleur argument de cette honnête série B policière au scénario prévisible et à la réalisation scolaire. Le roman Jeux de miroirs d’Eugen Ovidiu Chirovici dont elle est adaptée laissait espérer un traitement plus original. Le film se regarde néanmoins avec plaisir. 

Heads of State

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Le Premier ministre britannique Sam Clarke (Idris Elba) et le président américain Will Derringer (John Cena) entretiennent une rivalité très publique et peu amicale qui met en péril la « relation spéciale » de leurs pays. Mais lorsqu’ils deviennent la cible d’un ennemi étranger puissant et impitoyable, qui s’avère plus redoutable que les forces de sécurité des deux dirigeants, ils sont contraints de s’en remettre aux deux seules personnes en qui ils peuvent avoir confiance : l’un et l’autre. Finalement alliés à la brillante agente du MI6 Noel Bisset (Priyanka Chopra Jonas), ils doivent s’enfuir et trouver un moyen de travailler ensemble suffisamment longtemps pour déjouer une conspiration mondiale qui menace le monde libre tout entier.

Ce qu’on en pense

Cette année encore, le blockbuster de l’été se visionne en streaming ( sur Prime Vidéo en l’occurence). Signée Ilya Naishuller, Heads of State est une comédie d’action comme on en faisait dans les années 80 avec cascades, explosions, poursuites, gunfights , humour et casting étoilé. La bonne idée du scénario est d’avoir fait des proies habituelles du vilain (les chefs d’état), les héros du film. Idris Elba joue un premier ministre anglais très James Bondien et John Cena campe un ex-acteur de films d’action à la Schwarzenegger/Stallone devenu président des Etats-Unis. L’opposition des deux cultures, anglaise et américaine,    alimente une bonne partie des scènes de comédie et la réalisation, hyper rythmée, fait le reste. On passe un excellent moment en compagnie de ces Heads of State qui ne se prennent pas au sérieux.

Désir

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Un ramoneur, heureux père de famille, en couple avec son épouse depuis des années, a une aventure inattendue avec un client … Il ne la considère ni comme l’expression d’une homosexualité latente, ni comme une infidélité, juste comme une expérience enrichissante. Il s’en ouvre à son épouse, qui le prend mal, puis à son patron, marié comme lui, qui lui avoue faire toutes les nuits des rêves dans lesquels il est une femme, objet du désir de David Bowie…

Ce qu’on en pense

Voilà,  c’est fini ! Nos vacances à Oslo se terminent avec le troisième volet de la trilogie amoureuse de Dag Johan Haugerud. Depuis début juillet,  on arpente la capitale norvégienne sur les pas de quelques-uns de ses habitants : une lycéenne imaginative (Rêves), une bande de trentenaires avides de rencontres (Amour) et pour finir,  un ramoneur et son patron tracassés dans leur masculinité. Le titre original promettait du sexe,  la VF est plus honnête : il n’est ici question que de désir… et encore ! De sexe,  on ne fait que parler. Coucher est-ce forcément tromper ?  Le sexe peut-il se réduire au seul acte ? Est-on un homosexuel refoulé si on rêve chaque nuit que David Bowie vous parle comme à une femme ? Des images de la ville en été et une BO jazz orchestrale entrecoupent des scènes de dialogues  homériques (bonjour les sous-titres !).  On ne sait jamais où la caméra de DJH va nous conduire  (sur un toit, dans le cabinet d’une toubib pas très à cheval sur le secret médical, sur des périphériques urbains, dans des rues sans charme particulier…), ni sur quoi vont déboucher les considérations philosophiques des personnages (la lecture d’Anna Arendt ou une cuisine à ranger). L’air de rien, les trois films prônent l’écoute de l’autre, l’empathie et la gentillesse plutôt que l’ironie facile (un ramoneur homosexuel?  Quelle rigolade ! Sauf que non, justement) ou le jugement. On a mis le conseil dans la valise, avec une bouteille d’Aquavit pour en faire profiter les amis.

Eddington

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Mai 2020 à Eddington, petite ville du Nouveau Mexique, la confrontation entre le shérif (Joaquin Phoenix) et le maire (Pedro Pascal) met le feu aux poudres en montant les habitants les uns contre les autres…

Ce qu’on en pense

Reparti bredouille de Cannes où il était en compétition, le nouveau film d’Ari Aster (Hérédité, Midsommar et Beau Is Afraid) est un polar western à la frères Coen (en plus méchant) qui repose sur un casting d’enfer (Joaquin Phoenix, Emma Stone, Pedro Pascal, Austin Butler…). On y suit la campagne électorale d’un shérif du Nouveau Mexique débile (Joaquin Phoenix) qui se présente contre le maire sortant (Pedro Pascal) parce qu’il est jadis sorti avec sa femme (Emma Stone). Ça se passe en pleine épidémie de Covid, à la fin du premier mandat Trump,  dans une Amérique totalement déboussolée, où le complotisme et la violence règnent en maîtres. Magistralement mis en scène et assez jouissif, le film a essuyé une volée de bois vert critique lors de sa projection cannoise : trop long, trop bavard, trop erratique (il commence comme une comédie noire et se termine comme une série Z de vengeance)… Pas assez formaté peut-être? Pour nous, c’est une qualité.

 

 

Fountain of Youth

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

A la demande d’un richissime homme d’affaires atteint d’une maladie incurable  (Domhnall Gleeson), le chasseur de trésors Luke Purdue (John Krasinski) et sa soeur directrice de musée (Natalie Portman) se lancent à la recherche de la mythologique fontaine de jouvence qui confère l’immortalité à ceux qui s’y désaltèrent. Une quête qui va leur valoir de violents démêlés avec la police britannique et une dangereuse organisation secrète

Ce qu’on en pense

Entre deux séries pour la concurrence (The Gentlemen, Mobland) et un projet personnel, l’indispensable Guy Ritchie a torché pour AppleTV+ ce simili Indiana Jones/Benjamin Gates qui a dû être écrit par ChatGPT.   Le résultat n’est pas indigne, juste extrêmement formaté et sans surprise  (une scène de comédie/une scène d’action…). Le duo John Karasinski/Natalie Portman fonctionne et on se balade en jet privé entre Londres, Bangkok, Vienne et Le Caire,  dans de jolis décors, avec des cascades et des effets spéciaux dignes d’un blockbuster. Un honnête divertissement estival à voir sur AppleTV+ ou via MyCanal.

Amour

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Sur le ferry qui les ramène à Oslo, Marianne (Andrea Bræin Hovig), urologue, retrouve Tor (Tayo Cittadella Jacobsen),  infirmier dans l’hôpital où elle exerce. Il lui raconte qu’il passe souvent ses nuits à bord, à la recherche d’aventures sans lendemain avec des hommes croisés sur des sites de rencontre. Ces propos résonnent en Marianne, qui revient d’un blind date organisé par sa meilleure amie Heidi (Marte Engebrigtsen) et s’interroge sur le sens d’une vie amoureuse sans engagement. Mais ce soir-là, Tor succombe au charme de Bjorn (Lars Jacovb Holm) , qui lui résiste et lui échappe…

Ce qu’on en pense

On ne s’attendait pas vraiment, malgré la canicule ambiante, à passer son mois de juillet à Oslo. Et encore moins à s’y faire de nouveaux  amis ! A commencer par  le dénommé Dag Johan Haugerud,  dont la trilogie amoureuse Rêves/Amour/Désir nous promène dans la capitale norvégienne. Après une lycéenne-écrivaine en herbe tombée folle amoureuse de sa professeur de Français (Rêves) voici Marianne , Tor, Heidi et Bjorn, trentenaires en quête d’amour,  qui se croisent et se recroisent sur la navette qui relie une petite île (où certains habitent) à Oslo. Fatalement, des relations se nouent et se dénouent. On y apprend que la prostate est le point G des homos (ce qu’on ignorait) et que la vie déjoue les plans et les idées préconçues (ce dont on se doutait).  L’héroïne (Andrea Bræin Hovig) ressemble à un mélange d’Ariane Ascaride et d’Anouk Aimé jeunes;  le film à un remake de Rohmer par Joachim Trier. Le deuxième volet est aussi charmant/intelligent/bavard/fluide et délicieux que le premier. On attend le troisième (Désir, la semaine prochaine) pour revenir au pays (ou demander sa naturalisation norvégienne).