Cinéma

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Mango

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Sous prétexte de vacances ensemble, une directrice d’hôtel ambitieuse (Josephine Park) entraîne sa fille adolescente à Malaga où elle doit racheter, pour le compte de son groupe hôtelier, un magnifique verger de manguiers et y bâtir un nouvel hôtel…

Ce qu’on en pense

Heureuse trouvaille du catalogue de films récents de Netflix, cette romance Danoise vaut pour la lumière dorée de l’Espagne au printemps,  pour son casting attachant, son humour décalé et son rythme « nordique ». Le scénario a beau être sans surprise, la  réalisation évite les clichés trop voyants et le film se regarde avec beaucoup de plaisir. Que ce soit pour la relation mère-fille, la romance adulte ou le couplet écolo sur la nécessité de conjuguer tourisme et préservation des sites, tout sonne juste et bien amené. Un film qui donne envie de partir au soleil manger des mangues.  

Wake Up Dead Man

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Le détective Benoit Blanc (Daniel Craig) collabore avec un jeune prêtre (Josh O’ Connor) pour enquêter sur un crime totalement inexplicable perpétré dans l’église d’une petite ville au sombre passé.

Ce qu’on en pense

La saga A Couteaux tirés, qui vaut à Daniel Craig une étonnante carrière post 007,  s’enrichit d’un troisième opus toujours dirigé par Rian  Johnson. La formule est parfaitement rodé et on retrouve avec plaisir le nouveau Hercule Poirot dans une intrigue surnaturelle emberlificotée à souhait. Pourtant,  ce sont Josh O’ Connor et Glenn Close qui se taillent la meilleure part de ce Wake Up Dead Man gothique et British en diable. Un régal à déguster sans attendre sur Netflix.  

Jay Kelly

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Vieillissant loin de ses enfants, auxquels il a toujours préféré sa carrière, le célèbre acteur de cinéma Jay Kelly (George Clooney) est sollicité pour recevoir un prix d’honneur dans un festival italien. L’occasion pour lui d’entreprendre un voyage introspectif à travers l’Europe avec son fidèle manager (Adam Sandler)… 

Ce qu’on en pense

Après une incursion inattendue dans le film de genre (White Noise 2022), le cinéaste New-Yorkais Noah Baumbach revient à ce qu’il sait faire de mieux, la comédie dramatique,  avec ce portrait mélancolique d’un acteur célèbre qui, à l’automne de sa vie,  tente désespérément de recoller les morceaux d’une vie de famille sacrifiée sur l’autel de sa carrière. Faute d’intéresser ses enfants, devenus de jeunes adultes, à l’hommage que décide de lui rendre un festival italien, il devra se raccrocher à l’amitié qui le lie à son agent depuis des lustres. George Clooney et Adam Sandler font merveille dans le rôle de la star et de l’agent, entourés d’une troupe d’acteurs fidèles au cinéaste (Laura Dern, Greta Gerwig, Billy Cudrup, Riley Keough, Emily Mortimer, Patrick Wilson…). C’est trop long et bavard, comme il se doit pour un film de plateforme, mais remarquablement filmé et au final assez plaisant. A voir sur Netflix. 

The Alto Knights

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Deux des plus redoutables figures de la mafia new-yorkaise, Frank Costello (Robert de Niro) et Vito Genovese (Robert de Niro) , luttent pour le contrôle de la ville. Autrefois meilleurs amis, la jalousie et les trahisons les mènent inévitablement à l’affrontement…

Ce qu’on en sait

Deux Niro pour le prix d’un ! L’acteur se dédouble devant la caméra de Barry Levinson pour un nouveau (dernier ?) film de mafia qui convoque toute la mythologie Scorsesienne afin de raconter l’histoire vraie des parrains Franck Costello et Vito Genovese. Joe Pesci n’étant peut être pas disponible, Robert De Niro joue les deux rôles, parfois dans le même plan, par la grâce des effets spéciaux et du maquillage. Passée la surprise première,  on se régale à le voir endosser les deux costumes à rayures : celui du capo dei capi pondéré (Costello, qui inspira à Mario Puzzo son fameux Parrain) et celui de son ami d’enfance devenu rival enragé (Genovese),  dans une double composition quasi testamentaire. La reconstitution d’époque (les années 40) est soignée, les seconds rôles aussi (y compris féminins,  ce qui est rare pour un film de mafia). Dommage que le film souffre de faiblesses côté scénario (un comble pour une histoire qui a inspiré tant d’autres films) et aussi côté réalisation (ça se traîne). On passe quand même un bon moment.  

The Astronaut

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Au retour de sa première mission spatiale, l’astronaute Sam Walker (Kate Mara) est retrouvée vivante dans une capsule endommagée dérivant au large des côtes atlantiques. Éloignée de son mari, elle est placée en quarantaine, confinée dans une maison hautement sécurisée sous la supervision de la NASA pour sa rééducation. Bientôt, d’étranges phénomènes surviennent… Et si quelque chose l’avait suivie jusqu’à la Terre ?

Ce qu’on en pense

Paramount + a bien fait de ne même pas se donner la peine de traduire en français le titre de cette bouse SF  dont la moindre idée et le moindre plan semblent empruntés à d’autres films. Kate Mara et Laurence Fishburne cachetonnent sans conviction. On passe du thriller scientifique au huis clos horrifique puis au drame familial dans la plus totale indifférence tant le scénario est indigent et la réalisation pataude. Les effets spéciaux sont cheap,  la musique envahissante et le scénario ridicule. Courage fuyons !

The Bikeriders

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Dans un bar de la ville, Kathy (Jodie Comer), jeune femme au tempérament bien trempé, croise Benny (Austin Butler), qui vient d’intégrer la bande de motards des Vandals, et tombe aussitôt sous son charme. À l’image du pays tout entier, le gang, dirigé par l’énigmatique Johnny (Tom Hardy), évolue peu à peu… Alors que les motards accueillaient tous ceux qui avaient du mal à trouver leur place dans la société, les Vandals deviennent une bande de voyous sans vergogne. Benny devra alors choisir entre Kathy et sa loyauté envers le gang…

Ce qu’on en pense

Un film de moto signé  Jeff Nichols (Mud,  Take Shelter , Midnight Special) sous influence Easy Rider, on prend ! Découverte de la série Killing Eve, Jodie Comer apporte une touche féminine bienvenue dans cet univers ultra masculin et confirme un talent épatant. L’immersion dans un gang de bikers des années 60 vaut autant pour la qualité de la mise en scène, toujours sobre et précise,  que pour le jeu des acteurs, avec les excellents  Tom Hardy (Mad Max Fury Road)  et Austin Butler ( Elvis, Dune 2) en potes motards, liés par une amitié « à la vie, à la mort ». Un film qui donne envie de se remettre à fumer et de s’acheter une Harley. Compris dans l’abonnement à Prime Vidéo. 

Train Dreams

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Au début du XXe siècle,  orphelin depuis l’enfance, Robert (Joel Edgerton) évolue vers l’âge adulte au milieu des grandes forêts du Nord-Ouest américain. Il participe à l’expansion des chemins de fer américains aux côtés d’hommes aussi inoubliables que les paysages qu’ils habitent. Après l’avoir courtisée tendrement, il épouse Gladys  (Felicity Jones) avec qui il fonde un foyer, malgré un travail de bucheron qui l’éloigne souvent de sa femme et de leur bébé…

Ce qu’on en pense

Inspiré d’un livre de Denis Johnson, « Train Dreams » dresse le portrait émouvant d’un homme simple, dont la vie se déroule au cours d’une ère de changement sans précédent en Amérique (les années 40-60) sans que cela ne l’atteigne.  A la manière de Terrence Malick, Clint Bentley (Sing Sing) immerge le spectateur dans un bain de nature sauvage et de considérations philosophiques en voix off, filmant ses personnages au plus près des visages et des corps pour leur donner chair et âme. Joel Edgerton fait une composition formidable en homme taiseux soumis à un destin à la fois minuscule et tragique, Felicity Jones est magnifique dans le rôle de sa femme Gladys et le moindre second ou troisième rôle est traité avec autant d’importance que les deux premiers. C’est un grand film de cinéma – un des plus beaux de l’année-,  qu’on aurait adoré voir en salles et qu’il faut absolument préserver pour un visionnage attentif sur Netflix.

Vie privée

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Lilian Steiner ( Jodie Foster) est une psychiatre reconnue. Quand elle apprend la mort de l’une de ses patientes, elle se persuade qu’il s’agit d’un meurtre. Troublée, elle décide de mener son enquête

Ce qu’on en pense

Après avoir fait tourner Natalie Portman et Lily Rose Depp dans Planetarium (2016), Rebecca Slowtowski offre à Jodie Foster son premier grand rôle dans un film français. Celui d’une psy menant l’enquête, veine frontale apparente,  sur le suicide d’une de ses patientes. Un thriller Hitchcoco-Allenien , dans lequel la star américaine, au français si parfait qu’il  lui faut l’émailler de charmants « shit » et « fuck » pour qu’on ne doute pas de ses origines américaines,  partage l’affiche avec le gratin du cinéma français (Daniel Auteuil et Virginie Effira en l’occurence). On aurait tort de s’en priver !

After the Hunt

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Une professeure d’université  (Julia Roberts) est confrontée à un tournant personnel et professionnel lorsqu’une de ses étudiantes à Yale (Ayo Edebiri) porte une accusation d’agression sexuelle contre l’un de ses collègues et ami (Andrew Garfield), après une soirée arrosée passée chez elle et son mari (Michael Stuhlbarg)…

Ce qu’on en pense

Après les succès en salles que furent Call Me By Your Name et Challengers, c’est, étonnamment, sur la plateforme de streaming d’Amazon (Prime Video) qu’il faut aller voir le nouveau film de Luca Guadagnino,  au casting pourtant prestigieux (Julia Roberts, Andrew Garfield, Chloé Sevigny, Michael Stuhlbarg, Ayo Edebiri)  et à la réalisation toujours aussi lêchée. Plombé par de longs tunnels de dialogues philosophiques, le film risque de décourager les impatients. Pourtant,  le sujet (les relations post-MeToo dans les milieux intellectuels) et son traitement, façon thriller psychologique,  valent la peine qu’on aille au bout des 2h30 de film. Julia Roberts, en prof à la fois cassante et brisée,  y fait une de ses meilleures compositions récentes.     

Ballad of a Small Player

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Un joueur invétéré (Colin Farrell) ruiné, erre dans les casinos de Macao après que son passé et ses dettes l’ont rattrapé. Traqué par une détective privée (Tilda Swinton), il rencontre un esprit semblable (Fala Chen) qui pourrait bien détenir la clé de son salut…

Ce qu’on en pense

Sur le papier, Ballad of a Small Player a tout pour plaire : un réalisateur fiable (Edward Berger auquel on doit les excellents Conclave et A l’Ouest rien de nouveau), deux stars (Colin Farrel et Tilda Swinton) et le décor des casinos de Macao. A l’arrivée, l’impression est pourtant mitigée. L’immersion dans l’enfer du jeu est réussie,  avec des images splendides de Macao et de ses casinos. Mais le scénario semble avoir été écrit au fur et à mesure du tournage,  sans idée directrice. Comme son héros,  le film flotte entre deux eaux. Du coup, les acteurs en font des tonnes, à commencer par Colin Farrel en accro au jeu cardiaque, suant et grimaçant. Tilda Swinton, en détective privée British psycho rigide,  semble s’être trompée de plateau (et de costume) avec un film de Wes Anderson. Fala Chen  est, paradoxalement,  la seule à donner chair à son personnage d’ange gardien(ne) fantomatique. Malgré tout, cette production Netflix reste, cinématographiquement très au dessus de la moyenne. Vous pouvez miser dessus pour une après-midi pluvieuse. PS : ne zappez pas le générique de fin, la meilleure scène du film s’y trouve. 

Frankenstein

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Au 19e siècle, Victor Frankenstein (Oscar Isaac), un scientifique brillant mais égocentrique financé par un marchand d’armes (Christoph Waltz), donne vie à une créature monstrueuse (Jacob Elordi) reconstituée avec des morceaux de cadavres et réveillée par l’électricité produite par la foudre…

Ce qu’on en pense

Il y avait comme une évidence à voir Guillermo del Toro adapter le roman gothique de Mary Shelley, avec laquelle il partage nombre d’obsessions (les monstres, le rapport au père, la science sans conscience…). Le résultat est visuellement somptueux et plus fidèle au roman que la quarantaine d’adaptations précédentes. L’ambition du projet le destinait à l’évidence au grand écran, pourtant c’est sur Netflix que les abonnés pourront le voir (et les autres pas). Dommage ! L’image est superbe, le casting trés réussi. Malgré le maquillage et les effets spéciaux,  Jacob Elordi parvient à donner beaucoup de chair et d’âme au fameux monstre. Plus sexy que Boris Karloff et fort comme un super-héros (avec un coté Surfer d’Argent), ses scènes avec Mia Goth (Elisabeth) sont parmi le plus réussies du film.

 

 

La Disparue de la cabine 10

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Invitée sur un yacht de milliardaire, une journaliste (Keira Knightley) est témoin de la chute d’un passager par-dessus bord tard dans la nuit. Pourtant, tous les passagers sont encore à bord et il ne manque personne. Passant pour une affablatrice, elle continue à chercher des réponses, mettant ainsi sa propre vie en danger…

Ce qu’on en pense

Un thriller paranoïaque en huis clos qui n’a pour originalité que son décor : un yacht hyper luxueux sur lequel un milliardaire (Guy Pearce) a eu la mauvaise idée d’inviter une journaliste d’investigation (Keira Knightley). On voit par là que la vraisemblance n’est pas le souci majeur du scénario. De fait, le reste n’a pas grand intérêt, malgré une photo soignée et un bon casting.

A House of Dynamite

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Un missile nucléaire de provenance inconnue est lancé sur Chicago. Au Pentagone et à la Maison Blanche, une course contre la montre s’engage pour déterminer qui est responsable et comment réagir

Ce qu’on  en pense

Le nouveau film de Kathryn Bigelow (Démineurs, Zéro Dark Thirty, Detroit) sort sur Netflix plutôt qu’en salles. Une chance pour les abonnés de la plateforme et  dommage pour les autres. A House of Dynamite  remet au goût du jour le « thriller nucléaire » en imaginant la détection d’un engin nucléaire inconnu au dessus de l’Atlantique. Destination : Chicago. Nombre de victimes probables : autour de 10 millions. Le film débute par une journée comme les autres pour la directrice de la sécurité nationale (Rebecca Ferguson) jusqu’à la détection du missile et la mise en place d’une cellule de crise. On suit ensuite le parcours d’un analyste de la Maison Blanche (Gabriel Basso) qui, coincé dans le trafic de la capitale US,  tente de rejoindre son poste tout en téléphonant à ses contacts en Russie pour essayer de comprendre ce qui se passe et conseiller le Président. La dernière section est consacrée au Président (Idris Elba) qui, comme George Bush Jr le 11 septembre 2001, se trouve ce matin-là en visite dans une école. Exfiltré avec l’officier portant la malette nucléaire, il devra choisir en 10 minutes entre riposte partielle, massive ou totale… Nouveau prodige de mise en scène anxiogène, le film tient ses promesses, laissant le spectateur pantelant et inquiet de savoir, non pas si un tel scénario pourrait vraiment se produire, mais quand cela arrivera et, subsidiairement, qui sera celui auquel reviendra la décision d’appuyer ou non sur le bouton…

All of you

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Meilleurs amis depuis l’université, Simon (Brett Goldstein ) et Laura (Imogen Potts) sont prêts à s’avouer leur amour  lorsque cette dernière rencontre son âme soeur grâce à une application de rencontres.  Au fil du temps, alors que leurs chemins se croisent et se séparent, ils ne peuvent qu’admettre qu’ils sont passés à côté de leur vie ensemble. Face à l’incertitude qu’impliquerait un changement de vie, Simon et Laura sont-ils prêts à tout sacrifier pour vivre l’amour qui a toujours existé entre eux, ou devraient-ils accepter leur destin ?

Ce qu’on en pense

Une romance un peu ennuyeuse,  dont la seule originalité (l’héroïne choisit de faire confiance aux algorithmes d’une application de rencontre plutôt qu’à son coeur) est rapidement oubliée pour ne plus s’intéresser qu’aux atermoiements de la jeune femme, déchirée entre une vie conjugale heureuse et l’amour qu’elle ne peut s’empêcher de ressentir pour son meilleur ami. La présence de la radieuse Imogen Poots (Outer Range), également à l’affiche du premier film de Kirsten Stewart, The Chronology of Water,  permet tout de même d’aller au bout sans trop d’effort.

French Lover

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Abel Camara (Omar Sy) est l’acteur en vue du moment, et lorsque Marion (Sara Giraudeau) , l’incarnation parfaite de la “Girl next door”,  lui rend service un jour, aucun des deux ne soupçonne que c’est le début d’une grande histoire d’amour...

Ce qu’on en pense

Coup de foudre à Notting Hill sur Seine, avec Omar Sy dans le rôle de Julia Roberts et Sara Giraudeau dans celui tenu par Hugh Grant. Le scénario, transposé dans le monde du cinéma français, façon 10 pour cent, est malin, les dialogues sont bien écrits et le casting est top (Pascale Arbillot, Alban Ivanov, Cindy Bruna,  Agnes Hurstel…). Dommage que la réalisation ne suive pas !  Tout est inutilement surligné et ça dure deux plombes.  On passe quand même un bon moment.