Cinéma

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Kaamelott 2

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Les Dieux sont en colère contre Arthur (Alexandre Astier).  Après la destruction de Kaamelott, son refus obstiné de tuer Lancelot (Thomas Coussaut) précipite le Royaume de Logres à sa perte. Il réunit ses Chevaliers, novices téméraires et vétérans désabusés, autour de la Nouvelle Table Ronde et les envoie prouver leur valeur aux quatre coins du Monde, des Marais Orcaniens aux terres glacées du Dragon Opalescent…

Ce qu’on en pense

Alexandre Astier aurait-il perdu son mojo ? Le premier volet de Kaamelott au cinéma, en 2021 (lire la critique ici) avait déjà largement déçu les fans de la série TV. On espérait qu’il retrouve une verve Monthy Pythonienne pour la suite. Hélas, ce n’est pas le cas. L’adaptation hésite toujours entre fresque épique et burlesque télévisuel. On rit peu et l’intrigue est difficilement compréhensible si on n’est pas fan absolu de la série. La présence de nombreuses guests stars ne suffit pas à soutenir l’intérêt,  ni surtout à donner envie d’aller voir encore deux films du même acabit.

L’Homme qui rétrécit

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Paul (Jean Dujardin) partage sa vie entre son entreprise de construction navale, sa femme Elise (Marie-Josée Croze) et leur fille Mia (Daphné Richard). Lors d’une sortie en mer, Paul se retrouve confronté à un étrange phénomène météorologique. Dès lors, Paul rétrécit inexorablement, sans que la science ne puisse lui expliquer pourquoi ni lui être d’aucun secours. Quand, par accident, il se retrouve prisonnier dans sa propre cave, et alors qu’il ne mesure plus que quelques centimètres, il va devoir se battre pour survivre dans cet environnement banal devenu périlleux.

Ce qu’on  en pense

Nouvelle adaptation du roman culte de Richard Matheson, déjà porté à l’écran par Jack Arnold en 1957,  L’Homme qui rétrécit est l’occasion pour Jean Dujardin, à l’origine du projet, d’une performance solo dans laquelle, seul à l’écran durant les deux tiers du film, son personnage affronte divers dangers liés à sa taille minuscule et se retrouve confronté à lui-même, à sa faiblesse grandissante et à l’imminence de sa mort. Le film de Jan Kounen, avec lequel Dujardin avait tourné 99F,  se veut à la fois un récit initiatique et un film d’aventure,  mais se résume surtout à une série de séquences de survie gonflées aux effets spéciaux numériques. On aurait pu s’attendre à ce que celles ci s’inscrivent dans un environnement plus moderne que le film de 1957, mais il n’en est rien. La miniaturisation du héros n’est jamais confrontée aux outils numériques comme le téléphone ou  l’ordinateur, par exemple.  Du coup, on s’interroge sur la nécessité de ce remake à 21 millions d’euros,  qui n’apporte pas grand-chose à l’original en termes de spectacle, de réflexion, ni surtout d’émotion.

Arco

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

En 2075, une petite fille de 10 ans, Iris, voit un mystérieux garçon vêtu d’une combinaison arc-en-ciel tomber du ciel. C’est Arco. Il vient d’un futur lointain et idyllique, où voyager dans le temps est possible en chevauchant des arcs en ciel . Iris le recueille et va l’aider par tous les moyens à rentrer chez lui.

Ce qu’on en pense

Présenté en séance spéciale à Cannes 2025, Arco est le premier long-métrage d’animation d’Ugo Bienvenu. Produit par Natalie Portman, il bénéficie d’un casting vocal luxueux (Swann Arlaud, Louis Garrel, Alma Jodorowki, Vincent Macaigne, Natalie Portman… ) et d’une belle exposition médiatique. Tant mieux, car avec une animation très inspirée de Miyazaki, le film est une petite merveille de poésie et de délicatesse,  sur un scénario très proche de celui d’E.T. Idéal pour une séance familiale de Toussaint.

All of you

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Meilleurs amis depuis l’université, Simon (Brett Goldstein ) et Laura (Imogen Potts) sont prêts à s’avouer leur amour  lorsque cette dernière rencontre son âme soeur grâce à une application de rencontres.  Au fil du temps, alors que leurs chemins se croisent et se séparent, ils ne peuvent qu’admettre qu’ils sont passés à côté de leur vie ensemble. Face à l’incertitude qu’impliquerait un changement de vie, Simon et Laura sont-ils prêts à tout sacrifier pour vivre l’amour qui a toujours existé entre eux, ou devraient-ils accepter leur destin ?

Ce qu’on en pense

Une romance un peu ennuyeuse,  dont la seule originalité (l’héroïne choisit de faire confiance aux algorithmes d’une application de rencontre plutôt qu’à son coeur) est rapidement oubliée pour ne plus s’intéresser qu’aux atermoiements de la jeune femme, déchirée entre une vie conjugale heureuse et l’amour qu’elle ne peut s’empêcher de ressentir pour son meilleur ami. La présence de la radieuse Imogen Poots (Outer Range), également à l’affiche du premier film de Kirsten Stewart, The Chronology of Water,  permet tout de même d’aller au bout sans trop d’effort.

Chien 51

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Dans un futur proche, Paris a été divisé en 3 zones qui séparent les classes sociales et où l’intelligence artificielle ALMA a révolutionné le travail de la police. Jusqu’à ce que son inventeur soit assassiné et que Salia (Adèle Exarchopoulos) et Zem (Gilles Lellouche), deux policiers que tout oppose, soient forcés à collaborer pour mener l’enquête.

Ce qu’on en pense

Après les très réalistes Bac Nord et Novembre, Cedric Jimenez se frotte au polar dystopique à la Blade Runner/Minority Report avec un casting d’enfer (Gilles Lellouche, Adèle Exarchopoulos, Romain Duris, Valeria Bruni Tedeschi…) et 42 gros millions de budget. Le résultat est à la hauteur : pas une seconde de répit et des scènes spectaculaires, pour un semblant de réflexion sur les dangers de l’Intelligence Artificielle. En se concentrant sur le duo de flics (Lellouche-Exarchopoulos relookés Blade Runner) et sur l’action pure,  avec des drones mitrailleurs de partout, Jimenez  tire du roman de Lauent Gaudé  un blockbuster à la française, clinquant et pétaradant à souhait. Avec un budget plus modeste , des acteurs inconnus et quelques moments de répit, le film aurait sans doute été bien meilleur. Mais il est attendu comme le Messie par les exploitants de salles pour booster les chiffres de fréquentation de l’année. Mission possible ?

Marcel et M. Pagnol

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

A l’apogée de sa gloire, Marcel Pagnol reçoit la commande d’une rédactrice en chef d’un grand magazine féminin pour l’écriture d’un feuilleton littéraire, dans lequel il pourra raconter son enfance, sa Provence, ses premières amours… En rédigeant les premiers feuillets, l’enfant qu’il a été autrefois, le petit Marcel, lui apparaît soudain. Ainsi, ses souvenirs ressurgissent au fil des mots : l’arrivée du cinéma parlant, le premier grand studio de cinéma, son attachement aux acteurs, l’expérience de l’écriture. Le plus grand conteur de tous les temps devient alors le héros de sa propre histoire…

Ce qu’on en pense

Qui mieux que Sylvain Chomet pour réaliser un dessin animé sur Marcel Pagnol ? Personne sans doute. Le réalisateur des Triplettes de Belville parvient à insuffler poésie et magie à l’exercice ingrat du biopic. Un superbe anime qualité France à voir en famille avant de passer à la librairie acheter les oeuvres complètes de Marcel Pagnol. Seul petit bémol : l’accent marseillais chelou des personnages doublés par des acteurs parisiens.

French Lover

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Abel Camara (Omar Sy) est l’acteur en vue du moment, et lorsque Marion (Sara Giraudeau) , l’incarnation parfaite de la “Girl next door”,  lui rend service un jour, aucun des deux ne soupçonne que c’est le début d’une grande histoire d’amour...

Ce qu’on en pense

Coup de foudre à Notting Hill sur Seine, avec Omar Sy dans le rôle de Julia Roberts et Sara Giraudeau dans celui tenu par Hugh Grant. Le scénario, transposé dans le monde du cinéma français, façon 10 pour cent, est malin, les dialogues sont bien écrits et le casting est top (Pascale Arbillot, Alban Ivanov, Cindy Bruna,  Agnes Hurstel…). Dommage que la réalisation ne suive pas !  Tout est inutilement surligné et ça dure deux plombes.  On passe quand même un bon moment.

Meteors

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Trois amis inséparables :Tony (Salif Cissé) est devenu le roi du BTP, Mika (Paul Kircher)  et Dan (Idir Azougli) les rois de rien du tout. Ils ont beaucoup de rêves et pas beaucoup de chance. Après un nouveau plan raté, Mika et Dan doivent se sauver d’ici, et même se sauver tout court. Ils se retrouvent à bosser pour Tony dans une poubelle nucléaire. Est-ce le début d’une nouvelle vie ou la fin de tout ?

Ce qu’on en pense

Le succès inattendu de Petit Paysan (550 000 entrées et 3 César en 2017) a mis la pression sur Hubert Charuel dont le deuxième long métrage était attendu dans tous les sens du terme (8 ans de gestation quand même). Le réalisateur aurait pu se permettre un budget conséquent avec un casting étoilé. Au lieu de ça, Charuel et son co-auteur Claude Le Pape nous ramènent dans la France profonde ( la Haute Marne, c’est où ?) pour un nouveau thriller social avec un cast de jeunes espoirs plutôt que de stars confirmées. Paul Kircher (Le Règne animal) y trouve un premier rôle  à la mesure de son talent et Salif Cissé confirme tout le bien qu’on pense de lui dans celui du bon copain qui a réussi. Le film mélange allègrement les genres et multiplie les pistes narratives pour un résultat probant, démontrant s’il en était besoin qu’Hubert Charuel n’était pas qu’une météore dans le ciel du cinéma français. 

CinéRoman 7 : Le palmarès

Cinéma|

Par la rédaction

Depuis sa création en 2019 pour célébrer les 100 ans des studios de la Victorine, le festival CinéRoman de Nice a su se faire une place parmi les événements incontournables du cinéma en France. Il s’est imposé comme LE rendez-vous des films adaptés de toutes formes de littérature.  Au programme cette année, des dizaines de projections : films en compétition, avant-premières  et œuvres cultes. Sans oublier les temps forts au Théâtre de l’Artistique : rencontres, masterclasses, débats et lectures — autant de moments de partage qui prolongent les émotions nées dans les salles. Placée sous la présidence de Sandrine Kiberlain, cette 7e édition a célèbré plus que jamais l’audace des adaptations.Le jury 2025 réunissait des talents venus de la réalisation, de l’écriture et du jeu, pour porter un regard exigeant et passionné sur les œuvres en sélection : Vassili Schneider, Justine Levy, Alice Taglioni, Sayyid El Alami, Pierre Deladonchamps et Daniele Thompson ont dû départager les 9 films en compétition ( Dalloway, Connemara, Le Répondeur, La Chambre de Mariana, L’Attachement, Jouer avec le feu, Ma mère Dieu et Sylvie Vartan, La Métaphysique des tubes, La Cache ).   Le prix du meilleur film a été attribué à Connemara d’Alex Lutz. Le prix d’interprétation féminine a été attribué à Valeria Bruni Tedeschi pour L’Attachement. Le prix masculin est allé à l’incontournable Bastien Bouillon pour Connemara. Last but not least, Valérie Donzelli, dont le nouveau film A pied d’oeuvre a marqué l’édition,  est repartie avec un prix d’honneur.

 

 

Un Simple accident

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Iran, de nos jours. Un homme croise, par hasard ,celui qu’il croit être son ancien tortionnaire. Il l’enlève pour se venger. Mais face à ce père de famille qui nie farouchement avoir été son bourreau, le doute s’installe…

Ce qu’on en pense

Malgré la dictature et les mollahs, l’Iran continue à produire bon an mal an des oeuvres marquantes du 7e art. L’an dernier déjà,  Mohammad Rasoulof avait bien failli rafler la Palme d’or avec Les Graines du figuier sauvage. C’est Jafar Panahi qui a finalement décroché la timbale en 2025 avec Un Simple accident, l’histoire d’une vengeance qui aura lieu ou pas. Une Palme d’or engagée et humaniste, tournée clandestinement, qui s’appuie sur la longue expérience du réalisateur avec les prisons du régime. Peut-être pas le meilleur film de Jafar Panahi, mais l’un des plus solides malgré les conditions de tournage. Et aussi l’un des plus drôles dans le registre de la tragi comédie, avec une bande d’acteurs épatants qui ont, eux aussi, pris tous les risques pour que le film puisse exister. A voir ! 

Une bataille après l’autre

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Ancien révolutionnaire désabusé et paranoïaque, Bob (Leonardo DiCaprio) vit en marge de la société, avec sa fille Willa (Chase Infitini), indépendante et pleine de ressources. Quand son ennemi juré (Sean Penn) refait surface après 16 ans et que Willa disparaît, Bob remue ciel et terre pour la retrouver, affrontant pour la première fois les conséquences de son passé…

Ce qu’on  en pense

Comme il l’avait déjà fait avec Inherent Vice (2014), Paul Thomas Anderson adapte un roman de Thomas Pynchon, Vineland, qu’il transpose des années Reagan à celles du Trumpisme triomphant. Mieux qu’ Eddington, Une bataille après l’autre raconte la folie suprémaciste qui s’est emparée de l’Amérique Maga,  avec son cortège de violence politique, d’intégrisme religieux, de bêtise crasse et de folie furieuse. Tourné en Vistavision, le film convoque le meilleur du cinéma indépendant américain, du Spielberg de Duel au Tarantino de Jackie Brown en passant par les frères Coen. Avec un Leonardo DiCaprio révolutionnaire en peignoir Lebowskien, Sean Penn en militaire-milicien psychopathe bodybuildé,  Benicio Del Toro en prof de karaté gourou passeur de migrants et une flopée de militantes pro immigration en jupons. Hyper rythmé (on ne voit pas passer les 2h40), burlesque, violent et caustique,  Une Bataille après l’autre est le blockbuster de l’année qu’on n’attendait plus. Un régal cinéphile et mainstream. Meilleur film de l’année 2025 !   

Nino

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Dans trois jours, Nino (Theodore Pellerin)  devra affronter une grande épreuve. D’ici là, les médecins lui ont confié deux missions. Deux impératifs qui vont mener le jeune homme à travers Paris, le pousser à refaire corps avec les autres et avec lui-même.

Ce qu’on  en pense

Découvert à la Semaine de la critique à Cannes 2025, ce Cléo de 5 à 7 au masculin est le premier film de Pauline Loquès, qui raconte avoir découvert le cinéma à Cannes,  où elle venait chez sa grand mère lorsqu’elle était enfant. L’influence d’Agnès Varda et de la Nouvelle Vague est évidente alors que Théodore Pellerin remplace Corinne Marchand dans ses déambulations parisiennes,  sur fond de réflexion sur la vie et la mort. Un film drôle et triste à la fois, élégamment porté par un casting en état de grâce. 

Sirât

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Au cœur des montagnes du sud du Maroc, Luis (Sergi Lopez), accompagné de son fils Estéban (Bruno Nunez Arjona), recherche sa fille aînée qui a disparu. Ils se joignent à  un groupe de teufeurs éclopés,  en route vers une énième rave dans les profondeurs du désert. Peu à peu leur convoi s’enfonce dans l’immensité brûlante d’un miroir de sable qui les confronte à leurs propres limites…

Ce qu’on en pense

A défaut de véritable claque,  on a pris une grosse baff(l)e à Cannes,  en mai dernier,  avec le 4e film d’Oliver Laxe. Sirât y était présenté en compétition et est reparti avec un Prix du jury Certains y ont vu une parabole sur l’occident déboussolé face à la montée des périls dans le monde. C’est surtout un prodige de mise en scène.  Entre Zabriskie Point, Sorcerer,  Easy Rider et Mad Max Fury Road, le film (dont on ne peut, hélas,  rien raconter ) prend aux tripes, avec une B.O de hard techno tribale (signée Kangding Ray), une incroyable scène de bascule et une punchline qui restera dans les annales (« Viens, on va s’éclater !« ). Road-trip halluciné et imprévisible, Sirât (chemin difficile et parfois périlleux que les croyants doivent parcourir dans leur quête de la foi) est un film éprouvant, mais mémorable. 

Murder Club du jeudi

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Dans un manoir de la campagne anglaise, une bande de retraités passionnés de cold cases se retrouvent plongés au cœur d’une véritable enquête criminelle dont le succès ou l’échec pourraient affecter l’avenir de leur maison de retraite…

Ce qu’on en pense

On y va pour le casting étoilé (Pierce Brosnan, Helen Mirren, Ben Kingsley…) et le savoir faire du réalisateur (Chris Colombus),  et on reste pour l’atmosphère délicieusement british de cette maison de retraite huppée,  dont les pensionnaires jouent les Sherlock Holmes pour occuper leurs jeudis après midi. La photo est soignée et les acteurs cabotinent à qui mieux mieux, mais le scénario n’est guère passionnant et la réalisation est loin d’être trépidante. A garder en favori pour un dimanche après-midi pluvieux…

Sleeping Dogs

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Un ancien inspecteur de la police criminelle (Russel Crowe), atteint d’Alzheimer, se repanche sur une vieille affaire de meurtre pour laquelle un innocent a peut-être été condamné à mort. Il va découvrir des secrets effrayants de son passé oublié…

Ce qu’on  en pense

La prestation massive de Russel Crowe , en vieux flic atteinte de troubles de la mémoire, est le meilleur argument de cette honnête série B policière au scénario prévisible et à la réalisation scolaire. Le roman Jeux de miroirs d’Eugen Ovidiu Chirovici dont elle est adaptée laissait espérer un traitement plus original. Le film se regarde néanmoins avec plaisir.