Cinéma

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Marcel et M. Pagnol

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

A l’apogée de sa gloire, Marcel Pagnol reçoit la commande d’une rédactrice en chef d’un grand magazine féminin pour l’écriture d’un feuilleton littéraire, dans lequel il pourra raconter son enfance, sa Provence, ses premières amours… En rédigeant les premiers feuillets, l’enfant qu’il a été autrefois, le petit Marcel, lui apparaît soudain. Ainsi, ses souvenirs ressurgissent au fil des mots : l’arrivée du cinéma parlant, le premier grand studio de cinéma, son attachement aux acteurs, l’expérience de l’écriture. Le plus grand conteur de tous les temps devient alors le héros de sa propre histoire…

Ce qu’on en pense

Qui mieux que Sylvain Chomet pour réaliser un dessin animé sur Marcel Pagnol ? Personne sans doute. Le réalisateur des Triplettes de Belville parvient à insuffler poésie et magie à l’exercice ingrat du biopic. Un superbe anime qualité France à voir en famille avant de passer à la librairie acheter les oeuvres complètes de Marcel Pagnol. Seul petit bémol : l’accent marseillais chelou des personnages doublés par des acteurs parisiens.

French Lover

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Abel Camara (Omar Sy) est l’acteur en vue du moment, et lorsque Marion (Sara Giraudeau) , l’incarnation parfaite de la “Girl next door”,  lui rend service un jour, aucun des deux ne soupçonne que c’est le début d’une grande histoire d’amour...

Ce qu’on en pense

Coup de foudre à Notting Hill sur Seine, avec Omar Sy dans le rôle de Julia Roberts et Sara Giraudeau dans celui tenu par Hugh Grant. Le scénario, transposé dans le monde du cinéma français, façon 10 pour cent, est malin, les dialogues sont bien écrits et le casting est top (Pascale Arbillot, Alban Ivanov, Cindy Bruna,  Agnes Hurstel…). Dommage que la réalisation ne suive pas !  Tout est inutilement surligné et ça dure deux plombes.  On passe quand même un bon moment.

Meteors

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Trois amis inséparables :Tony (Salif Cissé) est devenu le roi du BTP, Mika (Paul Kircher)  et Dan (Idir Azougli) les rois de rien du tout. Ils ont beaucoup de rêves et pas beaucoup de chance. Après un nouveau plan raté, Mika et Dan doivent se sauver d’ici, et même se sauver tout court. Ils se retrouvent à bosser pour Tony dans une poubelle nucléaire. Est-ce le début d’une nouvelle vie ou la fin de tout ?

Ce qu’on en pense

Le succès inattendu de Petit Paysan (550 000 entrées et 3 César en 2017) a mis la pression sur Hubert Charuel dont le deuxième long métrage était attendu dans tous les sens du terme (8 ans de gestation quand même). Le réalisateur aurait pu se permettre un budget conséquent avec un casting étoilé. Au lieu de ça, Charuel et son co-auteur Claude Le Pape nous ramènent dans la France profonde ( la Haute Marne, c’est où ?) pour un nouveau thriller social avec un cast de jeunes espoirs plutôt que de stars confirmées. Paul Kircher (Le Règne animal) y trouve un premier rôle  à la mesure de son talent et Salif Cissé confirme tout le bien qu’on pense de lui dans celui du bon copain qui a réussi. Le film mélange allègrement les genres et multiplie les pistes narratives pour un résultat probant, démontrant s’il en était besoin qu’Hubert Charuel n’était pas qu’une météore dans le ciel du cinéma français. 

CinéRoman 7 : Le palmarès

Cinéma|

Par la rédaction

Depuis sa création en 2019 pour célébrer les 100 ans des studios de la Victorine, le festival CinéRoman de Nice a su se faire une place parmi les événements incontournables du cinéma en France. Il s’est imposé comme LE rendez-vous des films adaptés de toutes formes de littérature.  Au programme cette année, des dizaines de projections : films en compétition, avant-premières  et œuvres cultes. Sans oublier les temps forts au Théâtre de l’Artistique : rencontres, masterclasses, débats et lectures — autant de moments de partage qui prolongent les émotions nées dans les salles. Placée sous la présidence de Sandrine Kiberlain, cette 7e édition a célèbré plus que jamais l’audace des adaptations.Le jury 2025 réunissait des talents venus de la réalisation, de l’écriture et du jeu, pour porter un regard exigeant et passionné sur les œuvres en sélection : Vassili Schneider, Justine Levy, Alice Taglioni, Sayyid El Alami, Pierre Deladonchamps et Daniele Thompson ont dû départager les 9 films en compétition ( Dalloway, Connemara, Le Répondeur, La Chambre de Mariana, L’Attachement, Jouer avec le feu, Ma mère Dieu et Sylvie Vartan, La Métaphysique des tubes, La Cache ).   Le prix du meilleur film a été attribué à Connemara d’Alex Lutz. Le prix d’interprétation féminine a été attribué à Valeria Bruni Tedeschi pour L’Attachement. Le prix masculin est allé à l’incontournable Bastien Bouillon pour Connemara. Last but not least, Valérie Donzelli, dont le nouveau film A pied d’oeuvre a marqué l’édition,  est repartie avec un prix d’honneur.

 

 

Un Simple accident

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Iran, de nos jours. Un homme croise, par hasard ,celui qu’il croit être son ancien tortionnaire. Il l’enlève pour se venger. Mais face à ce père de famille qui nie farouchement avoir été son bourreau, le doute s’installe…

Ce qu’on en pense

Malgré la dictature et les mollahs, l’Iran continue à produire bon an mal an des oeuvres marquantes du 7e art. L’an dernier déjà,  Mohammad Rasoulof avait bien failli rafler la Palme d’or avec Les Graines du figuier sauvage. C’est Jafar Panahi qui a finalement décroché la timbale en 2025 avec Un Simple accident, l’histoire d’une vengeance qui aura lieu ou pas. Une Palme d’or engagée et humaniste, tournée clandestinement, qui s’appuie sur la longue expérience du réalisateur avec les prisons du régime. Peut-être pas le meilleur film de Jafar Panahi, mais l’un des plus solides malgré les conditions de tournage. Et aussi l’un des plus drôles dans le registre de la tragi comédie, avec une bande d’acteurs épatants qui ont, eux aussi, pris tous les risques pour que le film puisse exister. A voir ! 

Une bataille après l’autre

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Ancien révolutionnaire désabusé et paranoïaque, Bob (Leonardo DiCaprio) vit en marge de la société, avec sa fille Willa (Chase Infitini), indépendante et pleine de ressources. Quand son ennemi juré (Sean Penn) refait surface après 16 ans et que Willa disparaît, Bob remue ciel et terre pour la retrouver, affrontant pour la première fois les conséquences de son passé…

Ce qu’on  en pense

Comme il l’avait déjà fait avec Inherent Vice (2014), Paul Thomas Anderson adapte un roman de Thomas Pynchon, Vineland, qu’il transpose des années Reagan à celles du Trumpisme triomphant. Mieux qu’ Eddington, Une bataille après l’autre raconte la folie suprémaciste qui s’est emparée de l’Amérique Maga,  avec son cortège de violence politique, d’intégrisme religieux, de bêtise crasse et de folie furieuse. Tourné en Vistavision, le film convoque le meilleur du cinéma indépendant américain, du Spielberg de Duel au Tarantino de Jackie Brown en passant par les frères Coen. Avec un Leonardo DiCaprio révolutionnaire en peignoir Lebowskien, Sean Penn en militaire-milicien psychopathe bodybuildé,  Benicio Del Toro en prof de karaté gourou passeur de migrants et une flopée de militantes pro immigration en jupons. Hyper rythmé (on ne voit pas passer les 2h40), burlesque, violent et caustique,  Une Bataille après l’autre est le blockbuster de l’année qu’on n’attendait plus. Un régal cinéphile et mainstream. Meilleur film de l’année 2025 !   

Nino

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Dans trois jours, Nino (Theodore Pellerin)  devra affronter une grande épreuve. D’ici là, les médecins lui ont confié deux missions. Deux impératifs qui vont mener le jeune homme à travers Paris, le pousser à refaire corps avec les autres et avec lui-même.

Ce qu’on  en pense

Découvert à la Semaine de la critique à Cannes 2025, ce Cléo de 5 à 7 au masculin est le premier film de Pauline Loquès, qui raconte avoir découvert le cinéma à Cannes,  où elle venait chez sa grand mère lorsqu’elle était enfant. L’influence d’Agnès Varda et de la Nouvelle Vague est évidente alors que Théodore Pellerin remplace Corinne Marchand dans ses déambulations parisiennes,  sur fond de réflexion sur la vie et la mort. Un film drôle et triste à la fois, élégamment porté par un casting en état de grâce. 

Sirât

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Au cœur des montagnes du sud du Maroc, Luis (Sergi Lopez), accompagné de son fils Estéban (Bruno Nunez Arjona), recherche sa fille aînée qui a disparu. Ils se joignent à  un groupe de teufeurs éclopés,  en route vers une énième rave dans les profondeurs du désert. Peu à peu leur convoi s’enfonce dans l’immensité brûlante d’un miroir de sable qui les confronte à leurs propres limites…

Ce qu’on en pense

A défaut de véritable claque,  on a pris une grosse baff(l)e à Cannes,  en mai dernier,  avec le 4e film d’Oliver Laxe. Sirât y était présenté en compétition et est reparti avec un Prix du jury Certains y ont vu une parabole sur l’occident déboussolé face à la montée des périls dans le monde. C’est surtout un prodige de mise en scène.  Entre Zabriskie Point, Sorcerer,  Easy Rider et Mad Max Fury Road, le film (dont on ne peut, hélas,  rien raconter ) prend aux tripes, avec une B.O de hard techno tribale (signée Kangding Ray), une incroyable scène de bascule et une punchline qui restera dans les annales (« Viens, on va s’éclater !« ). Road-trip halluciné et imprévisible, Sirât (chemin difficile et parfois périlleux que les croyants doivent parcourir dans leur quête de la foi) est un film éprouvant, mais mémorable. 

Murder Club du jeudi

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Dans un manoir de la campagne anglaise, une bande de retraités passionnés de cold cases se retrouvent plongés au cœur d’une véritable enquête criminelle dont le succès ou l’échec pourraient affecter l’avenir de leur maison de retraite…

Ce qu’on en pense

On y va pour le casting étoilé (Pierce Brosnan, Helen Mirren, Ben Kingsley…) et le savoir faire du réalisateur (Chris Colombus),  et on reste pour l’atmosphère délicieusement british de cette maison de retraite huppée,  dont les pensionnaires jouent les Sherlock Holmes pour occuper leurs jeudis après midi. La photo est soignée et les acteurs cabotinent à qui mieux mieux, mais le scénario n’est guère passionnant et la réalisation est loin d’être trépidante. A garder en favori pour un dimanche après-midi pluvieux…

Sleeping Dogs

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Un ancien inspecteur de la police criminelle (Russel Crowe), atteint d’Alzheimer, se repanche sur une vieille affaire de meurtre pour laquelle un innocent a peut-être été condamné à mort. Il va découvrir des secrets effrayants de son passé oublié…

Ce qu’on  en pense

La prestation massive de Russel Crowe , en vieux flic atteinte de troubles de la mémoire, est le meilleur argument de cette honnête série B policière au scénario prévisible et à la réalisation scolaire. Le roman Jeux de miroirs d’Eugen Ovidiu Chirovici dont elle est adaptée laissait espérer un traitement plus original. Le film se regarde néanmoins avec plaisir. 

Valeur sentimentale

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Agnès (Inga Ibsdotter Lilleaas) et Nora (Renate Reinsve) voient leur père (Stellan Skarsgard) débarquer après de longues années d’absence. Réalisateur de renom, il propose à Nora, comédienne de théâtre, de jouer dans son prochain film, mais celle-ci refuse avec défiance. Il propose alors le rôle à Rachel Kemp (Elle Fanning), une jeune star hollywoodienne…

Ce qu’on en pense

Après Julie en 12 chapitres,  qui avait valu à Renate Reinsve le prix d’interprétation à Cannes 2021, l’actrice et son mentor, le Norvégien Joachim Trier étaient de retour sur la Croisette en mai dernier pour défendre ce drame Tchekhovien qui interroge avec finesse les rapports père-fille(s), les souvenirs et les conflits de générations. Le réalisateur se sert, pour ce faire, du décor d’une maison familiale chargée de souvenirs douloureux, où le personnage du père incarné par l’excellent Stellan Skarsgård envisage de tourner le film qui marquerait son grand retour. Mais ses deux filles, auxquelles il n’a pas accordé beaucoup d’attention du temps de sa gloire passée,  ne sont pas décidées à lui faciliter la vie… Par le nouveau maître du cinéma nordique :  un de nos gros coups de coeur de Cannes 2025, où il a décroché le Grand Prix.

Heads of State

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Le Premier ministre britannique Sam Clarke (Idris Elba) et le président américain Will Derringer (John Cena) entretiennent une rivalité très publique et peu amicale qui met en péril la « relation spéciale » de leurs pays. Mais lorsqu’ils deviennent la cible d’un ennemi étranger puissant et impitoyable, qui s’avère plus redoutable que les forces de sécurité des deux dirigeants, ils sont contraints de s’en remettre aux deux seules personnes en qui ils peuvent avoir confiance : l’un et l’autre. Finalement alliés à la brillante agente du MI6 Noel Bisset (Priyanka Chopra Jonas), ils doivent s’enfuir et trouver un moyen de travailler ensemble suffisamment longtemps pour déjouer une conspiration mondiale qui menace le monde libre tout entier.

Ce qu’on en pense

Cette année encore, le blockbuster de l’été se visionne en streaming ( sur Prime Vidéo en l’occurence). Signée Ilya Naishuller, Heads of State est une comédie d’action comme on en faisait dans les années 80 avec cascades, explosions, poursuites, gunfights , humour et casting étoilé. La bonne idée du scénario est d’avoir fait des proies habituelles du vilain (les chefs d’état), les héros du film. Idris Elba joue un premier ministre anglais très James Bondien et John Cena campe un ex-acteur de films d’action à la Schwarzenegger/Stallone devenu président des Etats-Unis. L’opposition des deux cultures, anglaise et américaine,    alimente une bonne partie des scènes de comédie et la réalisation, hyper rythmée, fait le reste. On passe un excellent moment en compagnie de ces Heads of State qui ne se prennent pas au sérieux.

Désir

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Un ramoneur, heureux père de famille, en couple avec son épouse depuis des années, a une aventure inattendue avec un client … Il ne la considère ni comme l’expression d’une homosexualité latente, ni comme une infidélité, juste comme une expérience enrichissante. Il s’en ouvre à son épouse, qui le prend mal, puis à son patron, marié comme lui, qui lui avoue faire toutes les nuits des rêves dans lesquels il est une femme, objet du désir de David Bowie…

Ce qu’on en pense

Voilà,  c’est fini ! Nos vacances à Oslo se terminent avec le troisième volet de la trilogie amoureuse de Dag Johan Haugerud. Depuis début juillet,  on arpente la capitale norvégienne sur les pas de quelques-uns de ses habitants : une lycéenne imaginative (Rêves), une bande de trentenaires avides de rencontres (Amour) et pour finir,  un ramoneur et son patron tracassés dans leur masculinité. Le titre original promettait du sexe,  la VF est plus honnête : il n’est ici question que de désir… et encore ! De sexe,  on ne fait que parler. Coucher est-ce forcément tromper ?  Le sexe peut-il se réduire au seul acte ? Est-on un homosexuel refoulé si on rêve chaque nuit que David Bowie vous parle comme à une femme ? Des images de la ville en été et une BO jazz orchestrale entrecoupent des scènes de dialogues  homériques (bonjour les sous-titres !).  On ne sait jamais où la caméra de DJH va nous conduire  (sur un toit, dans le cabinet d’une toubib pas très à cheval sur le secret médical, sur des périphériques urbains, dans des rues sans charme particulier…), ni sur quoi vont déboucher les considérations philosophiques des personnages (la lecture d’Anna Arendt ou une cuisine à ranger). L’air de rien, les trois films prônent l’écoute de l’autre, l’empathie et la gentillesse plutôt que l’ironie facile (un ramoneur homosexuel?  Quelle rigolade ! Sauf que non, justement) ou le jugement. On a mis le conseil dans la valise, avec une bouteille d’Aquavit pour en faire profiter les amis.

Eddington

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Mai 2020 à Eddington, petite ville du Nouveau Mexique, la confrontation entre le shérif (Joaquin Phoenix) et le maire (Pedro Pascal) met le feu aux poudres en montant les habitants les uns contre les autres…

Ce qu’on en pense

Reparti bredouille de Cannes où il était en compétition, le nouveau film d’Ari Aster (Hérédité, Midsommar et Beau Is Afraid) est un polar western à la frères Coen (en plus méchant) qui repose sur un casting d’enfer (Joaquin Phoenix, Emma Stone, Pedro Pascal, Austin Butler…). On y suit la campagne électorale d’un shérif du Nouveau Mexique débile (Joaquin Phoenix) qui se présente contre le maire sortant (Pedro Pascal) parce qu’il est jadis sorti avec sa femme (Emma Stone). Ça se passe en pleine épidémie de Covid, à la fin du premier mandat Trump,  dans une Amérique totalement déboussolée, où le complotisme et la violence règnent en maîtres. Magistralement mis en scène et assez jouissif, le film a essuyé une volée de bois vert critique lors de sa projection cannoise : trop long, trop bavard, trop erratique (il commence comme une comédie noire et se termine comme une série Z de vengeance)… Pas assez formaté peut-être? Pour nous, c’est une qualité.

 

 

Amour

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Sur le ferry qui les ramène à Oslo, Marianne (Andrea Bræin Hovig), urologue, retrouve Tor (Tayo Cittadella Jacobsen),  infirmier dans l’hôpital où elle exerce. Il lui raconte qu’il passe souvent ses nuits à bord, à la recherche d’aventures sans lendemain avec des hommes croisés sur des sites de rencontre. Ces propos résonnent en Marianne, qui revient d’un blind date organisé par sa meilleure amie Heidi (Marte Engebrigtsen) et s’interroge sur le sens d’une vie amoureuse sans engagement. Mais ce soir-là, Tor succombe au charme de Bjorn (Lars Jacovb Holm) , qui lui résiste et lui échappe…

Ce qu’on en pense

On ne s’attendait pas vraiment, malgré la canicule ambiante, à passer son mois de juillet à Oslo. Et encore moins à s’y faire de nouveaux  amis ! A commencer par  le dénommé Dag Johan Haugerud,  dont la trilogie amoureuse Rêves/Amour/Désir nous promène dans la capitale norvégienne. Après une lycéenne-écrivaine en herbe tombée folle amoureuse de sa professeur de Français (Rêves) voici Marianne , Tor, Heidi et Bjorn, trentenaires en quête d’amour,  qui se croisent et se recroisent sur la navette qui relie une petite île (où certains habitent) à Oslo. Fatalement, des relations se nouent et se dénouent. On y apprend que la prostate est le point G des homos (ce qu’on ignorait) et que la vie déjoue les plans et les idées préconçues (ce dont on se doutait).  L’héroïne (Andrea Bræin Hovig) ressemble à un mélange d’Ariane Ascaride et d’Anouk Aimé jeunes;  le film à un remake de Rohmer par Joachim Trier. Le deuxième volet est aussi charmant/intelligent/bavard/fluide et délicieux que le premier. On attend le troisième (Désir, la semaine prochaine) pour revenir au pays (ou demander sa naturalisation norvégienne).