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Lenny Kravitz à Juan les Pins

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(Photo @antibes_jlp) 

C’est devant une pinède Gould archi comble et chauffée à blanc (par le soleil et la première partie de Charles Pasi) que Lenny Kravitz a fait l’ouverture de Jazz à Juan, le 12 juillet.  Malgré une longue attente et une montée retardée sur scène, officiellement pour raisons de sécurité, le chanteur et guitariste américain, entouré de son groupe habituel, a  enflammé la scène , comme il le fait partout au cours de cette nouvelle tournée intitulée Raise Vibration Tour, avec ses hits inoxydables comme  “American Woman”, “It Ain’t Over till it’s Over” , “Always on the Run”, “Let Love Rule” ou le tellurique “Are You Gonna Go My Way”. Une ouverture très rock’n’roll pour la 58e édition de Jazz à Juan

Ringo Starr à Nice

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(Photo nicematin.com)

Résident monégasque,  Ringo Starr,  a fait l’ouverture du Monte-Carlo Sporting Summer Festival 2018  le  6 juillet au Sporting Club de  Monte Carlo. Accompagné de son groupe,  le All Starr Band (Colin Hay BackGraham Gouldman , Steve Lukather , Gregg Rolie , Warren Ham ,  Gregg Bissonette), l’ex-Beatles a joué  des titres de ses albums solo, ainsi que de hits des Beatles et des chansons des différents membres du groupe (Toto, Journey, Kansas…) comme ils l’avaient fait quelques jours plus tôt à l’Olympia Le lendemain, Ringo  fêtait  son 78 e anniversaire au Hard Rock Café de Nice entouré de sa famille, des membres du groupe et de quelques amis comme Joe Walsh, ex-guitariste des Eagles. Organisée sous l’égide de  la David Lynch Foundation, qui promeut la paix dans le monde, cette célébration “Peace and Love“, suivie d’un mini concert  du All Starr Band,  avait attiré environ 200 fans  et quelques dizaines de journalistes . Ils ont pu apercevoir le Beatles et ses musiciens le temps de quelques titres (dont l’inévitable “With a Little Help From My Friends”) et lors du partage du gâteau d’anniversaire. Une cérémonie bon enfant, retransmise dans les Hard Rock Café du monde entier.

 

Les Rolling Stones à Marseille

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(Photo Fanck Muller/varmatin.com) 

58 000 fans de tous les âges attendaient les Rolling Stones à Marseille le 26 juin pour l’un des derniers concerts du No Filter Tour. Dans sa nouvelle configuration, le Stade Orange Vélodrome avait fière allure, plein comme un oeuf,  de la pelouse aux plus hautes tribunes. La scène géante du No Filter Tour, avec ses tours d’écrans,y était particulièrement mise en valeur. Dommage que le son n’ait pas été à la hauteur. Trop fort, hyper saturé, avec de l’écho, il rendait la plupart des paroles inaudibles et on n’entendait quasiment que les guitares. Heureusement, Keith Richards était en grande forme,  contrairement au concert de Londres (lire ici). Au Vélodrome , c’était lui le patron. Ron Wood avait apparemment été prié de la mettre en sourdine. De fait, il n’a pas fait d’étincelles. Keef, par contre, était partout. Sur ses deux titres contractuels (une excellente version de “You Got The Silver”  et un “Before They Make Me Run” bien bousillé),  il a paru particulièrement ému de se retrouver face au public Marseillais après 15 ans d’absence.  On  ne sait pas trop pourquoi,  mais il kiffe Marseille ce bon vieux Richards. Peut-être en souvenir de la bonne came qu’il y achetait au kilo au temps de NellcoteMick aussi était visiblement ravi d’être là. Toujours dans une forme physique et vocale éblouissante, le Jag était particulièrement causant ce mardi soir. Au point d’inventer une galéjade selon laquelle les Stones avaient passé l’après midi dans un bar du vieux port à manger des pieds paquets en regardant le match de l’équipe de France !  “Ici c’est Marseille !” s’exclamait-il. On avait compris !

 

Pas de grosse surprise dans la setlist du soir, si ce n’est un “Get Off Of My Cloud”  “on request” (le public marseillais, en plus d’être formidable, a bon goût) et “Just Your Fool” pour le tribut obligatoire au dernier album “blues”. Mais quelle gnaque les papys ! En ouverture,  “Street Fighting Man” déchire comme jamais, suivi d’un impeccable “It’s Only Rock ‘n’Roll“. Ensuite,  les Stones déroulent (“Fool to cry”, “You Can’t Always Get What You Want”, “Pain It Black”…) jusqu’à “Sympathy fo the Devil“,  avec un solo barbelé de Keith que vous pourrez toujours apporter à votre boucher pour qu’il le passe à l’attendrisseuse. A partir de là, on touche au sublime. “Miss You” est toujours le moment le plus coloré et festif du show, mais après ça dépote sévère avec “Midnight Rambler”, “Start Me Up”, “Jumping Jack Flash” et “Brown Sugar” envoyés,  façon orgues de Staline. “Pas de prisonniers”  a dû être  la consigne au briefing d’avant-concert. “Gimme Shelter” et “Satisfaction” bouclent l’affaire au rappel en deux heures chrono. Avec les guitares mixée aussi en avant,  on se serait cru dans une version 5.0 de Love You Live, le classique des Stones en concert. Pas étonnant que le public exulte ! On échangerait volontiers tous les dvd live des Stones depuis celui de la tournée Some Girls, contre les bandes de ce concert-là. Mardi soir à Marseille, les Stones étaient à fond et le public aussi. Même à 70 balais passés (et ça se voit),  ils sont encore capables de donner “Satisfaction”.

Les Rolling Stones à Londres

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C’est à Marseille que les Rolling Stones donneront leur prochain concert en France, le 26 juin, pour la deuxième partie du No Filter Tour. La tournée était passée en octobre à Paris pour trois soirs à la nouvelle U Arena. À part la setlist, qui varie tous les soirs, c’est la même configuration: une scène géante prolongée d’un long catwalk qui fend la fosse en deux, surplombée d’une large casquette anti pluie et cernée d’écrans gigantesques. Ceux des côtés ressemblent à des smartphones… mais de la hauteur d’un immeuble ! Ils ne cachent rien de l’état de vieillissement de nos chères vieilles pierres (295 ans à eux quatre). D’où, paraît-il, le titre de la tournée: No Filter (sans filtre). Les ayant manqués à Paris en octobre, on est allé les voir jouer à domicile, à Londres, où ils donnaient le deuxième concert de la tournée printemps-été…

C’est dans le nouveau stade olympique de West Ham que 66000 Londoniens les attendaient sous un beau soleil printanier en ce 22 mai. Avec une première partie de choix: Liam Gallagher. L’ex-Oasis, qui jadis crânait devant Mick Jagger, a fait profil bas cette fois. Trop content de l’aubaine, il dédicaçait même «Rock’n’Roll Star» à ses hôtes. Avec le décalage horaire (-1 heure), il faisait encore jour lorsque les Stones prirent la scène avec un «Street Fighting Man» qui manquait singulièrement de combativité. «Heureux de jouer à la maison» (sic), mais donnant l’impression de faire leur balance en public , les premiers titresIt’s only rock’n’roll», «Tumbling Dice», «Paint it Black») étaient expédiés, voire bâclés. Le temps de noter sur le visage émacié de Charlie les traces de ses 76 ans, de remarquer que Keith (74 ans) avait bonne mine et paraissait concentré et de s’étonner de l’incroyable vitalité de Ronnie (jeunot de 70 ans) et surtout de Mick (74 ans) qui, silhouette impeccable, continue de courir (un peu moins vite) de danser et de se dandiner comme il l’a toujours fait. Le plus incroyable , c’est que sa voix n’a pas changé. Sur «Fool to Cry» et «Miss You», il est encore capable de monter dans les aigus, comme à l’époque de leur enregistrement.

Keith Richards accuse davantage le poids des ans et des excès. Les deux chansons qu’il chante («Before they make me run» et «Slipping Away») sont l’occasion pour le public d’aller refaire le plein à la buvette. Et le reste du temps, heureusement qu’il y a Ron Wood pour doubler les parties de guitare. Depuis quelques années déjà, c’est lui qui tient la baraque. Son jeu de guitare s’est autant amélioré que celui de Keith s’est détérioré. Le show s’est considérablement allégé depuis le Bigger Bang Tour qui était passé par Nice en 2006. Pas de projections autres que les images du groupe, pas d’effets spéciaux, pas d’accessoires gonflables, pas de partie acoustique. Vingt titres joués en moins de deux heures (dont deux en rappel), quelques pétards pour conclure (sur «Satisfaction» évidemment) et c’est tout. Les fidèles Darryl Jones (basse), Bernard Fowler (chœurs), Tim Ries (sax) et Chuck Leavell (claviers) sont toujours là, avec une nouvelle choriste (Sasha Allen) et un nouveau sax (Karl Denson). Chacun a son petit moment de gloire: Darryl Jones sur «Miss You», Sasha Allen sur «Gimme Shelter» (où elle est loin de faire oublier Lisa Fischer) et Karl Denson sur «Brown Sugar». Mais les stars du spectacle, ce sont les chansons. Chaque titre (que des classiques à l’exception de «Ride ‘Em Down», extrait du dernier album blues) réveille des tonnes de souvenirs dans le public. Y compris dans la frange des 20-35 ans,  plus nombreuse et enthousiaste qu’on pourrait s’y attendre. Certes, comme le titrait un journal local le lendemain, «It’s Oldy Rock’n’Roll» («C’est du vieux rock‘n’roll»), voire du rock de vieux, mais on continue à aimer ça ! 

Fête de la musique à Nice

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Trois ans après une première édition réussie, la Fête de la musique de France 2 était de retour le 21 juin  à Nice. ­Organisé par France Télévisions et la Ville de Nice, l’événement était diffusé en direct  depuis la mega scène installée sur la place Masséna.  La soirée, animée par Garou et Laury Thilleman , a vu défiler  sur scène pendant près de quatre heures une trentaine d’artistes de premier plan dont Calogero, Eddy de Pretto, Zazie, Sting, Maître Gims, Kendji Girac, Pascal Obispo, Black M, Christine & the Queens, Bigflo & Oli, Juliette Armanet, Cœur de Pirate et  les Niçois d’Hyphen Hyphen, qui ont mis le feu avec une reprise a cappela de Nissa la Bella. 30 000 personnes ont assisté à ce concert géant, superbement mis en scène, en prélude au Nice Jazz Festival.

 

 

Johnny Marr à Cannes

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A 20 ans, il a écrit «This Charming Man», la chanson qui a fait décoller les Smiths. A 54, Johnny Marr est devenu cet «Homme charmant» que chantait Morrissey. A Cannes Lions 2018, où il était invité à parler de son dernier album (Call the Comet), on aurait pu l’écouter pendant des heures…

Qu’est ce qui a déclenché l’écriture de ce nouvel album?
J’ai écrit ma biographie en 2016, ce que je n’avais pas prévu de faire, et ça a ouvert les vannes. Quand tu commences à réfléchir sur ta vie, tout prend de l’importance soudain. Il y avait le Brexit, Donald Trump, le harcèlement sur les réseaux sociaux… J’étais en colère contre cette époque, mais je n’avais pas de solutions à proposer.Je me suis retrouvé comme quand j’avais 14 ans et que je commençais à écrire des chansons dans ma chambre.J’avais envie de fuir tout ça, exactement comme à l’époque j’avais cherché à m’évader de l’ennui de la vie de banlieue à Manchester.J’ai réalisé que mon talent de musicien et ma créativité m’avaient toujours servi à ça: créer un monde alternatif où je puisse me réfugier.C’est ce que j’ai fait avec ce disque.

Les chansons sont plus personnelles, plus intimes que sur les précédents. D’où ça vient?
J’ai toujours évité de parler de moi dans mes chansons, parce que je trouvais que les autres ne faisaient que ça. Avec les shows de télé réalité et les télés crochets, ça n’a fait qu’empirer.On dirait une compétition de sentiments: c’est à qui les exposera le plus. Je trouve qu’on manque cruellement d’abstraction et de mystère dans la pop.Pour cet album, je voulais vraiment aller dans cette direction… Mais les chansons refusaient de s’y plier! (rires) Elles demandaient des choses plus émotionnelles et personnelles, sinon ça sonnait faux. Des trucs comme «Hi Hello» ou «Walk Into The Sea», avant, j’aurais pensé que c’était trop personnel, trop intime.Mais là je me suis dit: «Fuck it! On s’en fout, du moment que la chanson est bonne». À un moment, on ferait n’importe quoi pour une bonne chanson! (rires)

C’est quoi «une bonne chanson»?
Quelque chose qui connecte. «Crazy in Love» de Beyoncé, ça tient juste sur le «ho ho ho/ho ho ho» du refrain et ça suffit pour en faire une grande chanson. Pas besoin de poésie profonde. Des fois, plus c’est stupide, meilleur c’est (rires). À côté de ça, tu as «Visions of Johanna» de Bob Dylan et c’est du Shakespeare… Le truc bien, avec la pop culture, c’est que tout ça cohabite à différents niveaux. Pas besoin de choisir son camp: on peut aimer les deux.

Quelles sont celles de vos chansons que vous préférez?
Celles qui m’ont donné le moins de mal à composer! (rires) «This Charming Man», par exemple, je peux me souvenir que j’étais au lit, il faisait beau, le soleil entrait par la fenêtre, le vent faisait bouger les rideaux… Je savais que je devais écrire parce qu’on avait un enregistrement de prévu, mais j’étais cool.Et tout est venu en 15 minutes, Un flash de pur bonheur! Parce que le plus souvent, quand même, tu galères, tu te relèves 50 fois pour faire du thé, et rien ne vient (rires). Picasso disait «L’inspiration existe, mais elle doit vous trouver en train de travailler». Je crois à ça: la muse ne visite pas les fainéants (rires).Ca me convient, parce que j’ai toujours eu une grande discipline de travail.En tournée, quand les autres sont partis s’éclater en ville, tu me trouves dans le tour bus à écrire ou à composer…

Ca a été compliqué de devenir le leader après avoir passé des années dans l’ombre d’un chanteur?
Pas facile, mais moins difficile que je ne pensais. Je suis dans des groupes depuis l’âge de 14-15 ans, c’est comme dans les mariages: tu espères que les mecs avec toi vont assurer en leur faisant croire que c’est toi qui fais tout le boulot! (rires). J’ai appris ça de Morrissey et Chrissie Hynde. J’applique la recette avec mon groupe.

Pourquoi avoir attendu si longtemps?
Quand j’ai quitté les Smiths, j’étais très demandé. Il suffisait que je me pointe quelque part pour qu’on veuille que je fasse les guitares.C’aurait été très impoli de dire non à des mecs comme Beck ou les Pet Shop Boys et de les planter là…C’est comme ça que je me suis retrouvé à bosser tout le temps pour les autres, au lieu de commencer un album solo. En fait, j’ai eu trop de chance! (rires)

Comment vous êtes vous retrouvé à travailler avec Hans Zimmer?
L’histoire est amusante.Je vais voir Kick Ass avec ma femme au cinéma et, avant le film, ils passent la bande-annonce d’Inception.Je me dis que ça a l’air bien cool…En rentrant à la maison, le téléphone sonne, c’est Hans Zimmer! Il me dit qu’il voudrait que je joue sur la B.O d’un film.Je lui réponds «Ok, c’est quoi? -Inception!» Je lui dis: «Va falloir se dépêcher alors, je viens de voir la bande-annonce au ciné!» (rires).Bref, le mardi suivant j’étais à L.A pour bosser là-dessus et c’était une des meilleures expériences de ma vie de musicien…

Euro Festival à Grimaud

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La 12e édition de l’Euro Festival Harley-Davidson s’est tenue à Grimaud, dans le Golfe de Saint-Tropez du 7 au 10 juin. Ce fut  l’occasion pour des millliers de fans de motos de découvrir les derniers modèles de la gamme Harley-Davidson mais aussi  de profiter d’un programme musical exceptionnel. Les groupes se sont succédés sur la scène de la plage des Prairies de la mer pendant trois jours,  avec en têtes d’affiche le vétéran du pub rock  Little Bob et ses Blues Bastards  et  les légendaires Simple Minds. Le groupe de Jim Kerr donnait  à cette occasion son unique concert de l’été sur la Côte d’Azur.

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Julien Doré à Monaco

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Après deux  tournées de Zéniths partout en France et notamment à Nice (voir ici) et Toulon, après avoir construit le spectacle de ses rêves, entouré de ses 6 musiciens, d’une équipe de plus de 60 personnes et d’un décor scénique monumental, Julien Doré a décidé de tout déconstruire et  de revenir à l’essence même de ses chansons, “telles qu’elles ont été écrites“, déshabillées de tout. Seul sur scène, dans un décor de bougies  et de ballons flottants multicolores,  Julien Doré chante, joue, improvise, raconte  son histoire et  celle de son chemin artistique,  avec poésie et beaucoup d’humour. Un retour aux prémices de ce disque phénomène (&) , de ses autres albums, des chansons que l’on connaît et celles que l’on découvre ou redécouvre par l’audacieuse simplicité des versions acoustiques.”Je voulais me remettre en danger, confie Julien, montrer le décor dans lequel j’écris, compose, sans artifices. Seuls, vous & moi.” (voir interview ici).  Un show intimiste et chaleureux,  qu’il a présenté à guichets fermés le 3 mai au Grimaldi Forum et qu’il donnera encore à  Sollies Pont (Var) le 26 juillet.

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Blue Man Group à Monaco

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Le phénomènal Blue Man Group  est passé par Monaco pour la première fois,  dans le cadre de sa tournée mondiale. Les performances de cet ensemble étonnant  mêlent art, musique, comédie et nouvelles technologies pour des spectacles qui se situent entre performance musicale, mime et vidéo show. Expérience joyeuse, inoubliable et multisensorielle, Blue Man Group a captivé plus de 35 millions de spectateurs de tous âges et de tous milieux culturels dans le monde. Fondé à New York en 1991 par trois amis, Chris Wink, Matt Goldman et Phil Stanton, le groupe se produit désormais sur scène de manière permanente à New York, Las Vegas, Boston, Chicago, Orlando et Berlin. Un spectacle total,  très interactif (et un peu salissant), que les spectateurs azuréens ont pu découvrir lors de quatre représentations exceptionnelles dans l’écrin idéal de la salle Garnier à Monaco.

Indochine à Nice

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Indochine était à Nikaia Nice le mercredi 18 avril dans le cadre du 13 tour célébrant la sortie de leur  13ème album . Un disque unanimement salué comme l’un des meilleurs de la longue carrière d’Indochine, plus pop que les précédents et gorgé de tubes. Après le Black City Tour de  2013, qui a laissé un grand souvenir  (avec son fameux  “écran serpent”),   le 13 Tour  s’est révélé encore plus spectaculaire et aussi coloré que le précédent était sombre. Le secret de la longévité d’Indochine réside en partie dans le fait que le groupe de Nicola Sirkis  a toujours privilégié son public, en proposant des concerts grandioses à des prix de places abordables (40 et 45 euros pour cette tournée). Comme partout ailleurs, le groupe a joué  devant un Nikaïa archi comble et un public conquisSi vous ne le croyez pas, demandez à la lune (ou regardez la vidéo)…

 

R.I.P Jacques Higelin (1940-2018)

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Sa mort fera moins de bruit que celle de Johnny. Pourtant, sa carrière fut aussi longue et riche. Et il incarnait, lui aussi, une certaine idée du rock à la française Jacques Higelin s’est éteint vendredi 6 avril  à son domicile parisien,  au terme d’une maladie qui le tenait éloigné de la scène et des médias depuis 2016. Lui qui aimait tant la scène, où il pouvait chanter plus de trois heures, n’avait pu y défendre son dernier album, Higelin 75, paru en 2015. Son fils Arthur H, auquel on demandait de ses nouvelles il y a quelques semaines, nous avait répondu qu’il se reposait, entouré de sa famille .On avait compris qu’on ne le reverrait sans doute pas chanter «Champagne!», «Tombé du ciel», «Pars» ou «Mona Lisa Klaxon» , comme il l’avait fait si souvent, sur toutes les scènes azuréennes. Provoquant parfois l’ire des voisins lorsque le concert se prolongeait au-delà des heures ouvrables. Il arriva même plusieurs fois, à Juan les Pins notamment, qu’on coupât la sono pour l’obliger à partir ! Peine perdue: il était capable de continuer à chanter sans micro pendant des heures, en s’accompagnant seul au piano.

Né le 18 octobre 1940 à Brou-sur-Chantereine (Seine-et-Marne), au sein d’une famille modeste (père cheminot), le petit Jacques Higelin dévoile très tôt un tempérament artistique. À l’âge de 14 ans, il se présente à une audition du cabaret Les Trois Baudets. Il rêve de devenir Trenet, mais c’est au cinéma qu’il débute en 1959 dans Le bonheur est pour demain, d’Henri Fabiani. Sans avoir véritablement fait carrière à l’écran, on l’y verra souvent. La dernière fois en 2015, dans le rôle d’un éleveur de chevaux pour le Jappeloup de Christian Duguay. Mais la musique est la grande affaire de sa vie. En 1964, le producteur Jacques Canetti lui fait mettre en musique des poèmes de Boris Vian pour Serge Reggiani et Catherine Sauvage. L’année suivante, il rencontre Brigitte Fontaine et lui écrit «La Grippe», son premier tube. Beaucoup d’autres suivront dans la décennie 75-85. À partir de 1974, Higelin passe du cabaret jazz au glam rock et cartonne en 1975, avec Irradié, disque auquel collabore le jeune Louis Bertignac. Le suivant, Alertez les bébés! lui permet de décrocher son premier disque d’or.

Au fil des décennies, la carrière d’Higelin ne connaît pas la moindre éclipse, ses concerts, toujours aussi nombreux et généreux (son record: 7 heures!), suffisant à assurer le renouvellement continu de son public.Les dernières années, le public qui s’y pressait allait, comme celui des lecteurs de Tintin, de 7 à 77 ans. C’est à cet âge, plutôt précoce pour quelqu’un qui ne voulait jamais quitter la scène, qu’Higelin nous lâche. Sans avoir jamais abdiqué sa créativité (son dernier album est un de ses meilleurs), ni ses idées de gauche. On gardera le souvenir d’un baladin à la voix enfantine et à la tignasse en bataille, d’un poète à l’humilité touchante, d’un humaniste engagé et d’un showman l’infatigable générosité, capable de soulever les foules comme personne. Sa descendance artistique est assurée, avec un fils chanteur Arthur H, une fille actrice et chanteuse Izia, un autre fils réalisateur et acteur, Ken, et des émules talentueux comme Feu! Chatterton. Alors, on ravale ses larmes et on trinque à la postérité du Grand Jacques «Monté au ciel, à travers les nuages». Champagne!

Red Bull Air Race à Cannes

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Après des débuts tonitruants à Abu Dhabi, le Red Bull Air Race  a fait fureur à Cannes. Pour la première fois de leur histoire, les pilotes s’affrontaient dans le ciel français, le long des plages de Cannes. Avec pas moins de trois avions tricolores en Master Class et deux  en Challenger Class, la course fut mémorable et  a attiré des milliers de spectateurs sur la Croisette. En marge de la compétition, de spectaculaires shows aériens attendaient le public,  avec notamment des démonstrations de l’escadron des Flying Bullset,  du parapentiste Tim Alongi et les célèbres Soul Flyers  pour des démonstrations de freefly

CanneSéries: Le Palmarès

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CanneSéries, premier festival international des séries télé s’est tenu du 4 au 11 avril, en parallèle avec le MipTV. Le public y était  largement convié,  avec des séances “Séries Addicts” gratuites dans tous les cinémas de la ville et des projections au Palais des Festival sur invitations pour les 10 séries en compétition et les avant premières. Il a répondu assez massivement et les séances ont été trés fréquentées malgré une météo désastreuseL’ouverture s’est faite le mercredi 4 avril  avec la projection de deux épisodes de la saison 3 de Versailles, en présence de l’équipe de la série vedette de Canal +. Le samedi 7 avril, pour l’ouverture de la compétition, c’est la série événement La Vérité sur l’Affaire Harry Québert, adaptée du best seller de Joël Dicker,  qui était présentée en avant-première mondiale. Et en clôture, le 11 avril, on a pu voir deux épisodes de Safe, autre série événement écrite par Harlan Coben avec Audrey Fleurot et le héros de Dexter, Michael C. Hall. Le maître du polar présidait  le jury chargé de départager les 10 séries internationales en compétition. Le choix était difficile car les dix séries en compétition étaient d’un excellent niveau, avec des moyens de cinéma et des histoires fortes ancrées dans celle de leur pays d’origine. Toutes pourraient trouver leur place sur une de nos chaînes de télévision (Arte notamment) ou sur une plateforme de visionnage par abonnement. Voici le palmarès, qui oublie la grande favorite,  Killing Eve (série US d’espionnage au ton décapant), pour récompenser des histoires peut-être plus  inattendues. Quitte a primer deux fois deux séries et à oublier celles dont on a le plus envie de voir la suite (Killing Eve et  Félix)…

Meilleure série : When Heroes Fly (Israël)
L’histoire d’un groupe d’anciens commandos de Tsahal, traumatisés à divers degrés par la guerre, qui se retrouvent dix ans après avoir quitté l’armée pour partir à la recherche de la fiancée de l’un d’eux disparue en Colombie. La longue et scotchante scène d’ouverture au cours de laquelle le groupe essuie le feu ennemi pour sauver l’équipage d’un tank laissait penser qu’on avait affaire à une série de guerre, mais il ne semble pas que ce soit le cas. C’est peut-être ce twist inattendu qui a séduit le jury.

Meilleure série digitale : Dominos (USA)

Prix spécial d’interprétation aux acteurs de : Miguel (Israël)
Une série israélienne très originale sur le fond et sur la forme, inspirée de la vie du styliste et designer Tom Salama, qui a adopté plusieurs enfants au Guatemala. Miguel raconte la quête de l’un d’eux pour retrouver sa mère biologique. Les acteurs sont effectivement tous trés bons, même si on pariait plutôt sur ceux de la série italienne Cacciatore.

Meilleure interprétation : Francesco Montanari (Italie)
Le prix collectif aurait pu aller à l’ensemble des acteurs de Cacciatore, série de mafia italienne, inspirée des mémoires du juge anti mafia Alfonso Sabella. Mais Francesco Montanari qui l’incarne est particulièrement excellent (avec de faux airs de Borat, par moments).

Meilleur scénario : State of Happiness (Norvège)
Nous avions parié sur cette série norvégienne, qui est probablement la plus ambitieuse du point de vue du scénario. Elle raconte la vie d’une petite ville côtiére qui compte sur les forages pétroliers pour se relancer, alors que l’industrie de la pêche, sur laquelle elle a bâti sa prospérité, commence à décliner.Ça commence en 1969 et on suit une demi douzaine de personnages dont les destins s’entrecroisent. La réalisation et la reconstitution sont aussi impeccables.

Meilleure musique: State of Happiness (Norvège)
On a beaucoup aimé l’utilisation de chansons pop des années 70 dans cette série norvègienne deux fois primée. Mais on préférait celle de When Heroes Fly, superbe B.O electro jazz signée Roy Nassee.

Avec CannesSéries, c’est un autre Festival de Cannes qui vient de naître. On lui souhaite le même succès et la même longévité.

 

Victoires de la Musique 2018

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Nouveau décor, nouvelle présentatrice, nouveau réalisateur et… nouvelles têtes ! Un vent de dégagisme a soufflé sur les Victoires de la Musique, décernées  cette année  depuis  la Seine Musicale, nouvelle salle parisienne, fraîchement inaugurée. La cérémonie s’est ouverte sur un bel hommage à Johnny Hallyday, avec “Requiem pour un fou” , interprété en duo par Slimane et Florent Pagny avec l’orchestre de Johnny. Vêtue d’un sac à sapin, Daphné Bürki s’est donné beaucoup de mal pour être drôle (souvent en dessous de la ceinture), faire bouger la salle (peine perdue) et pallier aux pannes techniques, alors que le président de l’édition, Sting, très élégant en costume trois pièces, n’a eu besoin que de quelques mots en français pour mettre l’assistance dans sa poche. Mais une fois son duo promo avec Shaggy expédié,  on ne l’a plus revu.  Les autres numéros musicaux (Louane dans un hommage facile à France Gall, Soprano, Big Flo et Oli, Bernard Lavilliers, Brigitte, Matthieu Chedid qui a mis le feu avec sa bande de musiciens africains, l’envoûtante Fishbach… ) se sont ensuite succédé entre deux remises de Victoires. La première est allée à la troupe de LamoMali (Matthieu Chedid et Cie) en catégorie « album musiques du monde », la seconde à Shaka Ponk pour l’album rock (The Evol’) . Le groupe qui jouait à Marseille, a  fêté  ça le lendemain à Nikaia avec le show électrique du Monkadelic Tour.  En son absence, la première sensation de la soirée a été Eddy de Preto (voir vidéo). Un jeune chanteur-rappeur au look d’albinos et au style convulsif, dont le premier album n’est pas encore sorti qu’il est déjà la révélation de l’année. Toujours aussi perchée, Camille, déguisée en chaperon rouge, a prouvé qu’elle méritait sa Victoire du concert de l’année, soufflée à la barbe du favori Julien Doré.

Avec trois nominations, Orelsan, toujours aussi intense sur scène, faisait figure de grand favori. Le rappeur de 35 ans, originaire de Caen, dont le nouvel album, La fête est finie, a cartonné avec plus de 350 000 ventes, était nommé dans trois catégories : « artiste de l’année », « musiques urbaines » et « création audiovisuelle » (clip vidéo). Il fait carton plein, alors que ses confrères rappeurs toulousains BigFlo et Oli emportent la « chanson de l’année », confirmant la suprématie des « musiques urbaines » sur les Victoires 2018.  Le rap et l’électro infusent désormais toutes les catégories des Victoires : Eddy de Preto et Gael Faye (« révélation scène ») peuvent largement s’en revendiquer, de même que Petit Biscuit et bien sûr MC Solaar, dont la Victoire dans la catégorie « album de chansons » confirme une évidence : le rap est en train de devenir la nouvelle chanson française.
La cérémonie des Victoires 2018 a ainsi consacré l’émergence d’une nouvelle génération d’artistes. Bernard Lavilliers et Catherine Ringer étant les seuls « vétérans » rescapés d’une sélection au sein de laquelle Charlotte Gainsbourg (« artiste féminine » de l’année) et MC Solaar faisaient figure d’ancêtres. Même Etienne Daho, pourtant auteur d’un superbe nouvel album (Blitz), avait été recalé de la sélection au profit des Brigitte, Louane, Julien Doré, Albin de la Simone, Aliose, Gauvain Sers, Fishbach, Kyo et autres Juliette Armanet (« album révélation »).  Il s’est consolé avec une « Victoire d’honneur» attribuée pour l’ensemble de sa carrière et remise par Charlotte Gainsbourg qui lui a fait un très joli compliment, plein de tendresse et d’émotion. Des sentiments qui ont souvent manqué lors de cette soirée au long cours (plus de trois heures).

Shaka Ponk à Nice

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Récompensé la veille d’une Victoire de l’album rock de l’année pour son dernier effort Evol’, Shaka Ponk a fait honneur à son titre pour son deuxième passage à Nikaia,  avec un show survolté  qui a électrisé 5000 spectateurs en furie. Une orgie de décibels, de vidéos,  de lasers  et de danses tribales, dont un des climax  restera  cette version de Smells Like Teen Spirit de Nirvana,  démarrée piano-piano et finie en folie derrière la régie son,  où les chanteurs Frah et Sam ont pris un bain de foule et fait un million de selfies. Avec en première partie le duo electro pop Alb, ce concert ultra jouissif restera dans les annales de Nikaïa.