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Festival du livre à Nice

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Rendez vous littéraire  incontournable du printemps, Le Festival du Livre de Nice  s’est tenu du 31 mai au 2 juin avec, cette année encore,  plus de 50 000 visiteurs .  Plus de 200 écrivains  (romanciers, essayistes, poêtes, polémistes, historiens, célébrités) étaient présents  au jardin Albert 1er, à l’opéra et à la cinémathèque pour des séances de dédicaces et des rencontres. Parmi eux  Agnès Abécassis, Christine Angot, Jean Jacques Annaud, Eric Antoine, Pierre Assouline, Josiane Balasko, Philippe Besson, Jeannette Bougrab, Jean Liis Debré, Michel Drucker , Annie Duperey,  David Foenkinos, Marek Halter, Alexandre Jardin, Serge Joncour, Axel Kahn, Camille Lacour, Marc Levy, Andreï Makine, Mathias Malzieu,    Macha Meryl , Michel Onfray, Pierre Palmade, Daniel Picouly, Vanessa Schneider,  Philippe Val et Didier Van Cauwelaert… 

 

 

77e Grand Prix F1 à Monaco

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La 77e édition du Grand Prix Automobile de Monaco s’est déroulée du jeudi 23 au dimanche 26 mai 2018 sur le légendaire circuit urbain de la Principauté. 983e Grand Prix de l’Histoire, le rendez-vous Monégasque comptait pour le  Championnat du Monde FIA de Formule 1 2019.  Plébiscité par tout le microcosme de la catégorie reine pour son ambiance sans commune mesure et son fabuleux écrin, le Grand Prix de Monaco met chaque année à dur épreuve les nerfs des pilotes prêts à tout pour inscrire leurs noms au palmarès de l’épreuve la plus prestigieuse du calendrier. C’est l’Anglais Lewis Hamilton (Mercedes),  qui l’a emporté   devant  Sébastien Vettel (Ferrari) et Valtteri Bottas (Mercedes).  Victime d’une crevaison, le monégasque Charles Leclerc  (Ferrari) à dû abandonner. 

 

Formule E à Monaco

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Neuvième étape (sur 13) au calendrier de  la Formule E, le troisième E-Prix de Monaco s’est couru le samedi 11 mai en principauté.  Capable de dépasser les 225 km/h, 11 monoplaces se sont affrontées sur une partie du circuit du Grand Prix F1.   Cette année, trois « anciens » pilotes de Formule 1 débarquaient à leur tour dans les baquets de Formule E : Pascal Wehrlein , Felipe Massa  pour l’écurie Monégasque Venturi et Stoffel Vandoorne. Double tenant du titre en terre Monégasque et lui aussi ancien de la catégorie reine, Sebastien Buemi  défendait  sa couronne sur un tracé identique aux éditions 2015 et 2017 sur la partie basse du circuit. Pour cette 3édition du Monaco E-Prix, l’Allianz E-Village était installé sur le Quai Antoine 1er. En plus de ses nombreux stands d’animations, l’Allianz E-Village proposait aux visiteurs de se familiariser avec les dernières nouveautés et innovations des constructeurs automobiles. La « Gaming Zone » permettait de s’exercer au pilotage sur simulateur. C’est là, enfin, qu’a eu lieu la traditionnelle séance d’autographes avec les pilotes. Mais la grande nouveauté de 2019 c’était  le Jaguar I-PACE eTROPHY. Première compétition de véhicules électriques de production, il mettait en piste la première voiture de série électrique à batterie de Jaguar, le SUV I-PACE, modifié pour la compétition. 20 concurrents s’affrontaient à bord dans une course de 30 minutes, organisée en clôture du E-Prix.

Midem by Night à Cannes

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Dans le cadre du  Midem, qui s’est tenu à Cannes du 4 au 7 juin, les concerts se sont  succédés cette année encore  sur la Midem Beach,  devenue  lieu unique des lives et des rencontres pro. Destinés en priorité aux 4400 participants du marché international  de la musique,  les concerts  du Midem By Night sont ouverts au public sur invitation. Après Hyphen Hyphen, le collectif jamaïcain  Inna de Yard y a lancé sa tournée européenne après la projection, en avant première mondiale du documentaire de Peter Webber qui leur est  consacré. Les 11 finalistes du programme Midem Artist Accelerator , ouvert aux artistes en développement du monde entier, ont occupé pendant ces trois jours la scène de la plage du Palais. On a ainsi pu y découvrir :  Acido Pantera (Colombie), Alexander Oscar (Danemark), Anya (Danemark), Blanche (Belgique), Bo Ningen (Japon/GB), Dalex (Porto Rico), Kyan (GB), Moonchild Sanelly (Afrique du sud), Mullaly (GB) , Rasha Nahas (Palestine)  et Sauti Sol (Kenya).  

R.I.P Dick Rivers (1935-2019)

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Son premier disque était sorti le jour de son 16e anniversaire, il est mort celui de ses 74 ans. Entre ces deux dates, le Niçois Hervé Forneri, alias Dick Rivers, aura écrit quelques-unes des plus belles pages du rock à la française, dont il fut avec Johnny Hallyday et Eddy Mitchell l’un des pionniers et le plus ardent propagateur…

Fils d’un boucher de l’avenue de la République, Hervé Forneri naît le 24 avril 1945 à Nice. Très jeune, il découvre le blues puis le rock ‘n’ roll grâce à la proximité de la garnison américaine installée de 1945 à 1966 dans la Rade de Villefranche : « Les matelots amenaient tout de chez eux: leur bouffe, leur musique, leur civilisation, se souvenait-il l’an dernier, alors que nous l’interrogions sur l’anthologie de ses 55 ans de carrière qui venait de paraitre. Pendant leurs permissions, certains jouaient au Vieux Colombier à Juan les Pins dans un groupe qui s’appelait Rocky Roberts & the Airdales. Ils avaient beaucoup d’avance, musicalement. Il fallait un certain culot pour les imiter, mais le public n’attendait que ça. Mon premier 45 tours est sorti le jour de mon 16e anniversaire, le 24 avril 1961. Je suis passé directement du vélo à la Cadillac! ».

Avec quelques potes, les frères Roboly, Gérard Jacquemus et William Taïeb (tous affublés de pseudos américains), il fonde les Chats Sauvages, qu’il quitte moins de deux ans plus tard pour entamer un carrière solo sous son nom de scène, Dick Rivers, emprunté au personnage interprété par Elvis Presley dans « Loving You ». Sa dévotion pour Elvis ne faiblira jamais et toute sa carrière, Dick Rivers ne chantera que du rock et des ballades. En adaptant d’abord en français les succès des pionniers comme Presley, Gene Vincent, Johnny Cash, Jerry Lee Lewis, Little Richard ou Roy Orbison (« La chance qu’on avait, nous confiait-il lors de la même interview c’est que ceux qui achetaient nos disques ne connaissaient pas les originaux. Et ça a duré jusqu’aux années 70! Quand John Denver a joué la première fois à l’Olympia, tout le monde a cru qu’il reprenait «Faire un pont» en anglais! ») , puis en interprétant les chansons originales que lui écrivirent une multitude d’auteurs et de compositeurs : « Je cherche toujours la chanson parfaite, c’est mon Graal. Je n’ai jamais écrit une chanson de ma vie, je ne suis qu’un vulgaire interprète, un éternel débutant ». Alain Bashung, Gérard Manset et Francis Cabrel, entre autres, lui offrirent de précieuses collaborations dans les années 70 -80 et depuis les années 90 Dick n’a cessé d’enregistrer avec la fine fleur de la nouvelle chanson française comme Patrick Coutin, Mathieu Boogaerts, Mickey 3 D, Joseph D’Anvers ou plus récemment Julien Doré. Des disques aux titres en forme de jeux de mots faciles (Very Dick, AuthenDick…), mais toujours créatifs et de grande qualité. Avec le temps, sa voix, toujours teintée d’un léger chuintement qui faisait sa marque et d’une pointe d’ accent méditerranéen s’était encore bonifiée, au point d’être régulièrement comparée à celle d’Elvis, Johnny Cash ou Roy Orbison. Entre deux enregistrement et une tournée, devenu une encyclopédie vivante du rock, Dick faisait profiter de sa science les auditeurs de RMC. Il s’était aussi essayé au cinéma (avec son compère Niçois Jean Pierre Mocky) et au théâtre, où on le vit interprêter du Jean Genet (Les Paravents) en 2004 sur la scène de Chaillot !

Malgré cette riche carrière et les nombreux succès qui l’ont jalonnée, Dick souffrait d’un manque de reconnaissance de la part du show business et des médias plus prompts à railler son look de rocker vintage (parodié par Antoine de Caunes avec son Didier l’Embrouille, fan éternel de Dick) qu’à reconnaître la qualité de son travail : « Ce n’est pas tellement un problème de reconnaissance du chanteur, nous disait-il en 2011.Au bout de cinquante ans de carrière, je n’en suis plus là. C’est plutôt le manque de reconnaissance à l’homme qui me chagrine. Que Ruquier fasse comme si je n’existais pas, que Drucker ne m’ait jamais invité, je trouve ça limite irrespectueux. Même chose pour les Enfoirés, alors que c’est moi qui, le premier, ai imposé Coluche en première partie de mes spectacles ». Un ostracisme qu’il attribuait à ses origines provinciales (contrairement aux « parisiens » Johnny et Eddy), mais qui le poursuivait jusque dans sa ville natale où il se plaignait de n’être jamais programmé lors de ses tournées :  « La dernière fois que j’ai chanté à Nice, c’était en 1996. Un super-souvenir, mais depuis on ne m’y a plus jamais réinvité. Quand je vais manger ma socca chez Pipo ou acheter mes pâtes chez Quirino, rue Bavastro, je déclenche une mini-émeute.Mais quand il s’agit d’organiser des concerts, il n’y a plus personne. Ca a été comme ça depuis mes débuts.Je suis l’illustration vivante du proverbe «Nul n’est prophète en son pays ».

Il n’avait plus joué à Nice depuis 20 ans, lorsque l’an dernier enfin il s’y produisit deux fois coup sur coup, pour la tournée Age Tendre, dont il avait accepté d’être une des têtes d’affiche , et pour un concert avec son propre groupe au Théâtre Lino Ventura, le 15 décembre 2018. Le Hard Rock Café de Nice lui avait organisé une réception enfin digne de son statut d’icone et il avait fait don d’un de ses ceinturons indiens fétiches à la collection de memorabilia du restaurant, manifestant sa gratitude et sa joie d’être enfin fêté chez lui. Bien que physiquement diminué par la maladie,  le concert du soir avait été, comme promis, « rock’n’roll à donf’ ». Dick y avait joué ses  rocks en VF et ses tubes, dont l’incontournable « Nice Baie des Anges », accompagné d’un groupe de jeunes rockers canadiens très efficaces, devant un public aux anges. En quittant la scène après plusieurs rappels, Dick avait la banane. « Quand je me regarde dans la glace, je n’ai pas honte, nous disait-il. Humainement, je ne me trouve pas trop mal.Musicalement, j’assume tout ce que j’ai fait.Je n’ai jamais enregistré de la soupe pour être à la mode et je trouve que j’ai continué à évoluer assez honorablement.J’en ai marre d’être sous-évalué, mais je sens un respect à défaut de véritable reconnaissance ». Elle viendra sans doute après sa mort confirmée sur son compte Twitter par son fidèle manager Denis Sabouret : « J’ai la grande tristesse de vous annoncer que Dick Rivers @riversdick est décédé cette nuit des suites d’un cancer. Nos très affectueuses pensées à son épouse Babette ainsi qu’à toute sa famille ». Contrairement aux voeux de ses nombreux fans  azuréens, Dick a été inhumé à Paris et non à Nice, au cimetière de Montmartre le jeudi 2 mai 2019. Ses obsèques ont été célébrées en l’église Saint Pierre de Montmartre en présence de nombreuses personnalités, dont Francis Cabrel, Nicoletta, Pierre Billon, Jean Claude Camus, Christophe Dechavanne, Petula Clark, Isabelle Aubret, Fabien Lecoeuvre et Jean Luc Lahaye. Son éloge funèbre a été prononcé par Brice Hortefeux et Eric Naulleau.

Top Marques à Monaco

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(Photo Olivia Marocco)

Le 16 ème salon Top Marques Monaco s’est tenu du 30 mai au 2 juin au Grimaldi ForumUne exposition spectaculaire de supercars de classe internationale, à l’intérieur et à l’extérieur du Grimaldi Forum.  Dans le pavillon des montres,  bijoux et produits de luxe, les visiteurs pouvaient admirer et même acheter les plus belles pièces horlogères de la planète, des bijoux de créateurs indépendants et les derniers must-have en produits de luxe.  En dépit de son histoire relativement courte, Top Marques est  le troisième événement le plus populaire de la Principauté, attirant toujours plus de visiteurs.

Patrick Bruel à Nikaïa

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On ne s’était pas donné rendez vous dans dix ans. Les chansons de Patrick Bruel ne sont pas vraiment notre tasse de thé et on gardait le souvenir cuisant de concerts pour midinettes où l’on s’était senti bien seul, les tympans vrillés de « Patriiiiick ! » suraigus. Il a fallu toute l’insistance amicale de Patricia, l’attachée de presse du concert (« Tu verras le show est superbe ») et la promesse de places VIP, pour nous y traîner à nouveau. Et on n’a pas regretté notre soirée ! C’est dans un Nikaïa archi comble, au milieu d’une foule en majorité féminine (mais pas que), que l’on s’est donc retrouvé pour assister à l’étape niçoise du « Tour 2019 ». Il passait la veille par Toulon et repassera cet été par Sollies Pont.  En attendant probablement un Stade de France, ou une autre méga enceinte de ce genre, vu le succès de la tournée, qui affiche complet partout. Le show est taillé pour les grandes scènes avec des écrans gigantesques et des jeux de lumière impressionnants. 

On pense immédiatement à ceux que proposait Johnny et on n’est pas surpris qu’aux rappels, Bruel reprenne « J’ai oublié de vivre », en hommage à son pote disparu.  La setlist mixe savamment anciens et nouveaux titres, ballades et tubes.Toujours fringant, « Patriiick » porte beau ses 59 printemps et sa voix est plus puissante que dans nos souvenirs. Bien que son groupe, composé de fidèles qui le suivent depuis des lustres, soit excellent, il assure une bonne partie du concert en solo, en s’accompagnant à la guitare acoustique ou au piano (qui descend des cintres pour trois titres puis remonte). Sa complicité avec le public est réelle et dépasse l’adulation béate. Le show est sans doute le meilleur qu’il ait jamais produit et la comparaison avec ceux de Johnny n’est pas erronée. Si on lui cherche un successeur, Bruel constitue désormais un sacré prétendant. Bref, on n’attendra pas dix ans pour aller le revoir sur scène.

Dick Rivers à Nice

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Vingt ans qu’il n’était pas venu donner de concert à Nice !  C’est peu dire que le retour de Dick Rivers était attendu dans sa ville natale. Né Hervé Forneri, fils d’un boucher du vieux Nice, ex-leader des Chats Sauvages,  c’est une légende du rock français que le théâtre Lino Ventura  accueillait le samedi 15 décembre. Pour l’occasion, le Hard Rock Café de Nice lui avait organisé une petite réception au cours de laquelle Dick a officiellement remis au manager du restaurant un ceinturon US qui s’en est allé rejoindre la collection d’objets de memorabilia du HRC.

C’est Lone Redneck, groupe de country rock localqui assurait la première partie du concert. Un excellent choix pour une mise en jambes bien rock’n’roll. Le répertoire de classiques rock et de chansons originales du groupe était parfait pour attendre la star de la soirée.  Entouré de quatre musiciens , Dick Rivers a livré le show “rock’n’roll à donf‘” promis, enchaînant les classiques du rock en versions originales (“Not Fade Away”, “Hearttbreak Hotel”, “20 Flight Rock”, “Let’s Have a Party”, “That’s Allright Mama” )  ou traduites (“Mauvaise Fille”, “Faire un pont”, “Gravement amoureux de vous”, “Maman n’aime pas ma musique“) et quelques tubes comme “Pluie et Brouillard” ou l’incontournable “Nice Baie des Anges“. Le groupe  canadien qui accompagne Dick sur cette tournée est très rockab’, à l’image du guitariste Robert Lavoie, digne émule de Brian Setzer (Stray Cats) : le son dépotait vraiment. Dommage que la voix du chanteur ait été un peu noyée dans le mix !  Mais le public niçois, venu en nombre (le théâtre était plein),  s’est éclaté et a fait un véritable triomphe à son rocker maison.

Monte Carlo Jazz Festival 2018

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Depuis sa création en 2006,le Monte Carlo Jazz Festival n’avait sans doute pas connu une édition aussi riche que celle de cette année 2018.  Du 13 novembre au 2 décembre , le public azuréen, décidément à la fête , a pu voir  dans la magnifique salle Garnier de l’opéra de Monte Carlo  se succéder des artistes aussi différents  que  John McLaughlin, Sanseverino, Boy George, Marcus Miller ou Benjamin Biolay. C’est le grand Gregory Porter qui a ouvert le bal avec Robin McKelle. Bobby McFerrin et Youn Sun Nah ont suivi ainsi que Denis Matsuev. Grand moment le 23 novembre avec Sanseverino dans ses oeuvres boogie blues précédé d’Hugh ColtmanThe Amazing Keystone Big Band et  Vincent Perani ont suivi avant l’arrivée attendu du local de l’étape John McLaughlin accompagné de son groupe légendaire 4th Dimension et de Shankar Mahadeva pour un concert best of qui fera date. Le 29 novembre , soirée festive avec Manu Katché et Electro Deluxe avant de découvrir le lendemain le duo formé par Benjamin Biolay & Melvil Poupaud avec  Cyrille Aimée en première partie. L’évènement de l’édition a quand même été le grand retour de Boy George & Culture Club qui ont joué salle Garnier avant de faire de même le lendemain,  mais dans celle de  l’opéra de Paris cette fois. Enfin  le fidèle Marcus Miller a fait la clôture avec une  Selah Sue bien enceinte mais toujours en voix et  Eric Legnini Trio en première partie. Une édition à revivre en images avec les superbes photos de Philip Ducap, le photographe attitré de la SBM.

JL Aubert à l’opéra de Nice

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Bien qu’annoncé tardivement et sans grande publicité, le concert solo de Jean Louis Aubert à l’opéra de Nice n’a eu aucun mal à afficher complet. Les fans de l’ex-chanteur de Téléphone et des Insus l’attendaient pour l’unique escale niçoise de la tournée Prémices. Après la triomphale tournée de reformation de Téléphone sous le nom des Insus, on n’espérait pourtant pas voir Aubert sur scène de sitôt. Mais visiblement ses fans ne sont pas rassasiés… et lui non plus! À 63 ans, l’ex-Téléphone aime toujours autant le contact avec le public et il le prouve avec cette tournée en solo acoustique au cours de laquelle il interprète pendant plus de deux heures les chansons de son répertoire, quelques tubes de Téléphone et une poignée de nouveautés écrites dans l’optique d’un nouvel album. D’où le nom de la tournée, Prémices, qui sonne comme une douce promesse. À Nice, Aubert en a joué deux, sans donner leur titre. On les a donc baptisées «Artiste-autiste» et «Courage, dansons». Deux chouettes chansons «à texte» qui annoncent, peut-être, un album plus «folk» que «rock». Visiblement heureux d’être là et en grande forme physique, «Jean-Louis» comme l’appellent affectueusement ses fans, les a chantées pour sa maman qui occupait une des loges. Toujours aussi généreux et à l’aise sur scène, même seul dans un décor uniquement constitué d’instruments de musique (guitares, piano, percussions), devant un «pedal board» qui ressemble à un tableau de bord de Boeing 747, Aubert a joué pendant près de deux heures trente pour un public transgénérationnel (enfants, parents et même grands-parents !) qui connaît ses chansons par cœur et les chante avec lui. «Voilà, c’est fini», au deuxième rappel, marqua la fin du spectacle. C’était de circonstance, mais on aurait aimé que ça ne se termine jamais.

NRJ Awards : Le palmarès

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Rendez-vous toujours très attendu du jeune public azuréèn,  la 21ème édition de la cérémonie des NRJ Music Awards s’est tenue samedi  9 novembre  au Palais des Festivals de Cannes. Voici le palmarès :

 Révélation Francophone de l’année Bilal Hassani

Révélation Internationale de l’année Billie Eilish

Artiste Féminine Francophone de l’année Angèle

Artiste Féminine Internationale de l’année Ariana Grande

Groupe / Duo Francophone de l’année Bigflo & Oli

Groupe / Duo International de l’année Lady Gaga & Bradley Cooper

Artiste Masculin International de l’année Ed Sheeran

Artiste Masculin Francophone de l’année M Pokora

Chanson Francophone de l’année “Tout oublier” d’Angèle

Chanson Internationale de l’année “Señorita” de Shawn Mendes et Camila Cabello

Clip de l’année “Promesses” de Bigflo & Oli

Dj de l’année Dj Snake

Performance Francophone de la soirée Vitaa et Slimane avec “Ca va, ca vient”

NRJ Music Award d’Honneur Jonas Brothers

Nuit Blues à Monaco

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(Photos Philip Ducap)

Sans lui, Jimi Hendrix, Eric Clapton ou Stevie Ray Vaughan auraient peut-être choisi de jouer du violon ou de l’ukulélé plutôt que de la guitare électrique. A 82 ans, Buddy Guy continue d’influencer tout guitariste qui s’aventure sur les douze mesures du blues. Il était, le  samedi 27 octobre, la tête d’affiche d’une épatante “nuit du blues” à l’opéra de Monaco, en avant goût du festival de jazz. On y a découvert le gros son et la grosse voix du frenchie Manu Lanvin qui a dynamité un répertoire de classiques  blues à grands coups de riffs incendiaires et de solis tonitruants.

Après ça, l’irlandais Johnny Gallagher l’a joué plus en finesse et a, une nouvelle fois, emballé le public monégasque qui  commence à bien le connaître,  avec ses bonnes chansons blues, sa barbe de ZZ Top  et son beau toucher de guitare. La star de la soirée lui a d’ailleurs rendu hommage en le faisant monter sur scène avec lui au rappel.

En mode décontract’, sapé comme un campeur descendu faire une partie de boules,  papy Buddy a fait le show   sans trop forcer son (immense) talent. C’est dommage,  car son groupe actuel est très bon,  sa voix est magnifique et son jeu de guitare est toujours incisif. On aurait préféré moins de gimmicks (descente dans la foule, solos à rallonge, distribution de médiators, …) et plus de chansons,  mais on est quand même drôlement content d’avoir vu la légende en action.

 

R.I.P Charles Aznavour (1924-2018)

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Charles Aznavour s’est éteint à l’âge de 94 ans. Véritable monument de la chanson française, il était acclamé comme tel dans le monde entier, où il continuait de se produire. Nous avons eu la chance de le rencontrer à plusieurs reprises, la dernière fois en 2016, chez lui  dans sa propriété des Alpilles,  à Mouriès,  où il est décédé. On avait une fois encore été épaté par sa jeunesse, sa vitalité et sa vivacité d’esprit. Voici l’interview qu’il nous avait accordée…  Salut l’artiste ! 

C’est une grande maison, presqu’une hacienda, remplie de trophées et de souvenirs.On y accède par une allée majestueuse qui traverse un parc à la française, impeccablement tenu. La fraîcheur et la pénombre intérieures contrastent avec la fournaise du dehors.Après avoir traversé le hall et la salle de billard, on retrouve le maître de maison dans une vaste pièce qui sert à la fois de bureau de salle de télévision et de bar, grâce à un comptoir en zinc récupéré d’un vieux bistrot. Partout au mur, des photos, des disques d’or et, sur les étagères, une imposante collection de dvd. Charles Aznavour, 92 printemps, finit de regarder un vieux film de Burt Lancaster sur le grand écran TV, sa chienne Fifi couchée sur les genoux. Il se lève et nous accueille avec la même cordialité que jadis (les années 80), lorsqu’on allait le visiter, chaque été, dans sa maison de Saint-Tropez…

Pourquoi avoir abandonné le Var pour les alpilles?

J’en avais marre de St Tropez.Non pas du village, ni de ses habitants, que j’aime beaucoup.J’y ai gardé beaucoup d’amis… Mais c’est devenu une foire d’empoigne.Du tourisme people de bas étage. Plus moyen de se balader tranquille sur le port… C’est un ami journaliste Jacques Bessis qui m’a amené ici, il y a 20 ans, en me disant qu’il y avait une maison à vendre, à côté de la sienne. L’endroit m’a tellement plu qu’on est allé directement chez le notaire. Pourtant il n’y avait presque rien : une vielle bâtisse à démolir et 4000 m 2 de terrain que j’ai agrandis petit à petit en rachetant des lots mitoyens.Ca m’a permis de planter des oliviers et plein d’autres choses.Aujourd’hui on a de tout, de l’eau, des légumes, des fruits… On peut vivre en autarcie, les quatre mois où j’y suis…

C’est comme ça que vous être devenu producteur d’huile d’olive?
Oui, j’ai planté deux hectares d’oliviers.Ca m’a coûté un bras! Je commence juste à amortir cette année une partie de ce que j’ai investi. On fait de l’huile Aznavour.Elle est très demandée. Les meilleures huiles d’olive du monde viennent d’ici et je peux vous dire que j’en ai goûté! La preuve, c’est que l’Élysée a été un de nos premiers clients et il l’est toujours.

Comment sont vos relations avec le pouvoir?
Elles sont très bonnes. On sait où me trouver quand on a besoin de moi pour représenter la France à l’étranger.Je l’ai encore fait au Brésil et au Japon.Je m’entends bien avec François Hollande même si je n’ai pas voté pour lui et que je lui ai dit (il m’a répondu en riant : « Je m’en doutais un peu »). J’aime bien Valls aussi.J’apprécie les gens qui savent taper du poing sur la table quand il le faut.Malgré nos différents fiscaux, j’ai toujours eu de bonnes relations avec les socialistes.J’ai versé une larme à la mort de Michel Rocard, que j’aimais beaucoup.

Vous savez déjà pour qui vous voterez l’an prochain?
Oui, mais ne comptez pas sur moi pour vous le dire. D’abord parce que je ne voudrais pas que la communauté arménienne se croie obligée de faire pareil.ensuite parce que j’ai horreur de perdre… (rires).Vous n’aurez pas de confidences politico-aznavouriennes!

Parlons boulot alors.Vous êtes demandé partout : comment choisissez-vous vos galas?
Au plus offrant! (rires) Je privilégie l’étranger, Pas seulement pour des raisons fiscales, mais parce qu’on n’est plus beaucoup à y aller, Je croise encore un peu Nana Mouskouri, mais plus grand monde d’autre.Patricia Kaas marche moins qu’avant j’ai l’impression.Heureusement, il y a Zaz qui cartonne.Je vois ses affiches partout où je vais.Elle a tout ce qui faut pour faire une très belle carrière, si elle gère bien.

Vous ne vous êtes jamais lassé des tournées?

Non, jamais.Je fais moins de concerts mais je continue à aller partout où on me demande. Il n’y aura qu’en Turquie que je n’aurais pas chanté.Je le regrette, car c’est le pays de ma mère.Mais tant qu’ ils ne feront aucun effort vers la reconnaissance du génocide arménien, je n’irai pas.

On ne vous voit plus au cinéma, par contre et c’est bien dommage…

J’ai arrêté parce que ça devenait trop difficile de mémoriser les textes. Sur scène, ce n’est pas pareil, j’ai un prompteur…Et je ne suis pas le seul! (rires) Mais au cinéma, je ne me vois pas coller des bouts de papiers partout sur le plateau ou utiliser une oreillette comme le font certains.

Lequel de vos films préférez-vous?
Celui qui m’a le plus servi c’est Tirez sur le pianiste (Truffaut 1960 N.D.L.R).Il m’a ouvert les portes de l’Amérique. La première fois que j’ai fait le Carnegie Hall, il y avait plein de musiciens de jazz dans la salle.Tout le monde s’attendait à ce que je joue du piano! (rires)

À quoi occupez-vous vos journées lorsque vous ne chantez pas?

J’écris tout le temps. J’ai toujours trois chansons en route, comme ça quand je bloque sur une je finis l’autre. J’ai déjà la matière pour faire deux albums : un normal, l’autre de chansons inédites comme celle que j’ai écrit pour la comédie musicale Cléopâtre et qu’ils n’ont pas retenu. Je fais pas mal de classement aussi : 83 ans de carrière, ça fait pas mal de trucs à ranger! (rires).Je lis beaucoup aussi.J’ai tous les livres religieux mais je ne suis toujours pas croyant.Comme je n’ai rien fait de mal dans ma vie, si Dieu existe, il ne m’en voudra pas.Et s’il n’existe pas, je ne lui en voudrai pas non plus ! (rires).Sinon, regarde des films et quand je suis ici je m’occupe de ma propriété.Il y a de quoi faire ! (Ce disant, il se lève nous raccompagne à la porte et grimpe dans une voiturette de golf avec son régisseur pour faire le tour du propriétaire)

Régates Royales de Cannes

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(Photo Franz Chavaroche)

Rendez-vous incontournable du yachting classique, les Régates Royales – Trophée Panerai ont eu lieu  du 22 au 29 septembre à Cannes. Amarrées en face du Palais des Festivals et des Congrès, une flotte de 70 Dragons et une armada de près de 200 yachts classiques représentant l’élite mondiale du yachting, se sont s’ affrontées amicalement dans la baie de Cannes pour cette édition anniversaire. Les Régates royales célèbraient, en effet, cette année leur quarantième anniversaire.

MC Solaar à Monaco

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(Photos Philip Ducap)

Aussi improbable que cela ait pu paraître sur le papier,  MC Solaar avait toute sa place dans la magnifique salle Garnier de l’opéra de Monte Carlo, où il était programmé dans le cadre du Sporting Summer Festival 2018. Pour son grand retour à la scène, après plus de dix ans d’absence, Claude MC s’est entouré d’un rappeur, d’un batteur, d’un DJ et de deux super choristes, l’une à la voix soul, l’autre pop. Cinq écrans en fond de scène et un chouette light show complètent le dispositif scénique  du Géopoétique Tour. La setlist équilibre les titres du  nouvel album,  les tubes ( « Qui sème le vent récolte le tempo », « Bouge de là », « Victime de la mode », « Caroline », « Prose combat », « Obsolète », « Nouveau western » ) et quelques chansons  moins connues du répertoire. Toujours aussi peu à l’aise sur scène, avec son look de chanteur de zouk timide (casquette blanche, chemise à fleurs, pantalon bouffant),   MC Solaar est heureusement bien épaulé par ses acolytes qui le poussent dans ses retranchements et rajeunissent un spectacle qui, sans eux, paraîtrait sans doute un peu trop pépère . Le show est cool, coloré et dansant et  pourra plaire aussi bien aux fans de rap français qu’aux amateurs de variétés et de chansons. Il est à nouveau programmé  le 11 août aux Aoutiennes de Bandol et le 7 décembre à  Nice (Nikaia) où on le reverra avec grand plaisir.