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St Paul: Baya

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Par la rédaction

Figure singulière de la création en Méditerranée, Baya a marqué la seconde moitié du XXe siècle par un univers à la fois poétique et flamboyant. Son œuvre déploie une profusion de formes végétales, de couleurs intenses et de personnages féminins magnifiés, dans une célébration joyeuse de la vie et de l’imaginaire. L’exposition invite à découvrir cette féerie singulière, peuplée d’oiseaux, de musiques et de figures aux parures somptueuses. Elle offre l’occasion d’explorer un parcours artistique unique, nourri de rencontres déterminantes mais avant tout porté par une liberté créatrice qui continue de résonner aujourd’hui. Née Fatma Haddad à Bordj el-Kiffan en 1931, Baya occupe une place singulière dans l’histoire de l’art du XXe siècle en Méditerranée et demeure l’une des figures majeures de la scène artistique algérienne de la seconde moitié du siècle. Très tôt, elle réalise des modelages et dessine sur la terre avant d’être encouragée par Marguerite Benhoura et Jean Peyrissac à pratiquer la gouache. En 1947, Aimé Maeght découvre ses travaux à Alger et décide de les présenter dans sa galerie parisienne. L’exposition, accompagnée d’un texte d’André Breton pour le catalogue Derrière le Miroir, révèle au public une jeune artiste autodidacte, qui rédige alors son premier texte, Le grand zoiseau. Grâce à Maeght, Baya rejoint Vallauris où elle travaille la céramique aux côtés de Pablo Picasso.

 

 

Nice: Maurice Denis

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Par la rédaction 

Le musée des Beaux Arts Jules Cheret célèbre le centenaire de l’exposition dédiée à Maurice Denis (1870-1943) qui s’est tenue à Nice en 1925. La reconstitution et l’étude de cette exposition témoignent de l’importance qu’ont eu les voyages successifs de l’artiste dans le sud de la France (1906, 1913 et 1922), pendant sa prolifique décennie créative des années vingt. La rencontre de l’univers denisien et de la Côte d’Azur est aussi l’occasion de s’intéresser plus largement à ce moment si particulier de sa vie d’homme et de sa vie d’artiste. Après la disparition de sa première épouse en 1919, son mariage avec Elisabeth Graterolle lui rend une vitalité créative qui lui permet de répondre aux nombreuses sollicitations qui couronnent sa carrière. Les bleus et les roses scintillants de la lumière hivernale qui inondent ses œuvres à cette période sont ainsi le miroir de l’accomplissement d’un artiste qui est venu puiser un nouveau souffle sur les rives de la Méditerranée, en cette période pacifiée de l’entre-deux-guerres. A l’occasion de cette exposition, la collection du musée s’enrichit de trois oeuvres de Maurice Denis. D’autres, exposées à Angoulême dans le cadre d’une autre exposition consacrée à Maurice Denis,  rejoindront l’accrochage avant la clôture.

 

 

Nice: Charles Bébert

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Par la rédaction 

Charles Bébert, c’est le roi des paparazzi de la Côte d’Azur. Connu comme le loup blanc, l’homme a photographié  tout ce que le monde compte de célébrités de passage à Nice, Cannes ou Monaco depuis les années 60 ! En juin 2023, pour fêter ses 86 printemps, ses fils Stéphane et Bruno lui ont fait la surprise de réouvrir sa mythique boutique-atelier de la rue Dalpozzo,  où il développait ses photos et, accessoirement,  celles de ses clients. Restée fermée pendant plus de 25 ans, la boutique a été restaurée  et transformée en mini-musée à la gloire du grand Charles. On peut la visiter lorsque Bébert ou un de ses fils y travaille. Il suffit de pousser la porte: tout y est dans son jus comme au premier jour de l’ouverture, il y a 60 ans,  en 1964. Si vous voulez savoir comment Bébert s’est retrouvé seul photographe français invité à la cérémonie religieuse du mariage de Mick Jagger à St Tropez,  ou pourquoi John Lennon parle de lui dans le documentaire de Peter Jackson sur les Beatles (Get Back, Disney+) , rendez-vous mercredi 5 novembre au vernissage de l’exposition Les Gold de Bébert au 1 place Magenta à Nice. Charles Bébert y racontera sa vie de reporter-photographe lors d’une projection-discussion qui s’annonce croustillante.

 

 

Mougins: Elizabeth Colomba

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Par la rédaction

En collaboration avec FAMM, le centre d’art de Mougins propose  REMINISCENCE, la première exposition institutionnelle en Europe consacrée à l’artiste française Elizabeth Colomba, basée à New York. Placée sous le commissariat de Simon de Pury, l’une des figures les plus emblématiques du monde de l’art, l’exposition réunit une trentaine d’œuvres — peintures à l’huile, dessins et aquarelles —, offrant une immersion dans le travail d’Elizabeth Colomba. De la splendeur baroque de Vermeer et Caravage aux visions orientalistes d’Ingres et de Constant, en passant par la grâce rococo de Vigée Le Brun, l’artiste revisite les canons picturaux des maîtres anciens pour réécrire l’histoire avec un narratif inclusif et actuel. Ses toiles, foisonnantes de soies, de perles et de symboles, renversent ces codes hérités. Le langage du colonialisme devient celui de la dignité, de l’émancipation et de la mémoire, restituant présence et souveraineté aux femmes noires longtemps effacées du récit artistique.

Nice : Mondes parallèles

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Par la rédaction

L’exposition « Mondes Parallèles » met en dialogue des œuvres des collections du musée international d’art naïf Anatole Jakovsky et du MAMAC, Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain de Nice. Elle révèle différentes voies artistiques du XXe siècle, interrogeant les classifications, abolissant les frontières et les étiquettes. Qu’est-ce qui caractérise l’art naïf, l’art brut, l’art singulier et l’art contemporain ? Où situer l’art populaire ? Est-ce toujours une approche théorique, conceptuelle et référencée ? Une histoire de rencontres artistiques ? De ressenti émotionnel ? La rencontre avec les œuvres révèle cependant que la porosité et l’influence des genres et des pratiques nourrissent la plupart des démarches artistiques. Les interactions, les influences, les emprunts sont à l’origine de toute création. Ces mondes qui évoluent en parallèle se retrouvent et dialoguent au travers de rapprochements thématiques, formels ou esthétiques. Au-delà des définitions, chaque artiste crée son propre univers avec ses galaxies, ses constellations et ses réseaux. Des oeuvres de  Karel Appel, Christian Boltanski, Gaston Chaissac, Serge Dorigny, Ivan Generalić, Dorothy Iannone, Lars Fredrikson, Karen, Eva Lallement, Simone Le Carré-Galimard, Greta Pĕcnik, Marilena Pelosi, Zofia Rostad, Niki de Saint Phalle, Dorothée Selz et Antoni Miralda ou  Séraphine de Senlis, issues du fond du Mamac voisinent avec les peintres naïfs du musée Jakovsky.

Nice : Orients perdus

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Par la rédaction

Plongez dans l’univers méconnu de Théodore Lascaris, figure oubliée de la famille Lascaris, à travers la plume et les illustrations de Jacques Ferrandez. C’est ce que propose la nouvelle exposition du Palais Lascaris. En complément de celle consacrée à « JP de Lascaris, Malte et la Méditerranée », cet accrochage dévoile des planches originales, des croquis préparatoires et des objets historiques liés à la nouvelle Bande Dessinée historique de l’auteur : Les Orients perdus.  Inspiré par les collections des musées de Nice, Ferrandez mêle précision historique et lumière des peintres voyageurs, recréant l’atmosphère d’un XIXᵉ siècle méditerranéen en pleine mutation. Le premier tome retrace le parcours d’un personnage en quête d’horizons nouveaux, de Nice à l’Égypte en passant par Malte, au cœur des bouleversements de la Révolution française et des campagnes napoléoniennes. Une édition spéciale Nice de la BD, avec couverture alternative et cahier graphique inédit, est en vente au musée pendant la durée de l’exposition.

Antibes : Hartung

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L’ancienne villa-atelier d’Hans Hartung et Anna-Eva Bergman à Antibes est désormais accessible au public de mai à septembre,  sans restriction et avec un nouvel accrochage chaque été. Ce changement majeur de destination  a nécessité des travaux pharaonique,  mais le résultat est à la hauteur de l’attente :  inscrite au patrimoine architectural du 20e siècle, la villa  s’est enrichie d’un bâtiment d’accueil avec boutique (signé Cristiano Isnardi ), d’une salle de projection et de grandes et lumineuses salles d’expositions ouvertes dans les ateliers d’Hans et Eva, qui occupaient chacun une aile du bâtiment principal.  Le parc d’oliviers centenaires, les terrasses et le patio-piscine font partie intégrante de la visite. Pour sa quatrième exposition in situ, la Fondation Hartung présente,  jusqu’au 26 septembre, «Paysages intérieurs ». Ce accrochage, en plus de montrer les productions de Hans Hartung et d’Anna-Eva Bergman, s’appuie sur la donation d’œuvres de Terry Haass et bénéficie du prêt exceptionnel de plusieurs pièces de Vera Molnár. L’exposition s’inscrit dans le programme de recherche « Paysage et abstraction » conduit en 2024-2025 à la Fondation.

Roquebrune : Cap Moderne

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Par la rédaction

Face à Monaco, à Roquebrune Cap Martin, un site culturel et naturel remarquable,  baptisé Cap Moderne, réunit désormais la villa E-1027 d’Eileen Gray, le Cabanon et les Unités de camping de Le Corbusier et le bar-restaurant l’Etoile de mer de Thomas Rebutato. Autant d’architectures classées,  témoins d’une époque (les annés 30-50) et inscrits dans un cadre naturel d’exception,  qui se visitent à partir du mois de juin. Le site, progressivement restauré , accueille près de dix mille visiteurs chaque année depuis 2015. Après d’importants travaux de rénovation, le site est de nouveau accessible au public (sur réservation) jusqu’au 2 novembre.

Monaco :  Méditerranée 2050

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(Photo Frédéric Pacorel)

Évoquer la Méditerranée, c’est convoquer l’histoire extraordinaire de nombreuses grandes civilisations façonnées sur ses rives au gré des siècles. Mais c’est aussi regarder en face son avenir, plus incertain que jamais. Les pressions diverses liées à son exploitation, à la croissance démographique, aux pollutions, au réchauffement climatique sont autant de menaces sur sa biodiversité unique et sur les services rendus par ses écosystèmes. Cette toute nouvelle exposition immersive et interactive, intitulée « Méditerranée 2050 » a pour but d’amener les visiteurs du Musée océanographique de Monaco à s’intéresser autrement à la Méditerranée et à s’engager pour sa protection, à travers un voyage spatio-temporel jusqu’en 2050.

Mougins : FAMM

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Par la rédaction

En lieu et place du déjà très beau Musée d’Art Classique de Mougins (2011-2024), le collectionneur Christian Levett a conçu FAMM (Femmes Artistes du Musée de Mougins),  le premier musée européen entièrement dédié aux artistes femmes. Inauguré le 21 juin 2024, il expose sur quatre étages superbement agencés,  une centaine d’œuvres réalisées par près de 90 artistes femmes originaires du monde entier. Situé en plein cœur du village historique de Mougins, FAMM abrite des peintures, sculptures et photographies d’artistes majeures ayant marqué les grands mouvements artistiques de l’impressionnisme à l’art contemporain du XXIème siècle ainsi que des artistes émergentes de premier plan. Une visite s’impose. 

 

Monaco : Fondation Bacon

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Par la rédaction

Inaugurée le 28 octobre 2014 au 21 boulevard d’Italie à Monaco,  la MB Art Fondation consacrée à Francis Bacon est ouverte toute l’année aux chercheurs et aux historiens de l’art ainsi qu’au public (sur rdv). Grâce à une collection  qui comprend plus de 3 000 pièces, les visites de la Fondation offrent un voyage dans l’œuvre, la vie et les méthodes de travail de Francis Bacon, avec une attention particulière pour la période durant laquelle il vécut et travailla à Monaco et en France. Cette expérience fascinante et unique permet de découvrir les détails captivants de chaque pièce présentée et leur mise en perspective. Les salles thématiques permettent aux visiteurs d’explorer les différents aspects de l’art et de la vie de Bacon dans  l’intimisme et l’ambiance feutrée d’un hôtel particulier. Une centaine de pièces dédiées au peintre britannique sont régulièrement exposées : tableaux, œuvres graphiques, photographies, objets provenant de ses ateliers, lettres et documents de travail.  L’accrochage, qui  comprend également des œuvres d’artistes ayant côtoyé Bacon ou ayant été influencés par son travail, est renouvelé tous les deux ans.  Une des salles est entièrement consacrée à la bibliothèque de l’artiste. Les visites guidées sont gratuites (limitées à six personnes) et durent une heure et demie environ. Elles ont lieu tous les mardis et le premier samedi du mois, sur rendez vous uniquement.

 

Monaco : Préhistoire des animaux

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Par la rédaction 

Le musée d’anthropologie préhistorique de Monaco accueille une nouvelle exposition intitulée L’effet papillon.  Une exposition immersive qui invite le public à comprendre la transformation des écosystèmes et le rôle des animaux dans la chaîne évolutive de notre planète. La scénographie met en lumière les animaux qui peuplaient le territoire monégasque et la région durant le Paléolithique et le Néolithique. Des collections exceptionnelles de squelettes, fossiles et autres vestiges archéozoologiques permettent aux visiteurs d’admirer la diversité et la richesse de la faune de cette époque.

La Seyne: Bâtisseurs de navires

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Par la rédaction

En 1845, un ingénieur anglais, Philip Taylor rachète les chantiers navals de La Seyne. En 1853, il fonde les Forges et Chantiers de la Méditerranée, entreprise de construction navale intégrée, en regroupant les «Forges de la Capelette» (Marseille), qui produisent les tôles et les tubes, «les ateliers Menpenti» qui construisent les chaudières et les appareils moteurs, et les « chantiers de La Seyne» qui assemblent les navires. La société des Forges et chantiers de la Méditerranée poursuit ses activités et se développe, en faisant notamment l’acquisition de chantiers navals au Havre en 1872. Cependant, la liquidation de cette société est prononcée en 1966. Le site industriel est alors repris par le groupe franco-belge Herlicq, les chantiers deviennent alors les Constructions Navales et Industrielles de la Méditerranée (CNIM). Avec les deux chocs pétroliers et la concurrence internationale, la situation économique se détériore. En décembre 1982, la Normed (chantiers du Nord et de la Méditerranée) est créée par fusion avec les chantiers navals de Dunkerque et de La Ciotat. Cette société, qui emploie plus de 2000 ouvriers, dépose le bilan en 1986, les chantiers navals de La Seyne-sur-Mer cessent toute activité en 1987. L’exposition de la Villa Tamaris met à l’honneur les bâtisseurs de navires de la Seyne-sur-mer (1888 à 1987) dans l’œil du photographe Marius Bar et de ses successeurs. Un peu plus de 4000 négatifs de tous formats constituent cette thématique originale ; une sélection de 65 photos (dont certaines jamais éditées) est présentée dans le cadre de cette exposition.

Nice : Illusion

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Par la rédaction

Après Anvers, Bruxelles et Dubaï, le concept de musée immersif Illusion City s’est implanté à Nice au 5 de la rue Massena. Derrière la vitrine , qui ressemble à celle d’un opticien, se découvre un espace de 400 M2 sur 2 niveaux entièrement consacré aux illusions d’optique. Une succession de pièces lumineuses et colorées aux tons pastels dans lesquelles on peut déambuler à son rythme et réaliser des photos et des vidéos étonnantes. La grande différence entre les Musées de l’illusion qui existent déjà à Paris et dans plusieurs grandes villes françaises,  consiste justement dans la mise en scène d’illusions format XXL qui feront les délices des petits génies d’Instagram. Les emplacements idéaux pour réaliser ces clichés étonnants sont indiqués et un guide est présent dans chaque pièce pour vous aider à les réaliser. Le musée se visite de préférence en famille ou à plusieurs (prévoir une bonne heure pour bien profiter de toutes les illusions) et la plus grande créativité dans la mise en scène des images est encouragée. On peut même réaliser un journal télévisé dont le speaker sort de l’écran devant des télespectateurs médusés sur leur canapé !

Nice : Jean Mas

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Par la rédaction

Pour  sa nouvelle exposition temporaire,  L’Artistique met en lumière l’univers fascinant de Jean Masfigure majeure de l’École de Nice. Après près de 40 ans d’invisibilité, ses célèbres Cubes et Ombres sont de retour, restaurés pour l’occasion. Des œuvres qui défient la perception et réinventent l’espace. Jean Mas, avec son regard décalé et son humour subtil, vous invite à une expérience artistique étonnante au centre de la collection donation Ferrero qui constitue le fond permanent de L’Artistique