Nice : Mondes parallèles
Par la rédaction
L’exposition « Mondes Parallèles » met en dialogue des œuvres des collections du musée international d’art naïf Anatole Jakovsky et du MAMAC, Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain de Nice. Elle révèle différentes voies artistiques du XXe siècle, interrogeant les classifications, abolissant les frontières et les étiquettes. Qu’est-ce qui caractérise l’art naïf, l’art brut, l’art singulier et l’art contemporain ? Où situer l’art populaire ? Est-ce toujours une approche théorique, conceptuelle et référencée ? Une histoire de rencontres artistiques ? De ressenti émotionnel ? La rencontre avec les œuvres révèle cependant que la porosité et l’influence des genres et des pratiques nourrissent la plupart des démarches artistiques. Les interactions, les influences, les emprunts sont à l’origine de toute création. Ces mondes qui évoluent en parallèle se retrouvent et dialoguent au travers de rapprochements thématiques, formels ou esthétiques. Au-delà des définitions, chaque artiste crée son propre univers avec ses galaxies, ses constellations et ses réseaux. Des oeuvres de Karel Appel, Christian Boltanski, Gaston Chaissac, Serge Dorigny, Ivan Generalić, Dorothy Iannone, Lars Fredrikson, Karen, Eva Lallement, Simone Le Carré-Galimard, Greta Pĕcnik, Marilena Pelosi, Zofia Rostad, Niki de Saint Phalle, Dorothée Selz et Antoni Miralda ou Séraphine de Senlis, issues du fond du Mamac voisinent avec les peintres naïfs du musée Jakovsky.
Nice : Orients perdus
Par la rédaction
Plongez dans l’univers méconnu de Théodore Lascaris, figure oubliée de la famille Lascaris, à travers la plume et les illustrations de Jacques Ferrandez. C’est ce que propose la nouvelle exposition du Palais Lascaris. En complément de celle consacrée à « JP de Lascaris, Malte et la Méditerranée », cet accrochage dévoile des planches originales, des croquis préparatoires et des objets historiques liés à la nouvelle Bande Dessinée historique de l’auteur : Les Orients perdus. Inspiré par les collections des musées de Nice, Ferrandez mêle précision historique et lumière des peintres voyageurs, recréant l’atmosphère d’un XIXᵉ siècle méditerranéen en pleine mutation. Le premier tome retrace le parcours d’un personnage en quête d’horizons nouveaux, de Nice à l’Égypte en passant par Malte, au cœur des bouleversements de la Révolution française et des campagnes napoléoniennes. Une édition spéciale Nice de la BD, avec couverture alternative et cahier graphique inédit, est en vente au musée pendant la durée de l’exposition.
Nice: Sumo
Par la rédaction
Le musée départemental des arts asiatiques à Nice propose la première grande exposition en France consacrée au sumō. SUMŌ – L’équilibre absolu offre un regard unique sur cette pratique millénaire, entre sport, rituel et art de vivre. À la croisée des chemins entre spiritualité, exigence physique et culture populaire, le sumō japonais fascine par son intensité autant que par sa rigueur. L’exposition explore cet univers codifié à travers la notion centrale d’équilibre – physique, moral, social – que tout lutteur (rikishi) s’efforce d’atteindre au fil d’une carrière souvent vécue comme une véritable initiation. Elle s’articule autour des oeuvres de deux artistes. Philippe Marinig, photographe français, présente 80 clichés issus de ses 18 années d’immersion dans les écuries de sumō à Tokyo. Il dévoile le quotidien des lutteurs avec sobriété et humanité, loin des stéréotypes. Kinoshita Daimon, maître japonais de l’estampe contemporaine, expose 40 œuvres qui réinterprètent les codes traditionnels de l’Ukiyo-e. Il mêle puissance graphique et regard sensible sur les lutteurs d’aujourd’hui.
Mougins: Kwame Brathwaite
Par la rédaction
Présentée en partenariat avec les Rencontres d’Arles, l’esxposition Kwame Brathwaite : Black is Beautiful constitue le deuxième volet d’une trilogie africaine-américaine au Centre de la photographie de Mougins. Si chacun d’entre nous connaît l’expression « Black is beautiful », peu de gens savent qui l’a popularisée. C’est à un photographe afro-américain que l’on doit, plus qu’un slogan, une esthétique propre à la communauté. Originaire de Brooklyn, Kwame Brathwaite (1938-2023) fonde, dans les années 1960, un mouvement dont l’ambition est de rendre compte d’une culture originale qui s’émancipe de la culture dominante. À travers l’AJASS – African Jazz-Art Society & Studios, collectif fondé avec son frère Elombe Brath, Brathwaite inaugure avec le médium photographique un mode de représentation libre du corps noir. On ne se défrise plus, la couleur de peau est célébrée. Ces actions s’inscrivent dans une dynamique communautaire plus large, à l’image du Marcus Garvey Day, célébré chaque 17 août à Harlem depuis 1965, qui rend hommage à la pensée panafricaine et à l’autonomie noire. Brathwaite participe activement à ces célébrations. Sa photographie, nourrie par la musique afro-américaine dans toute sa diversité – jazz, soul, funk, gospel, blues ou calypso –, témoigne d’une scène en effervescence. Très tôt, il collabore avec plusieurs maisons de disques. Sur les pochettes de vinyles, ses images capturent la puissance et la dignité d’artistes comme Abbey Lincoln ou Max Roach, et devient le photographe attitré de Stevie Wonder ou encore du groupe The Stylistics. L’exposition est la première rétrospective du photographe organisée en Europe, deux ans après sa mort. Elle se parcourt au rythme des musiques qui l’ont inspirée.
Antibes : Hartung
Par la rédaction
L’ancienne villa-atelier d’Hans Hartung et Anna-Eva Bergman à Antibes est désormais accessible au public de mai à septembre, sans restriction et avec un nouvel accrochage chaque été. Ce changement majeur de destination a nécessité des travaux pharaonique, mais le résultat est à la hauteur de l’attente : inscrite au patrimoine architectural du 20e siècle, la villa s’est enrichie d’un bâtiment d’accueil avec boutique (signé Cristiano Isnardi ), d’une salle de projection et de grandes et lumineuses salles d’expositions ouvertes dans les ateliers d’Hans et Eva, qui occupaient chacun une aile du bâtiment principal. Le parc d’oliviers centenaires, les terrasses et le patio-piscine font partie intégrante de la visite. Pour sa quatrième exposition in situ, la Fondation Hartung présente, jusqu’au 26 septembre, «Paysages intérieurs ». Ce accrochage, en plus de montrer les productions de Hans Hartung et d’Anna-Eva Bergman, s’appuie sur la donation d’œuvres de Terry Haass et bénéficie du prêt exceptionnel de plusieurs pièces de Vera Molnár. L’exposition s’inscrit dans le programme de recherche « Paysage et abstraction » conduit en 2024-2025 à la Fondation.
Cannes : Poussière d’étoiles
Par la rédaction
Après dix millions d’euros de travaux de restructuration et d’agrandissement, le Centre d’art contemporain La Malmaison réouvre ses portes dans une nouvelle configuration, avec une surface d’exposition triplée et modernisée dans le total respect du caractère patrimonial du bâtiment et une immense terrasse qui surplombe la Croisette. La Mairie de Cannes ambitionne ainsi de faire de l’établissement un haut lieu de l’art contemporain en proposant une programmation d’envergure internationale. Pour sa deuxième exposition d’envergure, La Malmaison accueille les sculptures contemporaines de Jean-Michel Othoniel. En hommage à la puissance contemplative du verre, l’exposition de Jean-Michel Othoniel explore les jeux de lumière, de matière et d’échelle. Inspiré par la nature, l’artiste déploie une série de sculptures qui, dans un mouvement entre la précision mathématique et la délicatesse poétique, captivent l’œil et l’esprit.
Roquebrune : Cap Moderne
Par la rédaction
Face à Monaco, à Roquebrune Cap Martin, un site culturel et naturel remarquable, baptisé Cap Moderne, réunit désormais la villa E-1027 d’Eileen Gray, le Cabanon et les Unités de camping de Le Corbusier et le bar-restaurant l’Etoile de mer de Thomas Rebutato. Autant d’architectures classées, témoins d’une époque (les annés 30-50) et inscrits dans un cadre naturel d’exception, qui se visitent à partir du mois de juin. Le site, progressivement restauré , accueille près de dix mille visiteurs chaque année depuis 2015. Après d’importants travaux de rénovation, le site est de nouveau accessible au public (sur réservation) jusqu’au 2 novembre.
Monaco : Méditerranée 2050
(Photo Frédéric Pacorel)
Évoquer la Méditerranée, c’est convoquer l’histoire extraordinaire de nombreuses grandes civilisations façonnées sur ses rives au gré des siècles. Mais c’est aussi regarder en face son avenir, plus incertain que jamais. Les pressions diverses liées à son exploitation, à la croissance démographique, aux pollutions, au réchauffement climatique sont autant de menaces sur sa biodiversité unique et sur les services rendus par ses écosystèmes. Cette toute nouvelle exposition immersive et interactive, intitulée « Méditerranée 2050 » a pour but d’amener les visiteurs du Musée océanographique de Monaco à s’intéresser autrement à la Méditerranée et à s’engager pour sa protection, à travers un voyage spatio-temporel jusqu’en 2050.
Mougins : FAMM
Par la rédaction
En lieu et place du déjà très beau Musée d’Art Classique de Mougins (2011-2024), le collectionneur Christian Levett a conçu FAMM (Femmes Artistes du Musée de Mougins), le premier musée européen entièrement dédié aux artistes femmes. Inauguré le 21 juin 2024, il expose sur quatre étages superbement agencés, une centaine d’œuvres réalisées par près de 90 artistes femmes originaires du monde entier. Situé en plein cœur du village historique de Mougins, FAMM abrite des peintures, sculptures et photographies d’artistes majeures ayant marqué les grands mouvements artistiques de l’impressionnisme à l’art contemporain du XXIème siècle ainsi que des artistes émergentes de premier plan. Une visite s’impose.
Monaco : Fondation Bacon
Par la rédaction
Inaugurée le 28 octobre 2014 au 21 boulevard d’Italie à Monaco, la MB Art Fondation consacrée à Francis Bacon est ouverte toute l’année aux chercheurs et aux historiens de l’art ainsi qu’au public (sur rdv). Grâce à une collection qui comprend plus de 3 000 pièces, les visites de la Fondation offrent un voyage dans l’œuvre, la vie et les méthodes de travail de Francis Bacon, avec une attention particulière pour la période durant laquelle il vécut et travailla à Monaco et en France. Cette expérience fascinante et unique permet de découvrir les détails captivants de chaque pièce présentée et leur mise en perspective. Les salles thématiques permettent aux visiteurs d’explorer les différents aspects de l’art et de la vie de Bacon dans l’intimisme et l’ambiance feutrée d’un hôtel particulier. Une centaine de pièces dédiées au peintre britannique sont régulièrement exposées : tableaux, œuvres graphiques, photographies, objets provenant de ses ateliers, lettres et documents de travail. L’accrochage, qui comprend également des œuvres d’artistes ayant côtoyé Bacon ou ayant été influencés par son travail, est renouvelé tous les deux ans. Une des salles est entièrement consacrée à la bibliothèque de l’artiste. Les visites guidées sont gratuites (limitées à six personnes) et durent une heure et demie environ. Elles ont lieu tous les mardis et le premier samedi du mois, sur rendez vous uniquement.
Monaco : Préhistoire des animaux
Par la rédaction
Le musée d’anthropologie préhistorique de Monaco accueille une nouvelle exposition intitulée L’effet papillon. Une exposition immersive qui invite le public à comprendre la transformation des écosystèmes et le rôle des animaux dans la chaîne évolutive de notre planète. La scénographie met en lumière les animaux qui peuplaient le territoire monégasque et la région durant le Paléolithique et le Néolithique. Des collections exceptionnelles de squelettes, fossiles et autres vestiges archéozoologiques permettent aux visiteurs d’admirer la diversité et la richesse de la faune de cette époque.
La Seyne: Bâtisseurs de navires
Par la rédaction
En 1845, un ingénieur anglais, Philip Taylor rachète les chantiers navals de La Seyne. En 1853, il fonde les Forges et Chantiers de la Méditerranée, entreprise de construction navale intégrée, en regroupant les «Forges de la Capelette» (Marseille), qui produisent les tôles et les tubes, «les ateliers Menpenti» qui construisent les chaudières et les appareils moteurs, et les « chantiers de La Seyne» qui assemblent les navires. La société des Forges et chantiers de la Méditerranée poursuit ses activités et se développe, en faisant notamment l’acquisition de chantiers navals au Havre en 1872. Cependant, la liquidation de cette société est prononcée en 1966. Le site industriel est alors repris par le groupe franco-belge Herlicq, les chantiers deviennent alors les Constructions Navales et Industrielles de la Méditerranée (CNIM). Avec les deux chocs pétroliers et la concurrence internationale, la situation économique se détériore. En décembre 1982, la Normed (chantiers du Nord et de la Méditerranée) est créée par fusion avec les chantiers navals de Dunkerque et de La Ciotat. Cette société, qui emploie plus de 2000 ouvriers, dépose le bilan en 1986, les chantiers navals de La Seyne-sur-Mer cessent toute activité en 1987. L’exposition de la Villa Tamaris met à l’honneur les bâtisseurs de navires de la Seyne-sur-mer (1888 à 1987) dans l’œil du photographe Marius Bar et de ses successeurs. Un peu plus de 4000 négatifs de tous formats constituent cette thématique originale ; une sélection de 65 photos (dont certaines jamais éditées) est présentée dans le cadre de cette exposition.
Nice : Illusion
Par la rédaction
Après Anvers, Bruxelles et Dubaï, le concept de musée immersif Illusion City s’est implanté à Nice au 5 de la rue Massena. Derrière la vitrine , qui ressemble à celle d’un opticien, se découvre un espace de 400 M2 sur 2 niveaux entièrement consacré aux illusions d’optique. Une succession de pièces lumineuses et colorées aux tons pastels dans lesquelles on peut déambuler à son rythme et réaliser des photos et des vidéos étonnantes. La grande différence entre les Musées de l’illusion qui existent déjà à Paris et dans plusieurs grandes villes françaises, consiste justement dans la mise en scène d’illusions format XXL qui feront les délices des petits génies d’Instagram. Les emplacements idéaux pour réaliser ces clichés étonnants sont indiqués et un guide est présent dans chaque pièce pour vous aider à les réaliser. Le musée se visite de préférence en famille ou à plusieurs (prévoir une bonne heure pour bien profiter de toutes les illusions) et la plus grande créativité dans la mise en scène des images est encouragée. On peut même réaliser un journal télévisé dont le speaker sort de l’écran devant des télespectateurs médusés sur leur canapé !
Nice : Jean Mas
Par la rédaction
Pour sa nouvelle exposition temporaire, L’Artistique met en lumière l’univers fascinant de Jean Mas, figure majeure de l’École de Nice. Après près de 40 ans d’invisibilité, ses célèbres Cubes et Ombres sont de retour, restaurés pour l’occasion. Des œuvres qui défient la perception et réinventent l’espace. Jean Mas, avec son regard décalé et son humour subtil, vous invite à une expérience artistique étonnante au centre de la collection donation Ferrero qui constitue le fond permanent de L’Artistique.
Saint-Tropez: L’Annonciade
Par la rédaction
Le musée de l’Annonciade, créé en 1922, rappelle que la ville de Saint-Tropez a été l’un des foyers les plus actifs de l’avant-garde picturale au début du XXe siècle, grâce à Paul Signac qui y accosta en 1892 à bord de son yacht L’Olympia. Séduit par le pays, Signac y acheta une maison dont il fit son atelier, La Hune, et y invita de nombreux peintres : Cross, Matisse, Derain, Marquet... Les collections présentées, s’échelonnant entre 1890 et 1950 sont surprenantes, autant par leur qualité que par leur homogénéité. L’ensemble des artistes exposés ont fondé leur travail à partir d’une réflexion sur la couleur tout en restant fidèles à la figuration. Cet ensemble est composé de peintures de premier ordre, appartenant essentiellement aux mouvements pointilliste, nabis et fauve.
















