Expositions

/Expositions

Nice : Studio Harcourt

Expositions|

Par la rédaction

Depuis sa création en 1934, Studio Harcourt, hors du temps et des modes, préserve et cultive les valeurs fondamentales qui ont forgé son succès et sa réputation : l’exigence de l’excellence, le respect d’une esthétique et une élégance à la française. Imaginé par Cosette Harcourt, femme d’exception, moderne et à l’avant-gardisme audacieux, le Studio éponyme à sa fondatrice naît de sa collaboration avec Robert Ricci et les frères Lacroix, patrons de presse à l’instinct visionnaire et hommes d’affaires aguerris. L’esthétique de Studio Harcourt puise son héritage dans les racines glamour de l’âge d’or du cinéma français en noir et blanc. Cette image unique, recèle une histoire, une émotion, savante alchimie de clair-obscur.
Souvent imité mais jamais égalé, le style Harcourt est devenu un gage d’éternité, une référence iconographique qui, au fil des années, s’impose comme une signature incontournable. Véritable institution aujourd’hui labellisée « Entreprise du Patrimoine Vivant », la griffe Harcourt s’inscrit dans l’inconscient collectif et poursuit sa quête d’intemporalité, gravant son empreinte dans l’imaginaire du temps. En témoigne une toute nouvelle série, exposée pour la première fois à Nice et consacrée aux jeunes talents de la variété française. Cadeau bonus : pendant toute la durée de l’exposition au musée de la photographie,  les visiteurs pourront se faire photographier gratuitement dans la cabine photo Harcourt, inaugurée au festival de Cannes.

Vence : Scenocosme

Expositions|

Par la rédaction

Après le cycle des années précédentes consacré au dessin contemporain, le Musée de Vence  ouvre une nouvelle page, dans un registre de création très innovant : les arts numériques, les créations interactives et immersives. L’exposition Empathie présente un parcours d’œuvres de Scenocosme, un couple d’artistes qui réunit Grégory Lasserre et Anaïs met den Ancxt. Artistes plasticiens, ils détournent diverses technologies pour inventer des œuvres d’art interactives : les installations existent et évoluent en réaction aux mouvements et déplacements des visiteurs. En distillant la technologie numérique, Anaïs et Gregory en font ressortir des essences de rêve et de poésie Ils en utilisent la partie vivante, sensible voire fragile. La spécificité de leur démarche est de travailler à une rencontre sensible entre dimension technologique et éléments “naturels” : végétal, pierres, bois, plumes…La plupart de leurs oeuvres interactives perçoivent diverses relations invisibles entre les corps et l’environnement du visiteur. Elles rendent sensibles les variations énergétiques infimes en proposant des mises en scène interactives où les spectateurs partagent des expériences sensorielles. Autant d’invitations à partager la vision d’ un  monde où chacun est dans un rapport “d’empathie” avec son environnement.

 

 

 

La Seyne: Rancinan-Gaudriault

Expositions|

Par la rédaction

Non ! La démocratie n’est pas un corps figé ni diaphane, mais bien vivant et fragile comme un processus de pensée. Elle demande à être regardée avec attention, par les yeux de l’époque. Dans cette dynamique, l’acte artistique y apporte sa part de responsabilité…  Gérard Rancinan, photographe et Caroline Gaudriault, auteure, connus pour leur « Trilogie des Modernes » qui parcourt actuellement les musées nationaux du monde, se font depuis des années les témoins éveillés des métamorphoses de notre société. Les mutations contemporaines donnent matière à leur réflexion. Photographies monumentales et expressionnistes pour Gérard Rancinan qui met en scène la virulence et la subversion contemporaine. Trente photographies taillées à la mesure des rages et désirs qu’il transpose. Dans cette verve allégorique d’une observation affutée, il expose pour la première fois une fresque exceptionnelle et unique de 15 mètres de long sur les dérives du pouvoir.Installations d’écritures pour Caroline Gaudriault qui, par la création de parchemins suspendus, de vidéos de textes ou d’immersions sonores, amène à une réflexion percutante et sensible sur la dramaturgie de l’époque. D’un constat qui n’amène pas de réponse, Gérard Rancinan et Caroline Gaudriault engagent ce Voyage en démocratie dans le tumulte de leur époque et de ce sujet, s’emparant de la Villa Tamaris comme d’une nouvelle Agora.

Monaco-Alexandrie: Le Grand détour

Expositions|

Par la rédaction

Monaco-Alexandrie au NMNM se présente comme une exposition émancipée du spectre de l’histoire de l’art nationaliste et européo-centrée. Dans cette perspective, le NMNM en collaboration avec Zamân Books & Curating, se propose de faire dialoguer Monaco et Alexandrie, à savoir deux villes-mondes aux liens éloquents et pourtant méconnus, qui se tissent au cœur du XXème siècle à travers des thèmes transnationaux : les ballets et spectacles (post)orientalistes, le surréalisme méridional, la faune et la flore, l’érotisme féministe, le développement urbain et la vie nocturne ; en définitive, les symboles et la poétique du cosmopolitisme à travers deux grands carrefours méditerranéens ; tous deux autant marqués par l’empreinte des rêves et des mythes touristiques que par celle des avant-gardes en exil. Au-delà des grands thèmes évoqués, il s’agit d’écrire une page inédite de cette histoire connectée et souvent francophone, bien que façonnée entre plusieurs zones de contact (Monaco, France, Italie, Hongrie, Grèce, Égypte…). Monaco à l’instar de ces autres carrefours d’influences, s’est construite à travers un grand brassage de populations et de communautés ; non pas des terres d’immigration mais de réelles cosmopolis : des villes portuaires comptant des centaines de nationalités différentes à travers leur histoire migratoire, politique et culturelle – au-delà d’un rapport entre locaux et étrangers, des villes-mondes. Bien entendu à deux échelles très différentes, celle propre à Monaco (le deuxième État indépendant le plus petit au monde après le Vatican) et celle d’Alexandrie (« la » capitale de la Méditerranée entre 1850 et 1950) mais qui se rejoignent dans la dynamique des capitales méditerranéennes. Monaco-Alexandrie est aussi marquée par une forte présence de protagonistes féminines de tous horizons, longtemps marginalisées par l’histoire autorisée (écrite par des hommes) alors qu’elles participent pleinement de ces avant-gardes égyptophiles. Cette histoire faite de liens presque secrets mais structurant l’expérience méridionale de la modernité s’incarne dans des figures d’écrivains, poètes, peintres, décorateurs et philosophes incarnant tous un désir de se réaliser entre des mondes fluides et transfrontières ; par-delà la montée des nationalismes et des fascismes.

 

 

Nice : Noël Dolla

Expositions|

La nouvelle exposition du Musée Matisse de Nice, intitulée Noël Dolla, visite d’atelier,  réunit treize œuvres de la dernière série de Sniper, réalisées entre 2020 et 2021 à l’atelier du 109 à Nice.

 En 2018, Noël Dolla initie la série des Sniper. Ce titre générique désigne un ensemble d’œuvres dans lesquelles l’artiste souffle sa peinture à l’aide d’un pistolet à air comprimé produisant ainsi de séduisantes, et tout aussi effrayantes, «Fleurs du mal ». Jolies au premier abord, terrifiantes quand l’on sait ce dont il s’agit : la guerre, la mort, la chair déchiquetée…  Comme avec les séries antérieures, l’outil à l’usage trivial – ici un pistolet à “déboucher les chiottes” (sic) – joue le rôle d’intercesseur entre son corps et la peinture, cela toujours pour le mettre à distance, ne pas être dans le face à face avec le tableau et la projection d’un affect quel qu’il soit. Car depuis les années Support/Surface, Dolla cultive avec opiniâtreté « l’esprit d’abstraction », loin de l’académisme. La plupart des séries de celui qui se voit comme un « rationaliste baroque », font référence au contexte politique et social : Dolla est un artiste engagé. Lorsque surgit un nouveau sujet, terriblement humain, il lui faut  se l’approprier, ravaler la colère ou la haine qu’il suscite, afin de la sublimer dans l’exercice même de la peinture. D’où l’importance pour lui des outils du peintre, souvent détournés de leur emploi, mais toujours signifiants. Dans son nouvel atelier du 109 à Nice, il a pu développer et raffiner sa pratique des « Fleurs du mal » sur de très grands formats, des toiles de onze mètres de long qu’il peint suspendu à un rail dans une civière que ses assitants font avancer, monter ou descendre en fonction de ses besoins . Il y a  dans cette dernière série comme une inversion de la logique spatiale du tableau, exécuté à rebours, de droite à gauche, puis basculé du plan horizontal à la verticale du mur sur lequel il sera accroché. Inversé dans sa logique de lecture, l’espace de la peinture s’inscrit plutôt dans la durée du déplacement du visiteur qui suit du regard son déroulement, au diapason de cette danse aérienne à la trajectoire pourtant si implacablement macabre par ce qu’elle évoque.

Monaco: Tremblements

Expositions|

Par la rédaction

A la villa Paloma jusqu’au 15 mai, l’exposition Tremblements présente une sélection d’œuvres contemporaines acquises ces dix dernières années par le Nouveau Musée National de Monaco. De l’installation Alien de l’artiste sud-africaine Candice Breitz, entrée dans les collections en 2010, au film The White Album de l’Américain Arthur Jafa, acquis en 2021, l’exposition rassemble dix-sept artistes, de douze nationalités différentes, offrant autant de visions de nos sociétés globalisées et fracturées. Toutes et tous ont en commun de répondre à la définition de la pensée du tremblement qui, selon les mots du poète Édouard Glissant « nous unit dans l’absolue diversité, en un tourbillon de rencontres ».  Revendiquant l’héritage de la pensée d’Édouard Glissant, l’exposition Tremblements. Acquisitions récentes du Nouveau Musée National de Monaco, met en lumière les acquisitions réalisées sous la direction de Marie-Claude Beaud, entre 2009 et 2021.  Après avoir dirigé des institutions aussi diverses que la Fondation Cartier pour l’Art contemporain, l’American Center, l’Union centrale des arts décoratifs à Paris et le Mudam à Luxembourg, Marie-Claude Beaud a développé à Monaco sa vision du musée contemporain, inspirée par la poésie d’Édouard Glissant et son esthétique du Tout-monde. Les collections du NMNM se sont ainsi enrichies de manière transdisciplinaire et inclusive, en dialogue constant avec les artistes contemporains. L’exposition est une sorte d’hommage à la conservatrice qui a fait valoir ses droits à une retraite méritée.

Nice : Mirkine par Mirkine

Expositions|

Par la rédaction

Alors qu’il y a près d’un siècle  le jeune Léo Mirkine arrivait sur le port de Nice,  fuyant la Révolution bolchévique, la Ville de Nice célèbre les belles années du cinéma au travers de l’exposition « Mirkine par Mirkine : photographes de cinéma » au Musée Masséna. Léo Mirkine, c’est le photographe du 7ème art au destin hors du commun,  intimement lié à l’histoire de la Ville de Nice en tant que résistant de la première heure et photographe des Studios de la Victorine où les Mirkine (père et fils) ont contribué à plus de 80 longs métrages. Dés 1952, âgé de 18 ans, son fils Siki montre toute sa dextérité sur Fanfan la Tulipe  de Christian-Jaque et contribue à son tour à enrichir la collection Mirkine.  Ce sont plus de 250 tirages, une reconstitution du Studio Mirkine du 88, rue de France, des œuvres originales et des archives inédites qui sont exposés,  dans une fresque esthétique et historique qui débute en 1933 et qui immortalise un demi-siècle du cinéma français. De Mistinguet à Bardot, de Brasseur à Belmondo, d’Abel Gance à Vadim, le visiteur saisira tour à tour le talent de Léo Mirkine, photographe de plateau de Le Chanois, Pagnol, Carné ou Clouzot, du portraitiste favori de Sologne, Blier ou Morgan, du photographe des stars internationales et de plus de 160 long métrages, des grands classiques Et Dieu créa la… femme de Roger Vadim ou encore pour n’en citer que quelques-uns Les Diaboliques d’Henri Georges Clouzot ou Le testament d’Orphée de Jean Cocteau. Léo Mirkine s’exprime aussi loin des plateaux. Esthète passionné par le nu féminin, il devient au gré des tournages l’un des premiers reporters lucides envers la situation dans l’Afrique et l’URSS d’après-guerre. L’exposition met en avant cette saga familiale dont Stéphane Mirkine est la messagère.

Monaco: David Bailey

Expositions|

Par la rédaction

Déjà exposé à la G&M Design Gallery de Monaco, sir David Bailey y revient  pour une nouvelle exposition consacrée à ses photos les plus rock: Mick Jagger, John Lennon. les Rolling Stones, mais aussi Andy Warhol, Jack Nicholson Yves Saint Laurent… Depuis les années 60, les plus grands noms du rock, du cinéma, de l’art contemporain  ou de la mode ont défilé devant l’objectif du photographe culte du Swinging London. C’est un bonheur de retrouver ses images les plus célèbres dans un accrochage qui leur rend hommage.

 

 

 

 

Nice: Flora Doin

Expositions|

Flora Doin naît le 4 février 1985 à Nice. A la fois webmaster, intervenante à la fac, chroniqueuse de rock et photographe, elle commence, à côté, à sculpter de joyeux petits personnages. D’abord pour son père, puis, histoire de tout reconnecter, elle s’amuse à offrir leurs figurines aux artistes qu’elle rencontre sur les scènes du Nice Jazz Festival ou des Nuits Guitares, dont elle gère les sites web et couvre les événements, toujours pour la presse spécialisée. C’est en 2014, suite à une interview réalisée pour La Grosse Radio, que Mathias Malzieu remarque ces petites figurines et réclame la sienne qu’il animera sur Instagram. S’en suit une fidèle collaboration amenant Flora à fabriquer l’artiste en skateboard qui illustrera l’intérieur de couverture du Journal d’un vampire en pyjama édition Poche, une sirène à la queue bleu-argenté qui introduit le clip de DionysosUne Sirène à Paris et cinq figurines représentant les acteurs du long-métrage du même nom, présentes dans le film (actuellement à l’affiche dans 300 salles de cinéma en France).  Et comme elle se passionne pour ces êtres humains touche-à-tout qui n’ont pas peur de changer de casquette selon l’humeur, sa première exposition intitulée Les Multiples, à la chapelle Sancta Maria de olivo de Beaulieu,  a mis à l’honneur Jean CocteauCharlie ChaplinMathias Malzieu  Michaël GregorioMichel Gondry, Iggy Pop et autres passionnés passionnants, sous forme de sculptures, photos, peintures, poésies et même ultra-courtes vidéos en StopMotion puisque Flora anime désormais ses figurines et leur ajoute quelques notes de musique improvisées. Retrouvez les jusqu’au 12 décembre à la galerie Babazouk de Nice

 

 

Musée Matisse : Collection Nahmad

Expositions|

Par la rédaction

Après restauration d’une partie du fond permanent du musée Matisse, répondant à leur volonté de partager l’art avec le plus grand nombre, David et Ezra Nahmad, marchands-collectionneurs éclairés, ont consenti au Musée le prêt des seize œuvres d’Henri Matisse issues de leur propre collection. Cet ensemble exceptionnel est pour la première fois révélé au public dans un nouvel accrochage. Nombre de ces tableaux, peints à Nice, ou à Vence, s’éclairent ici de la lumière qui les a vus apparaître et viennent dialoguer avec les œuvres de la collection du muséeCertaines de ces peintures sont déjà célèbres, comme La Leçon de piano de 1923 ou Jeune fille à la mauresque, robe verte de 1921, d’autres sont à découvrir, tels le petit intérieur d’Étretat, Figure assise et le torse grec ou La Lecture de 1947. Ces tableaux ont tous été acquis en ventes publiques, à Londres, New York, Paris ou Tokyo, et proviennent de collections célèbres, françaises ou américaines. Ce sont souvent des collectionneurs historiques de l’artiste des années 1920 et 1930, tels que les Américains John Quinn (L’Artiste et le modèle nu) ou Lillie Bliss (Jeune fille à la mauresque, robe verte), ou les Français, Jacques Soubies (Nu au drapé), Georges Renand (Nu au drapé ; Jeune femme assise en robe grise), Marcel Kapferer (La Leçon de piano ; Jeune fille à la mauresque, robe verte) et Henri Canonne (Intérieur – porte ouverte). Portrait au manteau bleu, Nu aux jambes croisées, ainsi que Figure assise et le torse grec, faisaient partie de la collection de l’artiste lui-même avant d’être cédés par son fils Jean Matisse qui en avait hérité. Cette collection a une histoire et une raison d’être, et s’inscrit dans un ensemble d’œuvres d’art impressionnistes et modernes  qui pourrait constituer à lui seul un fabuleux musée.

Nice : Esprit Coco à Crémat

Expositions|

Par Ph.D

Crémat et Coco Chanel cela va au-delà de la légende. Celle qui voudrait que la grande dame de la mode se soit inspirée du blason aux C entrelacés  du château Niçois ( qu’elle fréquentait au temps où Irène Bretz y organisait des fêtes somptuaires),  pour créer le monogramme de sa maison de couture.  L’actuel propriétaire du château, un richissime homme d’affaires Français, n’a pas l’intention de réclamer des droits sur l’utilisation d’un monogramme, par ailleurs fort répandu dans toute l’Europe. Bien au contraire : en plus de la vigne de Bellet, il compte bien cultiver l’esprit Chanel pour redonner au domaine son lustre d’antan. Après des travaux de rénovation pharaoniques qui ont changé du tout au tout l’aspect du château – avec un amusant côté Cité Interdite- , il a entrepris de l’ouvrir à nouveau aux arts et à la culture. Le domaine a accueilli cet été une dizaine de concerts intimistes et une exposition hommage à Coco Chanel. En partenariat avec la galerie Elie Art Events, elle se compose de 27 pièces d’art contemporain à découvrir dans les jardins et la salle d’exposition. Des oeuvres colorées, dont certaines ont été réalisées spécialement pour l’exposition, et qui sont signées Arman, Jeff Koons, Laurence Jenk, Léa Poncharal ou Alain Mattrel. Elles se dévoilent dans le cadre de visites guidées ou privées du domaine, qui comprennent un tour des intérieurs du château, décorés avec l’ancien mobilier du Ritz. La suite Coco Chanel du célèbre palace parisien a ainsi pu être reconstituée dans une des chambres, avec ses deux fauteuils : celui de Coco et celui de son chat.  Pour y monter et accéder à la tour qui offre une vue à 360° sur le comté de Nice, on passe devant plusieurs vitraux monogrammés aux C entrelacés. Quand on vous dit que l’esprit de Coco est partout à Crémat !

Dominique Tarlé: retour à La Villa

Expositions|

Par Ph.D

A la fin du printemps 1971, alors jeune photographe, Dominique Tarlé débarquait sur la Côte d’Azur pour photographier les Rolling Stones qui enregistraient leur nouvel album, Exile on Main Street,  dans la maison louée par Keith Richards à Villefranche sur mer : la villa Nellcote. “J’avais prévu d’y passer un après midi, mais au moment de repartir Keith et sa femme Anita ont voulu que je reste“, raconte le photographe. Le séjour de Dominique Tarlé à Nellcote a finalement été presqu’aussi long que celui des Stones: près de 6 mois !  Un été de folie, où entre deux sorties en mer, une virée en Jaguar à Monaco ou à Cannes et le mariage de Mick Jagger à Saint Tropez, les Stones ont enregistré assez de musique pour remplir un double album et Dominique a fait assez de photos pour occuper le reste de sa vie à les classer, les tirer, les publier et enfin les exposer.  Un demi siècle plus tard, le photographe est revenu sur la Côte d’Azur à l’invitation de sa galeriste, Julia Gragnon, pour exposer tout l’été 2021 , rue Gioffredo à Nice, les photos de Nellcote. Des images devenues célèbres pour beaucoup (et dont la côte atteint 10 000 € pour les plus grands formats) et d’autres qui n’avaient encore jamais été montrées. Comme celles de  Keith Richards à bord de son bateau ou au volant de sa Jag, celle de Mick Jagger à la terrasse d’un café, celle de Keith et sa compagne Anita Pallenberg enlacés sur une chaise dans un salon de Nellcote, celle d’Anita remontant à pied de la plage de Passable dans une mini jupe en cuir trés rock’n’roll. Ou encore celle de Keith à table,  à la lueur d’une bougie, préfigurant de plusieurs décennies son personnage de Pirates des Caraïbes...  “Pour préparer cette expo, Dominique m’a pour la première fois  donné accès aux planches contact de Nellcote, confie Julia Gragnon. Nous avons tiré une sélection de 200 photos parmi lesquelles une bonne cinquantaine n’avaient encore jamais été tirées“. Elles étaient exposées en avant première mondiale à Nice et figurent dans le livre-catalogue de l’exposition qu’on peut encore acheter à la galerie. Son titre : La Villa.

Biot : Le Transport des forces

Expositions|

Au musée national Fernand Léger de Biot, l’été 2021 sera marqué par un événement exceptionnel : l’installation et la présentation dans ses collections d’un immense tableau d’environ 5 m de hauteur sur près de 9 m de long : Le Transport des forces. Peint par Fernand Léger en 1937, à l’occasion de l’Exposition internationale des arts et techniques de Paris, ce tableau monumental est le fruit d’une commande par l’État, destinée à l’origine à orner le Palais de la Découverte. Véritable exaltation de l’alliance harmonieuse de la créativité artistique et de l’innovation technologique, Le Transport des Forces fait l’apologie de l’énergie électrique issue d’un processus de transformation des forces naturelles. Réalisé en collaboration avec ses élèves dans le contexte du Front Populaire, ce tableau marque un tournant dans la démarche de Léger : il approfondit alors sa réflexion sur la place de la couleur dans l’architecture et devient le promoteur d’un art social, inscrit dans l’espace public. Avec cette œuvre monumentale , dont le transport et l’installation ont mobilisé des moyens hors norme (voir le reportage),  la beauté de la peinture murale moderne s’offre désormais au regard de tous. Le Transport des Forces est la propriété du Centre national des arts plastiques de Paris, qui l’a prêté pour une durée de 5 ans au musée national Fernand Léger. Le visiteur est invité à découvrir cette œuvre magistrale, exposée pour la première fois au musée Fernand Léger, en regard avec son dessin préparatoire qui fait partie de la collection du musée et avec la reconstitution d’un des 6 grands panneaux conçus par l’artiste pour l’exposition de 1937. Avec cette exposition, le musée Fernand Léger fait encore une fois l’événement. Sa visite sera, plus que jamais,  un des incontournables de l’été azuréen. 

Rencontre : César Malfi

Expositions|

Par Ph.D

Avant le salon ID Week End , où il fera du live painting avec son grand copain Eric Garence, nous avons rencontré le street artiste Niçois César Malfi, dont les oeuvres commencent à envahir l’espace urbain de la Côte d’Azur.  Il travaillait ce jour-là sur une commande pour l’école de communication Iscom,  qui ouvre une antenne à Nice La Plaine, à la rentrée prochaine. Ce qui étonne et frappe dans le travail de César Malfi, c’est la manière dont il mélange une imagerie extrêmement classique (celle de la statuaire grecque et romaine, en particulier) avec des préoccupations politico-philosophiques et une technique extrêmement modernes, comme celle du graff. Le Niçois attribue son influence classique à ses études de droit (il est titulaire d’un master en fiscalité) : “J’ai commencé à tagger et à graffer vers l’âge de 15 ans mais je n’ai pas fait d’école d’art, se souvient-il. Je n’avais sans doute pas assez de recul sur mes envies à l’époque, mais  je n’ai pas choisi le droit par défaut : cela me plaisait beaucoup. Et aujourd’hui,  ce que j’ai appris à la fac m’aide à théoriser mon travail  et donne sans doute une âme plus profonde à mes oeuvres“. Trés sollicité, y compris à l’étranger,  par les entreprises et les institutions pour des peintures murales, César décline aussi ses oeuvres sur toile, en conservant la technique de l’aérosol et les motifs néo-classiques  : “Le contraste entre l’inspiration académique et un geste qui y est totalement opposé nourrit mon inspiration, constate-t-il. Le street painting est un art constestataire par essence“. En tout cas, son travail plaît beaucoup. On peut admirer ses oeuvres murales au château de Crémat, à Cap 3000, à l’hôtel Radisson et au Mariott de Nice,  à la médiathèque d’Antibes et bientôt, donc, dans les locaux de l’Iscom. “En 2022-2023,  le rythme va être soutenu, assure l’artiste. Je vous promets des expériences qui vont vous faire voyager“. On ne demande pas mieux.

 

 

Toulon : Titans des mers

Expositions|

Par la rédaction

Créé à la fin du Premier Empire, le musée national de la Marine de Toulon est installé à côté de la Tour de l’Horloge de l’arsenal. Véritable mémoire de l’arsenal de Toulon dont il conserve la majestueuse porte monumentale (1738), le musée conserve et expose une exceptionnelle collection de modèles de vaisseaux, ainsi qu’une maquette de galère. S’appuyant sur la richesse de ses collections, héritée du savoir-faire des hommes de l’arsenal depuis la seconde moitié du XVIIesiècle, le musée propose de façon pédagogique et attractive une histoire humaine et technique accessible à tous. Parmi les incontournables : un espace dédié à la corderie construite d’après les plans de Vauban, les grandes maquettes d’instruction, âgées de 250 ans, des figures de proue et décorations de poupe, bien souvent derniers témoins des navires de l’époque, la maquette de la galère extraordinaire Dauphine et l’espace consacré au bagne de Toulon. Au premier étage sont présentés un focus sur le sabordage de la Flotte en novembre 1942 d’abord et la Marine d’aujourd’hui ensuite, développée autour des sous-marins et des porte-avions. Du 2 au 24 février, Naval Group et le musée national de la Marine  invitent le public à plonger au cœur de l’univers du naval de défense, pour découvrir les navires de surface et les sous-marins conçus, construits et entretenus par Naval Group, au service de la Marine nationale et de ses marines partenaires. Cette exposition, intitulée Titans des mers,  réunit des photographies grand format d’Ewan Lebourdais, peintre officiel de la marine nationale, à qui Naval Group a laissé carte blanche dans ses chantiers, à bord des navires et des sous-marins.