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Nice : Soulages

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Pierre Soulages est le plus célèbre des artistes français vivants. L’exposition  présentée à la Galerie Lympia, sur le port de Nice, s’inscrit dans la célébration de son centième anniversaire,  après l’ouverture des manifestations du Centre Pompidou et du Louvre. Pour cet hommage, plus de cent œuvres originales ont été réunies : peintures, œuvres gravées, bronze, livres illustrés. Pour mieux comprendre et connaître l’univers et les références de ce peintre d’exception, ont été rassemblés les témoignages et les œuvres d’artistes faisant partie du monde Soulages et de ses dialogues avec les cultures. Le titre de cet événement, “Soulages, la puissance créatrice”  est dû à un citoyen d’honneur de la ville de Nice, Léopold Sédar Senghor, poète et chef d’État sénégalais,  qui fut aussi ami de Pierre Soulages et participa personnellement à la conception d’expositions  tant à Dakar qu’à Lisbonne. Le parcours  de l’exposition niçoise présente soixante-douze œuvres originales peintes et gravées de l’artiste en un itinéraire chronologique de 1946 à 2008.

Vence : wall [&] drawings

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Pour sa deuxième saison consacrée au dessin contemporain, le Musée de Vence a invité Philippe Piguet, critique d’art et commissaire d’exposition indépendant, à concevoir un projet y faisant écho. Celui-ci a proposé de réunir trois artistes pratiquant entre autres le dessin mural, autour du magistral wall drawing de Sol LeWitt (1928-2007) que l’artiste avait spécialement réalisé en 2002 lors de son exposition personnelle à Vence – dont il a fait notamment cadeau à la ville. Intitulée Le dessin, autrement – wall [&] drawings, cette exposition rassemble, aux côtés de Sol LeWitt, Chourouk Hriech, Christian Lhopital et Emmanuel Régent, trois figures marquantes de la scène artistique française qui, au cours des dix dernières années, ont contribué chacun à leur manière à penser le dessin contemporain autrement. Outre la réalisation in situ d’un wall drawing, chacun dans une salle propre, Philippe Piguet présente  une sélection mêlée de leurs dessins dans deux autres salles du musée. Dans l’espace vidéo, la projection d’un making off des wall drawings réalisés sur place permet aux visiteurs de prendre toute la mesure du travail de chacun des artistes.

 

 

 

Nice: Palace Paradis

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En parallèle avec l’événement Baie des lumières dans le parc Phoenix, le musée des arts asiatiques de Nice propose Palace Paradis,  consacrée aux offrandes funeraires en papier traditionnelles de Taïwan.   Qui n’a jamais rêvé de retrouver les plaisirs terrestres après la mort ? Telle est la fonction des objets funéraires en papier de Taiwan, brûlés pour assurer le confort des défunts dans l’au-delà. À la suite d’un décès, les familles achètent des substituts d’objets réels en papier, montés sur une structure de bambou, qu’ils envoient au disparu en les brûlant, accompagnés de monnaies funéraires – billets et pièces de papier en usage dans le monde des morts. De la maison miniature aux copies d’articles de luxe, ces créations hyperréalistes ne négligent aucun détail. Rien n’est laissé au hasard : programmes du lave-linge, smartphone équipé d’applications spéciales « paradis » ou berline avec chauffeur… Détruits par les flammes, les objets funéraires de papier n’ont pas laissé de traces matérielles, mais des textes chinois les mentionnent dès le VIIIe siècle. Leur fonction rappelle celle des simulacres en terre cuite (mingqi) déposés de manière généralisée dans les tombes à partir de la dynastie des Han (206 avant notre ère à 220 de notre ère) pour recréer l’environnement familier du défunt. Conçue en partenariat avec le Centre Culturel de Taiwan à Paris, l’exposition présente un ensemble de créations des ateliers Hsin Hsin et Skea réalisées exceptionnellement pour le musée du quai Branly – Jacques Chirac. 

 

 

Monaco: Stasha Lewis

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Après deux expositions -évènements consacrées à David Bailey et aux créations picturales de Boy George , GM Design Gallery  à Monaco expose les toiles de Stasha Lewis. Intitulée A Study in Color, l’exposition permet de découvrir le travail de cette artiste, fille de la designer Tina Green et du batteur de jazz Bobby Palos. Connue pour ses peintures aux couleurs vibrantes, l’artiste dévoile ses derniers travaux de la série Blackline : des dessins en en noir et blanc au trait extrêmement fin,  qui contrastent avec ses travaux précédents et émeuvent par leur simplicité.

 

 

 

Toulon : Picasso Méditerranée

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Après  13 millions d’euros de travaux de rénovation, le musée d’art de Toulon rouvre ses portes avec l’exposition « Picasso et le paysage méditerranéen » . Dans le cadre du projet Picasso Méditerranée, le musée a choisi de mettre en lumière les liens qui existent entre l’artiste,  son oeuvre et le paysage. Des paysages d’Espagne à ceux d’Aix-en-Provence, l’oeuvre de Picasso est ponctuée de paysages qui témoignent des différents lieux de villégiature qu’occupe l’artiste et des paysages qu’il eut le temps d’apprécier à l’occasion de ses déplacements ou séjours sur la Côte d’Azur. A la fin de sa vie, il découvre d’autres paysages, plus arides au pied de la montagne Sainte-Victoire, dans le château de Vauvenargues. Du 16 novembre au 23 février, 62 oeuvres sont  exposées dont 33 de Pablo Picasso ainsi que des photographies et toiles de Raoul Dufy, Georges Braque ou encore Juan Gris. Le propos de l’exposition est, en effet, d’associer une vingtaine de paysages méditerranéens de Picasso à des paysages peints par des contemporains de l’artiste tels que  Dufy, Braque, Matisse, Derain, Kisling ou Marchand…

 

Nice : Bruit originaire

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L’exposition Bruit originaire  du Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain de Nice est une invitation à un voyage dans le temps, des premières traces d’occupation humaine à Nice il y a 400 000 ans et du témoignage des pierres taillées laissées par cette communauté, aux expériences menées aujourd’hui par l’artiste Charlotte Pringuey-Cessac pour convoquer la mémoire vibrante de ces vies passées. La préhistoire, les outils et méthodologies de l’archéologie constituent une source pour son travail, une matière à partir de laquelle elle tisse des expériences et des récits, s’autorisant des vagabondages entre la science et la licence poétique, la trace laissée par l’histoire et sa réinvention contemporaine. Pensée comme un parcours, son exposition à Nice se déploie du musée de Préhistoire de Terra Amata, épicentre de l’activité de ces premiers hommes, au MAMAC, en passant par la colline du château où, en 2013, fut découverte une sépulture peuplée de restes funéraires datant des XIIe et XIIIe siècles. Cette promenade à travers les siècles s’articule autour de l’idée d’un Bruit originaire, expression empruntée au poète Rainer Maria Rilke. Après qu’il ait découvert avec émerveillement le potentiel des premiers phonographes, il rêve à « une chose inouïe » : « mettre en sons les signatures innombrables de la création qui durent dans le squelette, dans la pierre, (…), la fissure dans le bois, la démarche d’un insecte », et entendre la mémoire d’un être disparu en parcourant les sillons du crâne avec l’appareil… Entre pensée romantique et fantasme démiurgique, cette aspiration de Rilke à ré-animer l’absence, est un fil conducteur de la proposition de Charlotte Pringuey-Cessac qui a fait reconstituer en laboratoire des sons  traversant une boite crânienne (on peut les entendre dans l’exposition) et a effectué des moulures d’objets lithiques en faïence. La convocation d’un monde révolu, le dialogue intime avec les témoins du passé et la pensée magique dont elle investit ce qui semble inerte, dessinent une ode sensible à la mémoire et aux bruissements de ce qui n’est plus : nos origines.

Fondation Maeght : Jacques Monory

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Initialement prévue au printemps 2020, la Fondation Maeght présente du 1er juillet au 22 novembre la première grande exposition monographique de Jacques Monory depuis sa disparition en octobre 2018.  Intitulée simplement « Jacques Monory », l’exposition retrace soixante ans de carrière et revisite l’œuvre de cette figure majeure de la Figuration narrative, constamment tendu par la modernité et par la singularité de ce bleu qui l’a rendu célèbre. Organisée par Laurence d’Ist, commissaire de l’exposition, cette traversée se fait le long d’un parcours non chronologique, mais qui tente de faire jouer à plein, d’une salle à une autre, les échos et les écarts de cette œuvre singulière qu’il est temps de revisiter. De tous les peintres dits de la Figuration narrative, Monory aura sans doute été le seul à être pleinement narratif. Parfois hyperréalistes, les scènes énigmatiques qu’il peint et qu’il juxtapose forment comme le journal de bord hanté d’un peintre qui chaque jour s’interroge sur la réalité du monde. Le bleu qui l’a rendu célèbre, qu’il soit monochrome, ou qu’il accueille d’autres couleurs du spectre, est la couleur de ce doute. Il agit comme un voile onirique et comme une mise à distance. Empruntant au cinéma – et notamment aux thrillers des années cinquante – comme à la photographie et à l’imagerie, les peintures de Monory, fréquemment de grand format et qui incluent aussi souvent des objets, forment comme une sorte de manège accéléré, avec parfois des stases presque extatiques : y alternent ou s’y combinent des paysages urbains et de grandes étendues de nature, des visions romantiques et des images dramatiques venant de l’actualité ou de l’Histoire contemporaine. Un pessimisme fondamental, teinté d’humour grinçant, y coexiste avec une fascination pour le vide. Monory ne donne pas de leçon, il s’interroge et nous interroge : comment vivre dans un monde violent, déraisonnable, illogique, surprenant et souvent faux ? Sa peinture, qui se fait l’écho d’une modernité dont il conjure la violence en lui donnant libre cours nous revient aujourd’hui en pleine face, comme un très long métrage dont on aimerait pouvoir isoler chaque plan tout en se laissant emporter par la puissance d’un montage impitoyable.

 

 

Nice : Chagall et le monde Grec

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Au début des années 1950, Marc Chagall accepte la proposition de son ami l’éditeur Tériade d’illustrer Daphnis et Chloé, pastorale du IIe siècle dont l’action se situe sur l’île grecque de Lesbos. Pour s’imprégner de l’environnement du récit antique, Marc Chagall entreprend deux voyages en Grèce, en 1952 et 1954. Il visite Athènes, Delphes, Olympie, Nauplie et l’île de Poros. La découverte de ces sites agit comme une révélation : un nouvel univers s’ouvre à lui. L’artiste trouve en Grèce le berceau d’une civilisation qui irrigua tout le monde méditerranéen, une « terre des dieux » qui fait écho à la douceur de vivre de la Côte d’Azur où il s’est installé après-guerre. Fasciné par les mythes et les textes antiques associés à la contrée hellénique – Daphnis et Chloé de Longus, l’Odyssée d’Homère – Marc Chagall produit par la suite livres illustrés, peintures, gouaches, céramiques, décors et costumes pour l’Opéra, mais aussi œuvres monumentales en mosaïque. D’une Grèce vécue à une Grèce rêvée, il s’approprie cet univers qui nourrira son œuvre jusqu’à la fin de sa vie. La nouvelle exposition du musée Chagall retrace ce parcours.

Toulon : Musée de la marine

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Créé à la fin du Premier Empire, le musée national de la Marine de Toulon est installé à côté de la Tour de l’Horloge de l’arsenal. Véritable mémoire de l’arsenal de Toulon dont il conserve la majestueuse porte monumentale (1738), le musée conserve et expose une exceptionnelle collection de modèles de vaisseaux, ainsi qu’une maquette de galère. S’appuyant sur la richesse de ses collections, héritée du savoir-faire des hommes de l’arsenal depuis la seconde moitié du XVIIesiècle, le musée propose de façon pédagogique et attractive une histoire humaine et technique accessible à tous. Parmi les incontournables : un espace dédié à la corderie construite d’après les plans de Vauban, les grandes maquettes d’instruction, âgées de 250 ans, des figures de proue et décorations de poupe, bien souvent derniers témoins des navires de l’époque, la maquette de la galère extraordinaire Dauphine et l’espace consacré au bagne de Toulon. Au premier étage sont présentés un focus sur le sabordage de la Flotte en novembre 1942 d’abord et la Marine d’aujourd’hui ensuite, développée autour des sous-marins et des porte-avions.

 

Saint-Tropez: L’Annonciade

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Le musée de l’Annonciade, créé en 1922, rappelle que la ville de Saint-Tropez a été l’un des foyers les plus actifs de l’avant-garde picturale au début du XXe siècle, grâce à Paul Signac qui y accosta en 1892 à bord de son yacht L’Olympia. Séduit par le pays, Signac y acheta une maison dont il fit son atelier, La Hune, et y invita de nombreux peintres : Cross, Matisse, Derain, Marquet. Les collections présentées, s’échelonnant entre 1890 et 1950 sont surprenantes, autant par leur qualité que par leur homogénéité. L’ensemble des artistes exposés ont fondé leur travail à partir d’une réflexion sur la couleur tout en restant fidèles à la figuration. Cet ensemble est composé de peintures de premier ordre, appartenant essentiellement aux mouvements pointilliste, nabis et fauve.

Monaco : Musée de l’auto

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A la fin des années 1950 le Prince Rainier III de Monaco, passionné d’automobiles, débute sa collection de voitures anciennes. Au fil des années et des acquisitions la collection s’agrandit et très vite, le garage du Palais Princier se révèle trop étroit pour contenir une centaine d’automobiles superbes aux silhouettes monumentales ou sportives, aux carrosseries majestueuses, aux capots rutilants, aux calandres royales. En 1993 le Prince  décide donc de dévoiler au public ses trésors en créant un musée de l’auto. Située sur les Terrasses de Fontvieille, cette exposition de 5 000 m2 unique au monde, regroupe près d’une centaine d’automobiles : de la DE DION BOUTON de 1903 à la LOTUS F1 de 2013 en passant par les HISPANO SUIZA, ROLLS ROYCE, LINCOLN, FACEL VEGA, DELAGE, DELAHAYE, PACKARD, HUMBER, NAPIER, FERRARI, MASERATI, LAMBORGHINI, ALFA ROMEO, LEXUS du mariage Princier de 2011, ainsi que les voitures de courses qui ont marqué le Rallye de Monte-Carlo et les F1 du Grand-Prix de Monaco. Le musée accueille de temps à autres des expositions temporaires  comme ce fut le cas du 3 décembre 2018 au 15 mars 2019 avec une collection unique de Ferrari.

Nice: Médias & Sports

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Pour sa nouvelle exposition temporaire, le Musée National du Sport a choisi de raconter l’histoire de ceux qui transmettent le sport et qui, depuis plus de 150 ans, le transforment pour le rendre toujours plus populaire : les médias. Dès sa naissance, la presse sportive exalte les vertus du sport et des sportifs pour mieux s’en nourrir et assurer son développement. En magnifiant ses valeurs, en créant des héros, elle fait naître l’amour du sport. Cette passion profonde et sincère qui fera du jeune lecteur un client pour toujours. Se servir du sport… pour mieux le servir. Durant la seconde partie du XIXe siècle, la presse sportive devient le principal créateur d’évènements et mise d’abord sur les courses cyclistes pour soutenir les ventes : le Paris-Rouen (1869), le Paris-Roubaix (1896) et bien-sûr le Tour de France (1903) sont par exemple créés par « Le Vélocipède illustré », « Le Vélo » et « L’Auto ». Ce soutien au sport s’amplifie plus encore au XXe siècle avec l’émergence de nouveaux médias, poussés par le progrès technologique. Après la presse vient la radio, qui retransmet pour la première fois des évènements sportifs en direct. Puis, très rapidement, la télévision apparaît et tout change. Car au-delà même de permettre la diffusion mondiale de toutes les épreuves sportives, c’est aussi ce média qui finance depuis de nombreuses années les plus grandes compétitions, en s’acquittant de droits de retransmission toujours plus importants. Enfin, aujourd’hui, le numérique est partout et livre une information immédiate mais parfois sans filtre ni analyse journalistique. Qu’il soit écrit, parlé ou filmé, le média tend avant tout à raconter le sport, et à en sublimer ses champions. Les grandes voix, les répliques mythiques, les images d’anthologie, les dessins facétieux, les sons qui ont accompagnés les grands moments de sport, font à présent partie de la mémoire collective, d’un patrimoine à conserver et à diffuser. Les médias évoluent, parfois profondément, mais les émotions qu’ils véhiculent sont toujours aussi intenses. C’est cette passion du sport et de ses légendes qui sera (re)transmise sur plus de 500 m2, au sein de l’exposition Médias & Sport. Par des objets inédits d’abord, mais aussi et surtout par de nombreux dispositifs immersifs et interactifs permettant de découvrir ou de redécouvrir cette fabuleuse histoire commune, construite depuis plus de 150 ans, à la fois par les exploits des champions et par ceux qui les ont racontés. Prévue pour le mois d’avril, cette exposition a dû être reportée en raison de la crise sanitaire. 

Antibes : Musée Picasso

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Dans son accrochage des collections modernes et contemporaines, le musée Picasso d’Antibes propose de découvrir ses nouvelles acquisitions: des œuvres d’Anna-Eva Bergman et Hans Hartung, ainsi qu’une salle consacrée à l’artiste russe Edik Steinberg (voir photo). Deux salles sont également consacrées à Nicolas de Staël, suivies d’un parcours avec des œuvres d’artistes majeurs du xxe siècle : Jean  Degottex, Jean Dubuffet, Pierre Soulages, Jean-Pierre Bertrand, Pierrette Bloch, Germaine Richier, Robert Malaval, Niki de Saint Phalle, César, Arman, Martial Raysse, Yves Klein, Jean Charles Blais, Jean Le Gac, Geneviève Asse, Antoni Clavé, Antonio Saura et Zoran Music, avec un accent particulier sur les œuvres de Jean Leppien et de Jacques Prévert.

Le Cannet : Autour du Nu Orange

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Organisée selon un axe chronologique tout en ménageant des rapprochements entre dessins, sculpture ou photographie et peintures, le parcours de l’exposition “Autour du Nu Orange” souhaite apporter une vision renouvelée de l’artiste et montrer comment Pierre Bonnard a fait de son travail « quelque chose de personnel » pour aboutir aux œuvres de la maturité réalisées au Cannet. Dans une scénographie repensée intégrant le tout nouveau tableau, entré cette année dans les collections du musée, le visiteur est convié à un voyage autour des sujets favoris du peintre : l’époque de La Revue blanche, vie intérieure, nus, natures mortes et  paysages. Réalisé vers 1943, le Nu Orange,  œuvre solaire et énigmatique, est tout à fait atypique dans la production de Bonnard. Elle présente le dernier modèle de Bonnard, Moucky Vernay,  après le décès de Marthe. Elle est très proche des œuvres de fin de vie de l’artiste,  où le peintre oscille entre figuration et abstraction entre intérieur et extérieur brouillant les lois de la perspective,  tout en entretenant un dialogue essentiel avec la Nature. Son acquisition vient en contrepoint des deux dessins préparatoires que le musée possède. Presque inédite, l’oeuvre n’a été présentée en France qu’une seule fois lors d’une exposition il y a près de 20 ans. Son retour au Cannet est une redécouverte patrimoniale majeure.

Roquebrune : Cap Moderne

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Face à Monaco, à Roquebrune Cap Martin, un site culturel et naturel remarquable,  baptisé Cap Moderne, réunit désormais la villa E-1027 d’Eileen Gray, le Cabanon et les Unités de camping de Le Corbusier et le bar-restaurant l’Etoile de mer de Thomas Rebutato. Autant d’architectures classées,  témoins d’une époque (les annés 30-50) et inscrits dans un cadre naturel d’exception,  qui se visitent à partir du mois de juin. Le site, progressivement restauré , accueille près de dix mille visiteurs chaque année depuis 2015. Cet été, les travaux de rénovation empêchent hélas la visite de la villa qui est presqu’entièrement bâchée. Mais le reste du site est accessible sur réservation (obligatoire).