Séries

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Jeune & Golri

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Par Phil Inout

Le Pitch

Prune (Agnès Hurstel), stand-uppeuse débutante de 25 ans, tombe amoureuse de Francis (Jonathan Lambert), qui a 46 ans et une petite fille de 6 ans (Jehanne Pasquet). La jeune femme devient belle-mère, alors que ses copines sont encore en descente de MDMA, et qu’elle a le même âge mental que la petite. C’est l’histoire d’une maternité non choisie mais golri. L’histoire de Prune quoi.

Ce qu’on en pense

Très inspirée de Fleabag, l’hilarante série anglaise de Phoebe Waller Bridge, Jeune & Golri est l’oeuvre de l’humoriste Agnes Hurstel, qui se met en scène dans un rôle de trentenaire paumée, stand uppeuse débutante et amoureuse catastrophique. Elle rencontre un homme plus âgé qu’elle (Jonathan Lambert) et en tombe amoureuse, malgré la présence dissuasive de la fille d’icelui, Alma (Jehanne Pasquet),  qui pourrait être la fille de Margareth Thatcher et de Staline à 6 ans.  En épisodes de 26 minutes, on suit la jeune femme dans ses efforts pour 1) percer dans le stand up 2) maintenir une relation de plus d’une semaine 3) apprivoiser la gamine 4) cacher à son mec qu’elle se moque de leur vie sexuelle et sentimentale tous les soirs sur scène. C’est drôle, enlevé , bien écrit et emballé dans un format trés pop avec plein d’incrustations de dessins dans le cadre. Agnès Hurstel est charmante dans un rôle qui lui ressemble forcément beaucoup. La comparaison avec Fleabag se fait forcément au détriment de la série française (plus gentilllette),  mais on s’amuse bien. Deux saisons sont disponibles sur OCS.

Abysses

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Par Phil Inout

Le Pitch

A cause de la pollution, du dérèglement climatique et de la surexploitation des océans, une force mystérieuse venue des profondeurs utilise des créatures marines pour déclarer une guerre contre l’humanité. Alors que la société s’effondre, une équipe de scientifiques doit découvrir la vraie nature des attaques et de la créature énigmatique qui les initie avant qu’il ne soit trop tard…

Ce qu’on en pense

Adaptée d’un best-seller d’anticipation allemand de Franck Schätzing, cette ambitieuse coproduction européènne s’attaque à un genre dominé, au cinéma, par les Etats-Unis : le thriller d’anticipation. Elle réussit à captiver au-delà des espérances en y ajoutant une note écolo. On suit sur plusieurs continents les efforts d’équipes scientifiques pour essayer d’abord de comprendre ce qui se passe (les accidents mortels se multiplient sur toutes les côtes),  puis de mettre au pont une stratégie pour juguler le danger. Outre la qualité de la réalisation et un casting international, la grande réussite d’Abysses est de ne pas se contenter de séquences spectaculaires d’attaques de baleines, d’orques, de vers géants ou de homards empoisonnés, mais d’examiner leurs conséquences à grande échelle aussi bien sur les plans politiques, qu’économiques ou sociaux. L’aspect humain n’est, évidemment,  pas oublié  et chaque personnage est porteur d’une histoire personnelle qui justifie son implication dans l’enquête en cours. Excellente pioche pour France.tv qui a mis les 8 épisodes de la série en ligne et pour France 2 qui la diffuse ce mois-ci.

Silo

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Par Phil Inout

Le Pitch
Dans un futur où la Terre est dévastée et l’air devenu toxique, les survivants vivent dans un silo géant souterrain de 144 étages. Au sein de cette communauté, les individus doivent se plier à toute une série de règles très strictes destinées les protéger. Les citoyens qui enfreignent la loi sont envoyés en dehors du silo, condamnés à y trouver la mort au contact d’une atmosphère irrespirable. Pourtant, peu à peu, l’idée que les dirigeants mentent sur ce qu’il se passe à l’extérieur fait son chemin…

Ce qu’on en pense 

Adaptée du best-seller éponyme d’Hugh Howey, Silo rejoint Foundation, Severance et For All Mankind au rang des blockbusters SF de la plateforme AppleTV+.  Une réussite qui tient autant à son scénario solide qu’à sa réalisation soignée et à son casting impeccable. L’histoire mélange des ingrédients de 1984, de Blade Runner , de Bienvenue à Gattaca et de Snowpiercer (entre autres) pour créer une nouvelle dystopie passionnante. Rebecca Ferguson, qui joue la mère de Paul Atreides dans Dune, y incarne une héroïne dure à cuire à la Ripley (Alien),  qui va accepter le poste de sherif du Silo pour mieux en percer les secrets aprement défendus par ses dirigeants occultes. Chaque épisode nous en apprend un peu plus sur le mode de fonctionnement de cette société post-apocalyptique, sur ses origines et ses mystères. Les amateurs de SF dystopique seront comblés. Les abonnés de Canal + aussi,  puisque les séries d’Apple y sont désormais diffusés sans supplément.

Yellowjackets

Séries|

Par Phil Inout

Le pitch

Les membres d’une équipe universitaire de soccer féminin se retrouvent être les seules survivantes d’un crash aérien. Leur histoire est racontée en plusieurs temporalité : avant, pendant et plusieurs années après l’accident…

Ce qu’on en pense

Une série qui mélange survival, teen drama, comédie dramatique et enquête,  forcément ça intrigue. Le problème c’est qu’on passe sans cesse de l’un à l’autre sans avoir réellement eu le temps de s’attacher aux personnages qu’on retrouve à plusieurs âges de leur existence. Créée par Adam Lyle et Bart Nickerson (Naco: Mexico),  la série s’étire interminablement et semble avoir surtout pour souci de cocher toutes les cases de tous les genres abordés. Cela donne des épisodes d’inégale qualité, pour une histoire éclatée façon puzzle qui met des plombes à se reconstituer. La saison 2 vient d’arriver sur Canal +

Citadel

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Par Phil Inout

Le pitch

Il y a huit ans, l’agence d’espionnage indépendante  Citadel a été détruite par des agents de Manticore, un puissant syndicat tirant les ficelles dans l’ombre. Avec la chute de Citadel, les agents d’élite Mason Kane (Richard Madden) et Nadia Sinh (Pryianka Chopra Jonas) ont vu leurs souvenirs effacés alors qu’ils échappaient de justesse à la mort. Ils vivent depuis sous de nouvelles identités, en ignorant leur passé. Jusqu’à une nuit, lorsque Mason est retrouvé par son ancien collègue de Citadel, Bernard Orlick (Stanley Tucci), qui a désespérément besoin de son aide pour empêcher Manticore d’établir un Nouvel ordre mondial. Mason retrouve son ancienne partenaire, Nadia, et les deux espions se lancent dans une mission qui les emmène à travers le monde dans le but de stopper les agissements de Manticore…

Ce qu’on en pense

Les frères Russo (d’Avengers) sont aux commandes de cette nouvelle série blockbuster d’espionnage qui mixe Mission Impossible, James Bond et Jason Bourne. La première demi-heure du premier épisode est trés accrocheuse,  mais une fois qu’on a compris de quoi il retourne Citadel n’a rien de neuf à proposer. Personnages et situations stéréotypés, acting insipide et effets spéciaux à gogo(s). Comme Prime diffuse au compte goutte, on sera probablement passé à autre chose avant que le quatrième épisode arrive sur la plateforme alors qu’il y en a douze dans les tuyaux.

Bardot

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Par Ph.D

Le pitch

La vie de Brigitte Bardot, de ses débuts à 15 ans en 1949 à la naissance de son fils en 1960. Les débuts d’une jeune fille, élevée strictement, qui rêve de devenir danseuse. Guidée par son amour pour Vadim et poussée par son désir de liberté et d’émancipation, elle se laissera happer par le cinéma…

Ce qu’on en pense

Trés attendue , la série de Daniele et Christophe Thompson sur Brigitte Bardot déçoit forcément. Retraçant les premières années de sa carrière et de sa célébrité, les épisodes se concentrent essentiellement sur les nombreuses conquêtes de BB (Vadim, Trintignant, Gilbert Becaud, Sami Frey…),  en se contentant d’effleurer l’impact sociologique, historique et même cinématographique de l’actrice. Un traitement purement superficiel et people du phénomène Bardot. La reconstitution historique est tellement chargée que tout a l’air faux, mêmes les décors naturels ! Idem au niveau du casting : à part Noham Edje, magnétique dans le rôle de Jean-Louis Trintignant,  aucun des acteurs n’est crédible. A commencer par Julia de Nunez, dont la ressemblance avec Bardot n’est qu’épisodique et qui n’en a ni le maintien, ni le phrasé, ni, surtout,  le sex appeal. Dés lors, on comprend mal que BB soit devenue un tel mythe…  Diffusée sur France 2, la série est disponible en intégralité sur France.tv. 

La Diplomate

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Par Phil Inout

Le Pitch

Alors qu’elle s’apprête à prendre un poste à Kaboul, Kate Wyler (Keri Russel) est bombardée ambassadrice des Etats-Unis à Londres. Un poste honorifique qui ne convient guère à son tempérament de bourlingueuse. Heureusement, son mari Hal (Rufus Sewel), également diplomate, s’arrange pour déclencher une crise internationale impliquant l’Iran, la Grande Bretagne, les Etats-Unis… Et leur couple!

Ce qu’on en pense

Très bonne surprise que cette série de politique fiction  qui mixe House of Cards, Designated Survivor et… La Guerre des Rose ! Découverte dans The Americans (dont elles emble être sortie sans prendre le temps de se recoiffer), Keri Russel y incarne une diplomate atypique qui va devoir gérer une crise internationale majeure, en même temps que son divorce d’avec un mari charmeur mais encombrant. Pas facile ! Surtout quand le Premier Ministre anglais est un va-t-en guerre, que le Président des Etats-Unis est à moitié sénile et que tout Washington compte sur elle pour devenir la prochaine vice-présidente des Etats-Unis… Entre thriller politique et comédie de divorce, la série trouve une voie originale et s’y tient. On s’attache aux personnages et les rebondissements tiennent en haleine. La saison 2 est déjà en boite. 

 

Des Gens bien

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Par Phil Inout

Le Pitch

Dans une petite communauté frontalière laissée de côté par la modernité, Linda (Bérangère McNeese) et Tom (Lucas Meister) rongés par les dettes mettent en scène la mort de Linda dans un accident de voiture pour toucher l’assurance vie. Mais rien ne va se passer comme prévu…

Ce qu’on en pense

Une comédie noire à la Fargo servie par un casting impeccable , où Dominique Pinon, India Hair, François Damiens et Corinne Masiero font des apparitions réjouissantes,  aux côtés du couple vedette composé des épatants Lucas Meister et Bérangère McNeese. Drôle et cruel, bien écrit et bien mis en scène : encore une belle trouvaille d’Arte !

B.R.I

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Par Phil Inout

Le Pitch

À la BRI Versailles, unité historique spécialisée dans le grand banditisme, Saïd (Sofian Khammes) prend la tête d’une équipe constituée de jeunes flics d’élite aussi téméraires qu’efficaces. L’ancien membre des forces spéciales remplace Patrick (Bruno Todeschini) , chef charismatique qui a bâti sa légende de policier en collaborant pendant 20 ans avec Éric (Vincent Elbaz), leader d’un clan de la pègre parisienne. Saïd, devra trouver sa place au sein de son groupe tout en évitant qu’une guerre de gangs n’éclate entre la famille d’Éric et celle des frères El Hassani. Mais c’était sans compter sur Patrick, bien déterminé à revenir sur le devant de la scène si Saïd refuse de prendre parti dans ce règlement de comptes qui risque d’embraser la capitale…

Ce qu’on en pense

La nouvelle série policière de Canal + s’inscrit dans la lignée de Novembre et ressemble, elle aussi , a un interminable clip de recrutement pour la brigade de répression et d’intervention de la police de Versailles. Les flics, tous plus ou moins sexy et charismatiques,  ont des voitures qui représentent environ un siècle de leur salaire, les affaires se succèdent à un rythme que même Jack Bauer ne pourrait tenir et on se moque comme d’une guigne de la guerre des gangs que le malheureux  Sofian Khammes s’échine à vouloir éviter. Les deux « anciens » de l’histoire, le flic Patrick (Bruno Todeschini) et le voyou Eric (Vincent Elbaz) se tirent la bourre pour savoir qui jouera le plus malEmmanuelle Devos est juste là pour la déco et les membres de la brigade  (Ophélie Bau, Theo Christine, Rabajh Nait Oufela...) sont mal dirigés, avec des dialogues explicatifs tout sauf naturels. Heureusement, comme ils ont tous l’accent et le vocabulaire des cités, on ne comprend pas la moitié de ce qu’ils racontent ! Un Beau Ratage Industriel.

CanneSéries 6 : Palmarès

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Par la rédaction

Le festival CanneSeries 2023 s’est déroulé du 14 au 19 avril avec pas moins de 23 premières mondiales et 13 premières internationales.  Nouveauté de l’édition,  6 séries documentaires y étaient présentées en compétition.  Silo a fait l’ouverture le 14 avril et La Fabuleuse Mme Maisel S05 la clôture. On a également pu découvrir en avant-première les premiers épisodes des séries-évènements françaises Cannes Confidential et Tapie. Le Jury de la Compétition séries longues, présidé par Lior Raz et composé de Shirine Boutella, Zabou Breitman, Stewart Coppeland et Daryl McCormack a primé la série norvégienne Power Play. Celui de la compétition séries courtes,  composé de Javier Calvo et Javier Ambrossi (présidents), Marina Rollman et Simona Tabasco a récompensé The Left-Handed Son (Espagne).  Pour les séries documentaires,  Asif Kapadia, Nathalie Marchak et Melissa Theuriau ont distingué Draw for Change (Belgique). Camille Chamoux a assuré le rôle de maîtresse de cérémonie pour l’ouverture rentransmise en direct sur Canal +.  Sarah Michelle Gellar , Morfydd Clark et Joey Soloway ont été honorées par le festival. Rendez-vous en 2024 pour la saison 7.

 

Salade Grecque

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Par Phil Inout

Le pitch

A la mort de leur grand-père maternel, Tom (Aliocha Schneider) et Mia (Megan Northam), les enfants de Wendy et Xavier dans L’Auberge espagnole, héritent d’un immeuble en ruine en plein centre d’Athènes. Tom souhaite le revendre au plus vite pour financer la start-up qu’il a montée avec sa fiancée new yorkaise. Mais Mia, qui a abandonné ses études pour faire du bénévolat dans une association d’aide aux immigrés, y voit plutôt l’opportunité de donner une structure stable à son association pour loger des familles de migrants…

Ce qu’on en pense

On craignait beaucoup d’être déçu par cette suite sérielle de la trilogie jeuniste de Cédric Klapisch (L’Auberge espagnole/Les Poupées russes/Casse-tête chinois) qui a révélé au grand public Romain Duris, Audrey Tautou, Cécile de France et Kelly Reilly. De fait, si on apprécie de retrouver le ton et le rythme particuliers des films, on a un peu de mal à s’attacher, dans les premiers épisodes, aux nouveaux personnages : les enfants de Wendy/Keilly Reilly  et Xavier/Romain Duris (que l’on avait connus petits dans Casse-tête chinois et qui sont devenus de jeunes adultes)  et leurs collocataires de toutes nationalités,  rassemblés par le hasard dans un immeuble en ruine du centre d’Athènes. Etonnamment, la bascule se fait lors d’un épisode au cours duquel Tom (Aliosha Schneider) et Mia (Megan Northam, révélation de la série) reviennent à Paris pour fêter Noël en famille avec une grande partie du casting des films (moins Audrey Tautou, aux abonnées absentes). Dès lors, on retrouve dans la série tout ce qu’on avait aimé dans les films et le charme joue à plein jusqu’à la fin… qui arrive, du coup,  presque trop tôt (une saison 2, vite !). Ecriture, réalisation, acting, découpage, BO… Tout est bon dans cette Salade Grecque dont le doux parfum de nostalgie se mèle à des ingrédients trés actuels (dette grecque, flux migratoires, guerre en Ukraine, pluri-sexualité, droits des femmes…) qui tirent la série vers la dramédie. On est loin de l’insouciance bigarrée de la génération Erasmus !

Alaska Daily

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Par Phil Inout

Le pitch

Désavouée par sa rédaction après un article polémique mettant en cause un ministre, la journaliste de renom Eileen Fitzgerald (Hillary Swank) est recrutée par un de ses anciens rédacteurs en chef pour enquêter sur des disparitions de jeunes femmes en Alaska. Elle quitte New York pour prendre un nouveau départ à Anchorage. Son arrivée au sein de l’équipe du quotidien local ne plaît pas à tout le monde…

Ce qu’on en pense

Révélée par Clint Eastwood en boxeuse dans Million Dollar Baby, Hillary Swank porte, avec sa frange basse et son air buté, cette série journalistico-policière qui joue sur les contrastes entre New York – d’où vient l’héroïne, reporter de renom virée de sa prestigieuse rédaction pour avoir publié des informations non vérifiées-, et Anchorage où elle échoue dans un quotidien local de deuxième zone,  en quête de revanche et de rédemption, mais où elle apprendra surtout à respecter les autres. L’intrigue principale porte sur des disparitions de jeunes autochtones dont la police ne se soucie guère,  mais on suit aussi le travail au quotidien de l’équipe de reporters, plus ou moins efficaces, qu’intègre bon gré mal gré la  New-Yorkaise. Malgré un traitement très grand public (alors que le scénario et le cadre se prêtaient à quelque chose de plus noir) et une tendance à accumuler les clichés, la série aborde des questions très actuelles,  comme la fracture entre les Etats riches et urbains et les autres, le racisme, la crise de la presse ou l’influence des nouvelles technologies et des réseaux sociaux sur le traitement de l’information. On suit avec intérêt les investigations du duo de reporters formé par Hillary Swank (dans le rôle de la reporter des villes rentre-dedans et un rien condescendante) et Grace Dove (dans celui de la reporter des champs, native et investie dans sa mission) et on s’amuse des intrigues annexes portées par une galerie de personnages bien campés et attachants. Au final, une plutôt bonne surprise.

The English

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Par Phil Inout

Le pitch

Lady Anglaise,  Cornelia Locke (Emily Blunt) débarque dans l’Ouest sauvage pour se venger de l’homme qu’elle considère comme responsable de la mort de son fils. Elle y rencontre Eli Whipp (Chaske Spencer), un ancien éclaireur de cavalerie, issu du peuple Pawnee. Très vite, ils se découvrent une histoire commune qu’ils vont devoir surmonter…

Ce qu’on en pense

Pour les déçus de Django (dont nous sommes), Canal + a une autre série western en magasin. Et celle là vaut vraiment le détour. Scénario alambiqué mais prenant, réalisation hollywoodienne (tendance Malick) , personnages attachants, casting épatant (Emily Blunt, Chaske Spencer : le couple de l’année ?), intrigue transatlantique (entre l’Angleterre victorienne et l’ouest sauvage), vilains de première bourre… Chaque épisode est une fête pour les amateurs de westerns. A cheval !

One Lane Bridge

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Par Phil Inout

Le pitch

À peine débarqué dans la petite ville de Queenstown, en Nouvelle Zelande, le jeune et ambitieux inspecteur maori Ariki Davis (Dominic Ona-Hariki) est appelé au pont One Lane, réputé dangereux, où gît, dans la rivière, le corps sans vie de Grub Ryder, un fermier apprécié de sa communauté. Si tout porte à croire au suicide, Ariki, lui, suspecte plutôt un assassinat, s’attirant aussitôt l’hostilité de son supérieur, Stephen Tremaine (Joel Tobeck). Des révélations sur la vie privée du défunt contraignent pourtant ce dernier à ouvrir une enquête pour meurtre…

Ce qu’on en pense

One Lane Bridge est une série policière néo zélandaise dont le héros, un jeune inspecteur maori,  débarque dans une petite ville isolée et 100% blanche, pour assister un policier chevronné. Sa première enquête,  sur un suicide qui pourrait être un meurtre, le conduit sur le pont à voie unique qui relie la ville au reste de la région et qui a déjà été le théâtre, apprendra-t-il rapidement,  de nombreux suicides, accidents et morts violentes. Là, ce grand sportif à l’esprit rationnel, qui a un peu renié la culture de son peuple pour épouser celle de la classe dominante blanche du pays, va se mettre à avoir des visions qui orienteront (ou désorienteront) son enquête. Une ville perdue, un cadavre, des secrets de famille, un duo de policiers antinomiques, un soupçon de fantastique… One Lane Bridge coche toutes les cases de la série policière à la mode du jour. Un peu trop peut-être,  mais on se laisse bercer par le rythme Derrickien de cette enquête aux antipodes, dont l’intrigue et les ressorts psychologiques prennent de l’épaisseur au fil des épisodes. Les paysages à la beauté glaçante, les personnages au caractère bien trempé et un casting impeccable donnent envie d’aller au bout des deux saisons.

The Night Agent

Séries|

Par Phil Inout

Le Pitch

L’agent du FBI, Peter Sutherland (Gabriel Basso), se retrouve impliqué dans une vaste conspiration. Pour sauver la nation, Peter se lance dans une chasse à l’homme afin d’arrêter une taupe russe qui évolue dans les plus hautes sphères du gouvernement américain…

Ce qu’on en pense

Succès surprise de Netflix, cette petite série policière ne renouvelle pas franchement le genre mais se regarde avec plaisir. L’intrigue est pourtant usée jusqu’à la corde, le casting banal, les dialogues dignes d’un soap et la réalisation pas folichonne… On se demande bien pourquoi on se prend au jeu ? Sans doute, justement, parce qu’on est en terrain connu quelque part entre 24h et… quelques dizaines d’autres séries policières du même acabit. Avec une petite love story en bonus, entre le gentil flic et sa protégée impliquée malgré elle dans un complot politique, ça suffit à faire la balle pour un binge watching dominical. Facile !