Euphoria
Par Phil Inout
Le pitch
A 17 ans, Rue Bennett (Zendaya), fraîchement sortie de désintox, cherche à donner un sens à son existence. Elle se lie très vite à Jules Vaughn (Hunter Shafer), une fille trans récemment arrivée en ville après le divorce de ses parents. Dans leur sillage gravitent Nate Jacobs (Jacob Elordi), un sportif dont les problèmes de colère masquent des complexes sexuels ; Maddy Perez (Alexa Demie), la petite amie de Nate ; Chris McKay , star de l’équipe de football qui peine à suivre les cours ; Cassie Howard (Sydney Sweaney) , dont le passif sexuel continue de la poursuivre ; Lexi Howard (Maude Apatow), jeune sœur de Cassie et amie d’enfance de Rue ; et Kat Hernandez , en pleine exploration de sa sexualité…
CanneSéries : Saison 9
Par la rédaction
Programmée du 23 au 28 avril, la saison 9 de CanneSéries a été un bon cru. La compétition des séries longues (voir le palmarès) , présidée par la réalisatrice espagnole Isabel Coixet, présentait des œuvres venues du monde entier, comme Half Man programmée en ouverture du festival ou California Avenue en clôture. Hors compétition, plusieurs créations ont fait l’évènement, comme Paris Police 1910, fresque Canal+ de l’année . La section des documentaires a confirmé par sa richesse la volonté du festival de laisser place à des récits engagés. On y a vu, notamment, la série consacrée à Yvan Colonna d’après le livre d’Ariane Chemin et A woman was killed sur les féminicides. Côté cérémonies, l’acteur californien Adam Scott ( Severance) a reçu l’Icon Award et l’icône mondiale de la K-pop, Kim Ji-soo, a fait le buzz sur le tapis rose tandis que Richard Gadd, créateur de Mon petit renne, a reçu le Prix de l’engagement. Rendez vous l’an prochain pour le dixième anniversaire du festival qui change de dates : CanneSeries 2027 aura lieu du 11 au 16 février.
Unfamiliar
Par Phil Inout
Le Pitch
Quand le passé les rattrape, deux anciens espions doivent affronter un défi encore plus redoutable que les courses-poursuites, les fusillades et les bagarres : se dire la vérité…
Ce qu’on en pense
Sur le modèle de The Americans, un bon thriller d’espionnage allemand à l’intrigue touffue que le spectateur doit reconstituer « façon puzzle » sur deux temporalités. Les deux acteurs principaux, Felix Kramer et Suzanne Wolff, sont très bons et leurs personnages se révèlent plus complexes qu’on pourrait le croire de prime abord. La réalisation est d’une précision remarquable, avec des scènes de baston qui font vraiment mal aux côtes. On ne s’ennuie pas et le scénario tient la distance. Saison 2 envisageable.
Traqués
Par Phil Inout
Le Pitch
Franck (Benoît Magimel) et ses amis passent leurs weekends à chasser dans la montagne. Ils se retrouvent un jour face à un groupe de chasseurs qui les prend pour cible sans raisons apparentes. Franck et ses amis répliquent, abattent un des hommes et réussissent à s’échapper. Ils décident de garder l’incident secret. Franck tente de reprendre une vie normale aux côtés de sa femme Krystel (Mélanie Laurent). Mais très vite, le groupe se sent observé, et pire, traqué par des hommes qui semblent prêts à tout pour se venger…
Ce qu’on en pense
Adaptée d’un polar américain (Shoot de Douglas Fairbain), cette série montagnarde réalisée par Cédric Anger (De battre mon coeur s’est arrêtée) vaut surtout pour son ambiance de thriller montagnard et pour son casting, avec Benoît Magimel dans un rôle qui rappelle celui de Robert De Niro dans Voyage au bout de l’enfer. Le scénario n’est pas hyper crédible, mais la réalisation tient la route. On ne regrette pas d’être allé chasser sur AppleTV+
For All Mankind
Par Phil Inout
Le Pitch
Des années 50 à nos jours, la conquête de l’espace telle qu’elle aurait pu se dérouler si tout s’était passé différemment…
Ce qu’on en pense
La cinquième saison de For All Mankind vient d’atterrir sur AppleTV+, pile au moment où les USA relancent les vols habités vers la Lune. On mesure le bonheur des amateurs d’uchronies réalistes qui vont peut-être découvrir, à cette occasion, » la meilleure série la moins connue du monde « . Lancée avec la plateforme de streaming d’Apple en 2019, FAM propose rien de moins qu’une histoire imaginaire (et féministe) de la conquête de l’espace, avec un mélange de personnages réels (astronautes, politiciens…) et de caractères de fiction dont les destins se croisent, de Cap Kennedy aux premières bases lunaires et martiennes. Des dizaines de personnages dont on découvre la vie, les amours, les emmerdes et les exploits, au fil des épisodes et des saisons, dans une reconstitution d’époque(s) digne d’un Mad Men de l’espace. Formidable !
Lucky Luke
Par Phil Inout
Le pitch
Lucky Luke (Alban Lenoir), le légendaire cow-boy solitaire, doit aider Louise (Billie Blain), une jeune fille aussi piquante qu’un cactus et plus imprévisible qu’un coyote enragé. Ensemble, ils se lancent dans une quête à travers l’Ouest sauvage pour retrouver la mère de Louise, mystérieusement disparue, tout en déjouant un complot qui pourrait changer le cours de l’Histoire des États-Unis…
Ce qu’on en pense
Après Jean Dujardin dans le film (raté) de James Huth, Alban Lenoir coiffe le chapeau blanc de Lucky Luke pour une série courte qui se veut un hommage à la BD. Le résultat est très décevant. La série a l’air tournée à Disneyland Paris, avec les cascadeurs de Frontierland comme acteurs. L’histoire est pompée sur le scénario de True Grit des frères Coen et la réalisation est purement téléfilmesque. Pauvre cowboy solitaire !
Peaky Blinders: L’Immortel
Par Phil Inout
Le pitch
Ce qu’on en pense
Quatre ans après la fin officielle de la série qui l’a rendu célèbre, Cillian Murphy rechausse la casquette du Peaky Blinder en chef, Tommy Shelby pour un final opératique signé Tom Harper. Pas tout à fait un film (il faut avoir vu la série pour tout comprendre), mais pas une nouvelle saison non plus, puisque l’action est concentrée sur un épisode d’un peu moins de deux heures. Steven Knight, le créateur de la série, auquel on doit depuis le génial House of Guinness, a vu les choses en grand pour ce bouquet final avec une production hollywoodienne, un casting de stars (Tim Roth, Rebecca Ferguson, Barry Keoghan, Stephen Graham…) et une BO indy-rock topissime. Le résultat est à la hauteur des espérances des fans les plus exigeants. Souvent comparée à du Scorsese (Gangs of New York), la série se termine comme un film de Francis Ford Coppola (Le Parrain). (Im)mortel !
Quelqu’un devrait interdire…
Par Phil Inout
Le pitch
Louise (Liv Henneguier) , dont l’ambition est de devenir réalisatrice, intègre une colocation parisienne avec Charlie (Clara Bretheau) et Nelson (Théo Christine). Ces trois fortes têtes sont unis par leur passion pour les films qui font pleurer, l’art du sushi, et l’amour qu’ils se portent…
Ce qu’on en pense
Nouvelle pépite d’Arte que cette série cinéphile très « Nouvelle Vague » signée Isabel Coixet On y suit les pérégrinations tragicomiques de trois jeunes colocs parisiens qui élèvent un hérisson et passent leurs dimanches soirs à regarder des films tristes. C’est drôle, charmant, émouvant, trés parisien et il y a Tim Robbins dedans (dans le rôle du metteur en scène américain mentor de Louise). Si vous n’aimez pas Paris, si vous n’aimez pas la jeunesse, si vous n’aimez pas les hérissons… Allez (vous faire) voir ailleurs !
De Belfast au Paradis
Par Phil Inout
Le pitch
Trois amies de Belfast, Saoirse (Roisin Gallagher), Robyn (Sinead Keenan) et Dara (Caiolfhionn Dunne) , mènent des vies très différentes. Bientôt, elles reçoivent un courriel les informant de la mort de Greta, une ancienne camarade de classe dont elles étaient autrefois très proches. Le trio se lance alors dans un voyage à travers l’Irlande afin de comprendre ce qui a pu arriver à Greta.
Ce qu’on en pense
Après le formidable Derry Girls, Lisa McGee récidive avec un nouveau trio d’Irlandaises foldingues qui retournent dans la région où elles ont grandi pour les funérailles d’une copine de lycée avec laquelle elles partageaient un lourd secret. A partir de là, rien évidemment ne se passe comme prévu. Casting parfait, humour noir, réalisation punchy, dialogues cinglants, situations burlesques … Déconseillé par la ligue de tempérance, mais tout ce qu’on aime dans les comédies noires anglaises.
Un Prophète
Par Phil Inout
Le pitch
Marseille, aujourd’hui. Pris dans l’effondrement d’un immeuble, Malik (Mamadou Sidibé), un jeune Mahorais, réussit à s’en sortir mais est arrêté pour possession de drogue. En prison où la guerre des clans fait rage, il doit vite trouver des alliés. Massoud (Sami Bouadjila), un promoteur immobilier aux activités plus ou moins légales, lui propose sa protection en échange de sa loyauté. Mais Malik se rend vite compte qu’il n’est qu’un pion dans le jeu de Massoud et qu’il devra s’emparer du pouvoir pour survivre…
Ce qu’on en pense
Adapté du film éponyme de Jacques Audiard, Un Prophète en respecte l’esprit en transposant l’action à Marseille (dans une prison bien plus moderne que les Baumettes) et en remplaçant le jeune héros, incarné par Tahar Rahim dans le film, par un immigré Mahorais (Mamadou Sidibé). L’effrayant parrain Corse que campait le génial Niels Arestrup se transforme en homme d’affaires véreux sous les traits de Sami Bouajila. Pour qui a vu le film (une claque mémorable à sa sortie, saluée de 9 César et du Grand Prix à Cannes), la série pourra paraître très édulcorée et au final pas trés intéressante, malgré le soin apporté à la réalisation.
L’Affaire Laura Stern
Par Phil Inout
Le pitch
Laura (Valérie Bonneton), pharmacienne et mère de famille, a fondé une association d’aide aux femmes victimes de violences, Femmes Debout. Un jour, elle assiste, impuissante, au meurtre d’une de ses membres. Profondément traumatisée par ce féminicide et révoltée par l’inaction de la police et de la justice, elle décide de répondre à la violence des hommes par la violence pour protéger celles qui l’entourent…
Ce qu’on en pense
Valérie Bonneton est la vedette de cette mini série dans l’air du temps, qui traite avec justesse des violences faites aux femmes et dénonce leur traitement policier et judiciaire. Face à l’inaction des pouvoirs publics, et pour éviter que ses protégées succombent à l’emprise de leur conjoint, l’héroïne décide de les empoisonner mais, frappée par la gravité de ses actes, finit par se livrer à la police. On assiste alors à son procès, également traité de manière assez réaliste. Une bonne série française à voir sur France 2 ou en streaming sur le site de France.tv.
Ravages
Par Phil Inout
Le pitch
Sarah Deléan (Caroline Dhavernas) découvre un matin que sa voisine du dessus a été sauvagement assassinée. Jeune avocate, elle décide de mener sa propre enquête et se trouve entraînée, du Québec au Mexique, dans les réseaux tentaculaires d’activités minières dévastatrices…
Ce qu’on en pense
Un thriller écologie-financier canadien qui commence plutôt bien, avec un duo avocate-flic délicieusement mal assorti, mais qui s’embourbe à partir du troisième épisode et n’en finit plus. Arte nous a habitués à mieux.
Furies
Par Phil Inout
Le pitch
En quête de vengeance après que son père, comptable de la mafia parisienne ait été assassiné, Lyna (Lina El Arabi), se retrouve prise dans la toile de la Furie (Marina Foïs), gardienne implacable de l’ordre au sein du crime organisé…
Ce qu’on en pense
Un John Wick féminin à la française : pourquoi pas ? Il y a des amateurs(trices) pour ce type de revenge movie matiné de film d’espionnage, qui ne se prend pas trop au sérieux et joue sur une réalisation pied au plancher pour faire oublier un scénario indigent. Netflix a mis le paquet sur le casting (Marina Foïs, Mathieu Kassovitz...) et la production. La série ne fait pas fauchée par rapport à la saga qui l’a inspirée. Dommage que le jeu de Marina Foïs soit limité à une seule expression (je fais la gueule) et que Lina El Arabi (Kabul Kitchen, Family Business) soit un peu frêle en Nikita du crime organisé. La réalisation de Johann Legave et JY Arnaud ressemble d’ailleurs plus à du Luc Besson qu’à du Chad Stahelski… Deux saisons disponibles sur Netflix.
Meurtres à Varjakka
Par Phil Inout
Le pitch
Suite à l’assassinat rituel de deux piliers de la communauté ultra religieuse et conservatrice laestadienne de Varjakka, sa ville natale, l’inspecteur Lauri Räiha (Johannes Holopainen) est envoyé sur place. Il est accompagné de Sanna Tervo (Maria Sid), une policière confirmée chargée de diriger l’enquête.
Ce qu’on en pense
Une communauté rurale aux abois, des meurtres rituels, un serial tiller, deux flics cabossés et mal assortis… on connaît la chanson. Rien de neuf sous le ciel du « Nordic Noir » ? Si justement. Avec son titre français à la France 3 Régions, All The Sins (en VO) change un peu la donne. L’enquête y est menée à un rythme Derrickien par des flics qui ont bien d’autres soucis. Lui est en froid avec son compagnon et ne contrôle pas ses accès de violence. Elle a perdu contact avec sa fille après un drame familial et se venge d’une nouvelle rupture en multipliant les aventures d’une nuit. La réalisation, hypnotique, privilégie l’ambiance à l’action et s’attarde sur les paysages ensoleillés de ce coin de Finlande qu’on imagine recouverts de neige le reste de l’année. Le jour est perpétuel en été, ce qui donne aux scènes « nocturnes » un côté totalement décalé. Ce n’est pas le seul ! Même la BO est top. Trois saisons sont disponibles sur Arte.
Déluge mortel
Par Phil Inout
Le pitch
Après une inondation dévastatrice, l’agent Joanna Marshall (Sophie Rundle) trouve un inconnu mort dans l’ascenseur d’un parking souterrain. La police suppose qu’il a été piégé par la montée des eaux, mais Joanna découvre qu’il était mort bien avant. Empêchée d’enquêter par sa hiérarchie et son mari inspecteur, car elle attend un bébé, Joanna se passionne pour l’affaire et commence à suivre les pistes qui s’ouvrent devant elle sans en référer à personne…
Ce qu’on en pense
Une petite série policière anglaise sans prétention mais tout de même originale grâce à son héroïne, policière enceinte jusqu’aux yeux, qui va tout de même résoudre toute l’affaire en douce, promenant son ventre arrondit d’un indice et d’un suspect à l’autre, sans trop se préoccuper des conséquences. Avec ses personnages attachants, son rythme pépère (plutôt mémère en l’occurrence) et son ambiance provinciale, Déluge mortel a le charme désuet de la campagne anglaise où se déroule l’intrigue. A voir sur France 3 et sur le site France.tv
















