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Nice : 25-52

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Du prêt-à-porter et du sur-mesure. Les deux en un, 62, rue Gioffredo, sous l’enseigne 25-52 Be Unique. « Concept unique », affirment Cédric Mulon et Julien Bigogne. Effectivement, ce commerce sort des sentiers battus de la mode virile. Il y a la partie casual, sportswear, destinée à vêtir « tous les hommes à tous les instants de leur vie avec des marques italiennes, allemandes, françaises… » Mais le plus spectaculaire, c’est la partie sur-mesure. Celle où l’on confectionne costumes et chemises. À partir d’une cabine en 3D initialement conçue pour l’armée française puis adaptée à l’élégance au masculin. « Le client y est scanné en une seconde, des pieds à la tête. C’est son avatar qui sort intégralement avec toutes ses mesures au millimètre près ! » Suit l’étape café, au cours de laquelle, le client choisit tissu, boutons, détails… « On est dans un esprit de style cherchant à accompagner le client sur ses goûts. » Plusieurs modèles et trois prix seulement afin de « démocratiser le sur-mesure sans faire payer le coût du métrage de tissu ». Tout est réalisé dans un atelier italien, animé par « quinze couturières première main ».

Nice : Mistercanne

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Par MR

“L’esprit d’un homme se devine à la manière dont il porte sa canne », écrivait Honoré de Balzac dans sa Théorie de la démarche en 1 833. Yoann Balthazard ne se balade peut-être pas avec cet accessoire, mais il n’est pas difficile de deviner le bon esprit de cet entrepreneur niçois de 32 ans qui, après un début fructueux sur le Net il y a quelques années, a ouvert les portes de Mistercanne, rue Rossini à Nice. Une boutique d’accessoires élégants avec son produit phare : la canne de marche. « Tout a commencé alors que je cherchais à faire un cadeau à ma grand-mère, une dame coquette. Je voulais lui acheter une belle canne de marche mais impossible d’en trouver une élégante à proximité. Moi qui avais pour projet d’ouvrir un commerce, il me fallait un produit de niche. La canne est venue comme une évidence ». Entre la vente de matériel médical en ligne, dont il est un ancien employé, et les accessoires de mode, il n’y a qu’un pas que Yoann franchit, cannes en main. Dans sa boutique aux couleurs pastel de la rue Rossini à Nice, Yoann se fournit chez la maison artisanale Fayet (près de Clermont-Ferrand), dernier fabricant de cannes élégantes en France. « Je propose toutes sortes de cannes. En aluminium, carbone, bois d’ébène, acacias, etc. Il y a un large choix de personnalisation. Certaines sont classiques, d’autres plus insolites. ». Comme celle du célèbre Dr House, décorée de flammes (voir vidéo).   Après des retours positifs et des ventes qui s’étendent à désormais l’étranger, Yoann garde la tête sur les épaules et a fait le choix d’élargir sa gamme d’accessoire, accueillant désormais des nœuds papillons, parapluies et bonnets sur les étagères de sa boutique. « L’objectif c’est de perdurer et, surtout, de prendre du plaisir ». C’est dit.

 

Antibes: Univers Recyclage

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Par Amélie Maurette

« Rien ne se perd, tout se transforme. » C’est la devise d’Univers Recyclage. Ouvert il y a un an tout juste, dans le Vieil-Antibes, la boutique joue à fond la tendance de l’upcycling. Qui consiste à récupérer des matériaux et à les transformer en nouveau produit, quand le recyclage transforme les matières pour en créer d’autres. Sur les étagères du magasin, que des pièces issues d’objets détournés. Ici, une pochette satinée réalisée en ceintures de sécurité de voitures, là, un sac à main dans un ballon de rugby. Plus loin, un petit carnet recouvert de lance à incendie ou des bijoux en argent à base de couverts de cuisine. « Nous proposons des produits conçus dans des matériaux qui auraient dû être jetés et qui auraient été polluants à la destruction, indique Pauline, la fille du patron. En plus d’être plutôt bons pour la planète, puisqu’ils sont transformés au lieu d’être détruits, ces produits sont hyperrésistants. » Au départ, explique Pauline, ce sont surtout les grands cabas en voile de bateau (de la marque bretonne 727 Sailbags) qui ont séduit le commerçant. « Puis il s’y est intéressé et il a découvert de nombreux autres créateurs, certains de la région (comme Nice Coffe Sac, qui réalise des sacs en toile de jute), la plupart de France. »

UNIVERS RECYCLAGE ANTIBES
(Photos Sébastien Bottela)

Nice : L’Homme Garibaldi

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Par Maxime Rovello

Une barbe fournie, un t-shirt blanc col en V, pantalon gris clair et baskets tendances. Qu’on se le dise, Victor Legendre a le style. Son style. Celui de l’Homme Garibaldi. Le jeune trentenaire voyage tous les mois pour rencontrer des créateurs et ramener un coup de cœur vestimentaire, dans un registre casual-chic, pour alimenter une boutique façonnée à son image. Chinos colorés à gauche, polos et chemises à motif à droite, chaussures en tout genre au fond…  On flâne au son d’Aretha Franklin. « Je ne fais pas du multimarque, ça ne m’intéresse pas. Je vends des choses que je pourrai moi-même acheter. Je mets en avant le style et l’originalité, le tout à des prix abordables » explique-t-il, écharpe en main, détaillant la qualité du tissu indien qu’il a déniché lors de son dernier voyage, tel un chef cuisinier vantant la finesse de son plat. Et ça fonctionne ! Son slogan ? Habiller les brigands honnêtes. « J’ai toujours été fasciné par les hommes et les femmes qui se sont faits tout seuls. Comme Giuseppe Garibaldi par exemple. C’est l’un des pères de la patrie italienne qui avait un côté gentleman-cambrioleur. La référence est totalement assumée. C’est lui qui a dit un jour “Je me suis rêvé comme un brigand honnête”. Au fond, nous le sommes tous un peu. J’aime l’idée de ne pas figer son identité. On peut devenir n’importe qui grâce aux vêtements. Cela dit, il faut garder une certaine congruence entre ce que tu portes et ce que tu es. Je demande toujours aux clients ce qu’ils font dans la vie. Je veux offrir du style aux gens pour qu’ils se sentent bien au travail et ailleurs, sans qu’ils aient l’air de pingouin ». Ce culte de l’humain, Victor le doit a de longues études d’anthropologie qui l’ont emmené aux quatre coins du monde. Après une première expérience parisienne dans le prêt-à-porter, ses racines niçoises ont refait surface (c’est un descendant de la famille Cassin). « C’est une chance d’avoir pu m’installer dans cette ville cosmopolite, ce quartier change tout le temps. En particulier rue Cassini, le quartier change tout le temps. On a l’impression de voyager sans bouger ». Ironique pour celui qui s’apprête à repartir à la recherche de la perle (vestimentaire) rare.