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Saint Laurent : Grom

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Marque italienne de glaces, Grom est née d’une bonne idée. Celle d’appliquer à son mode de production artisanal un principe que partagent les plus grands restaurants : l’essentiel repose sur un approvisionnement en matières premières de la plus haute qualité. Fin 2002, c’est dans cette optique que ses fondateurs, Guido Martinetti et Federico Grom, se sont mis à la recherche des meilleurs produits agricoles au monde. Ils ont ainsi parcouru la région des Langhe, dans le Piémont, puis la Sicile et même l’Amérique centrale. Résultat ? Des standards d’une grande exigence. Uniquement des fruits frais de saison, en provenance des fournisseurs les plus réputés d’Italie ou bien de l’exploitation agricole de Grom, baptisée Mura Mura et située à Costigliole d’Asti. Exit les colorants, arômes, conservateurs et autres émulsifiants. De l’eau de la source Sparea comme base pour les sorbets et du lait entier de haute qualité pour les crèmes. Mais aussi des œufs biologiques, ainsi qu’une sélection des meilleures variétés de cacao et de café d’Amérique centrale. C’est en mai 2003 que Grom a ouvert ses portes au cœur de Turin. Une bonne dizaine d’années après, on dénombre aujourd’hui plus de 70 boutiques à travers le monde, tandis que Guido et Federico sont entourés d’environ 600 collaborateurs. L’ouverture d’un point de vente à Cap 3000 cet été constitue la suite logique de cette success story.

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Antibes: Univers Recyclage

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Par Amélie Maurette

« Rien ne se perd, tout se transforme. » C’est la devise d’Univers Recyclage. Ouvert il y a un an tout juste, dans le Vieil-Antibes, la boutique joue à fond la tendance de l’upcycling. Qui consiste à récupérer des matériaux et à les transformer en nouveau produit, quand le recyclage transforme les matières pour en créer d’autres. Sur les étagères du magasin, que des pièces issues d’objets détournés. Ici, une pochette satinée réalisée en ceintures de sécurité de voitures, là, un sac à main dans un ballon de rugby. Plus loin, un petit carnet recouvert de lance à incendie ou des bijoux en argent à base de couverts de cuisine. « Nous proposons des produits conçus dans des matériaux qui auraient dû être jetés et qui auraient été polluants à la destruction, indique Pauline, la fille du patron. En plus d’être plutôt bons pour la planète, puisqu’ils sont transformés au lieu d’être détruits, ces produits sont hyperrésistants. » Au départ, explique Pauline, ce sont surtout les grands cabas en voile de bateau (de la marque bretonne 727 Sailbags) qui ont séduit le commerçant. « Puis il s’y est intéressé et il a découvert de nombreux autres créateurs, certains de la région (comme Nice Coffe Sac, qui réalise des sacs en toile de jute), la plupart de France. »

UNIVERS RECYCLAGE ANTIBES
(Photos Sébastien Bottela)

Nice : L’Homme Garibaldi

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Par Maxime Rovello

Une barbe fournie, un t-shirt blanc col en V, pantalon gris clair et baskets tendances. Qu’on se le dise, Victor Legendre a le style. Son style. Celui de l’Homme Garibaldi. Le jeune trentenaire voyage tous les mois pour rencontrer des créateurs et ramener un coup de cœur vestimentaire, dans un registre casual-chic, pour alimenter une boutique façonnée à son image. Chinos colorés à gauche, polos et chemises à motif à droite, chaussures en tout genre au fond…  On flâne au son d’Aretha Franklin. « Je ne fais pas du multimarque, ça ne m’intéresse pas. Je vends des choses que je pourrai moi-même acheter. Je mets en avant le style et l’originalité, le tout à des prix abordables » explique-t-il, écharpe en main, détaillant la qualité du tissu indien qu’il a déniché lors de son dernier voyage, tel un chef cuisinier vantant la finesse de son plat. Et ça fonctionne ! Son slogan ? Habiller les brigands honnêtes. « J’ai toujours été fasciné par les hommes et les femmes qui se sont faits tout seuls. Comme Giuseppe Garibaldi par exemple. C’est l’un des pères de la patrie italienne qui avait un côté gentleman-cambrioleur. La référence est totalement assumée. C’est lui qui a dit un jour “Je me suis rêvé comme un brigand honnête”. Au fond, nous le sommes tous un peu. J’aime l’idée de ne pas figer son identité. On peut devenir n’importe qui grâce aux vêtements. Cela dit, il faut garder une certaine congruence entre ce que tu portes et ce que tu es. Je demande toujours aux clients ce qu’ils font dans la vie. Je veux offrir du style aux gens pour qu’ils se sentent bien au travail et ailleurs, sans qu’ils aient l’air de pingouin ». Ce culte de l’humain, Victor le doit a de longues études d’anthropologie qui l’ont emmené aux quatre coins du monde. Après une première expérience parisienne dans le prêt-à-porter, ses racines niçoises ont refait surface (c’est un descendant de la famille Cassin). « C’est une chance d’avoir pu m’installer dans cette ville cosmopolite, ce quartier change tout le temps. En particulier rue Cassini, le quartier change tout le temps. On a l’impression de voyager sans bouger ». Ironique pour celui qui s’apprête à repartir à la recherche de la perle (vestimentaire) rare.