Griefjoy : Godspeed

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Griefjoy : Godspeed

Le récent succès d’Hyphen Hyphen avait presque fait oublier leurs ainés de Griefjoy, dont le premier album, en 2013, avait ouvert la voie.Les ex-Quadricolor viennent cette semaine se rappeler à notre bon souvenir avec Godspeed, leur deuxième opus.Le quatuor Niçois (1) y amorce un virage electro (voire carrément techno sur certains titres), qui le conduit à chasser sur les terres de Moderat, de The Shoes, des Foals ou des Chemical Brothers.Un disque qui devrait, en tout cas, finir d’imposer Griefjoy comme fer de lance de la scène electro pop française. Guillaume Ferran, le compositeur et chanteur du groupe , nous a raconté sa conception, entre Bretagne, Paris et Berlin…

Que s’est-il passé entre le premier album et celui-ci, au son très different ?
On a beaucoup tourné en France et en Europe, avec des concerts en Suisse, en Ecosse, en Angleterre et en Allemagne. Des expériences formidables qui ont nourri la conception du disque.On voulait quelque chose de plus direct, de plus dansant.Une musique plus solaire…On s’est aperçu qu’on n’était pas des garçons si tristes que ça, au fond ! (rires)

La musique est plus dansante, mais les textes restent assez sombres…
Oui, c’est le mélange qu’on cherche depuis les débuts de Griefjoy : danser au milieu des larmes. On a beaucoup discuté des thèmes de l’album avec notre parolier, Sylvain Autran, qui a su exprimer cela mieux qu’on ne l’aurait fait nous mêmes.A la base, nous sommes des musiciens pure souche, issus du conservatoire , pas forcément à l’aise avec l’écriture de chansons.Ce qu’on pense en musique, Sylvain arrive à le retranscrire dans des textes de chansons.

Comment s’est effectuée la conception de l’album?
Après la tournée, on a ressenti le besoin de se retrouver au calme pour composer et chercher de nouvelles direction.On a loué une maison en Bretagne, où ont été composés la majorité des titres de l’album. Ensuite, retour à Paris pour enregistrer les maquettes dans un petit studio du coté de Nation.Et on a fini le travail à Berlin, avec Francisco Donatello pour le mix. ..

Diriez-vous qu’avec ce disque , la métamorphose de Quadricolor en Griefjoy est achevée ?
Le changement de nom correspondait à un besoin certain d’évoluer. Je crois effectivement qu’on y est arrivés et qu’on a trouvé , avec ce disque, le son et l’univers qui nous correspondent vraiment.

Après le Printemps de Bourges , vous étiez l’affiche du Crossover Festival. Contents de rejouer Nice ?
Oui bien sûr.Nos parents y vivent toujours et on y revient souvent.Quand on a commencé avec Quadricolor, il n’y avait plus vraiment de scène musicale à Nice.On se sentait un peu seuls. Mais finalement, ça nous a plutot servi, cette singularité.Les journalistes se demandaient d’où on sortait (rires)…

Aujourd’hui, vous avez de la concurrence avec Hyphen Hyphen…
Je dirais plutôt qu’on est, avec eux, dans une espèce de spirale ascendante.C’est positif pour tout le monde

(1) Guillaume Ferran (chant, piano), Billy Sueiro (guitare), David Spinelli (basse, synthé) et Romain Chazaut (batterie)

 

 

By |mai 3rd, 2016|Categories: ça vient de sortir|0 Comments

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