Neil Young: Homegrown

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Neil Young: Homegrown

 En 1975, profondément déprimé par une rupture amoureuse Neil Young enregistre un album intitulé Homegrown qui ne verra pas le jour. Trop intime, trop douloureux… Le Loner préfère livrer à sa maison de disques Tonight’s the Night, un enregistrement effectué dans les conditions du live… Encore plus triste  !  45 ans plus tard, remettant ses archives à jour, Young décide de publier Homegrown tel qu’il l’avait abandonné. Une aubaine pour les fans qui retrouvent l’inspiration et le son folk de la trilogie impériale After The Gold Rush/Harvest/On The Beach. Guitares acoustique, slide, piano,  harmonica et cette voix juvénile et haut perchée…  Que du bonheur !  Sauf que Homegrown est un disque inachevé. La plupart des  chansons sont plus des démos que des titres définitifs. Beaucoup n’atteignent pas 3 minutes et se terminent en fade out,  genre “on finira plus tard”.  “We Don’t Smoke It No More” est une jam blues instrumentale, dans “Florida” Young parle sur fond de larsen, sur “White Line” le guitariste semble chercher les meilleures notes pour un solo… Seules “Separate Ways” et “Homegrown” sont suffisamment abouties pour se mesurer à ses classiques de l’époque. Cela donne un album inabouti, peu homogène, sans véritable ligne de force.  Un chouette cadeau pour les fans mais, hélas pas le chef d’oeuvre oublié qu’on espérait sans trop y croire.

 

 

By |juin 19th, 2020|Categories: ça vient de sortir|0 Comments

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