Décidément les surprise pleuvent en cet été du Covid. Avant le DJ set très attendu de The Avener à la Tour Bellanda , décalé au 11 juillet, Thomas Dutronc, Ayo et Plume ont donné du 5 au 7 juillet des live streams superbes depuis l’Observatoire de la Côte d’Azur à Nice à l’invitation du Nice Jazz Festival. Respect des consignes sanitaires oblige, le public n’était pas admis sur place mais il a pu suivre les prestations en direct sur le site nicejazzfestival.fr, Filmés dans des conditions exceptionnelles, avec des images et une réalisation dignes des meilleures émissions télé, les trois artistes ont joué au coucher de soleil, dans le cadre merveilleux de l’observatoire avec la baie des anges en fond de scène. Celle de Thomas Dutronc, qui étrennait son nouvel album de reprises (Frenchy), a été un grand moment. Des prestations hélas trop peu suivies en live, en raison d’une organisation et d’une communication tardives. Prochain rendez-vous au Théâtre de Verdure pour les Nice Jazz Summer Sessions (17 au 21 juillet) , mais en public cette fois.
Air Sessions
Live Stream depuis l'Observatoire de Nice
Les 5, 6 et 7 juillet
à 20h00
Gratuit
Sting au NJF
Événement|
Par Ph. D
Bonus de la programmation du NJF 2026, Sting s’est produit le 23 juillet sur la scène Massena, dans une jauge volontairement réduite autour 8000 spectateurs mais qui nous a parue nettement plus élevée : un mirage dû à la canicule sans doute… Pour ce concert, facturé 90 € aux habitués du festival (dont le tarif est d’ordinaire moitié moindre), l‘ex leader de The Police se produisait en trio avec son guitariste habituel, Dominic Miller et le batteur Chris Maas. Au programme les tubes de Police et ceux de sa carrière solo dans des arrangements rock qui rappellent (de loin) les premiers concerts de The Police. Hélas, Dominic Miller n’est pas Andy Summers (même s’il le copie bien) et Chris Maas pas Stewart Coppeland. L’énergie non plus n’est pas la même. Malgré sa silhouette toujours svelte à 72 ans, sa présence charismatique et sa voix presqu’intacte (à quelques aigus près), Sting accuse le poids des ans pour un rockeur et donne sur scène l’impression d’être en pilotage automatique. Mais on a vu des concerts de Sting beaucoup plus ennuyeux que celui-là et on respecte sa volonté de revenir aux sources de sa musique pour ses derniers tours de piste.
Nice Jazz Fest 2026
Événement|
Par Ph. D
Présentée avec retard, la programmation définitive du Nice Jazz Fest 2026 réservait une belle surprise aux amateurs de pop : la présence de Sting en ouverture avec son projet 3.0. Moins bonne surprise, par contre, le prix de la soirée (90 € ) et la réduction sur trois jours d’un évènement qui, lorsqu’il se tenait à Cimiez, s’étirait jadis sur une dizaine de jours… Amputé d’une soirée et de 800 000 € de budget par une nouvelle municipalité en recherche d’économies tous azimuts, le NJF s’est réduit, cette année, à un gros week-end de concerts les 23, 24 et 25 juillet. Heureusement, il y avait le village Merenda et le food court pour faire illusion.. . Autre innovation discutable : un vaste « espace VIP » remplace les gradins face à la scène Massena. Cela prend beaucoup de place, c’est cher (autour de 300 € la place cocktail dinatoire compris) et du coup, il n’y a plus moyen d’assister au spectacle assis autrement que parterre. Les seniors apprécieront…
Sting a donc ouvert le bal jeudi dans une formule power-trio rock qui a rappelé aux anciens l’époque de The Police. L’énergie punk en moins, hélas, A 72 ans, le rockeur britannique porte encore (très) beau, mais la motivation n’est sans doute plus la même (voir ici le live report du concert). La révélation de la soirée s’appelait Naïka, chanteuse franco haïtienne, dont la soul-pop rafraichissante et le show déjà très élaboré ont réveillé le public de Massena assommé par la canicule.
Vendredi, place à Busta Rhymes dont le rap festif et dansant avait rameuté les fêtards des années 90-2000 (et au delà). Habitué des boites de la Côte d’Azur, où on l’a souvent vu se produire en showcase, le rappeur américain, boudiné dans une combinaison disco plus de son âge, a quand même eu un peu de mal à justifier sa présence sur la scène Massena avec un show famélique (un DJ, un MC et quelques vidéos) , interrompu à plusieurs reprises par des problèmes de micro et de son. On a, de loin préféré, le set énergique de Noga Erez, qui l’a précédé sur la scène Massena. Mix de Billie Eilish et Neneh Cherry, la hip-hopeuse israélienne a fait forte impression. Par chance, l’antenne LFI locale n’a rien trouvé à redire à sa présence…
En clôture, samedi Lola Young a fait le job avec un bel aplomb dans un registre pop electro-tubesque. Une nouvelle diva est née ! Dommage que la programmation ait fait jouer le nigérian Steven Umoh, alias Obongjayar, en même temps au théâtre de Verdure. Les fans de Lola auraient pu découvrir un chanteur et performeur hors normes. Sa voix haut perchée, son énergie et son afrobeat teinté de hip hop et de spoken word ont littéralement renversé le public du TDV. Avec Gabriel Jacoby, dans le rôle du nouveau Prince du cool , ils ont offert une belle soirée de clôture à ce NJF écourté.





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