Après quelques semaines de pause et trois jours de répétitions intensives à Nikaia, Etienne Daho a lancé le 11 mai la prolongation de sa première tournée XXL, celle de l’album Tirer la nuit sur les étoiles. Un show digne de Las Vegas, dans lequel Daho joue les crooners pop en costume pailleté, accompagné de ses musiciens habituels et d’un quatuor à corde, dans une scénographie pharaonique signée Mathématic Studio. Le groupe est placé au centre d’un cube de lumières, qui fait office tout à la fois d’écrans, de décors et de light show. Le rendu est époustouflant. Pour cette reprise, soigneusement travaillée, le son était parfait (le meilleur qu’on ait entendu à Nikaia) et la voix du chanteur bien en place. Plus à l’aise qu’à l’accoutumée sur scène, dans ce show qui balaie toute sa carrière en deux heures sur des arrangements electro rock dignes de Depeche Mode, Daho assume son statut d’idole et introduit les chansons par quelques souvenirs, comme ses rencontres avec Jeanne Moreau ou Gainsbourg. Sur Tirer la nuit sur les étoiles, Vanessa Paradis le rejoint sur scène sous la forme d’une projection géante, dans laquelle elle fait une danse des voiles en chantant sa partie. Le spectacle est magnifique, sans doute le plus beau de la carrière d’Etienne Daho. Un parfait dosage de tubes et d’émotion dans un splendide écrin de lumières.
Palais Nikaia
163 Boulevard du Mercantour, Nice
Samedi 11 mai 2024
à 20h30
Tarifs 39-110 €
Tel +33 4 92 29 31 29
The Christophers
Cinéma|
Par J.V
Le Pitch
Julian Sklar (Ian McKellen), ancienne figure majeure du pop art londonien devenu misanthrope n’a plus rien peint depuis des décennies. Ses enfants, avides d’héritage, engagent Lori (Michaela Coel), restauratrice et ex-faussaire, pour se faire passer pour son assistante. Sa mission : finir en secret une série de huit toiles inachevées, les « Christophers », et en tirer une fortune.
Ce qu’on en pense
Après un documentaire dispensable sur John Lennon découvert à Cannes, Steven Soderbergh revient à ce qu’il fait de mieux: le film d’arnaque. L’action se situe, cette fois dans le milieu de l’art à Londres pour questionner les notions de vrai, de faux , de création et de propriété intellectuelle. Le tout brillamment emballé sous la forme d’une comédie à suspense réalisée avec sa maestria habituelle. Ian McKellen, gueule bien connue du cinéma anglais, y trouve un de ses meilleurs rôles.





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