Par Ph.D
Le pitch
Malgré 30 ans de projets et de tournages avec Jean Rochefort, Anouk Aimée ou Lino Ventura, le réalisateur français Alexandre Trannoy n’a jamais réussi à terminer le moindre film…60 ans plus tard, un autre réalisateur, Avril Tembouret, essaie de comprendre ce qui s’est passé.
Ce qu’on en pense
On comprend qu’Edouard Baer ait voulu jouer le rôle d’Alexandre Trannoy. Le film, qui devait s’appeler Palladium (du nom du cinéma de quartier que Trannoy donnait comme adresse), ne s’est, hélas, jamais fait. Un de plus ! La malédiction Trannoy, figure oubliée du cinéma français des années 60-70, a survécu au fantasque cinéaste. Devant la caméra d’Avril Tembouret, Jean Rochefort, son ami de jeunesse et ceux qui l’ont connu (Claude Lelouch, qui fut son premier assistant, Anouk Aimée qui accepta plusieurs de ses films, Jean-Claude Carrière qui fut embauché pour écrire un scénario alors que le tournage d’un de ses films avait déjà commencé… ), racontent l’étonnante histoire du « Don Quichotte du cinéma français « . Un véritable « fou de cinéma« , qui mit en branle des dizaines de projets de films, réunit des castings prestigieux, commença même plusieurs tournages et finit même par se prendre pour Stanley Kubrick, sans jamais livrer le moindre bout de pellicule ! Son seul film achevé , L’Homme de l’aube, aurait brûlé dans l’accident de la voiture qui l’amenait à Cannes, où il devait être montré pendant le festival… Tous les amoureux de cinéma devraient adorer l’histoire d’Alexandre Trannoy et la manière, à la fois affectueuse et ironique, dont elle est racontée dans ce vrai-faux documentaire digne d’un énorme poisson d’avril. Il fait revivre une époque où le cinéma était encore un artisanat, où s’épanouissaient, pêle-mêle, dilettantes, créateurs, génies véritables, originaux certifiés et imposteurs flamboyants.







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