Au terme d’une année 2024 émaillée, pour ses fondateurs Christian et Stella Vander, de quelques problèmes de santé qui les ont éloignés de la scène, Magma était à nouveau en ordre de bataille le 17 décembre pour un concert exceptionnel au théâtre Anthéa d’Antibes, destiné à roder la nouvelle tournée qui passera par la Belgique et le Grand Rex au printemps 2025. Le groupe au grand complet (11 membres) a investi la scène pour donner une version live de K.A et jouer quelques extraits du dernier album Kärtëhl. Des titres sur lesquels s’illustrent particulièrement les deux nouveaux claviers Simon Goubert et Thierry Bliez, pointures du jazz français et le guitariste Rudy Blas. Trés présent et toujours aussi puissant derrière sa batterie, Christian Vander ne la quitte qu’au rappel pour chanter deux titres dont un de Kartëhl aux sonorités étonnamment soul. Moins martial et carré que de coutume, émaillé de petits problèmes techniques et un peu flottant, le concert présentait une face inusitée de Magma, plus légère et mélodieuse, à l’image du dernier album aux compositions hétéroclites. Le public d’Anthéa, nombreux et relativement jeune, a fait un excellent accueil à cette nouvelle incarnation du plus ancien des groupes français.
On peut dire qu’il a mouillé la chemise ! En pleine canicule et devant un public plus clairsemé que de coutume en raison du match de l’équipe de France, Baxter Dury a mis le feu à la plage Amourpour l’ouverture du festival 2026. Avec ses trois musiciens (dont une clavieriste-choriste dont le talent n’a pas attendu le nombre des années), le fils du légendaire Ian Dury a égrené les perles de son répertoire avec une rage et une énergie qui faisaient plaisir à voir. Point culminant de la soirée, une version tellurique d’Allbarone premier single qui donne son titre au dernier album, dont la rythmique techno prend tout son sens en live. En after, les heureux fidèles de la plage ont eu droit à un set de Dabeull, dont la musique colle parfaitement à l’ambiance estivale. Prochain rendez-vous le 5 juillet avec Acid Arab.
Le championnat du monde MotoGP 2026 se poursuit ce week-end avec le Grand Prix de Hongrie. Après les premiers GP, l’équilibre des forces en présence a peu changé. Les Ducati sont attendues aux avant-postes avec un Marc Marquez qui brigue cette saison un huitième de champion du monde dans la catégorie. Les Aprilia ont fait forte impression et pourraient leur donner du fil à retordre, avec des KTM toujours présentes. Côté français, les azuréens Fabio Quartararo (Yamaha) et Johann Zarco (Honda)auront fort à faire pour se maintenir dans le Top 10. Si la Honda du Cannois semble avoir une bonne marge de progression, la déception est grande chez Yamaha où le nouveau moteur V4 affiche encore un cruel manque de puissance. Fabio Quartararo va devoir sortir le grand jeu cette saison encore pour tenir son rang d’ex-champion du monde. Il est lié à Yamaha jusqu’à la fin de la saison et pourrait ensuite intégrer l’autre écurie japonaise si l’on en croit la rumeur, toujours non confirmée officiellement.
Six ans jour pour jour après sa création à Anthea Antibes, le 13 mars 2020 ( la veille du premier confinement Covid !), le Collectif 8 a donné la dernière représentation de 1984 au théâtre Francis Gag de Nice. C’est peu dire qu’en 6 ans la pièce n’a rien perdu de son actualité. Entre temps, les réseaux sociaux ont fini d’assoir leur domination sur les esprits, deux guerres majeures se sont déclenchées et la post-vérité s’est généralisée dans l’ex-première démocratie du monde, dont le slogan favori (La Paix par la Force) ressemble à s’y méprendre à celui de Big Brother:La Guerre c’est la paix. Une fureur épique s’est emparée du monde, donnant corps à la vision prophétique de George Orwell et à celle de Gaële Boghossian, planchant 6 ans plus tôt sur une nouvelle adaptation du roman au théâtre. La pièce se concentre sur l’interrogatoire et la rééducation de Winston Smith (Paulo Correia), trahi par son amour pour Julia (Judith Rutkowski). Suspendu au dessus du sol par des câbles électriques, Winston subit un lavage de cerveau en règle, au centre d’un dispositif d’écrans qui recréent le monde rétro futuriste du roman (Big Brother y ressemble beaucoup à Joseph Staline) et permettent de reconstituer en images ses aveux circonstanciés. Un mélange de théâtre, de cinéma et de pantomimeque le Collectif 8 porte à des sommets avec cette pièce. Mais plus encore que la forme, très contemporaine, c’est le fond qui impressionne, tant l’adaptation du roman est pertinente. La pensée visionnaire d’Orwell et l’univers totalitaire du roman sont parfaitement restitués. La pièce est une totale réussite.
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