Au début de la Première Guerre mondiale, le soldat Gabriel Ferraud (Louis Peres), grièvement blessé, est sélectionné pour participer à un programme de recherche ultra-secret de l’armée française qui vise à créer des combattants d’un genre nouveau. Après qu’on lui a inoculé un sérum à l’origine mystérieuse, Gabriel se voit doté de capacités inédites. Désormais plus fort, plus rapide, plus résistant qu’un être humain normal, il intègre une unité d’élite composée de soldats augmentés : les Sentinelles. Mais il est très vite confronté à une réalité terrifiante qui risque de faire basculer le sort de la guerre.
Ce qu’on en pense
Adapté de la Bande Dessinée éponyme, Les Sentinelles se ressent de son origine tant dans le scénario (inspiré de Captain America et de Jason Bourne) que dans la mise en scène et la photo. Visuellement, c’est plutôt réussi, mais il faut de la bonne volonté pour s’intéresser à cette improbable histoire de poilus super combattants. D’autant que les épisodes ont pas mal tendance à traîner en longueur… Distrayant mais dispensable.
Diffusion sur Canal+ Octobre 2025 Par Guillaume Lemans, Xabi Molia Avec Louis Peres, Thibaut Evrard, Kacey Mottet Klein Nationalité France Genre Guerre Durée 8 X 52'
En Martinique, onze frères et sœurs âgés de 7 à 23 ans luttentcontre la misère après la mort de leur mère, leur pilier et leur repère. Pour certains, le trafic de drogue semble être la seule issue. Ce choix, loin de faire l’unanimité, met à rude épreuve la force des liens familiaux.
Ce qu’on en pense
Une série Netflix sur le narcotrafic aux Antilles par le réalisateur de Patriotes et du Bureau des légendes ? L’attente est forcément grande et le risque de déception tout autant. Tournée en Martinique, dans un mélange de français et de créole, avec des acteurs recrutés sur place et une BO de rap antillais, Bandi (caïd en argot créole) tranche avec les productions Netflix du même acabit. Eric Rochantet sa fille Capucine, qui assume le rôle de showrunneuse, aspirent au naturalisme et fuient les clichés touristiques. A quelques marinas et cocotiers près, le monde dans lequel évolue la famille Lafleur ne diffère guère de celui des séries de cités habituelles: misère sociale, pères absents ou délinquants, chômage, alcoolisme, drogue… Mais le parlé, la nonchalance et la gestuelle antillaise donnent une couleur originale à ce drame familial quasi-shakespearien, dans lequel les plus âgés des trois frères vont devoir passer au dessus de leurs différents pour assurer la survie de leur nombreuse fratrie. Héros de la série, le cadet Kylian (Djody Grimeau, une découverte) a un poster de Scarface dans sa chambre d’étudiant. Mais c’est à un autre personnage incarné par Al Pacino qu’on l’identifie : celui de Michael Corleone dans Le Parrain 2 (Son frère Kingsley, joué par Rodney Dijon, rappelle plutôt le malheureux Fredo). Malgré leur nombre et le jeu souvent limité des acteurs non professionnels, les personnages existent tous à l’écran, en dehors de leur simple utilité scénaristique. C’est la grande réussite de cette série attachante dont on attend déjà la suite avec impatience.
Dans la vie, au début on naît, à la fin on meurt. Entre les deux, il se passe des trucs. Bref, c’est l’histoire d’un mec entre les deux. Chroniques extraordinaires d’un homme ordinaire dont la seule particularité est sa capacité à se concentrer sur les moindres détails. Peut-être pour échapper à la réalité : pris entre ses histoires d’amour qui ressemblent à celles de tous les autres, ses amis classiques, sa famille toute aussi classique et ses boulots alimentaires sans passion ni sens, la vie est-elle en train de le traverser?
Ce qu’on en pense
En 2011, Kyan Khojandi avait inventé, avec Bref, une nouvelle façon de raconter des histoires. Diffusée sur Canal + sous forme de pastilles de deux minutes, la série a renouvelé le format du feuilleton TV , au point d’être beaucoup copiée et parodiée dans les émissions TV et les pubs . Quatorze ans plus tard, son créateur remet le couvert, dans un format allongé de 30 minutes par épisode. Le résultat est assez bluffant formellement, avec beaucoup d’inventivité dans la mise en scène et un casting de guests qui réunit le ban et l’arrière ban du cinéma français et de la télé. Dommage que le ton soit aussi systématiquement négatif et que les personnages aient une fâcheuse tendance à être tous plus ou moins déplaisants. Après Disney +, TF1 diffuse enfin Bref 2.
Il y a huit ans, l’agence d’espionnage indépendante Citadel a été détruite par des agents de Manticore, un puissant syndicat tirant les ficelles dans l’ombre. Avec la chute de Citadel, les agents d’élite Mason Kane (Richard Madden) et Nadia Sinh (Pryianka Chopra Jonas) ont vu leurs souvenirs effacés alors qu’ils échappaient de justesse à la mort. Ils vivent depuis sous de nouvelles identités, en ignorant leur passé. Jusqu’à une nuit, lorsque Mason est retrouvé par son ancien collègue de Citadel, Bernard Orlick (Stanley Tucci), qui a désespérément besoin de son aide pour empêcher Manticore d’établir un Nouvel ordre mondial. Mason retrouve son ancienne partenaire, Nadia, et les deux espions se lancent dans une mission qui les emmène à travers le monde dans le but de stopper les agissements de Manticore…
Ce qu’on en pense
Les frères Russo (d’Avengers) sont aux commandes de cette nouvelle série blockbuster d’espionnage qui mixe Mission Impossible, James Bond et Jason Bourne. La première demi-heure du premier épisode est trés accrocheuse, mais une fois qu’on a compris de quoi il retourne, Citadel n’a rien de neuf à proposer. Personnages et situations stéréotypés, acting insipide et effets spéciaux à gogo(s). Alors que Prime s’apprête à mettre en ligne une saison 2 qu’on n’attendait plus, M6 a fait le choix de diffuser la S1 in extenso en une soirée, le 5 mai. Une manière comme une autre de s’en débarrasser…
Margo (Elle Fanning), fille d’une ancienne serveuse chez Hooter’s (Michelle Pfeiffer) et d’un ex lutteur professionnel (Nick Offerman), a récemment abandonné ses études et aspire à devenir écrivaine. Elle se retrouve à devoir concilier sa vie de jeune mère célibataire, les factures qui s’accumulent et peu de moyens pour les payer. Pour joindre les deux bouts, elle se tourne vers OnlyFans, où elle propose des vidéos « éducatives », guidée par l’aide inattendue de son père et des leçons qu’il a tirées du ring…
Ce qu’on en pense
Boostée par le duo atomique formé par Elle Fanning et Michelle Pfeiffer, cette comédie US sur la galère des mères célibataires et les moyens créatifs pour en sortir est une vraie réussite. Les milieux du catch (avec un caméo génial de Nicole Kidman), de l’influence et de la bigoterie s’y entrechoquent dans un cocktail pop détonnant. On en redemande.
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