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Le Système Victoria

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Par J.V

Le pitch

Directeur de travaux, David (Damien Bonnard) est à la tête du chantier d’une grosse tour en construction à La Défense. Retards insurmontables, pressions incessantes et surmenage des équipes : il ne vit que dans l’urgence. Lorsqu’il croise le chemin de Victoria (Jeanne Balibar), ambitieuse DRH d’une multinationale, il est immédiatement séduit par son audace et sa liberté. Entre relation passionnelle et enjeux professionnels, David va se retrouver pris au piège d’un système qui le dépasse…

Ce qu’on en pense

Adapté du roman éponyme d’Eric Reinhardt, Le Système Victoria inverse les rôles du précédent film de Sylvain Desclous, De grandes espérances. Ici,  c’est la femme qui manipule et l’homme qui subit au sein d’une même relation de pouvoir. Jeanne Balibar et Damien Bonnard, jouent à merveille les amants protagonistes de ce thriller psychologique aux enjeux obscurs et au final un peu décevant. Le roman était nettement plus explicite.

Un Parfait inconnu

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Par Ph.D

Le pitch

New York, 1961. Alors que la scène musicale est en pleine effervescence et que la société est en proie à des bouleversements culturels, Bob Dylan (Timothée Chalamet) un énigmatique jeune homme de 19 ans débarque du Minnesota avec sa guitare et son talent hors normes qui changeront à jamais le cours de la musique américaine. Durant son ascension fulgurante, il noue d’intimes relations avec des musiciens légendaires de Greenwich Village, avec en point d’orgue une performance révolutionnaire et controversée qui créera une onde de choc dans le monde entier…

Ce qu’on en pense

Avec Walk The Line, en 2005,  James Mangold a ouvert la voie aux biographies filmées de stars sur grand écran. Peu, hélas,  ont été au niveau de son biopic de Johnny Cash. Aussi formait-on des prières pour qu’il fasse aussi bien avec celui de Bob Dylan. Le résultat est, effectivement, digne d’éloges,  avec un Timothée Chalamet transfiguré dans le rôle du jeune Bob Zimmerman,  une reconstitution d’époque aux petits oignons et des scènes musicales qui donnent le frisson.  Le film s’intéresse essentiellement aux quatre premières années de son ascension fulgurante (61-65) et au moment où, considéré comme la nouvelle star de la musique folk et de la chanson protestataire, Dylan électrifie son jeu et passe au rock,  au risque de se couper de sa fanbase la plus intégriste. Un Parfait inconnu (référence aux paroles de « Like a Rolling Stone » et au mystère entretenu par l’intéressé autour de sa propre personnalité) dresse le portrait d’un artiste décidé à bousculer toutes les conventions,  y compris celles de son propre art. La marque du génie.

Brian Jones et les Rolling Stones

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Par J.V

 

Qui se souvient vraiment de Brian Jones ? Pourtant, il est le visionnaire à l’origine des Rolling Stones. À travers des interviews exclusives de proches, des membres du groupe et grâce à des archives, ce documentaire retrace son parcours et revient sur les tensions internes qui ont conduit à son éviction tragique, révélant une partie de l’histoire derrière l’ascension des Stones. Le réalisateur anglais Nick Broomfield s’appuie sur un montage d’archives rigoureux et sur les interviewes de Mick Jagger et Keith Richards, qui analysent à leur manière la place qui fut celle de Brian Jones dans le groupe et les raisons de son éviction. Le film propose une immersion au sein de ce qui allait devenir le plus grand groupe de rock de l’histoire. Même les fans qui connaissent déjà l’histoire par coeur devraient y trouver leur compte.

The Brutalist 

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Par J.V

Le pitch

Fuyant l’Europe d’après-guerre, l’architecte visionnaire László Tóth (Adrien Brody) arrive en Amérique pour y reconstruire sa vie, sa carrière et le couple qu’il formait avec sa femme Erzsébet (Felicity Jones), que les fluctuations de frontières et de régimes de l’Europe en guerre ont gravement mis à mal. Livré à lui-même en terre étrangère, László pose ses valises en Pennsylvanie où l’éminent et fortuné industriel Harrison Lee Van Buren (Guy Pearce) reconnaît son talent de bâtisseur. Mais le pouvoir et la postérité ont un lourd coût…

Ce qu’on en pense

S’il existe l’équivalent du mythique « grand roman américain » au cinéma, The Brutalist pourrait en être le plus récent exemple. La mise en scène, virtuose, évoque à la fois celles de Paul Thomas Anderson et de Terrence Malick. Elle est pourtant l’oeuvre d’un quasi inconnu Brady Corbet , dont c’est seulement le troisième long-métrage. Avec un budget de film indépendant, il signe un chef d’oeuvre maousse de 3h35 minutes, coupé d’un entracte de 15 minutes qui ne relâche le spectateur que pour mieux le cueillir à la reprise. Adrien Brody, qui a décidément du nez,  se retrouve encore en tête d’affiche d’un film qui marquera son époque. Pluie de statuettes à prévoir aux Oscars.

La Chambre d’à côté

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Par Ph.D

Le Pitch

Ingrid (Julianne Moore) et Martha (Tilda Swinton), amies de longue date, ont débuté leur carrière au sein du même magazine. Ingrid est devenue romancière à succès,  Martha, reporter de guerre et leurs chemins se sont séparés. Des années plus tard, leurs routes se recroisent dans des circonstances troublantes

Ce qu’on en pense

À 75 ans, Pedro Almodovar réalise son premier long métrage en anglais et embarque Tilda Swinton et Julianne Moore dans un mélo crépusculaire sur la fin de vie et l’amitié féminine, tourné aux Etats-Unis (New York et Woodstock). Une nouvelle réussite du maître espagnol, consacrée par un Lion d’or à Venise. Les deux actrices sont merveilleuses et le dernier plan est à tomber raide. Ne passez pas « à côté » de cette chambre, pleine de douceur, de mélancolie et de subtilité.

Queer

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Par Ph.D

Le Pitch

Dans le Mexico des années 1950, William Lee (Daniel Craig) mène une vie désabusée au sein d’une communauté d’expatriés. L’arrivée du jeune Eugène Allerton (Drew Starkey) va bouleverser l’existence de Lee et faire renaître en lui des sentiments oubliés…

Notre avis

Après les gentiment gays  Call Me by Your Name et  Challengers, Luca Guadagnino change de braquet en s’attaquant à l’oeuvre sulfureuse de William S. Burroughs, le mauvais génie drogué des lettres américaines.  Avec un Daniel Craig en vieil écrivain homosexuel, alcoolique et camé (après ça, si Amazon comptait le réembaucher pour jouer  James Bond,  c’est rapé !) et un trip hallucinatoire dans la forêt équatoriale qui rappelle à la fois Apichatpong Weerasethakul (même chef op),  John Boorman et David Lynch,   Queer  risque fort de désarçonner le public des deux premiers films de Guadagnino.  Par contre, les amateurs de films-trips un peu barrés pourront y trouver leur compte. Malgré un côté factice, semble-t-il assumé, Queer est un bel hommage à Burroughs, qu’il donne envie de relire. Dommage que la BO (pourtant signée Trent Reznor) se contente d’aligner quelques titres de Nirvana et de New Order (dont on se demande ce qu’ils viennent faire là), au lieu d’utiliser les albums que Burroughs lui-même a enregistrés dans les années 90…

 

Better Man

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Par J.V

Le pitch

Devenu une star avec le boys band Take That, dans les années 1990, Robbie Williams a peu à peu plongé dans les paradis artificiels avant de retrouver le succès en solo en 1997 avec la chanson « Angels »…

Ce qu’on en pense

Notre avis

Un biopic de Robbie Williams, joué par un singe ?  Idée saugrenue… mais qui fonctionne.  Pour le spectateur pas spécialement fan du chanteur, une grande partie de la réussite du film de Michael Gracey  tient à ce procédé,  qui lui donne un aspect fictionnel attrayant en même temps qu’une bonne part d’autodérision.  Le final pourra même lui faire verser une petite larme… de crocodile !

The Last Showgirl

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Par J.V

Le pitch

Shelly (Pamela Anderson), une danseuse de cabaret expérimentée, doit faire face à son avenir lorsque son spectacle à Las Vegas est brusquement interrompu, après 30 ans de représentation…

Ce qu’on en pense

 Dans l’esprit de Showgirls et de The Wrestler,  The Last Showgirl offre à  Pamela Anderson un rôle en or,  qui résonne avec la vie de l’ancienne star de Alerte à Malibu. Loin des effets de style de sa parentèle (Francis Ford, Sofia et Roman) , Gia Coppola opte pour une mise en scène naturaliste qui fait ressortir toute la fragilité et le vécu de son interprète. Une heureuse surprise. 

All We Imagine as Light 

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Par Ph.D

Le pitch

Sans nouvelles de son mari depuis des années, Prabha (Kani Kusruti), infirmière à Mumbai, s’interdit toute vie sentimentale. De son côté, Anu (Divya Prabha), sa jeune colocataire, fréquente en cachette un jeune homme qu’elle n’a pas le droit d’aimer. Lors d’un séjour dans un village côtier, ces deux femmes, empêchées dans leurs désirs, entrevoient enfin la promesse d’une liberté nouvelle…

Ce qu’on en pense

L’histoire de trois femmes de trois générations différentes qui travaillent dans le même hôpital de Mumbai (ex-Bombay) et doivent composer avec la pauvreté, le mal logement, les traditions religieuses et la dureté de la condition féminine en Inde. Un pays que la réalisatrice Payal Kapadia, venue du documentaire, filme admirablement pour son premier long métrage de fiction. L’actrice principale, Kani Kusruti,  aurait mérité un prix d’interprétation à Cannes 2024,  où le film était en compétition. Le jury présidé par Greta Gerwig a préféré lui accorder son  Grand Prix, sorte de Palme bis qui récompense une petite merveille de douceur et de sensibilité.

La chair des autres

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Par MAB

L’an dernier à Avignon, Claire Berest a suivi, pour Paris Match , les audiences du procès des viols de Mazan. De cette expérience et de son obsession du fait divers, elle a construit un témoignage remarquable qu’elle a intitulé « La Chair des autres ». Une œuvre sensible de véritable écrivaine et philosophe qui, prenant pour modèle  « L’Adversaire » d Emmanuel Carrere ( sur le meurtrier Jean-Claude Romand ) se met à distance honnête du sujet. « Pour se donner le droit de parler de l’autre » précise-t-elle en préambule, «La politesse serait de dévoiler d’où l’on parle. De faire corps sans s’effacer ». D’où son choix de s’installer sous nos yeux sur les bancs de la presse pour nous raconter ce qui se passe et se dit dans le prétoire. On y entend les différents accusés tentant de souligner leur banalité, les interventions de Dominique Pelicot et de son avocate « du diable » Béatrice Zevarro. On perçoit le dégoût de l’assistance à la vue des vidéos. On saisit la personnalité du juge Arata qui aurait voulu le huis-clos. Et l’on comprend, enfin, l’attitude remarquablement combative de Gisèle Pelicot qui « a décidé que la dignité humaine ne se jouerait pas dans la pudeur mais dans la confrontation » . Il  y a déjà eu des ouvrages sur Mazan et il y en aura d’autres. Celui-là, plus qu’un autre sans doute, plonge sans voyeurisme, dans les coulisses du mal, souligne le point de bascule de la normalité à la monstruosité, élargit l’introspection aux lectures et au vécu de la narratrice comme aux vécus des autres trop nombreuses femmes violées et de leurs bourreaux. Se faisant, il s’interroge aussi sur le bien et fait de Gisèle une victime debout, devenue icône de la cause des femmes. A lire, même si c’est le même magazine, pour qui Berest a couvert le procès, qui vole aujourd’hui des photos de Gisèle Pélicot tentant de se reconstruire!

En Fanfare

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Par Ph.D

Le pitch

Thibaut (Benjamin Lavernhe) est un chef d’orchestre de renommée internationale qui parcourt le monde. Lorsqu’il apprend qu’il a une leucémie, sa vie s’effondre… Mais l’espoir renaît lorsqu’on lui confie qu’il a été adopté et que son frère Jimmy (Pierre Lottin), qu’il n’a jamais vu, pourrait le sauver. Thibaut se rend alors dans le nord de la France rencontrer cet employé de cantine scolaire et joue du trombone dans une fanfare du nord de la France. En apparence, tout les sépare, sauf l’amour de la musique…

Ce qu’on  en pense

Après Un triomphe, dans lequel Kad Merad animait un atelier de théâtre en prison,  Emmanuel Courcol récidive dans la « dramédie » sociale avec ce nouveau film, qui mêle avec bonheur humour et émotion, comédie et fond social.  Benjamin Lavernhe et Pierre Lottin sont formidables en orphelins  élevés dans deux familles adoptives de niveau social très différent.  Le scénario évite les trop faciles clichés sur l’opposition entre Paris et Province, bourgeoisie et monde ouvrier,  musique classique et fanfare. Et la mise en scène trouve d’emblée le bon rythme pour une comédie sociale à l’anglaise, sans lourdeurs, ni niaiserie.  C’est tellement rare dans le cinéma français qu’on lui souhaite de faire… un triomphe !

La Frontière  sauvage

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Par MAB

Vous reconnaîtrez certainement  l’influence de La Route de Cormac McCarty  dans l’intrigue de « La frontière  sauvage« . Influence, d’ailleurs, totalement assumée, puisque l’auteur, narrateur et personnage y fait référence dans ses pages. Nous sommes au Printemps 2020. Un diabolique virus a confiné la France. Eliott coule des jours tranquilles auprès de Florence à Bernay, son authentique bourgade natale de Normandie. Ils forment un couple d’aujourd’hui. Sans enfant. Mais avec un chat, Mathias, dont ils prennent soin avec amour. Tout va bien. Le confinement est une aubaine pour la paresse du graphiste. Or, brutalement, alors qu’il avait falsifié son bon de sortie, Eliott voit surgir d’un bois une bande de brutes se précipitant sur une jeune cycliste. Un premier choc annonciateur d’une barbarie de plus en plus insoutenable. Le couple doit quitter sa maison dévastée, prendre la route en compagnie de Mathias, traverser la campagne verdoyante des bocages normands et se confronter à une violence inouïe, entrecoupée par quelques moments d’accalmies,  aussi pathétiques et prophétiques que drôles parfois . Des retournements et surprises qu’il ne faut surtout pas éventer. Évidemment,  si l’avenir vous angoisse et si les descriptions macabres vous rebutent, passez votre chemin. En revanche si les dystopies les plus cyniques et leur humour grinçant sont pour vous des thérapies, cette « Frontière sauvage » vous fera passer un moment délirant. Outre Cormac McCarty, cité plus haut, on songe aussi au français Houellebecq par moment. En tout cas, on verrait bien – Gastines est aussi scénariste et réalisateur – une adaptation à l’écran.

Lost in Cannes

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Par MAB

Alors que la sélection du 78e Festival de Cannes vient d’être annoncée, le réalisateur, scénariste et écrivain Santiago Amigorena raconte  les moments contrastés passés, depuis 1985, dans ce lieu d’illusions. Paraphrasant Proust jusque dans son style travaillé, il a intitulé ce troisième volume  autobiographique « Le Festival de Cannes ou le temps perdu ». Une façon pour lui de raconter sa vie par le prisme grossissant et déformant de cette foire aux vanités. Rien d’original dans ce qu’il relate. Mais pour le lecteur, le plaisir d’entrer, à la fois de l’autre coté du miroir et dans l’intimité d’un faux « privilégié » un brin narcissique et passablement amer. D’abord, pour le parfait inconnu qu’il fut, les attentes interminables pour obtenir le carton d’une projection.  Les hôtels miteux et  les stratagèmes pour s’incruster dans les fêtes. Puis pour le co-scénariste débutant du « Péril Jeune » de Cédric Klapisch,  les contacts en hausse. Les dîners qui se proposent. Le smoking pour  les marches. Ensuite, l’évocation, pour le coup, très impudiques et larmoyantes  des actrices aimées, supportées et desaimées: deux enfants avec Julie Gayet et deux ans de relation glamour avec la présidente du jury de cette 78 eme édition, Juliette Binoche. Au fil des lignes, Cannes devient alors autre chose qu’un lieu de cinéma mais celui des féroces mondanités. Surtout de tout ce que l’on se construit soi-même pour s’élever, souffrir et se tromper de vie. « Lorsque l’on atteint son but, la triste réalité de ce que l’on convoitait, s’offre à nous dans tout son terne éclat » conclut Santiago. Seul l’âge et l’écriture, permettent  alors de se rendre compte de son erreur. Plus intéressant au final que l’on ne pensait en ouvrant l’ouvrage.

The Zemblas

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Par Ph.D

L’avantage, avec les rockeurs vieillissants, c’est qu’ils sont meilleurs musiciens et qu’ils ont plus de temps à consacrer à leur art. La preuve en est donnée par les Niçois de The Zemblas, improbable combo formé de membres des Playboys, Bratchmen, Warmbabies, Dum Dum Boys, Tikis, Dino Farfisa & The Fuzz et consorts . Leur quatrième album, Do The Mondo Jerk,  est certainement leur meilleur à ce jour. Quinze titres de pure soul/rhythm n’blues qu’on jurerait être des reprises tant ils sonnent tous comme des classiques du genre. Do The Mondo Jerk est disponible en streaming sur toutes les bonnes plateformes  ou sur le Bandcamp du label niçois Beaucoup de Coups. Mais on préférera sans doute se le procurer en vinyle chez Real Cool Trash. Le patron fait partie du groupe !

 

 

The Deneuves

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Par Ph.D

Un nom qui claque et la musique qui va avec : The Deneuves ( Alex Ornon chant guitare, Pierre Pizana batterie, Alexandre Labrouve guitare, Arthur Grivel basse) a investi la scène niçoise avec une classe et une assurance qui pourraient leur valoir une belle carrière. Annoncé par une série de singles remarqués, leur premier album est dans les bacs : dix titres sous influence Libertines/Babyshambles/Strokes/Jam qu’on écoute en boucle sans se lasser. Un superbe production du label niçois de Christian Rinaudo Beaucoup de Coups,  avec des guitares qui sonnent, une rythmique et des vocaux bien en place, une bonne alternance de titres rapides et de balades à la Pete Doherty (The Quiet Freedom of Self Defeat), des textes soignés d’Alex Ornon,  de l’harmonica et même des violons (Lie Khem et Mano Ugo sur The Pier). Le résultat est à la hauteur des grandes espérances suscitées par les premiers simples et les concerts du groupe. Les Deneuves sont probablement ce qui est arrivé de mieux au rock français depuis Last Train. N’attendez pas la Sainte Catherine pour les découvrir !