Un Simple accident
Par Ph.D
Le pitch
Iran, de nos jours. Un homme croise, par hasard ,celui qu’il croit être son ancien tortionnaire. Il l’enlève pour se venger. Mais face à ce père de famille qui nie farouchement avoir été son bourreau, le doute s’installe…
Ce qu’on en pense
Malgré la dictature et les mollahs, l’Iran continue à produire bon an mal an des oeuvres marquantes du 7e art. L’an dernier déjà, Mohammad Rasoulof avait bien failli rafler la Palme d’or avec Les Graines du figuier sauvage. C’est Jafar Panahi qui a finalement décroché la timbale en 2025 avec Un Simple accident, l’histoire d’une vengeance qui aura lieu ou pas. Une Palme d’or engagée et humaniste, tournée clandestinement, qui s’appuie sur la longue expérience du réalisateur avec les prisons du régime. Peut-être pas le meilleur film de Jafar Panahi, mais l’un des plus solides malgré les conditions de tournage. Et aussi l’un des plus drôles dans le registre de la tragi comédie, avec une bande d’acteurs épatants qui ont, eux aussi, pris tous les risques pour que le film puisse exister. A voir !
Une bataille après l’autre
Par Ph.D
Le pitch
Ancien révolutionnaire désabusé et paranoïaque, Bob (Leonardo DiCaprio) vit en marge de la société, avec sa fille Willa (Chase Infitini), indépendante et pleine de ressources. Quand son ennemi juré (Sean Penn) refait surface après 16 ans et que Willa disparaît, Bob remue ciel et terre pour la retrouver, affrontant pour la première fois les conséquences de son passé…
Ce qu’on en pense
Comme il l’avait déjà fait avec Inherent Vice (2014), Paul Thomas Anderson adapte un roman de Thomas Pynchon, Vineland, qu’il transpose des années Reagan à celles du Trumpisme triomphant. Mieux qu’ Eddington, Une bataille après l’autre raconte la folie suprémaciste qui s’est emparée de l’Amérique Maga, avec son cortège de violence politique, d’intégrisme religieux, de bêtise crasse et de folie furieuse. Tourné en Vistavision, le film convoque le meilleur du cinéma indépendant américain, du Spielberg de Duel au Tarantino de Jackie Brown en passant par les frères Coen. Avec un Leonardo DiCaprio révolutionnaire en peignoir Lebowskien, Sean Penn en militaire-milicien psychopathe bodybuildé, Benicio Del Toro en prof de karaté gourou passeur de migrants et une flopée de militantes pro immigration en jupons. Hyper rythmé (on ne voit pas passer les 2h40), burlesque, violent et caustique, Une Bataille après l’autre est le blockbuster de l’année qu’on n’attendait plus. Un régal cinéphile et mainstream. Meilleur film de l’année 2025 !
Nino
Par J.V
Le pitch
Dans trois jours, Nino (Theodore Pellerin) devra affronter une grande épreuve. D’ici là, les médecins lui ont confié deux missions. Deux impératifs qui vont mener le jeune homme à travers Paris, le pousser à refaire corps avec les autres et avec lui-même.
Ce qu’on en pense
Découvert à la Semaine de la critique à Cannes 2025, ce Cléo de 5 à 7 au masculin est le premier film de Pauline Loquès, qui raconte avoir découvert le cinéma à Cannes, où elle venait chez sa grand mère lorsqu’elle était enfant. L’influence d’Agnès Varda et de la Nouvelle Vague est évidente alors que Théodore Pellerin remplace Corinne Marchand dans ses déambulations parisiennes, sur fond de réflexion sur la vie et la mort. Un film drôle et triste à la fois, élégamment porté par un casting en état de grâce.
Highest 2 Lowest
Par Ph.D
Le pitch
Alors qu’il négocie la vente de sa maison de disques, David King (Denzel Washington) est la cible d’une demande de rançon qui l’accule à un dilemme moral et financier…
Ce qu’on en pense
Présenté hors compétition à Cannes 2025 et librement inspiré du chef d’oeuvre d’Akira Kurosawa Entre le ciel et l’enfer, le nouveau film de Spike Lee est destiné à la plateforme de streaming Apple TV+ Du coup, le réalisateur de Do The Right Thing a pris ses aises : le film dure plus de deux heures, alors que le scénario plaide plutôt pour un format resserré. L’intrigue multiplie les invraisemblances et la réalisation se traine (La première heure est digne d’une télénovella). Les thèmes du film original sont survolés et plus que New York, Spike Lee prend un visible plaisir à filmer le fabuleux penthouse du héros incarné par un Denzel Washington en petite forme, lui aussi. Deux séquences justifient toutefois le visionnage: celle de la poursuite dans le Bronx pendant un concert d’Eddie Palmieri et celle de la battle rap entre Denzel Washington et A$ap Rocky dans un studio du Bronx. C’est peu, mais on s’en contente.
Sirât
Par Ph.D
Le pitch
Au cœur des montagnes du sud du Maroc, Luis (Sergi Lopez), accompagné de son fils Estéban (Bruno Nunez Arjona), recherche sa fille aînée qui a disparu. Ils se joignent à un groupe de teufeurs éclopés, en route vers une énième rave dans les profondeurs du désert. Peu à peu leur convoi s’enfonce dans l’immensité brûlante d’un miroir de sable qui les confronte à leurs propres limites…
Ce qu’on en pense
A défaut de véritable claque, on a pris une grosse baff(l)e à Cannes, en mai dernier, avec le 4e film d’Oliver Laxe. Sirât y était présenté en compétition et est reparti avec un Prix du jury. Certains y ont vu une parabole sur l’occident déboussolé face à la montée des périls dans le monde. C’est surtout un prodige de mise en scène. Entre Zabriskie Point, Sorcerer, Easy Rider et Mad Max Fury Road, le film (dont on ne peut, hélas, rien raconter ) prend aux tripes, avec une B.O de hard techno tribale (signée Kangding Ray), une incroyable scène de bascule et une punchline qui restera dans les annales (« Viens, on va s’éclater !« ). Road-trip halluciné et imprévisible, Sirât (chemin difficile et parfois périlleux que les croyants doivent parcourir dans leur quête de la foi) est un film éprouvant, mais mémorable.
Murder Club du jeudi
Par Ph.D
Le Pitch
Dans un manoir de la campagne anglaise, une bande de retraités passionnés de cold cases se retrouvent plongés au cœur d’une véritable enquête criminelle dont le succès ou l’échec pourraient affecter l’avenir de leur maison de retraite…
Ce qu’on en pense
On y va pour le casting étoilé (Pierce Brosnan, Helen Mirren, Ben Kingsley…) et le savoir faire du réalisateur (Chris Colombus), et on reste pour l’atmosphère délicieusement british de cette maison de retraite huppée, dont les pensionnaires jouent les Sherlock Holmes pour occuper leurs jeudis après midi. La photo est soignée et les acteurs cabotinent à qui mieux mieux, mais le scénario n’est guère passionnant et la réalisation est loin d’être trépidante. A garder en favori pour un dimanche après-midi pluvieux…
Sleeping Dogs
Par J.V
Le pitch
Un ancien inspecteur de la police criminelle (Russel Crowe), atteint d’Alzheimer, se repanche sur une vieille affaire de meurtre pour laquelle un innocent a peut-être été condamné à mort. Il va découvrir des secrets effrayants de son passé oublié…
Ce qu’on en pense
La prestation massive de Russel Crowe , en vieux flic atteinte de troubles de la mémoire, est le meilleur argument de cette honnête série B policière au scénario prévisible et à la réalisation scolaire. Le roman Jeux de miroirs d’Eugen Ovidiu Chirovici dont elle est adaptée laissait espérer un traitement plus original. Le film se regarde néanmoins avec plaisir.
Heads of State
Par Ph.D
Le pitch
Le Premier ministre britannique Sam Clarke (Idris Elba) et le président américain Will Derringer (John Cena) entretiennent une rivalité très publique et peu amicale qui met en péril la « relation spéciale » de leurs pays. Mais lorsqu’ils deviennent la cible d’un ennemi étranger puissant et impitoyable, qui s’avère plus redoutable que les forces de sécurité des deux dirigeants, ils sont contraints de s’en remettre aux deux seules personnes en qui ils peuvent avoir confiance : l’un et l’autre. Finalement alliés à la brillante agente du MI6 Noel Bisset (Priyanka Chopra Jonas), ils doivent s’enfuir et trouver un moyen de travailler ensemble suffisamment longtemps pour déjouer une conspiration mondiale qui menace le monde libre tout entier.
Ce qu’on en pense
Cette année encore, le blockbuster de l’été se visionne en streaming ( sur Prime Vidéo en l’occurence). Signée Ilya Naishuller, Heads of State est une comédie d’action comme on en faisait dans les années 80 avec cascades, explosions, poursuites, gunfights , humour et casting étoilé. La bonne idée du scénario est d’avoir fait des proies habituelles du vilain (les chefs d’état), les héros du film. Idris Elba joue un premier ministre anglais très James Bondien et John Cena campe un ex-acteur de films d’action à la Schwarzenegger/Stallone devenu président des Etats-Unis. L’opposition des deux cultures, anglaise et américaine, alimente une bonne partie des scènes de comédie et la réalisation, hyper rythmée, fait le reste. On passe un excellent moment en compagnie de ces Heads of State qui ne se prennent pas au sérieux.
Désir
Par Ph.D
Le Pitch
Un ramoneur, heureux père de famille, en couple avec son épouse depuis des années, a une aventure inattendue avec un client … Il ne la considère ni comme l’expression d’une homosexualité latente, ni comme une infidélité, juste comme une expérience enrichissante. Il s’en ouvre à son épouse, qui le prend mal, puis à son patron, marié comme lui, qui lui avoue faire toutes les nuits des rêves dans lesquels il est une femme, objet du désir de David Bowie…
Ce qu’on en pense
Voilà, c’est fini ! Nos vacances à Oslo se terminent avec le troisième volet de la trilogie amoureuse de Dag Johan Haugerud. Depuis début juillet, on arpente la capitale norvégienne sur les pas de quelques-uns de ses habitants : une lycéenne imaginative (Rêves), une bande de trentenaires avides de rencontres (Amour) et pour finir, un ramoneur et son patron tracassés dans leur masculinité. Le titre original promettait du sexe, la VF est plus honnête : il n’est ici question que de désir… et encore ! De sexe, on ne fait que parler. Coucher est-ce forcément tromper ? Le sexe peut-il se réduire au seul acte ? Est-on un homosexuel refoulé si on rêve chaque nuit que David Bowie vous parle comme à une femme ? Des images de la ville en été et une BO jazz orchestrale entrecoupent des scènes de dialogues homériques (bonjour les sous-titres !). On ne sait jamais où la caméra de DJH va nous conduire (sur un toit, dans le cabinet d’une toubib pas très à cheval sur le secret médical, sur des périphériques urbains, dans des rues sans charme particulier…), ni sur quoi vont déboucher les considérations philosophiques des personnages (la lecture d’Anna Arendt ou une cuisine à ranger). L’air de rien, les trois films prônent l’écoute de l’autre, l’empathie et la gentillesse plutôt que l’ironie facile (un ramoneur homosexuel? Quelle rigolade ! Sauf que non, justement) ou le jugement. On a mis le conseil dans la valise, avec une bouteille d’Aquavit pour en faire profiter les amis.
Eddington
Par J.V
Le pitch
Mai 2020 à Eddington, petite ville du Nouveau Mexique, la confrontation entre le shérif (Joaquin Phoenix) et le maire (Pedro Pascal) met le feu aux poudres en montant les habitants les uns contre les autres…
Ce qu’on en pense
Reparti bredouille de Cannes où il était en compétition, le nouveau film d’Ari Aster (Hérédité, Midsommar et Beau Is Afraid) est un polar western à la frères Coen (en plus méchant) qui repose sur un casting d’enfer (Joaquin Phoenix, Emma Stone, Pedro Pascal, Austin Butler…). On y suit la campagne électorale d’un shérif du Nouveau Mexique débile (Joaquin Phoenix) qui se présente contre le maire sortant (Pedro Pascal) parce qu’il est jadis sorti avec sa femme (Emma Stone). Ça se passe en pleine épidémie de Covid, à la fin du premier mandat Trump, dans une Amérique totalement déboussolée, où le complotisme et la violence règnent en maîtres. Magistralement mis en scène et assez jouissif, le film a essuyé une volée de bois vert critique lors de sa projection cannoise : trop long, trop bavard, trop erratique (il commence comme une comédie noire et se termine comme une série Z de vengeance)… Pas assez formaté peut-être? Pour nous, c’est une qualité.
Amour
Par Ph.D
Le Pitch
Sur le ferry qui les ramène à Oslo, Marianne (Andrea Bræin Hovig), urologue, retrouve Tor (Tayo Cittadella Jacobsen), infirmier dans l’hôpital où elle exerce. Il lui raconte qu’il passe souvent ses nuits à bord, à la recherche d’aventures sans lendemain avec des hommes croisés sur des sites de rencontre. Ces propos résonnent en Marianne, qui revient d’un blind date organisé par sa meilleure amie Heidi (Marte Engebrigtsen) et s’interroge sur le sens d’une vie amoureuse sans engagement. Mais ce soir-là, Tor succombe au charme de Bjorn (Lars Jacovb Holm) , qui lui résiste et lui échappe…
Ce qu’on en pense
On ne s’attendait pas vraiment, malgré la canicule ambiante, à passer son mois de juillet à Oslo. Et encore moins à s’y faire de nouveaux amis ! A commencer par le dénommé Dag Johan Haugerud, dont la trilogie amoureuse Rêves/Amour/Désir nous promène dans la capitale norvégienne. Après une lycéenne-écrivaine en herbe tombée folle amoureuse de sa professeur de Français (Rêves) voici Marianne , Tor, Heidi et Bjorn, trentenaires en quête d’amour, qui se croisent et se recroisent sur la navette qui relie une petite île (où certains habitent) à Oslo. Fatalement, des relations se nouent et se dénouent. On y apprend que la prostate est le point G des homos (ce qu’on ignorait) et que la vie déjoue les plans et les idées préconçues (ce dont on se doutait). L’héroïne (Andrea Bræin Hovig) ressemble à un mélange d’Ariane Ascaride et d’Anouk Aimé jeunes; le film à un remake de Rohmer par Joachim Trier. Le deuxième volet est aussi charmant/intelligent/bavard/fluide et délicieux que le premier. On attend le troisième (Désir, la semaine prochaine) pour revenir au pays (ou demander sa naturalisation norvégienne).
Rêves
Par Ph.D
Le Pitch
Johanne (Ella Overbye), 17 ans , tombe amoureuse de sa professeure de Français (Selome Emnetu). Elle relate ses émotions dans un carnet. Quand sa mère et sa grand-mère lisent ses mots, elles sont d’abord choquées par leur contenu intime mais voient vite le potentiel littéraire. Tandis qu’elles s’interrogent, entre fierté et jalousie, sur l’opportunité de publier le texte, Johanne se démène entre la réalité et le romanesque de son histoire…
Ce qu’on en pense
Ours d’Or de la dernière Berlinale, le premier volet de la « Trilogie d’Oslo« , signée du Norvégien Dag Johan Haugerud s’intéresse à l’éveil du désir chez une lycéenne qui jette sur son dévolu sur sa professeur de Français, qui fait semblant de n’en rien voir. Future écrivaine, la jeune fille consigne ses pensées au jour le jour et ses écrits racontent l’histoire en voix off… Si vous cherchez un film qui passe le fameux test de Bechdel (mesure de féminisme d’une oeuvre cinématographique), Rêves est votre champion. Il n’y est question que de féminité, tous les personnages sont des femmes, aucun homme n’est mentionné dans leurs conversations et les deux seuls qui apparaissent à l’écran (un psy et un petit fiancé) ne servent qu’à faire avancer l’histoire. Une rareté ! Et aussi un trés bon film: intelligent , sensible, bien réalisé, bien joué… Juste un peu bavard: si vous n’avez pas fait norvégien première langue, attendez-vous à lire du sous-titre au kilomètre.
Holland
Par Ph.D
Le Pitch
Nancy Vandergroot (Nicole Kidman) vit une vie d’épouse modèle avec son mari ophtalmologue (Mathhew Macfadyen) et leur jeune fils dans leur belle maison de la banlieue résidentielle de Holland (Michigan). Jusqu’au jour, avant la fête des tulipes, où elle se met à le soupçonner de la tromper. Elle commence alors à l’espionner avec la complicité d’un collègue latino (Gael Garcia Bernal) au charme duquel elle n’est pas tout à fait insensible. Ils sont loin de soupçonner ce qu’ils vont découvrir…
Ce qu’on en pense
Un petit thriller conjugal sans prétention, qui bénéficie d’un casting de luxe (Nicole Kidman, Gael Garcia Bernal, une des stars de la série Succession…) et d’une réalisation soignée (Mimi Cave à la limite du maniérisme millimétré d’un Wes Anderson), dans un cadre original (une communauté hollandaise du Michigan). Dommage que l’intrigue soit aussi mal exploitée et qu’il faille attendre les deux tiers du film pour qu’il se passe enfin quelque chose. La critique du couple parfait, de leur vie idyllique et des façades rassurantes qui cachent traumas et noirs secrets aurait pu (dû) être plus saignante…
Balle perdue 1,2,3
Par Ph. D
Le Pitch
Petit génie de la mécanique, Lino (Alban Lenoir) est réputé pour ses voitures-bélier. Jusqu’au jour où il se fait arrêter pour un braquage qui tourne mal. Repéré par le chef d’une unité de flics de choc, il se voit proposer un marché pour éviter la prison. 9 mois plus tard, Lino a largement fait ses preuves. Mais soudain accusé à tort de meurtre, il n’a d’autre choix que de retrouver l’unique preuve de son innocence : la balle du crime, coincée dans une voiture disparue…
Ce qu’on en pense
Fast & Furious frenchie, Balle perdue connaît un succès international depuis son lancement en 2020 sur Netflix. Le premier film permettait de faire connaissance avec Lino, l’as du volant et de la castagne incarné par Alban Lenoir (loin des Crevettes Pailletées) et d’assister à son intégration dans une brigade d’intervention motorisée de la police, avant qu’il soit accusé du meurtre de son mentor. Pour la suite, on prend les mêmes et on recommence : Pascale Arbillot et Stefi Celma (échappée du standard de Dix pour cent) voient leur rôle s’étoffer, idem pour Gérard Lanvin en Boss final, tandis que Nicolas Duvauchelle, méchant du premier film, ne fait qu’une courte apparition (en attendant son grand retour dans le numéro 3). Rescapé du premier opus, Lino-Lenoir apprend qu’on lui a caché des choses et se fâche tout rouge. S’en suivent une série de bastons et de courses poursuites toujours aussi spectaculaires sur les routes de l’Hérault, jusqu’à la frontière espagnole. Balle perdue 3 offre un final en feu d’artifice, avec tous les protagonistes encore vivants à nouveau réunis. La guerre des polices qui justifie cette vendetta n’est pas crédible pour un rond, mais c’est tellement fun et bien filmé (bravo Guillaume Pierret !) qu’on s’en fiche. Pour les amateurs de baston et de poursuites, cette trilogie c’est vraiment de la balle !
















