Cinéma

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Superman

Cinéma|

Par J.V

Le Pitch

Superman (David Corenswet) se retrouve impliqué dans des conflits aux quatre coins de la planète et ses interventions en faveur de l’humanité commencent à susciter le doute. Percevant sa vulnérabilité, Lex Luthor (Nicholas Hoult), milliardaire de la tech et manipulateur de génie, en profite pour tenter de se débarrasser définitivement de lui. Lois Lane (Rachel Brosnahan), l’intrépide journaliste du Daily Planet, pourra-t-elle, avec le soutien des autres méta-humains de Metropolis et Krypto, le fidèle compagnon à quatre pattes de Superman, empêcher Luthor de mener à bien son redoutable plan ?

Ce qu’on en pense

Désormais en charge du DC Universe pour la Warner, James Gunn (The Suicide Squad, Gardiens de la Galaxie) signe ce reboot réussi des aventures de  Superman. David Corenswet, y campe un super-héros confronté d’emblée à la défaite, face à un Lex Luthor (Nicolas Hoult impressionnant) maître du jeu. Avec l’évocation de l’invasion d’un pays qui ressemble fort à l’Ukraine, le  film parvient à raviver la nostalgie des comics tout en ancrant l’histoire dans l’actualité la plus contemporaine. Les effets spéciaux des scènes de combat, les décors (notamment celui, saisissant, d’une prison intergalactique) , le soin apporté aux  personnages secondaires (Green Lantern , le chien Krypto) et l’humour omniprésent, font de ce énième Superman une bonne surprise.

Nouvelle Vague

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

L’histoire du tournage d’ À bout de souffle , racontée dans le style et l’esprit de Godard tournant  À bout de souffle...

Ce qu’on  en pense

En 1983, Jim Mc Bride avait débauché Richard Gere et Valerie Kapriski pour tourner un improbable remake d’À bout de souffle made in USA. Quarante ans plus tard, son compatriote Richard Linklater rend bien mieux hommage au film et à son réalisateur avec ce vrai-faux making of très réussi.  On y assiste, comme si on y était,  au tournage d’A bout de souffle,  avec une bande d’acteurs formidables dans les rôles de Godard (Guillaume Marbek) , Seberg (Zoey Deutch) , Belmondo (Aubry Dullin) , Melville (Tom Novembre), Truffaut (Adrien Rouyard) et cie. Il y a dans cet hommage à la Nouvelle Vague, présenté en compétition à Cannes 2025,  tout ce qui manquait dans la plupart des films de la compétition: le talent,  la fraîcheur , l’humour,  la jeunesse, l’insolenceDe quoi redonner foi en le cinéma ! Dommage que le jury de Juliette Binoche n’ ait pas jugé bon de lui faire la moindre place au palmarès… L’Académie des César, par contre, l’a placé en tête des nominations, bien que son réalisateur soit Américain. Ce qui justifie salles.

Monsieur Aznavour

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Fils de réfugiés, petit, pauvre, à la voix voilée, on disait de lui qu’il n’avait rien pour réussir. À force de travail, de persévérance et d’une volonté hors norme, Charles Aznavour est devenu un monument de la chanson, et un symbole de la culture française. Avec près de 1200 titres interprétés dans le monde entier et dans toutes les langues, il a inspiré des générations entières. Le parcours exceptionnel et intemporel de Monsieur Aznavour…

Ce qu’on en pense

Après un film sur l’hôpital (Patients) et un sur l’école (La Vie scolaire), le duo Grand Corps Malade/ Mehdi Idir s’attaque au biopic avec Monsieur Aznavour qui retrace les débuts de carrière difficiles du chanteur, avec une déférence annoncée par le titre. Une biographie autorisée,  purement illustrative et presque  totalement hagiographique (seule critique : ce fut un père absent), qui offre surtout  à Tahar Rahim l’occasion d’une performance transformiste dans le rôle-titre… et de grandes chances pour le César ! Duement postiché, l’acteur est même allé jusqu’à imiter la voix de son modèle dans les scènes de concert…  Dans le genre, Marie Julie Baup en fait aussi des caisses en Edith Piaf. La partie la plus intéressante est, sans doute, celle consacrée au duo – aujourd’hui oublié-,  qu’ Aznavour formait avec Pierre Roche (joué par Bastien Bouillon) et à leur amitié sacrifiée sur l’autel de sa carrière solo. Mais, comme le reste, cette thématique est seulement survolée. Restent les chansons, que le film clippe assez joliment…

L’Attachement 

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Sandra (Valéria Bruni-Tedeschi), quinquagénaire farouchement indépendante, partage soudainement et malgré elle l’intimité d’Alex (Pio Marmaï), son voisin de palier et de ses deux enfants. Contre toute attente, elle s’attache peu à peu à cette famille d’adoption…

Ce qu’on en pense

Carine Tardieu entraine Valéria Bruni-Tedeschi, Pio Marmaï, Vimala Pons et Raphaël Quenard dans un quadrille sentimental d’une grande subtilité sur les familles recomposées  et le vivre ensemble. L’écriture audacieuse  et la mise en scène toute en nuance évitent les clichés et les exagérations, à l’image de la composition pleine de retenue de Valeria Bruni-Tedeschi. Une heureuse surprise.

Marty Supreme

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Marty Mauser (Timothee Chalamet) , un jeune homme à l’ambition démesurée, est prêt à tout pour réaliser son rêve et prouver au monde entier que rien ne lui est impossible…

Ce qu’on  en pense

Les frères Safdie (Uncut Gems, Good Time) ne sont plus qu’un : Josh réalise en solo ce vrai-faux biopic de Marty Reisman, obscur champion de ping-pong américain des années 50.  Mais, à vrai dire, cela fait peu de différence avec les films cosignés avec son frangin Benny.  La réalisation est toujours aussi nerveuse/agitée/fébrile/épileptique et le propos toujours aussi obscur. Au mot fin, difficile de dire si l’on vient de voir un biopic, un portrait, un drame, une comédie, un film de sport ou un polar. Un peu tout ça sans doute, passé au shaker d’une mise en scène digne d’un Scorsese sous amphétamines. Le film est aussi épuisant que la quête de son héros, décidé à réussir quoi qu’il en coûte, nanti de son seul talent pour le ping-pong, d’une tchatche phénoménale et d’un culot sans limite. Dans le rôle titre,  Timothee Chalamet (« Le seul acteur qui a dû faire de la muscu pour un film de ping pong » selon le présentateur des Golden Globes) mérite l’Oscar qui lui paraît promis. Il porte très bien la moustache !  Et Gwyneth Paltrow est parfaite dans le rôle de l’actrice que Marty séduit pour approcher son mari millionnaire. On croise aussi Abel Ferrara en mafieux amoureux de son chien et pas mal d’autres personnages croquignolesques. Mais on ne cache pas avoir poussé un ouf de soulagement à la fin du film : au bout de 2h30 de course effrénée après on ne sait quoi, on n’en pouvait plus de tout ce bruit et de cette agitation au final assez vaine.

Coutures

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

A Paris, dans le tumulte de la Fashion Week, Maxine (Angelina Jolie) , une réalisatrice américaine apprend une nouvelle qui va bouleverser sa vie. Elle croise alors le chemin d’Ada (Anyier Anei), une jeune mannequin sud‐soudanaise ayant quitté son pays, et Angèle (Ella Rumpf) , une maquilleuse française aspirant à une autre vie. Entre ces trois femmes aux horizons pourtant si différents se tisse une solidarité insoupçonnée. Sous le vernis glamour se révèle une forme de révolte silencieuse : celle de femmes qui recousent, chacune à leur manière, les fils de leur propre histoire…

Ce qu’on en pense

Après une incursion dans la série (The Deal), Alice Winocour (Proxima, Revoir Paris) revient au cinéma avec ce film situé dans l’univers de la haute couture et des défilés de mode. Une réalisation somptueuse au service d’un scénario, hélas « cousu de fil blanc » qui tisse une toile de sororité un peu factice entre les trois personnages principaux incarnés par Angelina Jolie en réalisatrice américaine diagnostiquée d’un cancer par le docteur Vincent Lindon, le mannequin soudanais Anyier Anei (parfaite en débutante) et Ella Rumpf en maquilleuse et apprentie écrivaine qui consigne leur histoire dans ses carnets. Le film est comme une belle robe dont on verrait un peu trop les coutures.

Maigret et le mort

Cinéma|

Par J.V

Le Pitch

Le commissaire Maigret (Denis Podalydes) est appelé en urgence au Quai d’Orsay. Monsieur Berthier-Lagès, ancien ambassadeur renommé, a été assassiné. Maigret découvre qu’il entretenait depuis cinquante ans une correspondance amoureuse avec la princesse de Vuynes, dont le mari, étrange coïncidence, vient de décéder. En se confrontant aux membres des deux familles et au mutisme suspect de la domestique du diplomate, Maigret va aller de surprise en surprise…

Ce qu’on en pense

Quatre ans après Patrice Leconte, Pascal Bonitzer s’attaque à son tour au personnage du commissaire Maigret, rendu célèbre par Jean Richard dans une célèbre série télé. Avant lui,  Jean Gabin et Michel Simon avaient incarné le personnage que Gérard Depardieu a fini par rendre massif comme une statue dans ce qui restera, peut-être, son dernier grand rôle. Bonitzer a choisi Denis Podalydes  pour enfiler l’imper et coiffer le chapeau du commissaire de Simenon, et cela donne d’emblée un coup de neuf au personnage. L’idée de situer l’action au début des années 2000, avant le tout internet et les réseaux, est, elle-aussi, excellente, Maigret y apparaissant à la fois comme « de son temps » et déjà un peu dépassé. Entre classicisme et modernité, respect du roman et second degré, Maigret et le mort amoureux offre un divertissement subtil dont aurait tort de se priver. Bon sang, mais c’est bien sur !

Blink Twice

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Quand le milliardaire Slater King (Channing Tatum) rencontre Frida (Naomi Ackie), c’est le coup de foudre. Invitée sur son île privée, elle y découvre des soirées décadentes où le champagne coule à flots. Mais des événements étranges commencent à se produire et Frida devra découvrir la vérité si elle veut sortir vivante de cette fête perpétuelle…

Ce qu’on en pense 

Sorti en 2024, le premier film de Zoe Kravitz (fille de Lenny) bénéficie pour son arrivée sur Prime Video d’un contexte favorable avec la publication des « Epstein Files« . Difficile de pas y penser la lecture du synopsis. Sauf qu’ici il n’est pas question d’orgies « underage », plutôt de chemsex (on n’en dira pas plus pour ne pas divulgacher l’intrigue). La présence de Channing Tatum en milliardaire débauché de la Tech et de Christian Slater dans un rôle purement alimentaire pourra attirer le chaland, tout comme l’ambiance à la White Lotus.  Mais on reste dans la série B.  

LOL 2.0

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Anne (Sophie Marceau), la cinquantaine ,  profite enfin de sa liberté après le départ de ses enfants. Mais tout bascule quand sa fille Louise (Thaïs Alessandrin) , revient vivre chez elle après un échec professionnel et sentimental. Et comme une surprise n’arrive jamais seule, son fils Théo (Victor Belmondo) lui annonce qu’elle va devenir grand-mère ! Entre chocs générationnels, rêves en mutation et nouveaux élans amoureux, Anne comprend que la vie ne suit jamais tout à fait le plan prévu, et qu’à tout âge, on continue toujours d’apprendre à grandir…

Ce qu’on en pense

17 ans plus tard, on prend les mêmes (ou presque) et on recommence pour un LOL 2,  dont le zéro pointé annonce assez honnêtement le niveau. Pas l’ombre d’une idée nouvelle dans cette resucée du premier film, lui-même pompé sur La Boum. On croit regarder les épisodes oubliés d’une série abandonnée depuis des lustres. Sophie Marceau a pris 20 ans, comme tout le monde,  mais elle continue à faire des mimiques de petite fille en fumant tous les pétards qui se présentent à elle. Les jeunes acteurs sont nuls, à part Thaïs Alessandrin, qui jouait la petite dernière dans LOL 1 et  qu’on a plaisir à revoir joliment grandie. La description des rapports amicaux et familiaux est à peu près aussi réaliste que le Paris d’Emily in : tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Rendez-vous dans 20 ans pour suivre les aventures sentimentales d’Anne/Sophie à l’Ehpad.

Aucun autre choix

Cinéma|

Par J.V

Le Pitch

Cadre dans une usine de papier You Man-su (Lee Byung-Hun) est un homme heureux, il aime sa femme, ses enfants, ses chiens, sa maison. Lorsqu’il est licencié, sa vie bascule, il ne supporte pas l’idée de perdre son statut social et la vie qui va avec. Pour retrouver son bonheur perdu, il n’a aucun autre choix que d’éliminer tous ses concurrents…

Ce qu’on en pense

Le Coréen Park Chan-Wook revisite à sa manière, toujours agitée,  le roman de Donald WeslakeLe Couperet,  que Costa Gavras avait déjà transposé à l’écran sous son titre original, avec José Garcia en chômeur assassin. Une fable burlesque et gore sur la violence sociale, dans laquelle la mise en scène du réalisateur de Old Boy et fait des étincelles. Pas d’autre choix pour ses fans que d’aller le voir !

Hurlevent

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Au XVIIe siècle, élevée dans une lande anglaise battue par les vents par un père alcoolique et violent, Catherine (Margot Robbie) trouve amour et réconfort auprès d’Heathcliff (Jacob Elordi), un jeune bohémien adopté par son père pour aider au travail de la ferme. Les deux enfants se jurent mutuellement fidélité éternelle, mais lorsque Catherine épouse un riche voisin pour sauver sa famille de la misère,  Heathcliff ne le lui pardonne pas et disparaît. Quelques années plus tard, alors que Catherine attend un enfant de son mari, Heathcliff réapparait en riche dandy et rachète le domaine de son père pour s’y installer…

Ce qu’on  en pense

La réalisatrice de Saltburn, Emerald Fennel,  signe une adaptation assez libre, mais fidèle à l’esprit du célèbre roman d’Emily Bronte,  avec Margot Robbie dans le rôle de Catherine Earnshaw et Jacob Elordi dans celui de Heathcliff. Les deux stars portent l’amour des protagonistes à un assez haut niveau de tension sexuelle et de romantisme gothique échevelé. Plus que l’histoire- archi connue-, c’est la direction artistique qui fait l’originalité du film,  en osant un mix improbable de Disney en live action (Blanche Neige  ou  La Belle et la bête) et de Lars von Trier  ( Melancholia , Breaking the Waves) Les décors, les lumières, les costumes et la musique (signée Charli XCX) sont ébouriffants. Après Hamnet, Hurlevent renouvelle avec brio le genre suranné du film anglais « en costumes ».  

Les Enfants de la résistance

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Pendant l’occupation allemande durant la Seconde Guerre mondiale, François, Eusèbe et Lisa, trois enfants courageux, se lancent dans une aventure secrète : résister aux nazis en plein cœur de la France. Sabotages, messages cachés et évasions périlleuses, ils mènent des actions clandestines sous le nez de l’ennemi. L’audace et l’amitié sont leurs seules armes pour lutter contre l’injustice…

Ce qu’on en pense 

Après Les Choristes, Faubourg 36 et La Guerre des boutons, Christophe Barratier était, sans conteste, l’homme de la situation pour adapter au cinéma la série BD à succès de Benoît Ers et Vincent Dugomier. Le résultat est ce qu’on peut en attendre : pas un grand film de résistance,  mais un bon petit film d’aventures pour la jeunesse. Gérard Jugnot, Artus et Pierre Deladonchamps , dans les rôles adultes, essaient de donner corps à leurs personnages de papier malgré les lacunes du scénario.

Avignon

Cinéma|

Par J.V


Le pitch   

Comédien en perte de vitesse, Stéphane (Baptiste Lecaplain) débarque avec sa troupe au Festival d’Avignon pour jouer une pièce de boulevard. Il y recroise Fanny (Elisa Erka), une comédienne de renom, et tombe sous son charme. Profitant d’un quiproquo pour se rapprocher d’elle, Stéphane s’enfonce dans un mensonge qu’il va devoir faire durer le temps du festival…mais qui va très vite le dépasser !

Ce qu’on en pense

Quoi servent les courts métrages ? A faire des longs pardi ! Après Partir un jour d’Amélie Bonnin,  voici Avignon que Johann Dionnet a lui aussi adapté de son court intitulé Je joue Rodrigue. Baptiste Lecaplain, Elisa Erka et Alison Wheeler y jouent un triangle amoureux en plein le festival d’Avignon. Couronné d’un  Grand Prix au festival de l’Alpe d’Huez, le film ne se contente pas d’être une plaisante comédie romantique : il croque avec justesse l’ambiance du festival,  le monde du théâtre et celui des intermittents du spectacle. Une réussite.

 La Venue de l’avenir

Cinéma|

Par PH.D

Le Pitch

Une trentaine de personnes issues d’une même famille apprennent qu’ils vont recevoir en héritage une maison abandonnée depuis des années. Quatre d’entre eux, Seb, Abdel, Céline et Guy sont chargés d’en faire l’état des lieux. Ces lointains « cousins » vont alors découvrir des trésors cachés dans cette vieille maison. Ils vont se retrouver sur les traces d’une mystérieuse Adèle qui a quitté sa Normandie natale, à 20 ans. Cette Adèle se retrouve à Paris en 1895, au moment où cette ville est en pleine révolution industrielle et culturelle…

Ce qu’on en pense

Pour sa première sélection officielle à Cannes (hors compétition, il ne faut rien exagérer), Cedric Klapish livre une nouvelle comédie chorale dont il a le secret sur le voyage introspectif de quatre cousins dans leur généalogie. A la manière de Midnight in Paris,  le film orchestre un face à face entre  deux époques (2025 et 1895) qui va leur faire découvrir ce moment si particulier de la fin du 19e siècle, où la photographie s’inventait et l’impressionnisme naissait. Enlevé et charmant, avec un casting génial (Julia Piaton, Vincent Macaigne, Suzanne Lindon, Zinedine Soualem, Sara Giraudeau…), le film est un pur bonheur.  

The Mastermind

Cinéma|

Par J.V

Le Pitch

Massachussetts, 1970. Père de famille en quête d’un nouveau souffle, Mooney (Josh O’Connor) décide de se reconvertir dans le trafic d’œuvres d’art. Avec deux complices, il s’introduit dans un musée et dérobe des tableaux. Mais la réalité le rattrape : écouler les œuvres s’avère compliqué. Traqué, Mooney entame alors une cavale sans retour.

Ce qu’on en pense

On n’attendait évidemment pas de Kelly Reichardt qu’elle nous ponde un film de casse trépidant à la Ocean’s Eleven. Son cinéma est plus psychologique et contemplatif. De fait, la réalisatrice de First Cow s’intéresse plus à la psyché du héros (Josh O’Connor) et aux implications familiales de ses actes qu’au casse en lui-même. En résulte un film déroutant qui risque fort de laisser le spectateur lambda sur la touche.