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Cagnes: A l’ombre du pin

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Recommandé par Jacques Gantié (Table Libre)

Sur le front de mer du Cros-de-Cagnes, ce ne sont pas les restaurants qui manquent.  Mais les bonnes tables se comptent sur les doigts d’une main.  A l’Ombre du Pin en est une. Salle claire, terrasse ensoleillée et gastronomie à prix raisonnableNicolas Navarro, nouveau venu dans la place (mais ancien du Crillon, du Plaza-Athénée et  du Mas de Pierre) a trouvé la formule. Maquereaux en filets rôtis et condiment menthe-cerfeuil-parmesan, tomates «cailloux» assaisonnées d’anchois et basilic, foie gras confit au pain d’épices et navets primeurs au miel, filet de canette à la plancha et petits farcis, émulsion basilic, salade de fraises au miel, coulis citron vert et chantilly… Une cuisine  ciselée mais sans épate, forgée dans les grandes maisons. Essayez la formule déjeuner  et vous reviendrez dîner. On en fait le pari.

(Photos J.G)

Toulon : La Note Bleue

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Recommandé par Jacques Gantié (Table Libre)

(Photos Marion & J.G)

Cannes : Miramar Plage

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Recommandé par Jacques Gantié (Table Libre)

Question de saison : Miramar est-il le meilleur restaurant de plage de la Croisette ? Réponse un peu fourbe : à quoi bon classer les tables-parasols et se mettre à dos le gratin du sable cannois ! Tout de même, la tenue d’assiette, l’accueil pro et le service affûté, l’étoffé plutôt rare de la carte des vins… tout mérite attention. Mers lointaines, plages choisies ou chics stations d’hiver, Julien Hocquaux, le directeur, a bourlingué de Saint-Martin à Juan-les-Pins, Courchevel ou Le Bourget-du-Lac (Le Bateau ivre, 2 étoiles) et tient la gastronomie pour un atout. Un résistant ! Encore fallait-il trouver un chef pour défier la pression de l’été. Ce bon génie sorti de sa lampe s’appelle Florian Cano. Ni pro sur le retour, ni baroudeur à bandana, formé cinq ans à l’Oustau de Baumanière au temps de Sylvestre Wahid, il a réussi son passage de la grande maison des Baux-de-Provence aux transats de Cannes. Les cartes « plagistes » sont souvent longues comme un désert sans oasis. Celle du Miramar l’est aussi. Mais à chaque étape c’est léger, bien tissé, grillé juste, finement accompagné. Au risque d’une revue de détails, on salue la déclinaison de tomates, burrata crémeuse, les gamberoni marinés au citron, les filets de rougets et coquillages, fenouil croquant-fondant, la côte de veau et macaroni, tomates-parmesan, les linguine au homard, risotto de quinoa, les desserts « tradi » ou ciselés de Jean-Claude Linxe… On craignait du désinvolte pour tables farniente, cette fièvre estivale qui peut toujours contrarier l’adresse la mieux disposée, mais rien de tel ce jour-là,  à cette adresse blanche et sobre.
La carte des vins recrute élégant, fruité, généreux, sans facilités sudistes. Dans son tour des domaines, on puise Château Barbanau cuvée « Kalahari » (Cassis), Bellet Clos Saint-Vincent, domaine Trévallon, cuvées de Fiumicicoli (Corse-Sartène), Sancerre « Génération Dix-Neuf », Riesling de Trimbach, Pouilly-Fumé « Silex » de Dagueneau, fines bulles d’Henri Giraud « Code Noir », Blanc de blancs Deutz 2007, premiers de cépages bourguignons, bordelais classés à l’or fin… Du beau monde. Enfin, comme chez ses voisines, l’addition, plus cannoise que fleur bleue, flirte sans surprise avec les 100 e. Mais cette cuisine-plaisir a un prix, qui ne nous semble pas usurpé. Celui du soleil et du marchand de sable.

CANNES MIRAMAR PLAGE: le chef florian Cano et le directeur de la plage julien Hocquaux sur la Croisette.

(Photo Franz Chavaroche) 

 

Nice : Le Galet

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Après avoir investi le  centre ville  avec  Le Boccaccio puis La Villa d’Este, dans la zone piétonne, La Voglia, La Favola, près du Cours Saleya et le Di Più, quai des États-Unis, Philippe et Serge Cannatella ont logiquement fini par prendre pied  sur les galets de la Prom. Le Gallion  y voguait pépère jusqu’à ce que ces aimables pirates  le prennent  d’abordage. Devenu Le Galet, le restaurant a fait peau neuve et la plage s’est mise au goût du jour. La déco, persiennes de bois,  pare vents  et voiles blancs,  est trés réussie. La partie lounge  avec ses « double beds »  et ses fauteuils profonds , invite au farniente et à l’apéro.  Les matelas bleus s’alignent en rangs serrés (mais pas trop) sur les galets. La restauration duplique le savoir-faire familial : cuisine italienne (belle carte de pizzas et de pâtes)assiettes copieuses, produits sélectionnés… Les clients  fidèles depuis plus de 30 ans ne sont pas dépaysés, les nouveaux sont séduits. L’endroit est chic, cher, voire un peu snob. Mais, c’est “the plage to be”.

 

 

Nice: Le Plongeoir

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(Photo OBW-leplongeoir.com)

Recommandé par Jacques Gantié (Table Libre)

En 1941, un plongeoir Art déco voit le jour au port de Nice,  avec trois plateformes, pergola et escalier en spirale. Ce lieu unique, comme un décor de cinéma, devenu un fantôme promis à la pioche, le Niçois Marc Dussoulier rêvait, enfant, de le ressusciter. Escaliers, coursive, cuisines au creux du rocher, espace lounge à fleur de vague, quai pour accoster, bar et deux  restaurants  aux structures légères, côté plongeoir à la proue… L’ex-dirigeant de Lenôtre et de Pavillon Hédiard, gérant heureux de La Tonnelle sur l’île Saint-Honorat à Cannes, a réussi son pari. Frédéric Maillard, ancien d’Alain Llorca, en connaît le b.a.-ba et met cap au sud. C’est frais, généreux, bien servi, comme les artichauts crus et cuits, pistou de roquette et viande séchée, entrée opulente mais un peu fourre-tout. Le poulpe à la niçoise, tomate cœur de bœuf et burrata, salade tous légumes, est de la même eau. L’assiette à l’italienne ne chipote pas : trofie (pâte fine et enroulée), pesto et parmesan, pomme de terre et tomates séchées. Le loup à la plancha régale, cuisson parfaite, risotto au vert, légumes mijotés au basilic. Le tiramisu à l’amaretti est gourmand et dispos, le baba au rhum tombe dans l’oubli…  On aime l’esprit, le service sans lenteur malgré près de 80 couverts. Certains plats perdraient leur embonpoint sans dommage et les prix sont vite iodés hors menus. Mais l’insouciance vient avec un séduisant rosé du château de Miraval ou la cuvée Saint-Pierre de l’abbaye de Lérins, le Château d’Yquem 1990 et un Latour 2001, eux, semblent tombés du ciel. Si romantique le soir, complet, souvent, Le Plongeoir fait aimer Nice et invite au voyage.

 

Antibes : Le 44

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Recommandé par Jacques Gantié (Table Libre)

(Photos J.G)

Hyères : Pradeau Plage

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Recommandé par Jacques Gantié (Table Libre)

On dira qu’on est quelque part en Méditerranée et que cette table pieds dans l’eau est notre coin « secret »… C’est presque ça, à deux pas de la Tour Fondue et de l’embarcadère pour Porquerolles. Ça brinquebale un peu sur le chemin entre serres et villas, et il faut décliner sa réservation au parlophone du portail. « Pradeau » aime la compagnie mais ce n’est pas Pradeau-les-Bains ! C’est nature gentiment désordre, parking de terre battue, restaurant-pergola tourné vers la mer. Pierre Fabre l’a ouvert en 1989 sur un terrain de famille. Ce fut le cabanon de pêcheur de Victorin, l’arrière-grand-père, puis une guinguette. Alors, vite, le rosé, une daurade grillée… Minute, c’est Didier qui place ! Didier Laurantin, onze ans de maison, faconde de Toulonnais, chuchote votre numéro de table, cale l’ardoise, prend la commande et vogue l’appétit ! Le duo thon et espadon mi-cuit alla putanesca (ail, piment, olives) et pommes grenailles est ardent et copieux. La salade Maldives accueille tataki de thon, gambas, saumon mariné, saint-jacques, melon, mangue et avocat.  Passé par l’Auberge du Port à Bandol et le Crillon, Christian Tomei pratique un bel œcuménisme en cuisine. Ça marche aux grandes assiettes-repas, carpaccios et tapas. Parfois à l’exotique : salade vietnamienne avec poitrine de porc laquée, wok de seiche et crevettes sautées à la thaï. D’abord à la méditerranéenne : pâtes aux fruits de mer caserache de la Jaume-Garde – phare à Porquerolles – avec concassé de tomates, seiches et purée basilic, gambas à la provençale, fricassée de supions, daube de poulpe, langoustes sur commande… Voilà un lieu pur Var, pour habitués mais bras ouverts, service tonique et sympa même au cœur de saison. Farniente au déjeuner, romantique en tenue de soirée (cherchez la table des amoureux), convivial plus que confidentiel. Tonnelle, on t’aime!

plage

 

 

Théoule : L’Or Bleu

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(Photo Franz Chavaroche) 

Recommandé par Jacques Gantié (Table Libre)

 À Théoule-sur-Mer, l’hôtel Tiara Yaktsa, villa de collectionneur, architecture Art Déco et silhouette méditerranéenne, concilie les saisons. Le choix d’une table est souvent une affaire de lieu et avant de poursuivre la route en corniche et de gagner le territoire varois, cet hôtel de charme aux notes orientalistes dominant jardins en espaliers et baie de Théoule, joue parfaitement son rôle. L’enseigne vaut son pesant d’exotisme, la boussole indique un sud résidentiel et insolite… La gastronomie n’a qu’a bien se tenir ! Guillaume Anor, son auteur  a compris le message. Ce Raphaëlois au tracé éloquent – Eden Roc, Oasis, Moulin de Mougins, La Passagère à Juan-les-Pins, le Crillon, le Meurice, Taillevent… – n’est pas en terre inconnue. Ce soir d’été, le vent imposait un repli de la terrasse à la salle en rotonde baignée de lumière. L‘entrée aux légumes en cocotte lutée à l’argile, huile d’olive du Moulin Baussy (Spéracèdes) ? Une note terrienne et légère, bienvenue aux côtés de l’émietté de tourteau au citron vert en cannelloni de calamar, chutney de pomelos acidulé. On n’a pas supplié « Marseille, sors de cette bouillabaisse ! », en goûtant une recette “perso” au délicat iodé, pommes de terre fourrées d’une brandade de cébettes. La selle d’agneau en croustillant kadaïf et mousseline de betteraves jouait classique et on lui préférait la côte de bœuf rôtie au foin, pommes grenaille en persillade, pour la cuisson et le suave, suivi, à l’heure du soleil couchant, par l’île flottante, saveurs d’agrumes épicés et coco torréfiée. Il faut goûter cette cuisine sensible et lisible servie dans l’atmosphère d’une demeure d’hôtes.  Enfin, à Moya, au Miramar Beach voisin, Guillaume Anor soigne une seconde table épatante à la déco ludique, cuisine à comptoir ouvert, salle adossée au rocher, grandes baies, terrasse plein sud et crique exclusive. Parfait pour goûter calamars farcis et riz poêlé au Comté, brochette de canard au miel ou côte de bœuf cuite au four à la braise et farcis niçois.

Toulon : Le Local

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Recommandé par Jacques Gantié (Table Libre)

Nice: L’Aromate

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Recommandé par Jacques Gantié (Table Libre)

Monaco: Bagatelle

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Recommandé par Jacques Gantié 

Après New York,  où l’enseigne a été créée en 2007Saint-Tropez, Dubaï, Miami et Rio Bagatelle s’est installé au printemps 2017 dans le carré d’or de la place du Casino à Monaco, Galerie Charles III. Et c’est Rocco Seminara, talentueux chef d’origine calabraise,  qui a pris la direction de la cuisine.  Sur une carte d’inspiration méditerranéenne , le poulpe rôti et «millefeuille» de champignons-pommes de terre est devenu signature. On aime aussi  le gourmand-paysan de la casareccia aux cèpes, le carpaccio de Saint-Jacques et radicchio confit, les petites ravioles «Al Pin» aux herbes, la selle d’agneau des Alpes rôtie à la sarriette, le millefeuille vanille au fin croustillant. Rocco Seminara  a un style bien à lui, graphique, multicolore, raccord avec le décor qui va de la galerie-terrasse à la salle théâtrale et baroque ponctuée d’art contemporain, à la cave « secrète » mais bien pourvue. Bagatelle prouve qu’on peut bien déjeuner ou dîner à Monaco sans se ruiner , avec une table qui varie les plaisirs de midi jusqu’après minuit. Sans oublier le brunch du dimanche matin qui n’est pas… une bagatelle.

Nice: Fine Gueule

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Recommandé par Jacques Gantié (Table Libre)

 (Photos J.G)

Nice : Flaveur

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Recommandé par Jacques Gantié 

A Nice, la question n’était pas de savoir si le Guide Michelin accorderait une deuxième étoile à Gaël et Mickaël Tourteaux,  mais pourquoi ils ne l’avaient pas encore obtenue dans leur restaurant-laboratoire de la rue Gubernatis, Flaveur. La première datait  de 2011 et les frères cuisiniers méritaient la seconde depuis au moins trois ans.  L’essentiel se joue d’abord dans l’assiette, la créativité, le jeu des saveurs, l’exigence du produit, indiscutables ici. L’espadon fumé, herbes fraîches et citron confit au sel, le chapon de pêche niçoise (Tony Djian, au petit port de Carras), bouillon iodé au Vadouvan – l’Inde et ses épices (Pondichéry) – chou-fleur et livèche, le dos de cerf de chasse, fin et gourmand, avec coing, olives noires, poivre et oxalis – la petite oseille sauvage aux feuilles en forme de coeur – enfin le « pan marsala » aux variations douces, dont le lait pris au gingembre et herbes, pâte de fruit, mangue-papaye-noix de coco, la mousseline citron, éclats de thé Matcha au chocolat blanc, le galabé – sucre réunionnais de première pression – amande caramélisée au curcuma et champignons… , croustillant de riz vinaigré et lisette marinée au shoyu, bonnets et poudre de miso, accra de morue et citron confit au sel, sablé coriandre, ail noir et secca d’Entreveaux…   Au fil des saisons les frères-cuisiniers, anciens d’Alain Llorca au Negresco et de Kei Matsushima, ont haussé leur niveau, affiné leur style. Arômes et saveurs de Méditerranée, d’Orient ou d’Asie voyagent et s’entendent comme amis de toujours. On craignait le retour du fusionnel et c’est simplement exact et savoureux . En salle,  Flaveur a aussi trouvé le ton juste. Jolas Rusvai, hongrois de la région du lac Balaton, apporte discrétion et prestance. Défenseur engagé de cette cuisine de recherche, il conseille une carte des vins ouverte et convaincante, bien armée dans les terroirs du sud et plus bourguignonne que « Bordeaux ». Flaveur est, plus que jamais, l’adresse niçoise de l’excellence.

Nice: Le Bateleur

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Recommandé par Angélique Robin (Nice Lifestyle Mag)

Institution du vieux Nice, Le Bateleur s’est transformé début octobre 2017, en pub british. Grace aux aménagements réalisés par  Denise  Ryan,  l’architecte de pubs la plus courue d’Irlande, c’est devenu  un bar à bière, un  cabinet de curiosités et un pub à l’anglaise. Des lumières tamisées, des lustres aux verres  travaillés, un escalier en fer forgé surveillé par un sublime paon blanc : on se croirait à Londres ou à Dublin, dans un pub haut de gamme . Au bar, outre les alcools classiques, 18 bières pression et  24  bières en bouteilles provenant de brasseries du monde entier  sont proposées en accompagnement, par exemple, d’ une planche de charcuterie et de fromage ou de cocas niçoises, ces délicieuses petites tartes fourrées (dont deux  sans viande pour les végans) pour un apéro dinatoire que l’on terminera par un délicieux dessert maison (brownies, cookies, panacota) .  A l’étage, un cabinet de curiosités vous attend pour une ambiance plus tamisée et intimiste. L’équipe est jeune et internationale, l’ambiance chaleureuse.  Le Bateleur:  un endroit à redécouvrir.

(Photos Angélique Robin)

St Laurent du Var : Le Leedy’s

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Recommandé par Jacques Gantié (Table Libre)

(Photos J.G)