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Bandol: Cécibon

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Recommandé par Jacques Gantié (Table libre)

A première vue, pas de quoi fouetter un bistrot : courte terrasse, intérieur au look contemporain, bois clairs, couleurs tendres et pierres taillées, mur végétal et blanc comptoir…  Cécibon,   avec “Cé” et “Ci” comme dans Cécilien, a ouvert en mai 2018. En cuisine, Cécilien Marongui,  dont la formation s’est faite chez Arnaud Donckele à La Vague d’Or (Saint-Tropez), Yannick Alléno au Terroir Parisien, Jean-Louis Nomicos à la Fondation Louis Vuitton, avant un passage à l’Hôtel Ile Rousse à Bandol. Franche du produit et gorgée de naturalité, sa cuisine concilie tradition et tendance. On a aimé la cade toulonnaise à l’ail noir, façon terroir retrouvé, le carpaccio de saint-jacques et dattes, petite merveille de finesse, les gnocchis poêlés, sot-l’y-laisse, jeunes poireaux, jus de volaille et parmesan tout en gourmandise. La pavlova, confit mangue-passion, meringue croquante et chantilly, souvent décevante, est ici ravivée. Accueil chaleureux, gastronomie centrée sur l’essentiel culinaire, l’envie, le style…Quand tout se conjugue sans faute, c’est si bon !

Nice: By pm

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Recommandé par Jacques Gantié (Table Libre)

Au 4 bis du quai Papacino, sur le port, on a connu Le Passe-Plat. Voici By pm, l’Atelier restaurant. Pierre Lesterle  et Marco Rapponi,  passés par  l’Hôtel du Palais à Biarritz, La Palme d’Or à Cannes, Bocuse à Orlando (Floride), l’Eden Roc au Cap d’Antibes, Joël Robuchon à Monaco et Le Château de la Chèvre d’Or à Eze-Village,  y ont jeté l’ancre en 2017La salle aux vingt couverts  joue une modernité calme et sobre :  tables nappées, baies vitrées et cuisine-comptoirLa cuisine est ouverte, à tous les sens du terme et se fait à 4 mains expertes. On y a goûté le jardin de légumes d’automne, crus et cuits, chou romanesco, navet, courge, betterave. Les petits gnocchis délicieusement poêlés, basilic, éclats de noix et crème de chèvre frais. Les  coeurs d’artichauts et encornets, frits et grillés. Le pigeon au jus corsé et girolles, suprême rôti et cuisse confite…  En dessert, la « vienneta« , praliné et crème caramel, biscuit chocolat, poire pochée remplace avantageusement le banal tiramisu… La surprise du chef, c’est qu’il n’y en a pas : tout est bon et le service est remarquablement attentionné.  Assurément,  l’une des bonnes tables de la jeune génération niçoise.

(Photos J.G)

Nice : Les Agitateurs

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Recommandé par Jacques Gantié (Table libre)

Ouverts au printemps 2018, Les Agitateurs ne craignent pas de s’autoproclamer tels dans un quartier qui pond des tables nouvelles à la chaine. Mais ici, au moins, l’ardent désir d’exister repose sur du solide. Formés  à l’Institut Paul Bocuse Juliette, Emilie, Samuel et Pierre-Jean ont réuni leurs talents après avoir testés chacun de leur coté la haute gastronomie   (Troisgros, Le Bristol, La Résidence de la Pinède…) et l’expatriation (Shangaï) . Comptoir carrelé, décor blanc, fresque bleue, tables et chaises en bois le décor est immédiatement  familier et le service efficaceOn aime, à midi  l’ houmous coeur de Méditerranée, à la douceur relevée de grenade, carmine et fleur de sésame, le  pain-toast gorgonzola, mascarpone et confiture de figues, les poireaux vinaigrette, le  râble de lapin gourmand, gratin de courge et emmental français et le tiramisuLe soir, c’est Byzance avec un  menu cinq plats,  où cohabitent joue de boeuf confite, parmesan, châtaigne et coing, risotto betterave, gorgonzola, carmines acidulées et un rouget et poivrons rôtis, ail noir et curry rouge. Ça joue collectif,  avec un talent certain à concilier tradition et créativité. N’ayez pas peur des Agitateurs !

Nice : Lavomatique

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Recommandé par Jacques Gantié (Table Libre)

Nice: Le Mesclun

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Recommandé par Jacques Gantié (Table libre)

A l’ouest rien de nouveau :  Le Mesclun,  à Carras, règne toujours sans concurrence sur la carte de la gastronomie avenue de Californie. Devanture lie de vin, cuisine ouverte, lambris, miroirs, reproductions de L’Ecole de Nice… Le restaurant de Frédéric Astié et Ludovic Goux s’habille contemporain.  On y vient de l’autre bout de la ville pour  le percutant d’un plat de langoustines, le bon vivant de la côte de Charolais maturée, truffe d’été et poêlée de girollesLe filet de maigre, artichauts violets au gingembre, tomates confites et olives niçoises, la selle d’agneau frottée à l’origan, cèpes, fèves et artichauts ne vantent que le produit, la cuisson, l’ajusté. Ludovic Goux mitonne une gastronomie sans surenchère, la convivialité de Frédéric Astié fait le reste. Notre adresse préférée du far west niçois.

(Photos J.G) 

 

Mandelieu : L’Oasis

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Recommandé par Jacques Gantié (Table Libre)

 

Cannes : La Table du Chef

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Recommandé par Jacques Gantié (Table Libre)

(Photos J.G)

Toulon: L’O Beach

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L’O’Beach, c’est avant tout une affaire de goût. Sur  le sable du Mourillon à Toulon, les pieds dans l’eau,  dans un décor de bois brut et raffiné, vue imprenable sur la rade le jeune et talentueux chef de cuisine, Jérémy Boiteux prépare ses poissons du jour. La pêche est locale, les légumes cueillis du matin viennent du paysan voisin et la carte varie suivant les saisons. Gambas, calamars, daurades sont accompagnées par les produits du jour. Cuisinés avec simplicité et authenticité, les plats proposés ont le parfum de la mer et du terroir. Le sens du détail et de la présentation fait plaisir à voir. Les desserts sont “maison”  et le service est impeccable. On aime !

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Villefranche : Déli Bo les bains

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Recommandé par Jacques Gantié

C’est l’unique plage privée de Villefranche-sur-Mer, ouverte par Elise et Pascal Ciamos et Jérémy Barge, qui ont fait le succès du Déli Bo, l’une des adresses branchées du Marais niçois. Au cœur de la rade, le lieu, blanc et linéaire, qui répond à un cahier des charges draconien, se fond dans l’environnement, invisible depuis les quais de Villefranche ou le Cap Ferrat. Eco-responsable, c’est aussi une plage conviviale et gourmande : Banh Mi au port, Chirashi poissons du moment, Poulpe grillé , Boeuf Gravlax ponzu et frites , Pâtes aux truffes, poissons grillé…  Ne zappez pas les  remarquables patisseries fines ce serait une grave  erreur . Attention, il est prudent de réserver même en semaine :  l’endroit est régulièrement pris d’assaut par la clientèle locale comme par celle de passage.

 

 

Saint-Jean Cap Ferrat : Paloma Beach

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Même amputée d’une grande partie de sa plage, de son ponton d’accostage et de ses matelas, La Paloma  à Saint Jean Cap  Ferrat reste un  havre de paix, où l’eau est claire et le poisson frais.  Une  adresse précieuse où il est aussi de dîner  au clair de lune, jusqu’au début du mois de septembre. Côté carte, pas de fioritures ( pêche du jour, pâtes, viandes…),  mais pas de mauvaises surprises non plus sur les tarifs (autour de 20 euros le plat) Un lieu familial où l’on sert encore sur nappe blanche des produits de qualité, et qui reste fidèle à lui-même, années après années contre vents et marées.  Il n’y en a pas tant sur la Côte d’Azur..

Golfe Juan: Le Bistrot du Port

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Recommandé par Jacques Gantié (Table Libre)

(Photos J.G)

La Seyne : L’Horizon/Le Navigateur

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Recommandé par Jacques Gantié (Table libre)

 On avait presqu’ oublié Les Sablettes ! De l’hôtel créé par Michel Pacha à la fin du XIXe, Stéphane Lelièvre et son fils Adrian ont fait une adresse luxueuse entrée dans la collection Curio de la chaîne Hilton. Une adresse double en fait, puisque deux restaurants y ont ouvert cet été.  La gastronomie se joue à L’Horizon, dans l’ancien casino. Salle élégante, rotonde vitrée et terrasse-jardin,  larges tables de bois blond,  vue sur les rochers des Deux Frères. Venue du  Mas du Langoustier à Porquerolles, Céline Philippe y cuisine la fleur de courgette en tempura, crème de balsamique blanc de Modène, parmesan et citron confitles huîtres pochées avec étuvée de cèleri et pomme Granny ou  le quasi de veau rôti, jus court accompagné de girolles et mousseline d’artichaut… Les prix sont élevés,  mais la cuisine est à la hauteurA l’étage,  Le Navigateur est une brasserie au décor vintage et voyageur. Terrasse face à la baie,  carte de resto-bistrot  (fritto misto, paccheris farcis en anchoïade,  salade de poulpe et taboulé quinoa, gambas grillées, dos de cabillaud et encornets à la plancha, baba « limoncelllo »)  et formules à prix doux en font une adresse des plus attrayantes,  en attendant d’avoir les moyens ou l’envie de découvrir la cuisine gastronomique de L’Horizon.

 (Photos J.G)

 

Cagnes: A l’ombre du pin

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Recommandé par Jacques Gantié (Table Libre)

Sur le front de mer du Cros-de-Cagnes, ce ne sont pas les restaurants qui manquent.  Mais les bonnes tables se comptent sur les doigts d’une main.  A l’Ombre du Pin en est une. Salle claire, terrasse ensoleillée et gastronomie à prix raisonnableNicolas Navarro, nouveau venu dans la place (mais ancien du Crillon, du Plaza-Athénée et  du Mas de Pierre) a trouvé la formule. Maquereaux en filets rôtis et condiment menthe-cerfeuil-parmesan, tomates «cailloux» assaisonnées d’anchois et basilic, foie gras confit au pain d’épices et navets primeurs au miel, filet de canette à la plancha et petits farcis, émulsion basilic, salade de fraises au miel, coulis citron vert et chantilly… Une cuisine  ciselée mais sans épate, forgée dans les grandes maisons. Essayez la formule déjeuner  et vous reviendrez dîner. On en fait le pari.

(Photos J.G)

Toulon : La Note Bleue

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Recommandé par Jacques Gantié (Table Libre)

(Photos Marion & J.G)

Cannes : Miramar Plage

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Recommandé par Jacques Gantié (Table Libre)

Question de saison : Miramar est-il le meilleur restaurant de plage de la Croisette ? Réponse un peu fourbe : à quoi bon classer les tables-parasols et se mettre à dos le gratin du sable cannois ! Tout de même, la tenue d’assiette, l’accueil pro et le service affûté, l’étoffé plutôt rare de la carte des vins… tout mérite attention. Mers lointaines, plages choisies ou chics stations d’hiver, Julien Hocquaux, le directeur, a bourlingué de Saint-Martin à Juan-les-Pins, Courchevel ou Le Bourget-du-Lac (Le Bateau ivre, 2 étoiles) et tient la gastronomie pour un atout. Un résistant ! Encore fallait-il trouver un chef pour défier la pression de l’été. Ce bon génie sorti de sa lampe s’appelle Florian Cano. Ni pro sur le retour, ni baroudeur à bandana, formé cinq ans à l’Oustau de Baumanière au temps de Sylvestre Wahid, il a réussi son passage de la grande maison des Baux-de-Provence aux transats de Cannes. Les cartes « plagistes » sont souvent longues comme un désert sans oasis. Celle du Miramar l’est aussi. Mais à chaque étape c’est léger, bien tissé, grillé juste, finement accompagné. Au risque d’une revue de détails, on salue la déclinaison de tomates, burrata crémeuse, les gamberoni marinés au citron, les filets de rougets et coquillages, fenouil croquant-fondant, la côte de veau et macaroni, tomates-parmesan, les linguine au homard, risotto de quinoa, les desserts « tradi » ou ciselés de Jean-Claude Linxe… On craignait du désinvolte pour tables farniente, cette fièvre estivale qui peut toujours contrarier l’adresse la mieux disposée, mais rien de tel ce jour-là,  à cette adresse blanche et sobre.
La carte des vins recrute élégant, fruité, généreux, sans facilités sudistes. Dans son tour des domaines, on puise Château Barbanau cuvée « Kalahari » (Cassis), Bellet Clos Saint-Vincent, domaine Trévallon, cuvées de Fiumicicoli (Corse-Sartène), Sancerre « Génération Dix-Neuf », Riesling de Trimbach, Pouilly-Fumé « Silex » de Dagueneau, fines bulles d’Henri Giraud « Code Noir », Blanc de blancs Deutz 2007, premiers de cépages bourguignons, bordelais classés à l’or fin… Du beau monde. Enfin, comme chez ses voisines, l’addition, plus cannoise que fleur bleue, flirte sans surprise avec les 100 e. Mais cette cuisine-plaisir a un prix, qui ne nous semble pas usurpé. Celui du soleil et du marchand de sable.

CANNES MIRAMAR PLAGE: le chef florian Cano et le directeur de la plage julien Hocquaux sur la Croisette.

(Photo Franz Chavaroche)