Séries

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Fauda

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Par Phil Inout

Le Pitch

Un agent israélien, Doron (Lior Raz), traque les terroristes du Hamas au péril de sa vie et de celle de ses proches…

Ce qu’on en pense

Lancée en 2015, au faite de la vague des séries israéliennes, Fauda a connu un succès et une longévité inespérés, devenant au fil des saisons une référence pour la représentation du conflit israélo-arabe. La saison 5, située après l’attaque terroriste du 7 octobre 2023, résonne encore très fort avec l’actualité. On y retrouve l’ex-agent Boron (Lior Raz, co créateur de la série), débarquant à Marseille où un groupe de terroristes du Hamas prépare un attentat de grande envergure,  avec Mélanie Laurent en guest française. L’image que renvoie la série de la ville (nid de terroristes) et des services de police français (corrompus) est un peu caricaturale, mais l’intrigue est toujours aussi prenante, avec une alternance de scènes d’action et d’autres plus psychologiques, où percent les traumas des personnages.  La question centrale que pose la série est toujours la même : peut-on sortir du cercle infernal de la vengeance?

 

 

 

Widow’s Bay

Séries|

Par Phil Inout

Le pitch

Sur l’île américaine de Widow’s Bay, quelque chose ne tourne pas rond. Pas de wifi, réseau téléphonique capricieux, réseau routier en piteux état  et des habitants superstitieux qui croient leur île maudite…  Tom Loftis (Matthew Rhys) , le maire, cherche désespérément à faire revivre sa communauté en difficulté. Tom Loftis veut être respecté, mais les habitants le trouvent trop gentil et lâche. Mais Tom est déterminé à construire un avenir meilleur et à faire de l’île une destination touristique. Par miracle, il y parvient et les touristes commencent enfin à venir. Malheureusement pour lui, les habitants avaient raison : après des décennies d’accalmie, les vieilles histoires qui semblaient trop absurdes pour être vraies ressurgissent… 

Ce qu’on  en pense

Découvert en mari-espion infiltré dans The Americans, Matthew Rhys porte cette comédie horrifique très réussie,  dans laquelle il incarne un maire décidé, coûte que coûte, à promouvoir le tourisme sur son île,  alors que des phénomènes de plus en plus inquiétants se manifestent. C’est plus drôle qu’effrayant,  avec une galerie de personnages tous plus azimutés les uns que les autres.  La série a reçu un record de récompenses (méritées) aux Emmy Awards 2026. 

Mobland

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Par Phil Inout

Le Pitch

Londres. A la tête du crime organisé, la famille Harrigan lutte pour conserver le pouvoir au sein du syndicat du crime. Quand autant d’argent est en jeu, le danger n’est jamais loin. Heureusement, Harry (Tom Hardy),  leur homme de main, veille au grain… 

Ce qu’on en pense

Avec un titre de Fontaines DC (le meilleur groupe Irlandais actuel) en bande son, Tom Hardy, Pierce Brosnan et Helen Mirren au générique et Guy Richie à la réalisation, on entre dans Mobland en confiance. Et on n’est pas déçu ! Après Peaky Blinders , The Gentlemen et Gangs of London, encore une grande série de mafia anglaise. C’est ultra violent certes (sinon ce ne serait pas une série de mafia), mais l’humour au second degré désamorce les scène les plus sanglantes. Le personnage de nettoyeur de Tom Hardy est génial, Pierce Brosnan est impeccable en vieux parrain imprévisible et Helen Mirren délicieuse en sorcière malfaisante. Londres offre un décor idéal à cette nouvelle guerre de gangs, la photo est particulièrement soignée et la BO britrock booste le tout.  Un pur régal pour les amateurs. La Saison 2 est en ligne sur  Paramount+ et MyCanal.

Lucky

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Par Phil Inout

Le pitch

Lucky Armstrong (Anya Taylor Joy) ,  arnaqueuse de père en fille, pense pouvoir quitter définitivement le monde du crime après un dernier gros coup. Dommage : son compagnon et complice (Drew Starkey)  disparaît avec le butin, le FBI est à ses trousses et une criminelle particulièrement dangereuse (Annette Bening) réclame son pognon…

Ce qu’on en pense

Anya Taylor Joy (Le Jeu de la Dame) porte avec énergie cette série d’action US pétaradante dont les protagonistes principales sont des femmes. L’intrigue est surtout faite pour placer l’héroïne dans des situations impossibles dont elle se tire miraculeusement, généralement couverte de sang et d’hématomes, mais toujours fraîche et ravissante. Pas de quoi se faire des noeuds au cerveau, mais la réalisation est rythmée, le casting est top et on s’amuse bien. 

Tip Toe

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Par Phil Inout

Le pitch

À Manchester, Leo (Alan Cumming) patron d’un bar gay a comme voisins la famille de Clive (David Morrissey), un électricien bourru et homophobe. Un jour qu’il s’est enfermé dehors, Leo sonne chez Clive pour demander de l’aide. A partir de là, tout va s’enchaîner vers une catastrophe annoncée… 

Ce qu’on en pense

Créateur de l’excellente série Years and Years, Russel T Davies signe cette mini-série anglaise sur l’homophonie et la masculinité toxique. Dès la première scène, on sait que cela va mal se terminer, pourtant le ton est celui d’une comédie queer dans les premiers épisodes. On y fait connaissance avec les protagonistes, parmi lesquels Leo (Alan Cummings, parfait) qui tient un bar gay sur Canal Street à Manchester,  Clive (David Morrissey, en boule de colère et de frustration au bord de l’explosion) son voisin électricien père de deux garçons dont l’un vend ses vidéos de sexe sur OnlyFans à l’insu de leurs parents et l’autre découvre en secret son homosexualité. Les deux voisins s’ignorent délibérément depuis des années, jusqu’au jour où Leo est obligé de demander un service à Clive. La rencontre de leurs deux mondes, aux antipodes l’un de l’autre, va déboucher sur un drame épouvantable dans une Angleterre où les tensions communautaires sont exacerbées par les réseaux sociaux. Malgré un final un peu appuyé, les 5 épisodes se dévorent d’une traite (en VO de préférence pour profiter de l’accent mancunien).

Le Rouge et le Noir

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Par Phil Inout

Le pitch

1828. La monarchie restaurée vacille, une nouvelle révolution gronde. Dans cette France troublée, Julien Sorel (Victor Belmondo), simple fils de charpentier, est prêt à tout pour s’élever socialement. Déchiré entre l’ambition militaire et la carrière ecclésiastique, mais aussi entre deux femmes qu’il séduit sans vergogne pour arriver à ses fins, il devra payer le prix de ses choix….

Ce qu’on en pense

C’est à Gael Morel que Georges-Marc Benamou, auteur de cette nouvelle adaptation du roman de Stendhal, a confié la réalisation de cette mini série en 4 épisodes diffusée sur France 2 et disponible en streaming sur france.tv. Bonne pioche ! Le cinéaste donne à la série une véritable qualité cinématographique,  avec une image vintage qui tranche avec les habituelles séries de prestige du service public. Le choix de Victor Belmondo pour incarner le  transfuge de classe Julien Sorel est aussi excellent. Le jeune acteur a parfaitement saisi la dualité du personnage, partagé entre son ambition et les élans de son coeur. Le casting féminin (Virginie Ledoyen, Camille Razat…) est au diapason. Chose rare, on regrette que la série s’achève au 4e épisode, au prix d’une accélération de l’intrigue qui oblige à expédier le procès et la condamnation de Sorel en deux scènes. La matière du roman était largement suffisante pour justifier deux épisodes supplémentaires.

The Gentlemen

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Par Phil Inout

Le Pitch

Lieutenant dans l’armée anglaise, Eddie Horniman (Theo James) hérite soudainement du vaste domaine de son père et découvre  qu’il abrite en sous-sol des serres de cannabis et un laboratoire de conditionnement. Comme de juste, de dangereuses figures du crime organisé veulent leur part du gâteau. Déterminé à extirper sa famille de leurs griffes, Eddie tente de prendre les gangsters à leur propre jeu. Mais à mesure qu’il s’enfonce dans la criminalité, il commence à y prendre goût…

Ce qu’on en pense

Inspirée du film éponyme et signée par son réalisateur, The Gentlemen est du pur Guy Ritchie : fun, rythmé, violent et loufoque à la fois. Dans le film, des trafiquants avaient l’idée géniale de s’associer avec des aristocrates désargentés pour planquer leurs activités dans les vastes domaines de la campagne anglaise. Dans la série, les héritiers d’un de ces domaines, découvrent que leur père avait passé un pacte avec le diable. D’abord décidés à liquider cette activité illicite, ils vont être contraints de faire avec, voire se prendre au jeu. Casting génial, dialogues à la sulfateuse, rebondissements, effets de style… Un régal  !  La saison 2 vient d’arriver sur Netflix.

 

 

 

Sur tes traces

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Par Phil Inout

Le pitch

Condamné à la prison à vie pour le meurtre de son jeune fils, David Burroughs (Sam Worthington) reçoit une preuve que son enfant est peut-être toujours vivant… Il  s’évade pour retrouver son fils et faire éclater la vérité…

Ce qu’on en pense

Nouvelle adaptation d’Arlan Coben pour Netflix avec un casting américain et une intrigue un peu originale : un père persuadé d’avoir tué son fils dans un accès de démence s’aperçoit qu’il n’est peut être pas l’assassin et que son fils est sans doute encore en vie quelque part. La réalisation est efficace et le casting est bon avec un Sam Worthington investi dans le rôle du père. Evidemment, la révélation du pot aux roses déçoit mais on a l’habitude avec les scénarios tirés des romans de Coben…

Scarpetta

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Par Phil Inout

Le Pitch

Le célèbre médecin légiste Dr Kay Scarpetta (Nicole Kidman) reprend son ancien poste de responsable en Virginie, où elle enquête sur un meurtre de femme qui semble lié à sa première grosse affaire à la fin des années 90…

Ce qu’on en pense

Adaptée des best-sellers de Patricia Cornwell, cette série policière US offre à Nicole Kidman un nouveau premier rôle de choix: celui d’une légiste futée qui revient sur les lieux de ses premiers exploits et se retrouve confrontée à une affaire liée à celle qui a fait sa célébrité. La narration en deux temporalités, avec des acteurs différents pour interpréter les personnages à 20 ans d’intervalle,  et le mélange de comédie familiale et de thriller policier peuvent dérouter au premier abord. Mais la série se regarde avec plaisir, grâce à un casting all stars  (Jamie Lee Curtis, Bobby Cannavale, Simon Baker, David Arquette ) et à une réalisation léchée. On attend la suite.

Blood Sacrifice

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Par Phil Inout

Le pitch

Après le meurtre atroce de deux policiers, Thomas Berg, un enquêteur tenace  (Janek Oftebro) se voit contraint de renouer avec son père Alfred (Peter Andersson), un ancien flic, et de faire équipe avec lui pour coincer un redoutable tueur en série.

Ce qu’on en pense

Une série policière suédoise classique,  qui commence bien mais dont le scénario se délite un peu plus à chaque épisode pour finir dans le grand n’importe quoi. Dommage,  car l’ambiance « nordique noir » est bien présente et les acteurs sont plutôt bons…

GIGN

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Par Phil Inout

Le pitch

Chef de section hors pair, David (Tomer Sisley) pensait enfin pouvoir quitter le terrain. Mais lorsqu’un attentat touche le GIGN en plein cœur, il reprend la tête de son unité. Un ennemi invisible, armé d’une tonne d’explosifs militaires volés, multiplie les attaques et frappe toujours plus près de lui. David doit le traquer tout en protégeant Max (Tristan Zanchi), son filleul de 25 ans, fraîchement breveté malgré tous ses efforts pour l’en empêcher. Mais à mesure que l’étau se resserre, l’adversaire exhume un passé que David croyait enterré… 

Ce qu’on en pense

Une série policière bien bourrine avec Tomer Sisley en chef du GIGN investi à 200% dans sa mission. La réalisation, toute à la gloire du GIGN,  est soignée avec des moyens conséquents. Dommage que l’histoire soit ridicule et les personnages si peu développés. Aller au bout des 6 épisodes est une mission pas impossible,  mais quand même assez pénible.

The Madison

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Par Phil Inout

Le pitch

Après la mort accidentelle de son époux (Kurt Russel),  Stacy Clyburn (Michelle Pfeiffer), grande bourgeoise New Yorkaise, décide de s’installer avec ses filles dans la vallée de la rivière Madison, dans le Montana, où il avait acquis un cabanon pour venir pêcher. Confrontés au deuil et la résilience, les membres du clan tentent de se reconstruire, tout en s’adaptant à leur nouvel environnement.

Ce qu’on en pense

37 ans après le cultissime Tequila Sunrise, Michelle Pfeiffer retrouve Kurt Russel  pour ce mélo familial signé Taylor Sheridan, filmé dans le Montana et à New York. L’occasion pour le réalisateur de Yellowstone d’exalter une fois de plus les valeurs de l’ouest sauvage et de verser dans la romance. Michelle Pfeiffer, qui fait un remarquable come-back grâce aux séries (on peut aussi la voir en mère rock’n’roll dans Margot a des problèmes d’argent), est le meilleur argument de The Madison,  avec ses paysages. La première saison se regarde avec plaisir, deux autres sont en production.

Mum

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Par Phil Inout

Le pitch

Cathy (Lesley Manville) tente de tourner la page après le décès de son mari. À travers une année entière où elle s’offre de nouveaux départs, elle va reconstruire sa vie entourée de sa famille et ses amis,  parfois encombrants…

Ce qu’on en pense

Habituée des films de Mike Leigh (Another Year, Mr Turner… ), la délicieuse Lesley Manvill, également vue en princesse Margaret dans The Crown,  est l’héroïne de cette série anglaise,  qui fait curieusement écho à celle de Ricky Gervais, After Life. Une autre histoire de veuvage, vu cette fois du côté féminin. Cathy, son personnage est aussi douce et aimante que celui de Ricky Gervais est acide et misanthrope. Bien qu’affublée d’un entourage encombrant (un grand fils égoïste, une future belle fille quasi débile, des beaux parents acariâtres et vulgaires, un amoureux transi maladroit, un frère marié à une harpie…), jamais la brave Cathy ne se départit de son doux sourire, ni de sa bonne humeur. Elle n’est pas simplette, loin de là, mais elle a choisi d’aimer sa famille et ses amis,  malgré leurs défauts, leurs gaffes et leurs réflexions désobligeantes et de continuer à vivre sa vie sans se soucier de ce qu’ils peuvent dire ou penser. Une leçon de vie qui s’administre en épisodes tragicomiques et attendrissants d’une vingtaine de minutes, si bien dialogués et joués qu’ils sont comme la quintessence de la comédie familiale anglaise. Trois saisons sont disponibles depuis 2021 sur la plateforme d’Arte.

All Her Fault

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Par Phil Inout

Le pitch

A Chicago, Marissa Irvine (Sarah Snook) se présente à l’adresse donnée par sa baby sitter pour récupérer son fils, Milo, censé être avec un camarade de classe de sa nouvelle école. Mais la femme qui lui ouvre la porte n’est ni la mère de l’ami de son fils, ni sa nourrice. Pire, elle ne connaît pas Milo et prétend ne l’avoir jamais vu ! Où est l’enfant et qui est responsable de sa disparition ? Milo demeure introuvable et l’angoisse grandit. Débute alors le cauchemar absolu de tout parent…

Ce qu’on en pense
Encore une série sur la charge mentale et le sentiment de culpabilité des mères qui travaillent. L’intrigue est relativement solide jusqu’à un dénouement sans surprise. La série vaut surtout pour son casting, avec Sarah Snook (Siobhan Roy dans Succession) en mère combative, Dakota Fanning et Michael Pena, tous très bons. La réalisation est léchée et les 8 épisodes se regardent avec plaisir. Pour une série diffusée sur TF1, c’est déjà beaucoup.

The Bear

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Par Phil Inout

Le pitch 

Carmen « Carmy » Berzatto (Jeremy Allen White) , un jeune chef du monde de la gastronomie, est de retour à Chicago pour reprendre le « Diner » familial, à la suite du suicide de son frère. Loin de son univers, Carmy doit faire face aux écrasantes responsabilités d’une petite entreprise, à un personnel récalcitrant et à des relations familiales tendues, tout en subissant les conséquences de la tragédie.

Ce qu’on en pense

Le premier épisode alpague le spectateur par la manche pour le plonger directement dans l’arrière cuisine survoltée d’un « Dinner » de quartier à Chicago,  où le jeune chef Carmen Berzatto (Jeremy Allen White, génial)  prend, au pied levé, la succession de son frère ainé suicidé. C’est Cauchemar en cuisine !  L’endroit est d’une saleté repoussante, aucun appareil ne fonctionne correctement, les plombs sautent sans arrêt (au propre comme au figuré),  les employés sont nuls et n’en font qu’à leur tête et cousin Richie (Ebon Moss-Bachrach) ne semble être là que pour jeter de l’huile sur le feu. Pourtant, la salle (qu’on ne découvrira pas avant le deuxième épisode) ne désemplit pas : il faut envoyer. Heureusement, Carmy peut s’appuyer sur Sydney (Ayo Edebiri) qui vient de débarquer comme stagiaire et a les aptitudes d’une future chef. Mais les emmerdes pleuvent : le resto est plus endetté que la Grèce, les impôts et les charges n’ont pas été payés depuis un lustre et la commission d’hygiène et de sécurité menace de le faire fermer. Carmy se dit qu’il aurait dû rester à New York, où il venait d’être élu « meilleur nouveau chef » du meilleur restaurant de la ville. Sauf que le suicide de son frère l’a fracassé, qu’il pointe aux Alcooliques Anonymes et que le resto est le seul patrimoine familial. Il va lui falloir assurer. Le spectateur aussi doit s’accrocher pendant un premier épisode survolté et braillard. Heureusement, ça se calme un peu par la suite et on s’attache trés vite aux différents personnages qui prennent de l’épaisseur au fil des épisodes. Tout tient sur eux, sur le jeu des acteurs (tous excellents) sur l’ambiance des quartiers populaires de Chicago où se situe le restaurant et sur une mise en scène digne des frères Safdie (Uncut Gems, Good Time) .  Chaque épisode se termine sur un titre rock indé de derrière les fagots (Wilco, Kevin Morby, Counting Crows, Breeders, REM… La BO est dispo sur les plateformes) et on n’a qu’une envie, c’est d’appuyer sur « épisode suivant ». Au moment de l’addition, The Bear se révèle être une des toutes meilleures séries de ces dernières années. 5 saisons  et un « extra » sont disponibles  sur Disney +