Portobello
Par Ph.D
Le pitch
Célèbre animateur du jeu à succès « Portobello« , programmé à partir de 1977 en prime time sur la Rai, Enzo Tortora (Fabrizio Gifuni) est accusé, par plusieurs anciens mafieux d’appartenir à la Camorra…
Ce qu’on en pense
Marco Bellocchio adapte en série l’histoire vraie d’Enzo Tortora, le William Lemergie italien, condamné dans les années 80 sur la foi de fausses accusations pour ses liens présumés avec la mafia : l’une des pires erreurs judiciaires de l’histoire italienne. La reconstitution d’époque, la réalisation et l’interprétation sont bluffantes, au service d’un scénario extrêmement solide pour un résultat digne des plus grands films du réalisateur italien.
Portée Disparue
Par Ph.D
Le pitch
La vie de l’inspecteur de police Ian Ridley (Patrick Brama) s’est effondrée lorsque sa fille Maggie a été enlevée. Dix ans après, affecté au service d’appels d’urgences, il ne tient que grâce à son refus inébranlable d’accepter qu’elle est perdue à jamais. Un jour qu’il reçoit un appel de détresse d’une adolescente (Chloe Jean Lourdes), il est convaincu qu’il s’agit de Maggie, et met dès lors tout en oeuvre pour la retrouver…
Ce qu’on en pense
Cette fiction australienne fait partie des rares cas de séries qui s’améliorent d’épisode en épisode et finissent mieux qu’elles ne commencent. On a failli décrocher au deuxième épisode devant le peu d’originalité du scénario et une réalisation peu inspirée. Heureusement, l’exotisme de la petite ville australienne de bord de mer où se déroule l’intrigue nous a retenus jusqu’à l’arrivée de la jeune Chloe Jean Lourdes, véritable révélation de la série qui la fait basculer dans autre chose qu’une énième histoire de disparition-réapparition à la Harlan Coben. Jusqu’à proposer une véritable réflexion sur la notion de parentalité et sur la violence masculine. A voir !
Le Code du tueur
Par Phil Inout
Le Pitch
En 1984, Alec Jeffreys (John Simm) généticien britannique développe dans son labo de l’université de Leicester une technique revolutionnaire d’empreintes génétiques. Dans le même temps et la même ville, l’inspecteur David Baker (David Threlfall) doit résoudre le viol et le meurtre de deux jeunes filles. Un serial killer sévit à Leicester…
Ce qu’on en pense
Une mini série britannique au look délicieusement vintage qui raconte en trois épisodes comment la technique des empreintes ADN a été inventée par un scientifique qui ne mesurait pas l’intérêt de sa découverte, et comment un policier de province a eu l’idée de s’en servir comme d’empreintes digitales pour identifier un serial killer qui sévissait à Leicester au début des années 80. Pour y parvenir les policiers et les scientifiques n’ont pas hésité à soumettre 4000 habitants de la ville à un test ADN expérimental. Ainsi est née une technique qui permet aujourd’hui de résoudre bien des affaires policières, y compris des « cold cases » vieux de plusieurs dizaines d’années. Comme d’habitude dans les séries britanniques, l’interprétation et l’atmosphère sont les points forts de cette modeste production qui se regarde avec intérêt.
Camarades
Par Phil Inout
Le Pitch
Mai 68. L’État français vacille sous le coup d’une révolte menée par des étudiants et des professeurs d’université. Pour contenir cette marée subversive, le pouvoir gaulliste imagine une solution aussi perverse que brillante : créer une université expérimentale loin des pavés parisiens. Bienvenue à l’université de Vincennes.
Ce qu’on en pense
Dans l’esprit d’OVNIs, qui suivait un groupe de chercheurs du GEIPAN dans leurs efforts désespérés pour prouver (ou réfuter définitivement) l’existence des extraterrestres, Camarades est une série politique et humoristique, qui fait revivre les années post 68 à l’Université libre de Vincennes. Tout y passe : le gauchisme, le féminisme, la libération de la femme, l’infiltration des groupuscules extrémistes par les RG, les manifs, l’autogestion, les assemblées générales permanentes … Le tout dans une reconstitution d’époque soignée (fumée de cigarettes comprise), à laquelle se mêlent des images d’archives dans un montage dynamique où interviennent les grandes figures intellectuelles de l’époque comme JL Godard ou Gilles Deleuze. Du grand art (et du grand n’importe quoi aussi, en reflet de l’époque), avec Vincent Elbaz en flic-proxénète moustachu et Gregory Gadebois en président d’Université nommé par sa secrétaire… Encore une pépite made in Arte !
Fauda
Par Phil Inout
Le Pitch
Un agent israélien, Doron (Lior Raz), traque les terroristes du Hamas au péril de sa vie et de celle de ses proches…
Ce qu’on en pense
Lancée en 2015, au faite de la vague des séries israéliennes, Fauda a connu un succès et une longévité inespérés, devenant au fil des saisons une référence pour la représentation du conflit israélo-arabe. La saison 5, située après l’attaque terroriste du 7 octobre 2023, résonne encore très fort avec l’actualité. On y retrouve l’ex-agent Boron (Lior Raz, co créateur de la série), débarquant à Marseille où un groupe de terroristes du Hamas prépare un attentat de grande envergure, avec Mélanie Laurent en guest française. L’image que renvoie la série de la ville (nid de terroristes) et des services de police français (corrompus) est un peu caricaturale, mais l’intrigue est toujours aussi prenante, avec une alternance de scènes d’action et d’autres plus psychologiques, où percent les traumas des personnages. La question centrale que pose la série est toujours la même : peut-on sortir du cercle infernal de la vengeance?
Widow’s Bay
Par Phil Inout
Le pitch
Sur l’île américaine de Widow’s Bay, quelque chose ne tourne pas rond. Pas de wifi, réseau téléphonique capricieux, réseau routier en piteux état et des habitants superstitieux qui croient leur île maudite… Tom Loftis (Matthew Rhys) , le maire, cherche désespérément à faire revivre sa communauté en difficulté. Tom Loftis veut être respecté, mais les habitants le trouvent trop gentil et lâche. Mais Tom est déterminé à construire un avenir meilleur et à faire de l’île une destination touristique. Par miracle, il y parvient et les touristes commencent enfin à venir. Malheureusement pour lui, les habitants avaient raison : après des décennies d’accalmie, les vieilles histoires qui semblaient trop absurdes pour être vraies ressurgissent…
Ce qu’on en pense
Découvert en mari-espion infiltré dans The Americans, Matthew Rhys porte cette comédie horrifique très réussie, dans laquelle il incarne un maire décidé, coûte que coûte, à promouvoir le tourisme sur son île, alors que des phénomènes de plus en plus inquiétants se manifestent. C’est plus drôle qu’effrayant, avec une galerie de personnages tous plus azimutés les uns que les autres. La série a reçu un record de récompenses (méritées) aux Emmy Awards 2026.
Mobland
Par Phil Inout
Le Pitch
Londres. A la tête du crime organisé, la famille Harrigan lutte pour conserver le pouvoir au sein du syndicat du crime. Quand autant d’argent est en jeu, le danger n’est jamais loin. Heureusement, Harry (Tom Hardy), leur homme de main, veille au grain…
Ce qu’on en pense
Avec un titre de Fontaines DC (le meilleur groupe Irlandais actuel) en bande son, Tom Hardy, Pierce Brosnan et Helen Mirren au générique et Guy Richie à la réalisation, on entre dans Mobland en confiance. Et on n’est pas déçu ! Après Peaky Blinders , The Gentlemen et Gangs of London, encore une grande série de mafia anglaise. C’est ultra violent certes (sinon ce ne serait pas une série de mafia), mais l’humour au second degré désamorce les scène les plus sanglantes. Le personnage de nettoyeur de Tom Hardy est génial, Pierce Brosnan est impeccable en vieux parrain imprévisible et Helen Mirren délicieuse en sorcière malfaisante. Londres offre un décor idéal à cette nouvelle guerre de gangs, la photo est particulièrement soignée et la BO britrock booste le tout. Un pur régal pour les amateurs. La Saison 2 est en ligne sur Paramount+ et MyCanal.
Lucky
Par Phil Inout
Le pitch
Lucky Armstrong (Anya Taylor Joy) , arnaqueuse de père en fille, pense pouvoir quitter définitivement le monde du crime après un dernier gros coup. Dommage : son compagnon et complice (Drew Starkey) disparaît avec le butin, le FBI est à ses trousses et une criminelle particulièrement dangereuse (Annette Bening) réclame son pognon…
Ce qu’on en pense
Anya Taylor Joy (Le Jeu de la Dame) porte avec énergie cette série d’action US pétaradante dont les protagonistes principales sont des femmes. L’intrigue est surtout faite pour placer l’héroïne dans des situations impossibles dont elle se tire miraculeusement, généralement couverte de sang et d’hématomes, mais toujours fraîche et ravissante. Pas de quoi se faire des noeuds au cerveau, mais la réalisation est rythmée, le casting est top et on s’amuse bien.
Tip Toe
Par Phil Inout
Le pitch
À Manchester, Leo (Alan Cumming) patron d’un bar gay a comme voisins la famille de Clive (David Morrissey), un électricien bourru et homophobe. Un jour qu’il s’est enfermé dehors, Leo sonne chez Clive pour demander de l’aide. A partir de là, tout va s’enchaîner vers une catastrophe annoncée…
Ce qu’on en pense
Créateur de l’excellente série Years and Years, Russel T Davies signe cette mini-série anglaise sur l’homophonie et la masculinité toxique. Dès la première scène, on sait que cela va mal se terminer, pourtant le ton est celui d’une comédie queer dans les premiers épisodes. On y fait connaissance avec les protagonistes, parmi lesquels Leo (Alan Cummings, parfait) qui tient un bar gay sur Canal Street à Manchester, Clive (David Morrissey, en boule de colère et de frustration au bord de l’explosion) son voisin électricien père de deux garçons dont l’un vend ses vidéos de sexe sur OnlyFans à l’insu de leurs parents et l’autre découvre en secret son homosexualité. Les deux voisins s’ignorent délibérément depuis des années, jusqu’au jour où Leo est obligé de demander un service à Clive. La rencontre de leurs deux mondes, aux antipodes l’un de l’autre, va déboucher sur un drame épouvantable dans une Angleterre où les tensions communautaires sont exacerbées par les réseaux sociaux. Malgré un final un peu appuyé, les 5 épisodes se dévorent d’une traite (en VO de préférence pour profiter de l’accent mancunien).
Le Rouge et le Noir
Par Phil Inout
Le pitch
1828. La monarchie restaurée vacille, une nouvelle révolution gronde. Dans cette France troublée, Julien Sorel (Victor Belmondo), simple fils de charpentier, est prêt à tout pour s’élever socialement. Déchiré entre l’ambition militaire et la carrière ecclésiastique, mais aussi entre deux femmes qu’il séduit sans vergogne pour arriver à ses fins, il devra payer le prix de ses choix….
Ce qu’on en pense
C’est à Gael Morel que Georges-Marc Benamou, auteur de cette nouvelle adaptation du roman de Stendhal, a confié la réalisation de cette mini série en 4 épisodes diffusée sur France 2 et disponible en streaming sur france.tv. Bonne pioche ! Le cinéaste donne à la série une véritable qualité cinématographique, avec une image vintage qui tranche avec les habituelles séries de prestige du service public. Le choix de Victor Belmondo pour incarner le transfuge de classe Julien Sorel est aussi excellent. Le jeune acteur a parfaitement saisi la dualité du personnage, partagé entre son ambition et les élans de son coeur. Le casting féminin (Virginie Ledoyen, Camille Razat…) est au diapason. Chose rare, on regrette que la série s’achève au 4e épisode, au prix d’une accélération de l’intrigue qui oblige à expédier le procès et la condamnation de Sorel en deux scènes. La matière du roman était largement suffisante pour justifier deux épisodes supplémentaires.
The Gentlemen
Par Phil Inout
Le Pitch
Lieutenant dans l’armée anglaise, Eddie Horniman (Theo James) hérite soudainement du vaste domaine de son père et découvre qu’il abrite en sous-sol des serres de cannabis et un laboratoire de conditionnement. Comme de juste, de dangereuses figures du crime organisé veulent leur part du gâteau. Déterminé à extirper sa famille de leurs griffes, Eddie tente de prendre les gangsters à leur propre jeu. Mais à mesure qu’il s’enfonce dans la criminalité, il commence à y prendre goût…
Ce qu’on en pense
Inspirée du film éponyme et signée par son réalisateur, The Gentlemen est du pur Guy Ritchie : fun, rythmé, violent et loufoque à la fois. Dans le film, des trafiquants avaient l’idée géniale de s’associer avec des aristocrates désargentés pour planquer leurs activités dans les vastes domaines de la campagne anglaise. Dans la série, les héritiers d’un de ces domaines, découvrent que leur père avait passé un pacte avec le diable. D’abord décidés à liquider cette activité illicite, ils vont être contraints de faire avec, voire se prendre au jeu. Casting génial, dialogues à la sulfateuse, rebondissements, effets de style… Un régal ! La saison 2 vient d’arriver sur Netflix.
Sur tes traces
Par Phil Inout
Le pitch
Condamné à la prison à vie pour le meurtre de son jeune fils, David Burroughs (Sam Worthington) reçoit une preuve que son enfant est peut-être toujours vivant… Il s’évade pour retrouver son fils et faire éclater la vérité…
Ce qu’on en pense
Nouvelle adaptation d’Arlan Coben pour Netflix avec un casting américain et une intrigue un peu originale : un père persuadé d’avoir tué son fils dans un accès de démence s’aperçoit qu’il n’est peut être pas l’assassin et que son fils est sans doute encore en vie quelque part. La réalisation est efficace et le casting est bon avec un Sam Worthington investi dans le rôle du père. Evidemment, la révélation du pot aux roses déçoit mais on a l’habitude avec les scénarios tirés des romans de Coben…
Scarpetta
Par Phil Inout
Le Pitch
Le célèbre médecin légiste Dr Kay Scarpetta (Nicole Kidman) reprend son ancien poste de responsable en Virginie, où elle enquête sur un meurtre de femme qui semble lié à sa première grosse affaire à la fin des années 90…
Ce qu’on en pense
Adaptée des best-sellers de Patricia Cornwell, cette série policière US offre à Nicole Kidman un nouveau premier rôle de choix: celui d’une légiste futée qui revient sur les lieux de ses premiers exploits et se retrouve confrontée à une affaire liée à celle qui a fait sa célébrité. La narration en deux temporalités, avec des acteurs différents pour interpréter les personnages à 20 ans d’intervalle, et le mélange de comédie familiale et de thriller policier peuvent dérouter au premier abord. Mais la série se regarde avec plaisir, grâce à un casting all stars (Jamie Lee Curtis, Bobby Cannavale, Simon Baker, David Arquette ) et à une réalisation léchée. On attend la suite.
Blood Sacrifice
Par Phil Inout
Le pitch
Après le meurtre atroce de deux policiers, Thomas Berg, un enquêteur tenace (Janek Oftebro) se voit contraint de renouer avec son père Alfred (Peter Andersson), un ancien flic, et de faire équipe avec lui pour coincer un redoutable tueur en série.
Ce qu’on en pense
Une série policière suédoise classique, qui commence bien mais dont le scénario se délite un peu plus à chaque épisode pour finir dans le grand n’importe quoi. Dommage, car l’ambiance « nordique noir » est bien présente et les acteurs sont plutôt bons…
GIGN
Par Phil Inout
Le pitch
Chef de section hors pair, David (Tomer Sisley) pensait enfin pouvoir quitter le terrain. Mais lorsqu’un attentat touche le GIGN en plein cœur, il reprend la tête de son unité. Un ennemi invisible, armé d’une tonne d’explosifs militaires volés, multiplie les attaques et frappe toujours plus près de lui. David doit le traquer tout en protégeant Max (Tristan Zanchi), son filleul de 25 ans, fraîchement breveté malgré tous ses efforts pour l’en empêcher. Mais à mesure que l’étau se resserre, l’adversaire exhume un passé que David croyait enterré…
Ce qu’on en pense
Une série policière bien bourrine avec Tomer Sisley en chef du GIGN investi à 200% dans sa mission. La réalisation, toute à la gloire du GIGN, est soignée avec des moyens conséquents. Dommage que l’histoire soit ridicule et les personnages si peu développés. Aller au bout des 6 épisodes est une mission pas impossible, mais quand même assez pénible.
















