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GIGN

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Par Phil Inout

Le pitch

Chef de section hors pair, David (Tomer Sisley) pensait enfin pouvoir quitter le terrain. Mais lorsqu’un attentat touche le GIGN en plein cœur, il reprend la tête de son unité. Un ennemi invisible, armé d’une tonne d’explosifs militaires volés, multiplie les attaques et frappe toujours plus près de lui. David doit le traquer tout en protégeant Max (Tristan Zanchi), son filleul de 25 ans, fraîchement breveté malgré tous ses efforts pour l’en empêcher. Mais à mesure que l’étau se resserre, l’adversaire exhume un passé que David croyait enterré… 

Ce qu’on en pense

Une série policière bien bourrine avec Tomer Sisley en chef du GIGN investi à 200% dans sa mission. La réalisation, toute à la gloire du GIGN,  est soignée avec des moyens conséquents. Dommage que l’histoire soit ridicule et les personnages si peu développés. Aller au bout des 6 épisodes est une mission pas impossible,  mais quand même assez pénible.

The Madison

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Par Phil Inout

Le pitch

Après la mort accidentelle de son époux (Kurt Russel),  Stacy Clyburn (Michelle Pfeiffer), grande bourgeoise New Yorkaise, décide de s’installer avec ses filles dans la vallée de la rivière Madison, dans le Montana, où il avait acquis un cabanon pour venir pêcher. Confrontés au deuil et la résilience, les membres du clan tentent de se reconstruire, tout en s’adaptant à leur nouvel environnement.

Ce qu’on en pense

37 ans après le cultissime Tequila Sunrise, Michelle Pfeiffer retrouve Kurt Russel  pour ce mélo familial signé Taylor Sheridan, filmé dans le Montana et à New York. L’occasion pour le réalisateur de Yellowstone d’exalter une fois de plus les valeurs de l’ouest sauvage et de verser dans la romance. Michelle Pfeiffer, qui fait un remarquable come-back grâce aux séries (on peut aussi la voir en mère rock’n’roll dans Margot a des problèmes d’argent), est le meilleur argument de The Madison,  avec ses paysages. La première saison se regarde avec plaisir, deux autres sont en production.

Mum

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Par Phil Inout

Le pitch

Cathy (Lesley Manville) tente de tourner la page après le décès de son mari. À travers une année entière où elle s’offre de nouveaux départs, elle va reconstruire sa vie entourée de sa famille et ses amis,  parfois encombrants…

Ce qu’on en pense

Habituée des films de Mike Leigh (Another Year, Mr Turner… ), la délicieuse Lesley Manvill, également vue en princesse Margaret dans The Crown,  est l’héroïne de cette série anglaise,  qui fait curieusement écho à celle de Ricky Gervais, After Life. Une autre histoire de veuvage, vu cette fois du côté féminin. Cathy, son personnage est aussi douce et aimante que celui de Ricky Gervais est acide et misanthrope. Bien qu’affublée d’un entourage encombrant (un grand fils égoïste, une future belle fille quasi débile, des beaux parents acariâtres et vulgaires, un amoureux transi maladroit, un frère marié à une harpie…), jamais la brave Cathy ne se départit de son doux sourire, ni de sa bonne humeur. Elle n’est pas simplette, loin de là, mais elle a choisi d’aimer sa famille et ses amis,  malgré leurs défauts, leurs gaffes et leurs réflexions désobligeantes et de continuer à vivre sa vie sans se soucier de ce qu’ils peuvent dire ou penser. Une leçon de vie qui s’administre en épisodes tragicomiques et attendrissants d’une vingtaine de minutes, si bien dialogués et joués qu’ils sont comme la quintessence de la comédie familiale anglaise. Trois saisons sont disponibles depuis 2021 sur la plateforme d’Arte.

All Her Fault

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Par Phil Inout

Le pitch

A Chicago, Marissa Irvine (Sarah Snook) se présente à l’adresse donnée par sa baby sitter pour récupérer son fils, Milo, censé être avec un camarade de classe de sa nouvelle école. Mais la femme qui lui ouvre la porte n’est ni la mère de l’ami de son fils, ni sa nourrice. Pire, elle ne connaît pas Milo et prétend ne l’avoir jamais vu ! Où est l’enfant et qui est responsable de sa disparition ? Milo demeure introuvable et l’angoisse grandit. Débute alors le cauchemar absolu de tout parent…

Ce qu’on en pense
Encore une série sur la charge mentale et le sentiment de culpabilité des mères qui travaillent. L’intrigue est relativement solide jusqu’à un dénouement sans surprise. La série vaut surtout pour son casting, avec Sarah Snook (Siobhan Roy dans Succession) en mère combative, Dakota Fanning et Michael Pena, tous très bons. La réalisation est léchée et les 8 épisodes se regardent avec plaisir. Pour une série diffusée sur TF1, c’est déjà beaucoup.

The Bear

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Par Phil Inout

Le pitch 

Carmen « Carmy » Berzatto (Jeremy Allen White) , un jeune chef du monde de la gastronomie, est de retour à Chicago pour reprendre le « Diner » familial, à la suite du suicide de son frère. Loin de son univers, Carmy doit faire face aux écrasantes responsabilités d’une petite entreprise, à un personnel récalcitrant et à des relations familiales tendues, tout en subissant les conséquences de la tragédie.

Ce qu’on en pense

Le premier épisode alpague le spectateur par la manche pour le plonger directement dans l’arrière cuisine survoltée d’un « Dinner » de quartier à Chicago,  où le jeune chef Carmen Berzatto (Jeremy Allen White, génial)  prend, au pied levé, la succession de son frère ainé suicidé. C’est Cauchemar en cuisine !  L’endroit est d’une saleté repoussante, aucun appareil ne fonctionne correctement, les plombs sautent sans arrêt (au propre comme au figuré),  les employés sont nuls et n’en font qu’à leur tête et cousin Richie (Ebon Moss-Bachrach) ne semble être là que pour jeter de l’huile sur le feu. Pourtant, la salle (qu’on ne découvrira pas avant le deuxième épisode) ne désemplit pas : il faut envoyer. Heureusement, Carmy peut s’appuyer sur Sydney (Ayo Edebiri) qui vient de débarquer comme stagiaire et a les aptitudes d’une future chef. Mais les emmerdes pleuvent : le resto est plus endetté que la Grèce, les impôts et les charges n’ont pas été payés depuis un lustre et la commission d’hygiène et de sécurité menace de le faire fermer. Carmy se dit qu’il aurait dû rester à New York, où il venait d’être élu « meilleur nouveau chef » du meilleur restaurant de la ville. Sauf que le suicide de son frère l’a fracassé, qu’il pointe aux Alcooliques Anonymes et que le resto est le seul patrimoine familial. Il va lui falloir assurer. Le spectateur aussi doit s’accrocher pendant un premier épisode survolté et braillard. Heureusement, ça se calme un peu par la suite et on s’attache trés vite aux différents personnages qui prennent de l’épaisseur au fil des épisodes. Tout tient sur eux, sur le jeu des acteurs (tous excellents) sur l’ambiance des quartiers populaires de Chicago où se situe le restaurant et sur une mise en scène digne des frères Safdie (Uncut Gems, Good Time) .  Chaque épisode se termine sur un titre rock indé de derrière les fagots (Wilco, Kevin Morby, Counting Crows, Breeders, REM… La BO est dispo sur les plateformes) et on n’a qu’une envie, c’est d’appuyer sur « épisode suivant ». Au moment de l’addition, The Bear se révèle être une des toutes meilleures séries de ces dernières années. 5 saisons  et un « extra » sont disponibles  sur Disney + 

Happy Valley

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Par Phil Inout

Le Pitch

Catherine Cawood (Sarah Lancashire) , mène une vie qui n’est pas de tout repos. Elle occupe la fonction d’agent de police dans le Yorkshire. Divorcée, elle élève le jeune fils de sa fille suicidée huit ans plus tôt. Alors qu’elle semble finalement reprendre le dessus, elle apprend que Tommy Lee Royce (James Norton), l’homme qu’elle juge responsable de ce suicide, est sorti de prison,  ayant purgé une peine pour d’autres faits. Alors qu’elle enquête sur lui en secret, une affaire de rapt détourne son attention…

Ce qu’on en pense

Et bim ! Encore une grande série policière anglaise à déguster sur Arte3 saisons (18 épisodes d’une heure) sont disponibles. De quoi passer l’été dans l’air rafraichissant de la campagne du Yorkshire, hélas vicié  par la violence, la drogue, la misère sociale et l’alcool. On y suit la reconstruction de l’héroïne (Sarah Lancashire) qui a quitté son poste d’inspectrice pour élever le fils de sa fille,  suicidée après un viol et qui reprend péniblement du collier comme sergent de police dans une petit commissariat local. Ses enquêtes sont filmées avec un réalisme proche du cinéma social anglais avec, pour chaque saison, un scénario solide et un casting impeccable. Une série pleine d’humanité, en dépit de la noirceur du contexte social.

 

 

 

La Ville nous appartient

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Par Phil Inout

Le Pitch

Quand Michael (James Nelson Joyce)  tombe amoureux de Diana (Hannah Onslow) , il entrevoit pour la première fois de sa vie un avenir au-delà de ses activités criminelles : il importe de la cocaïne avec son ami Ronnie (Sean Bean) en Angleterre depuis des années. Lorsqu’une cargaison disparaît, il comprend que leur empire est menacé. D’autant que Jamie  (Jack Mullen), le fils de Ronnie, compte bien succéder à son père et évincer Michael…

Ce qu’on en pense

Cette série de mafia anglaise se démarque par sa réalisation classique, sans effets particuliers ni ultraviolence. Au contraire, le héros (James Nelson Joyce, qui a de faux airs de Vincent Cassel et ferait un excellent James Bond), pourtant chef de gang et narco trafiquant,  a avant tout le souci de protéger sa douce fiancée (Hannah Onslow) de ses activités. Les rôles féminins sont particulièrement soignés et l’ancrage de l’action à Liverpool offre des décors urbains parfaits. A voir en VO pour l’accent à couper au couteau des protagonistes.

 

 

 

Sugar

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Par Phil Inout

Le Pitch

John Sugar (Colin Farrell) est un détective privé américain qui enquête sur la mystérieuse disparition d’Olivia Siegel (Sydney Chandler), la petite-fille bien-aimée du légendaire producteur hollywoodien Jonathan Siegel (James Cromwell). Alors que Sugar tente de découvrir ce qui est arrivé à Olivia, il découvre également les secrets de la famille Siegel ; certains très récents, d’autres enfouis depuis longtemps…

Ce qu’on en pense

Colin Farrell incarne un détective privé à la Philip Marlowe mais bien de notre époque, dans cette superbe série Apple, disponible sur Canal+ . Si l’enquête sur la disparition de la petite fille junky d’un riche producteur hollywoodien n’a rien de bien original, le personnage du privé à l’ancienne, empathique et généreux avec les faibles mais impitoyable avec les méchants, détonne dans le contexte d’un polar contemporain. Colin Farrell est parfait dans le rôle et le reste du casting est à l’unisson. La réalisation du brésilien Fernando Meirelles est hyper léchée, la BO parfaite et le générique parmi les plus beaux du moment. Une régalade.  

 

 

 

Spider Noir

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Par Phil Inout

Le Pitch
Dans le New York des années 1930, un détective privé (Nicolas Cage) vieillissant et malchanceux se débat avec son passé de super-héros, en enquêtant malgré lui sur l’apparition de nouveaux mutants…

Ce qu’on en pense 

C’est bien connu : les meilleurs Spider Man sont désormais chez Sony et pas chez Marvel/Disney. C’est ce qui nous vaut de découvrir l’adaptation de Spider Noir sur Prime plutôt que Disney+. Cette série est  ce qui est arrivé de mieux à la franchise depuis les premiers Sam Raimi. Spider Noir se démarque totalement de l’univers de l’Araignée en faisant de Nicolas Cage (qui doublait déjà les anime Sony) un Spidey de 60 balais qui a rangé son costume de super héros pour enfiler l’imper mastic du détective privé à la Philip Marlowe. Dans un de ses meilleurs rôles depuis longtemps, Cage joue avec l’image du privé dans un improbable mélange de Faucon Maltais et de Sin City que l’on peut voir,  au choix, en Noir et Blanc ou en couleurs. Un régal.

Silo

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Par Phil Inout

Le Pitch
Dans un futur où la Terre est dévastée et l’air devenu toxique, les survivants vivent dans un silo géant souterrain de 144 étages. Au sein de cette communauté, les individus doivent se plier à toute une série de règles très strictes destinées les protéger. Les citoyens qui enfreignent la loi sont envoyés en dehors du silo, condamnés à y trouver la mort au contact d’une atmosphère irrespirable. Pourtant, peu à peu, l’idée que les dirigeants mentent sur ce qu’il se passe à l’extérieur fait son chemin…

Ce qu’on en pense 

Adaptée du best-seller éponyme d’Hugh Howey, Silo est avec Foundation, Severance et For All Mankind l’un  des blockbusters SF d’AppleTV+.  Une réussite qui tient autant à son scénario solide qu’à sa réalisation soignée et à son casting impeccable. L’histoire mélange des ingrédients de 1984, de Blade Runner , de Bienvenue à Gattaca et de Snowpiercer (entre autres) pour créer une nouvelle dystopie passionnante. Rebecca Ferguson, qui joue la mère de Paul Atreides dans Dune, y incarne une héroïne dure à cuire à la Ripley (Alien),  qui va accepter le poste de sherif du Silo pour mieux en percer les secrets aprement défendus par ses dirigeants occultes. Chaque épisode nous en apprend un peu plus sur le mode de fonctionnement de cette société post-apocalyptique, sur ses origines et ses mystères. Les amateurs de SF dystopique seront comblés. Les abonnés de Canal + aussi,  puisque la chaine diffuse ce mois ci la saison 3.

Dutton Ranch

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Par Phil Inout

Le pitch

Alors que Beth et Rip tentent de construire un avenir ensemble loin des fantômes de Yellowstone, ils se retrouvent confrontés à une réalité brutale et à un ranch rival prêt à tout pour protéger son empire. Dans le sud du Texas, le sang parle plus fort que tout le reste, le pardon est rare, et survivre pourrait bien coûter son âme…

Ce qu’on en pense

De toutes les séries dérivées de l’univers Yellowstone, celle-ci est celle sur laquelle on aurait volontiers parié notre chemise à carreau et nos bottes. On ne les aurait pas perdus. Déménager Beth et Rip (Kelly Reilly, Cole Hauser) au Texas,  tentant de refaire leur vie loin de Yellowstone, dans un nouveau ranch, avec leur fils adoptif Carter (Finn Little) est ce qui pouvait arriver de mieux aux personnages créés par Taylor Sheridan. La réalisation est dans la lignée de Yellowstone, avec un vrai sens de l’espace ,  et une attention constante aux personnages secondaires. Le casting (Ed Harris, Annette Bening...) est à l’unisson et la première saison tient parfaitement ses promesses. Neuf épisodes disponibles sur Paramount + via MyCanal.

The Studio

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Par Phil Inout

Le pitch

A Hollywood, Matt Remick (Seth Rogen) est bombardé directeur de Continental Studios, une société de production en grande difficulté. Alors que leurs films peinent à se financer, Matt et son équipe tentent de vaincre leurs propres incertitudes tout en affrontant les artistes narcissiques et lâches dirigeants d’entreprise avec lesquels ils travaillent, sans jamais perdre de vue leur inlassable envie de faire de grands films. Masquant leur panique derrière leurs habits de pouvoir, chaque fête, visite de plateau, décision de casting, réunion de marketing et remise de prix, est l’occasion d’une brillante réussite ou d’une catastrophe qui mettra fin à leur carrière. En mangeant, dormant et respirant « films », Matt a le métier dont il a rêvé toute sa vie, et cela pourrait bien causer sa perte.

Ce qu’on en pense

LA série sur Hollywood et les coulisses de l’usine à rêve. Chaque épisode, réalisé en plan séquence, est l’occasion pour le héros (Seth Rogen) et ses adjoints de faire preuve  d’un peu plus d’incompétence et de déveine. Les catastrophes s’enchainent sous le regard  consterné des guest stars  (Martin Scorsese, Ron Howard…) jouant leur propre rôle.  Un « Dix pour cent » puissance mille,  qui ravira les fans de cinéma US.

Coupez !

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Par Phil Inout

Le pitch

A Londres, Shah Latif (Riz Ahmed), acteur pakistanais, galère pour faire son trou. Sa dernière chance de percer se présente sous la forme d’une audition pour le rôle de James Bond 007. Pendant quatre jours mouvementés, sa vie part à la dérive et sa famille, son ex-petite amie et le monde entier se demandent s’il est vraiment l’homme de la situation.

Ce qu’on en pense

La recherche d’un nouveau James Bond  a inspiré à Riz Ahmed cette comédie dans laquelle il interprète un acteur de seconde zone, d’origine pakistanaise , qui par un improbable concours de circonstances va se retrouver en tête de liste pour remplacer Daniel Craig. La situation, cocasse en elle-même (un 007 Paki !!), se corse encore à cause de la famille envahissante du héros  et de son ex journaliste qui balance le scoop pour se venger. Une série anglaise rythmée, bien jouée, drôle et subtile. Anglaise quoi !

Imperfect Women

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Par Phil Inout

Le pitch

Nancy Hennessy (Kate Mara) est assassinée et laisse derrière elle deux meilleures amies (Kerry Washington, Elisabeth Moss), un mari et une fille, ainsi qu’un amant secret dont elle emporte l’identité dans la tombe. De l’extérieur, sa vie semblait parfaite. Mais alors que l’enquête sur sa mort piétine, de sombres détails font surface et révèlent à quel point elles connaissaient mal leur amie.

Ce qu’on en pense

Sur une trame désormais ultra balisée, dont Desperate Housewives et Big Little Lies ont posé les fondamentaux, une série féminine  qui vaut pour son casting (Kate Mara, Elisabeth Moss, Kerry Washington), sa réalisation élégante et un suspense tenu jusqu’au dernier épisode avec moults rebondissements et révélations.

Bandi

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Par Phil Inout

Le pitch

En Martinique, onze frères et sœurs âgés de 7 à 23 ans luttent contre la misère après la mort de leur mère, leur pilier et leur repère.  Pour certains, le trafic de drogue semble être la seule issue. Ce choix, loin de faire l’unanimité, met à rude épreuve la force des liens familiaux.

Ce qu’on en pense

Une série Netflix sur le narcotrafic aux Antilles par le réalisateur de Patriotes et du Bureau des légendes ? L’attente est forcément grande et le risque de déception tout autant. Tournée en Martinique, dans un mélange de français et de créole,  avec des acteurs recrutés sur place et une BO de rap antillais, Bandi (caïd en argot créole) tranche avec les productions Netflix du même acabit. Eric Rochant et sa fille Capucine, qui assume le rôle de showrunneuse, aspirent au naturalisme et fuient les clichés touristiques. A quelques marinas et cocotiers près, le monde dans lequel évolue la famille Lafleur ne diffère guère de celui des séries de cités habituelles: misère sociale, pères absents ou délinquants, chômage, alcoolisme, drogue…  Mais le parlé, la nonchalance et la gestuelle antillaise donnent une couleur originale à ce drame familial quasi-shakespearien,  dans lequel les plus âgés des trois frères vont devoir passer au dessus de leurs différents pour assurer la survie de leur nombreuse fratrie. Héros de la série, le cadet Kylian (Djody Grimeau, une découverte)  a un poster de Scarface dans sa chambre d’étudiant. Mais c’est à un autre personnage incarné par Al Pacino qu’on l’identifie : celui de Michael Corleone dans Le Parrain 2 (Son frère Kingsley, joué par Rodney Dijon, rappelle plutôt le malheureux Fredo). Malgré leur nombre et le jeu souvent limité des acteurs non professionnels, les personnages existent tous à l’écran, en dehors de leur simple utilité scénaristique. C’est la grande réussite de cette série attachante dont on apprend, hélas, qu’elle n’aura pas de saison 2.