Le cas Cantat
Par Phil Inout
Le Pitch
En juillet 2003, à Vilnius (Lituanie), le chanteur Bertrand Cantat tue sa compagne, l’actrice Marie Trintignant. « Drame passionnel » ou « féminicide » ?
Basée sur l’enquête d’Anne-Sophie Jahn pour Le Point, cette série documentaire retrace en trois épisodes de 40 minutes « l’affaire Cantat« . Les faits sont connus, mais c’est sur leur interprétation que la série se focalise. A l’époque (fin juillet 2003), il est question de drame passionnel. Dans un accès de folle jalousie, le chanteur de Noir Désir a battu à mort sa nouvelle compagne Marie Trintignant. Il sera condamné pour cela à 8 ans de prison et en sortira quatre ans plus tard, sous l’effet d’une libération anticipée pour bonne conduite. En 2010, alors que le chanteur a formé un nouveau groupe (Detroit) et connaît à nouveau le succès, son ex-femme, Krisztina Rady, qui l’a défendu au procès et avec laquelle il a repris une vie commune, se suicide en sa présence à leur domicile. Choquée par cette nouvelle, Anne-Sophie Jahn enquête pour Le Point et recueille plusieurs témoignages selon lesquels Krisztina et d’autres compagnes de Cantat auraient été battues par le chanteur. Le film, que la journaliste a co-réalisé, rappelle les faits avec des extraits édifiants des auditions de Cantat à Vilnius, des témoignages de proches du chanteur et de Marie Trintignant (dont Lio qui a toujours crié au féminicide et a été violemment critiquée pour cela) et ceux de journalistes et magistrats français et Litiuaniens qui ont suivi le dossier. Surtout, il montre comment la perception du drame a changé depuis #MeToo. Même si le chanteur conserve l’admiration de ses fans, il ne peut plus aujourd’hui se réfugier derrière la notion de « crime passionnel », mais doit assumer celle de coupable de « féminicide« . Tueur de femme(s), c’est moins romantique qu’amant maudit.
Adolescence
Par Phil Inout
Le Pitch
Jamie (Owen Cooper) un ado de 13 ans est accusé du meurtre d’une de ses camarades de collège. Les preuves de sa culpabilité sont, hélas, flagrantes. Son père (Stephan Graham) et les deux policiers chargés de l’affaire (Ashley Walters, Faye Marsay) cherchent à savoir ce qui s’est vraiment passé.
Il est sans doute un peu tôt pour décerner le titre de meilleure série de l’année, mais on peut parier sans grand risque qu’Adolescence figurera tout en haut du palmarès 2025. Pour une fois, c’est sur Netflix (et non sur Arte) qu’il faut aller voir cette formidable série anglaise qui, comme son titre l’indique, s’intéresse à la jeunesse d’aujourd’hui. Celle qui défraie les faits divers, presque chaque jour, dans la chronique « meurtres de mineurs ». La réalisation, en 4 plans séquence d’une heure chacun (une prouesse technique doublée d’incroyables performances d’acteurs), immerge le spectateur dans l’histoire et ne lui laisse aucun répit. On n’est pas prêt d’oublier la prestation du jeune Owen Cooper dans le rôle du jeune garçon accusé de meurtre. Dans l’épisode 3, sa confrontation avec la psychologue est proprement hallucinante.
Un Couple parfait
Par Phil Inout
Le Pitch
Un mariage chez une famille riche se termine en catastrophe avant même d’avoir commencé quand un corps est découvert dans le port de Nantucket, quelques heures seulement avant la cérémonie. Tous les invités deviennent soudainement suspects.
Ce qu’on en pense
Un whodunit luxueux à la Agatha Christie chez les ultra riches américains de la Côte Est, avec casting étoilé (Nicole Kidman, Liev Schreiber, Dakota Fanning et même Isabelle Adjani en amie française de la famille) et décors de rêve (on veut la bicoque pour les vacances !). L’intrigue est généreusement délayée, mais le découpage et la mise en scène parviennent à maintenir le suspense et l’intérêt. Entre White Lotus et Big Little Lies : pas indispensable mais distrayant.
Families Like Ours
Par Phil Inout
Le Pitch
C’est un été en apparence ordinaire au Danemark, quand une décision politique fait tout basculer : pour éviter une catastrophe naturelle irréversible, le pays doit être évacué avant d’être entièrement inondé. Le peuple danois se disperse et laisse derrière lui maisons, écoles et rues désertes. Alors que familles et amis sont séparés, en un instant, plus rien n’a de valeur, les destins changent et la chance sourit seulement à quelques exilés. Laura (Amaryllis April August), une lycéenne bientôt bachelière, va voir sa vie transformée pour toujours.
Ce qu’on en pense
Thomas Vinterberg ( La Chasse, Drunk...) est aux commandes de cette superbe série dystopique danoise qui imagine tout un pays contraint à l’exil climatique. Cela se sent dans la réalisation, d’une fluidité et d’un réalisme épatants, malgré le grand nombre de personnages et le contexte inexpliqué qui les pousse à chercher accueil dans d’autres pays. L’évacuation du pays est vue à travers les yeux d’une adolescente amoureuse, incarnée par la lumineuse Amaryllis April August (une découverte !). Une bonne idée vue la noirceur du propos.
Douglas is cancelled
Par Phil Inout
Le pitch
Douglas Bellowes ( Hugh Bonneville), un journaliste vedette de la télévision anglaise est accusé d’avoir dit une blague sexiste lors d’une soirée. L’affaire s’amplifie sur les réseaux sociaux lorsque sa co-animatrice Madeline (Karen Gillan) s’en mêle. C’est le début d’une véritable descente aux enfers…
Ce qu’on en pense
Encore une excellente mini-série anglaise au catalogue d’Arte. Signée Steven Moffat (Sherlock), Douglas is cancelled met en scène une vedette de télévision sexagénaire (Hugh Bonneville) dont la carrière est soudain mise en péril par un bad buzz sur les réseaux sociaux. S’y ajoute le portrait d’une jeune femme (Karen Gillian) , sa coprésentatrice, qui a dû faire face au harcèlement sexuel pour arriver. Ambition, célébrité, vengeance, cancel culture, #metoo… Un cocktail très contemporain servi sous une forme classique, voire franchement théâtrale dans les deux derniers épisodes. Brillant !
L’Intruse
Par Phil Inout
Le pitch
Paula (Melanie Doutey) , 40 ans, arrive à la fin de son congé maternité. Elle doit reprendre le travail dans quelques jours. Mais elle n’est pas prête. Orso, son petit dernier, l’a épuisée, sans parler de ses deux aînés. Avec son mari Jérôme (Eric Caravaca), elle recrute, Tess (Lucie Fagedet) comme nounou. La jeune fille a l’air parfaite, tout le monde adore Tess mais très vite, entre elle et Paula, le malaise s’installe…
Ce qu’on en pense
Depuis Chanson douce (le livre et le film), les histoires de nounous psychopathes font florès. L’Intruse en est une. Les deux premiers épisodes laissent planer le doute sur la paranoïa de la mère (Mélanie Doutey, au bout de sa life de mère quadra surmenée), mais on a vite compris que le problème était bien dans la jolie tête blonde de la nounou (Lucie Fagedet, inquiétante). Vus les soupçons qui se portent sur elle, on a peine à croire que les parents persistent à lui confier leur bébé et leur joli maison de bobos Bordelais. La fin vire au grand n’importe quoi, avec une révélation qu’on voyait venir depuis le début et la mère qui se transforme en détective privée pour démasquer la nounou. On retient néanmoins de cette production France 2 une réalisation soignée, de la belle image et un excellent casting.
Carpe Diem
Par Phil Inout
Le pitch
À 48 ans, Tom Villeneuve (Samuel Le Bihan) est enfin libre. Accusé à tort du meurtre de sa femme, Tom vient de passer 17 ans en prison. Combatif, il étudie le droit en prison et lorsqu’il est libéré, il devient avocat. De retour dans sa ville natale, Nice, il est bien décidé à découvrir qui est le véritable meurtrier. Il ouvre son cabinet de « jeune » avocat et défend ceux qu’il croit injustement accusés de crime, comme lui. Son style surprend car il est toujours souriant et décontracté, non sans un certain panache. Puisqu’on lui a volé 17 ans de sa vie, il n’a qu’une règle dans l’existence : Carpe Diem. Profiter de l’instant présent.
Ce qu’on en pense
Tournée à Nice et dans sa région, la nouvelle série de TF1, ne dépare pas son catalogue. Son héros, forcément fantasque et « haut en couleurs » pourrait être le cousin de Panda et de Capitaine Marleau. Pour l’ incarner, Samuel le Bihan s’est fait un look à la David Duchovny dans Californication, Porsche 911 comprise. Les autres personnages sont inévitablement caricaturaux. Les intrigues policières des quatre premiers épisodes tiendraient sur un timbre poste. Heureusement, parallèlement aux affaires qui lui sont confiées et qu’il résout avec panache, Tom Villeneuve cherche à percer le mystère du meurtre de sa femme pour lequel il a été injustement condamné à la prison. Ce faisant, il essaie aussi de renouer avec sa fille Zoe (Maya Rose) qu’il n’a connue que bébé. Pour cela, il pourra compter sur l’aide de son assistante à fort caractère (Jisca Kalvanda) et de la commissaire de police (Barbara Schulz) qu’il a mis dans sa poche et avec laquelle on pressent une romance à venir. La réalisation et la direction d’acteurs ne brillent pas par leur virtuosité, mais l’ensemble a un coté vintage amusant et on a plaisir à reconnaître les spots où les scènes sont filmées (La Prom, Le Négresco rebaptisé Louxor, le port de Menton, Le Circée à Beaulieu…).
Zero Day
Par Phil Inout
Le Pitch
George Mullen (Robert de Niro), un ancien président américain très populaire, est tiré de sa retraite pour diriger une commission chargée d’enquêter sur une cyber-attaque qui a paralysé les Etats Unis pendant quelques minutes et fait 3000 morts avec menace de récidive.
Enfin un bon rôle pour Robert de Niro qui s’est commis ces dernières années dans des navets indignes de son talent. Rien que pour ça, il faut voir cette série américaine qui joue sur la paranoïa d’une cyber attaque massive et sur la tentation d’un régime autoritaire. Les premiers épisodes sont très bons. Après, ça se gâte un peu car l’intrigue est de plus en plus tirée par les cheveux. Mais dans l’ensemble, ça se regarde plutôt gentiment.
Nismet
Par Phil Inout
Le Pitch
Lycéenne de 16 ans, Nismet (Emma Boulanouar) vit dans une petite ville de la région marseillaise, entre une mère dépressive (Loubna Abidar) et un beau-père tyrannique et violent (Theo Costa-Marini). Alors que ce dernier tente de l’agresser sexuellement et devant la passivité de sa mère, la jeune fille fugue… De foyer en foyer, et face à la tragédie qui touche bientôt sa famille, elle devra trouver la voie de l’émancipation et arracher son indépendance.
Après Fiertés, Philippe Faucon livre une nouvelle série sociale inspirée par la vie de l’actrice Nismet Hrehorchuk qu’il avait faite tourner dans Amin et qui ici joue le rôle d’une assistante sociale. Le portrait filmé d’une adolescente dont la mère se prostitue et dont le beau père essaie d’abuser d’elle, mais qui sera suffisamment forte pour refuser son destin et s’en construire un plus clément. A sa manière habituelle, le réalisateur Toulonnais filme cette histoire de résilience avec un réalisme presque documentaire, en s’appuyant sur des acteurs inconnus dont il tire le meilleur. C’est le cas notamment de la jeune Emma Boulanouar, véritable révélation qui, dans le rôle titre, porte littéralement la série sur ses frèles épaules. En 4 épisodes de 45 minutes et quelques élipses, tout est dit. Et ça claque !
Offline Love
Par Phil Inout
Le pitch
Dix jeunes célibataires japonais, garçons et filles entre 20 et 30 ans en quête de l’âme soeur, se voient offrir dix jours de vacances à Nice, avec pour seule condition de laisser leur téléphone en consigne et de ne pas utiliser internet pour se rencontrer, faire connaissance et entamer une relation amoureuse…
Ce qu’on en pense
Entièrement tournée à Nice et ses environs (Cannes, Monaco,Grasse et l’arrière pays) en fin d’hiver dernier, cette téléréalité japonaise met en valeur une French Riviera de carte postale et joue sur les différences culturelles, façon « Emily in Nice », pour proposer un divertissement romantique et léger, loin des vulgarités habituelles de la TR. Dans un premier temps, il s’agit pour les candidats de se débrouiller dans une ville inconnue sans smartphone, ni ordinateur, ce qui finalement s’avère plus facile qu’attendu. Place ensuite aux jeux de séduction, bien différents de ceux des Marseillais et autre Anges de la téléréalité. On ne peut qu’être frappé par la bonne éducation de ces jeunes gens, leur élégance et le respect qu’ils affichent, en toutes circonstances, les uns envers les autres. Pour casser un peu le côté romantico-cucul la praline de la chose, trois « experts » commentent en studio les efforts des candidats, à la manière de chroniqueurs sportifs. C’est « kawaïï » ! Mignon et drôle. La Côte d’Azur et sa gastronomie sont tellement à leur avantage qu’on peut s’attendre à une hausse considérable de la clientèle touristique nippone si la série a du succès au pays du soleil levant…
Rapa
Par Phil Inout
Le Pitch
Professeur de lycée désabusé et atteint d’une maladie invalidante, Tomás Hernandez (Javier Camara), découvre au cours d’une promenade dans la lande, le corps sans vie de la maire du village de Galice où il exerce. Témoin et premier suspect du meurtre, il se lie d’amitié avec Maité (Monica Lopez) l’enquêtrice chargée de l’affaire. Leur rencontre va changer le cours de l’enquête…
Ce qu’on en pense
Toujours sur les bons coups, Arte diffuse la première saison de cette série policière espagnole qui en compte trois à ce jour. Une série d’atmosphère, tournée dans des paysages qui ressemblent plus à l’Ecosse qu’à l’Espagne et qui s’appuie sur un couple d’enquêteurs aux rapports originaux. L’intrigue est bien construite et assez prenante, autour d’un projet minier auquel la victime s’opposait pour des raisons écologiques et d’une vieille affaire de viol qu’elle aurait étouffée pour des raisons familiales. On a hâte de voir les deux autres saisons.
Bref 2
Par Phil Inout
Le Pitch
Dans la vie, au début on naît, à la fin on meurt. Entre les deux, il se passe des trucs. Bref, c’est l’histoire d’un mec entre les deux. Chroniques extraordinaires d’un homme ordinaire dont la seule particularité est sa capacité à se concentrer sur les moindres détails. Peut-être pour échapper à la réalité : pris entre ses histoires d’amour qui ressemblent à celles de tous les autres, ses amis classiques, sa famille toute aussi classique et ses boulots alimentaires sans passion ni sens, la vie est-elle en train de le traverser?
Ce qu’on en pense
En 2011, Kyan Khojandi avait inventé, avec Bref, une nouvelle façon de raconter des histoires. Diffusée sur Canal + sous forme de pastilles de deux minutes, la série a renouvelé le format du feuilleton TV , au point d’être beaucoup copiée et parodiée dans les émissions TV et les pubs . Quatorze ans plus tard, son créateur remet le couvert pour la plateforme Disney, dans un format allongé de 30 minutes par épisode. Le résultat est assez bluffant formellement, avec beaucoup d’inventivité dans la mise en scène et un casting de guests qui réunit le ban et l’arrière ban du cinéma français et de la télé. Dommage que le ton soit aussi systématiquement négatif et que les personnages aient une fâcheuse tendance à être tous plus ou moins déplaisants. Pour ceux que cela ne rebute pas, les 80 épisodes de la saison 1 sont également disponibles sur la plateforme.
The White Lotus
Par Phil Inout
Le Pitch
Dans une station balnéaire au paysage de carte postale, des clients profitent de leurs vacances dans un hôtel de luxe, pris en charge par un personnel des plus agréables et serviables. Mais le bonheur apparent et les sourires de façade sont trompeurs…
Ce qu’on en pense
On avait adoré la saison 1 qui se passait à Hawaï. Dans la saison 2, on comprend que The White Lotus est en fait le nom d’une chaîne de palaces internationaux et que comme True Détective et Fargo, la série propose, à chaque saison, une nouvelle intrigue située dans un nouvel hôtel. En S02, de nouveaux vacanciers s’installaient dans celui de Taormine, en Sicile sous le regard peu amène de deux petites pestes locales, dont une avait rendez vous pour une passe avec un des clients de l’hôtel. La saison 3, disponible sur Max, nous entraîne en Thaïlande, où des touristes privilégiés se confrontent à leur quête existentielle. On ne prend pas les mêmes , mais on recommence à chaque fois le jeu de massacre entre les clients fortunés et le personnel de l’hôtel. C’est toujours aussi drôle et décapant. Ceux qui ont vu Sans Filtre, le film de Ruben Ostlund palmé à Cannes, trouveront des similitudes avec la série de Mike White. Ils auront raison. Sauf que la série est meilleure que le film !
Reacher
Par Phil Inout
Le Pitch
Ancien major de l’armée américaine, Jack Reacher (Alan Ritchson) s’est retiré et arpente le pays au gré de ses envies et de ses rencontres. Arrivé à Margrave (Georgie) pour découvrir la ville natale d’un vieux bluesman dont il est fan, Reacher apprend que son frère vient d’y être assassiné. Qu’ils le veuillent ou non, les flics du coin vont devoir compter avec lui pour l’enquête…
Ce qu’on en pense
Après deux films moyens où il était incarné par Tom Cruise, Reacher se réincarne en série sous les traits d’Alan Ritchson (un des gros bras de la série Titans). Sa première enquête le conduit dans le Sud des Etats Unis où son frère, employé du gouvernement, vient de se faire trucide dans des circonstances mystérieuses. Les policiers du patelin, Oscar Finlay (Malcolm Goodwin) et Roscoe Conklin (Willa Fitzgerald) vont devoir se coltiner ce géant irascible qui pête les plombs et les bras encore plus vite qu’il n’engloutit de la junk food. Mélange de Rambo (pour le coté vagabond), d’Hulk (pour la force brute) et de Sherlock Holmes (pour ses capacités de déduction hors normes), le bonhomme s’avère finalement utile, car l’enquête met à jour un vaste trafic de fausse monnaie mené par un cartel sud américain et les cadavres commencent à s’empiler. Dans la lignée du Punisher de Marvel (à voir sur Netflix), Reacher est une bonne série d’action, rythmée, pas mal scénarisée, bien jouée, avec des personnages attachants et dont la violence est constamment désamorcée par le second degré. La saison 3 vient d’arriver sur Prime.
A l’aube de l’Amérique
Par Phil Inout
Le Pitch
Dans l’Amérique de 1857, la douleur est partout. L’innocence et la tranquillité perdent la bataille face à la haine et à la peur. La paix et la compassion sont des denrées rares. Il n’y a pas de refuge sûr sur ces terres rudes de l’Ouest américain. Une seule chose compte : survivre. Fuyant leur passé, une mère et son fils font de nouvelles rencontres et affrontent les étendues hostiles du Far West américain, où règnent liberté et cruauté…
Ce qu’on en pense
Difficile de ne pas penser à The Revenant, le film d’Inarritu avec Leonardo DiCaprio en trappeur increvable, en regardant la nouvelle série western de Netflix American Primeval (A l’aube de l’Amérique en VF) : même vision de l’Amérique des pionniers, mêmes paysages désolés et enneigés, mêmes couleurs blêmes, même violence, mêmes plans séquences de massacres… On retrouve même des personnages du film , comme le mythique trappeur Jim Bridger ! Il y a une bonne raison à cela: le scénariste des deux oeuvres est le même. Mark L. Smith a trouvé dans la série Netflix l’occasion d’approfondir sa vision sans concession de la colonisation de l’Amérique. Réalisée par Peter Berg, la série fonctionne ainsi un peu comme une suite de The Revenant étirée sur six heures. Eprouvant mais puissant. A voir, en tout cas.