Pistol

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Pistol

Par Ph.D

Le Pitch

Enfant abusé et rejeté par ses parents, Steve Jones (Toby Wallace) a déjà une belle carrière de voleur derrière lui en 1975, lorsqu’ il se met en tête de former un groupe de rock. Repéré par l’ex manager des New York Dolls, Malcolm McLaren (Thomas Brodie Sangster) alors qu’il venait de voler des fringues dans la boutique Sex de Vivienne Westwood, Steve va réaliser son rêve grace à lui et à John Lydon (Anson Boon) que McLaren impose comme chanteur des Sex Pistols sous le nom de Johnny Rotten…

Ce qu’on en pense

Une série biopic des Sex Pistols pour Disney + ? Ca ressemble à une mauvaise blague. Heureusement, de bonnes fées se sont penchées sur le projet : le réalisateur de Trainspotting,  Danny Boyle à la caméra, le collaborateur de Baz Luhrmann sur Elvis, Craig Pearce,  au scénario, un chouette casting (Thomas Brodie Sangster en McLaren, Anson Boon dans le rôle de Johnny Rotten, Sydney Chandler dans celui de Chrissie Hynde…), Underworld à la BO… Le résultat est mitigé (on aurait aimé plus de folie dans la réalisation et les vrais chansons des Pistols),  mais honorable. Certes, la série donne le beau rôle à  Steve Jones, le guitariste et membre fondateur du groupe incarné par Toby Wallace : normal ce sont ses mémoires qui ont servi de base au scénario. Du coup, John Lydon et Sid Vicious les deux figures les plus emblématiques, passent un peu au second plan et sont présentés comme des freaks, manipulés comme des marionnettes grimaçantes par Mc Laren,  qui avait une revanche à prendre après l’échec des New York Dolls. Les deux autres membres du groupe original, Paul Cook et Glen Matlock n’existent que dans les scènes de répétitions et de concerts. Son amour des Beatles sera fatal au dernier, seul véritable musicien du groupe, qui sera viré pour être remplacé par Sid Vicious,  au look et au comportement plus authentiquement punk. Car c’est du mouvement punk que traite en filigrane la série,  avec force images d’archive de l’Angleterre de la fin des années 70 et rappel constant des thèses « révolutionnaires » de Malcolm McLaren,  bien décidé à faire trembler l’establishment et l’industrie musicale sur leurs bases. Divertissants faute de mieux, les six épisodes de Pistol intéresseront surtout les nostalgiques de l’époque et les fans des Sex Pistols… s’il en reste !  Auteur d’un unique album devenu mythique  (Never Mind The Bollocks), le groupe a explosé au cours de sa première tournée américaine et seul John Lydon a réussi une véritable carrière musicale avec Public Image et en solo.

By |juillet 6th, 2022|Categories: Séries|0 Comments

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