A Perpignan, entre 1995 et 2001, une adolescente disparaît et trois jeunes femmes sont assassinées autour de la gare. Elles sont jeunes, belles et animées par un fort désir d’émancipation. Leurs visages s’affichent dans les journaux. Elles deviennent « les Disparues de la Gare« . Flore Robin (Camille Razat), jeune enquêtrice, fait ses premiers pas dans la police le jour même où le premier corps est retrouvé. Elle devra faire équipe avec le capitaine de police Franck Vidal (Hugo Becker) et son mentor Felix Sabueso (Patrick Timsit), longtemps mis au placard mais rappelé spécialement pour cette affaire hors normes. Parallèlement, la mère de la jeune fille portée disparue (Melanie Doutey) , explore chaque piste pour retrouver sa fille. Pendant 20 ans, alors qu’une véritable psychose s’abat peu à peu sur la ville, la traque d’un tueur en série impitoyable mais introuvable fait rage.
Ce qu’on en pense
Si vous avez vu et aimé Sambre, passez votre chemin. Cette nouvelle série sur la traque d’un tueur en série, basée sur une histoire vraie, y ressemble comme deux gouttes d’eau, mais ne lui arrive pas à la cheville en termes de réalisation, de jeu, de reconstitution d’époque, ni d’émotion. Ne parlons même pas de la dénonciation des violences faites aux femmes… Le personnage principal, joué (paresseusement) par Camille Razat, est aussi factice que les dialogues et la voix off. Heureusement, la prise de son, problème récurrent des séries et des films français, est si mauvaise qu’on en rate la moitié ! On se croirait sur TF1, mais c’est bien une série Disney France.
Après le décès de son mari (Kurt Russel) dans un accident d’avion, Stacy Clyburn (Michelle Pfeiffer) décide de quitter New York pour s’installer avec ses filles dans le Montana, où il avait l’habitude de venir pêcher à la mouche. Confrontés au deuil et la résilience, les membres du clan tentent de se reconstruire après la tragédie, tout en s’adaptant à leur nouvel environnement…
Ce qu’on en pense
Michelle Pfeiffer fait un retour remarqué grâce aux séries, qui donnent plus volontiers des rôles de femmes mures aux actrices de plus de 50 ans. La star des années 80-90 est l’héroïne de The Madison où elle retrouve (brièvement) son partenaire de Tequila Sunrise, Kurt Russel. Obsédé par les grands espaces et les valeurs de l’Amérique des pionniers, Taylor Sheridan (Yellowstone et ses déclinaisons) filme le « retour à la terre » d’une famille de riches New Yorkais. En résulte un mélo familial habillé de superbes images de nature préservée qui vaut surtout pour le personnage de femme et de mère incarné avec talent par Michelle Pfeiffer.
Carmen « Carmy » Berzatto (Jeremy Allen White) , un jeune chef du monde de la gastronomie, est de retour à Chicago pour reprendre le « Diner » familial, à la suite du suicide de son frère. Loin de son univers, Carmy doit faire face aux écrasantes responsabilités d’une petite entreprise, à un personnel récalcitrant et à des relations familiales tendues, tout en subissant les conséquences de la tragédie.
Ce qu’on en pense
Le premier épisode alpague le spectateur par la manche pour le plonger directement dans l’arrière cuisine survoltée d’un « Dinner » de quartier à Chicago, où le jeune chef Carmen Berzatto (Jeremy Allen White, génial) prend, au pied levé, la succession de son frère ainé suicidé. C’est Cauchemar en cuisine ! L’endroit est d’une saleté repoussante, aucun appareil ne fonctionne correctement, les plombs sautent sans arrêt (au propre comme au figuré), les employés sont nuls et n’en font qu’à leur tête et cousin Richie (Ebon Moss-Bachrach) ne semble être là que pour jeter de l’huile sur le feu. Pourtant, la salle (qu’on ne découvrira pas avant le deuxième épisode) ne désemplit pas : il faut envoyer. Heureusement, Carmy peut s’appuyer sur Sydney (Ayo Edebiri) qui vient de débarquer comme stagiaire et a les aptitudes d’une future chef. Mais les emmerdes pleuvent : le resto est plus endetté que la Grèce, les impôts et les charges n’ont pas été payés depuis un lustre et la commission d’hygiène et de sécurité menace de le faire fermer. Carmy se dit qu’il aurait dû rester à New York, où il venait d’être élu « meilleur nouveau chef » du meilleur restaurant de la ville. Sauf que le suicide de son frère l’a fracassé, qu’il pointe aux Alcooliques Anonymes et que le resto est le seul patrimoine familial. Il va lui falloir assurer. Le spectateur aussi doit s’accrocher pendant un premier épisode survolté et braillard. Heureusement, ça se calme un peu par la suite et on s’attache trés vite aux différents personnages qui prennent de l’épaisseur au fil des épisodes. Tout tient sur eux, sur le jeu des acteurs (tous excellents) sur l’ambiance des quartiers populaires de Chicago où se situe le restaurant et sur une mise en scène digne desfrères Safdie (Uncut Gems, Good Time) . Chaque épisode se termine sur un titre rock indé de derrière les fagots (Wilco, Kevin Morby, Counting Crows, Breeders, REM… La BO est dispo sur les plateformes) et on n’a qu’une envie, c’est d’appuyer sur « épisode suivant ». Au moment de l’addition, The Bear se révèle être une des toutes meilleures séries de ces dernières années. 5 saisons et un « extra » sont disponibles sur Disney +
Catherine Cawood (Sarah Lancashire) , mène une vie qui n’est pas de tout repos. Elle occupe la fonction d’agent de police dans le Yorkshire. Divorcée, elle élève le jeune fils de sa fille suicidée huit ans plus tôt. Alors qu’elle semble finalement reprendre le dessus, elle apprend queTommy Lee Royce (James Norton), l’homme qu’elle juge responsable de ce suicide, est sorti de prison, ayant purgé une peine pour d’autres faits. Alors qu’elle enquête sur lui en secret, une affaire de rapt détourne son attention…
Ce qu’on en pense
Et bim ! Encore une grande série policière anglaise à déguster sur Arte où 3 saisons (18 épisodes d’une heure) sont disponibles. De quoi passer l’été dans l’air rafraichissant de la campagne du Yorkshire, hélas vicié par la violence, la drogue, la misère sociale et l’alcool. On y suit la reconstruction de l’héroïne (Sarah Lancashire) qui a quitté son poste d’inspectrice pour élever le fils de sa fille, suicidée après un viol et qui reprend péniblement du collier comme sergent de police dans une petit commissariat local. Ses enquêtes sont filmées avec un réalisme proche du cinéma social anglais avec, pour chaque saison, un scénario solide et un casting impeccable. Une série pleine d’humanité, en dépit de la noirceur du contexte social.
Quand Michael (James Nelson Joyce) tombe amoureux de Diana (Hannah Onslow) , il entrevoit pour la première fois de sa vie un avenir au-delà de ses activités criminelles : il importe de la cocaïne avec son ami Ronnie (Sean Bean) en Angleterre depuis des années. Lorsqu’une cargaison disparaît, il comprend que leur empire est menacé. D’autant que Jamie (Jack Mullen), le fils de Ronnie, compte bien succéder à son père et évincer Michael…
Ce qu’on en pense
Cette série de mafia anglaise se démarque par sa réalisation classique, sans effets particuliers ni ultraviolence. Au contraire, le héros (James Nelson Joyce, qui a de faux airs de Vincent Cassel et ferait un excellent James Bond), pourtant chef de gang et narco trafiquant, a avant tout le souci de protéger sa douce fiancée (Hannah Onslow) de ses activités. Les rôles féminins sont particulièrement soignés et l’ancrage de l’action à Liverpool offre des décors urbains parfaits. A voir en VO pour l’accent à couper au couteau des protagonistes.
John Sugar (Colin Farrell) est un détective privé américain qui enquête sur la mystérieuse disparition d’Olivia Siegel (Sydney Chandler), la petite-fille bien-aimée du légendaire producteur hollywoodien Jonathan Siegel (James Cromwell). Alors que Sugar tente de découvrir ce qui est arrivé à Olivia, il découvre également les secrets de la famille Siegel ; certains très récents, d’autres enfouis depuis longtemps…
Ce qu’on en pense
Colin Farrell incarne un détective privé à la Philip Marlowe mais bien de notre époque, dans cette superbe série Apple, disponible sur Canal+ . Si l’enquête sur la disparition de la petite fille junky d’un riche producteur hollywoodien n’a rien de bien original, le personnage du privé à l’ancienne, empathique et généreux avec les faibles mais impitoyable avec les méchants, détonne dans le contexte d’un polar contemporain. Colin Farrell est parfait dans le rôle et le reste du casting est à l’unisson. La réalisation du brésilien Fernando Meirelles est hyper léchée, la BO parfaite et le générique parmi les plus beaux du moment. Une régalade.
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