Par Ph.D
Le pitch
Raúl (Leonardo Sbaraglia) est un cinéaste culte en pleine crise créative. Lorsqu’un drame frappe l’une de ses plus proches collaboratrices, il s’en inspire pour écrire son prochain film. Peu à peu, il imagine Elsa (Barbara Lennie), une réalisatrice en pleine écriture, dont le parcours commence à refléter le sien. Les deux cinéastes deviennent les deux facettes d’un même personnage, dans un jeu de miroirs où l’impudeur de l’autofiction dévoile autant qu’elle détruit. Mais jusqu’où peut-on aller pour raconter une histoire?
Ce qu’on en pense
Almodovar poursuit son introspectation en forme d’autocritique entamée avec Douleur et Gloire. Avec cette fois deux doubles (dont un féminin) pour le prix d’un. Les fans du réalisateur madrilène apprécieront les personnages féminins, les décors colorés, la musique, le scénario à tiroirs et en miroirs, la fluidité de la mise en scène. Les autres pourront rester à l’écart de cette autofiction bavarde, mélancolique et crépusculaire, peut être trop autocentrée et pas aussi inspirée qu’il le faudrait. Mais un Almodovar mineur, c’est déjà très au dessus du lot.







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