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Nice: Etoiles et toiles

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Par la rédaction 

Le musée des Beaux-Arts Jules Chéret célèbre pour son nouvel accrochage les fastes de la Belle Époque (1871-1914), période qui constitue un des cœurs incontournables de ses collections. Les donations d’artistes, de collectionneurs et de mondaines offrent un aperçu – limité, subjectif – de cette époque fantasmée et du cosmopolitisme niçois. Présentant des scènes carnavalesques aussi bien que des portraits de célèbres compositeurs et princesses étrangères, l’exposition met plus particulièrement la lumière sur de talentueuses artistes lyriques et dramatiques, qui, par la reconnaissance mondiale qu’elles atteignent, exercent une indépendance et une autorité inédites. La question de la représentation s’étend donc de la scène à l’art du portrait, du spectacle à la projection de soi, et révèle aussi l’importance de la mode, culminante dans la seconde moitié du XIXe siècle avec le développement de la confection, ancêtre du prêt-à-porter, et l’émergence de la haute couture. Les portraitistes, en immortalisant leurs modèles vêtus de costumes de théâtre, de déguisements, d’habits de fête, de tenues d’apparats ou à la pointe de la modernité, leur offrent sur la toile le lieu d’une ultime et éternelle mise en scène.

 

 

Hyères : Calder

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Par la rédaction

Figure emblématique du XXe siècle, Alexander Calder (1898-1976) est connu pour ses célèbres mobiles et stabiles, sculptures mouvantes où les couleurs semblent flotter, suspendues dans l’air. Son travail s’impose comme un nouveau langage artistique dans lequel la notion d’équilibre occupe une place essentielle. À côté de ses sculptures, Alexander Calder développe une importante pratique du dessin et de la peinture sur papier. Parmi ses techniques de prédilection, la gouache tient une place essentielle, avec une palette souvent associée aux couleurs primaires. Plus tard, l’utilisation de la lithographie devient le prolongement logique de son travail graphique. Cette technique sera mise en avant grâce à son amitié avec Aimé et Marguerite Maeght, couple emblématique de la scène artistique d’avant-garde et grands diffuseurs d’art. Cette exposition, réalisée en partenariat avec la Fondation Maeght, met en lumière le travail essentiel d’Alexandre Calder ainsi que sa relation avec le couple Maeght, dont le soutien a largement contribué au rayonnement de son œuvre. À travers une sélection de 69 œuvres issues de la collection, cette exposition dévoile gouaches, lithographies, bronzes, encres et mobiles, révélant toute la diversité d’un artiste précurseur qui a su faire du mouvement une œuvre et de l’équilibre, un art.

 

Mougins: Bertien van Manen

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Par la rédaction

Comme chaque été depuis quelques années, le Centre de la photographe de Mougins s’associe aux Rencontres d’Arles avec une exposition consacrée aux photographies de Bertien van Manen (1935-2024). Ces images ne tiennent ni du journal intime, ni de l’album de famille. Si certains codes visuels peuvent y faire penser, elles ne répondent à aucun de leurs prérequis. Il n’est question ni d’elle, ni de rituels, d’événements ou de mises en scènes planifiées. Elles ne correspondent pas non plus aux canons du spectaculaire et aux lieux communs du photojournalisme ; les événements historiques ou politiques sont bien absents du centre de l’image. Son oeuvre pourrait se définir comme une chronique intime et subjective de la vie des gens ordinaires, qui, ballottés par les vents d’une histoire qui s’écrit sans eux et parfois les dépasse ou les écrase, tentent de s’en sortir du mieux qu’ils peuvent – et c’est souvent bien plus héroïque qu’on ne le croit. Le hasard d’un autoportrait nous montre la photographe, une femme audacieuse, les cheveux en bataille, manches retroussées : on l’imagine libre, forte, rebelle et tenace. Une éphémère carrière de mannequin conduit Bertien van Manen à passer de l’autre côté de l’objectif pour commencer une vie de photographe de magazine.

Elle montre vite cependant une acuité sociale et un engagement en réalisant plusieurs reportages sur des femmes migrantes, turques, marocaines, yougoslaves… venues aux Pays-Bas pour travailler et échapper au déterminisme de leur condition. C’est en feuilletant Les Américains (1958), livre de Robert Frank, que Bertien van Manen aura le déclic de la photographie qu’elle veut réellement faire et du monde qu’elle souhaite raconter. C’est dans cette distance et cette proximité qu’elle souhaite désormais s’inscrire. Elle ne cherchera plus à illustrer le monde, mais à le vivre en étant au plus proche des êtres et des choses, des communautés qui la fascinent. « Je dois aimer les personnes que je photographie. Je dois ressentir une attirance, une fascination », confesse la photographe. Cette exposition nous fait découvrir pour la première fois en France une artiste profondément féministe et engagée. Spectacle de vies ordinaires et humbles, la photographie de Bertien van Manen, loin du sensationnalisme et des récits dominants, construit une oeuvre documentaire singulière, portée par une empathie de tous les instants.

Monaco: Victor Brauner

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Par la rédaction

Le Nouveau Musée National de Monaco dédie l’ensemble des espaces de la Villa Paloma à une figure majeure du surréalisme international, Victor Brauner (1903-1966), un artiste à part dans l’histoire de l’art, dont l’œuvre remarquable reste encore à découvrir. L’exposition intitulée  « Victor Brauner, L’Aventure magique » révèle pour la première fois une collection privée exceptionnelle établie à Monaco qui couvre l’ensemble de la production de l’artiste, des années 1920 aux années 1960, entre peinture, dessin et sculpture. En contrepoint de plus de cent soixante œuvres issues de cette collection, dix objets d’art extra-occidentaux collectionnés par Victor Brauner sont exposés, prêtés par le musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole. L’œuvre de Victor Brauner, originale, érudite, pleine d’inventions et d’humour, s’est nourrie de ses origines roumaines et des avant-gardes de Bucarest dans les années 1920, de la rencontre avec André Breton et le surréalisme à partir de 1933, ainsi que des civilisations archaïques et des mythologies les plus variées.  Essayant de s’abstraire du réel contingent, Victor Brauner crée des univers légendaires où le fantastique côtoie le merveilleux, rattrapé parfois par l’ironie pour échapper à une barbarie environnante ou sublimé par la magie pour élaborer une cosmogonie personnelle. Malgré la Grande Histoire qui pesa lourdement sur Victor Brauner, comme d’autres artistes étrangers du début du xxe siècle, le peintre a poursuivi ses inventions sa vie durant avec une ténacité exemplaire et une originalité généreuse. « L’exposition qui lui est consacrée à Monaco souhaite partager au plus grand nombre l’aventure magique de ce grand artiste, à travers une collection privée unique présentant l’une des œuvres les plus singulières et envoûtantes du xxe siècle », déclare Camille Morando, commissaire de l’exposition.

Toulon :  Man Ray

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Par la rédaction

Le Musée d’art de Toulon (MAT) propose, jusqu’au 31 octobre, l’exposition « Magie de l’image » consacrée à Man Ray. Près de deux cents œuvres, photographies, peintures, dessins, lithographies, rayographies, clichés verre, photographies de mode, objets, livres et films, retracent le parcours de l’un des artistes majeurs du XXe siècle. L’exposition célèbre  le cinquantenaire de la disparition de Man Ray, mort à Paris le 18 novembre 1976. Le titre est emprunté à une œuvre tardive de Man Ray, eau-forte à l’aquatinte en couleur réalisée en 1971 d’après l’un de ses propres clichés-verre, présentée dans l’exposition. À travers la rayographie, la solarisation, le cliché-verre, le ready-made, le portrait surréaliste et la photographie de mode dont il est l’un des inventeurs, Man Ray a fabriqué cette beauté étrange qui surgit quand le réel se laisse enchanter. L’exposition se déploie en six chapitres qui couvrent les grandes périodes de l’œuvre, depuis la jeunesse new-yorkaise et la rencontre avec Marcel Duchamp jusqu’aux dernières années parisiennes rue Férou…

 

La Seyne: Portraits

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Par la rédaction

Cet été , la Villa Tamaris propose une exposition collective intitulée 200 ans de portraits. Elle réunit des portraits historiques de Nadar, qui saisit les grandes figures de son époque — Victor Hugo, Baudelaire ou Rodin — ainsi que des œuvres de Pierre Petit et Adolphe Dallemagne, aux origines du portrait photographique. À travers un véritable voyage visuel, elle invite à parcourir 200 ans d’images et de regards, où se croisent styles, époques et sensibilités. Du portrait posé aux approches les plus libres, chaque photographie révèle une manière singulière de capter une présence, une expression, une identité. Ce dialogue entre générations de photographes dessine une histoire vivante du portrait, portée par la diversité des écritures et des intentions avec des photographes comme Sam Levin, le Studio Harcourt, André Kertész, Denise Colomb, Willy Ronis, Daniel Boudinet, Thérèse Le Prat, Gilles Ehrmann, Émile Savitry, Jean Roubier, Marion Kalter, Lucien Clergue, Hélène Bamberger, GLADYS, Jean Rault, Anne Garde, Jacqueline Salmon, Xavier Lambours, Carole Bellaïche, Dolorès Marat, Andrew Sherwood, Rajak Ohanian, Christine Spengler, Eric Bouvet, Arnaud Baumann, Jean-Michel Fickinger, Luc Choquer, Michel Séméniako, Gérard Uféras, Yan Morvan, Patrick Zachmann…

 

Fondation Maeght: Ellsworth Kelly

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Par la rédaction

La Fondation Maeght présente une grande exposition consacrée à l’artiste américain Ellsworth Kelly. Ellsworth Kelly – Aux bords de l’eau, conçue par le commissaire invité Éric de Chassey, explore pour la première fois la place de l’eau dans l’œuvre de l’artiste, offrant un nouvel éclairage sur sa pratique et sa méthode de travail. Figure majeure de l’art américain, Ellsworth Kelly (1923–2015) est reconnu pour ses œuvres abstraites de grand format, qui entretiennent un rapport précis avec le monde visible. Tout au long de sa vie, il fut attiré par les environnements aquatiques — de Belle-Île à la Côte d’Azur, de New York aux Caraïbes — où l’expérience du regard porté sur l’eau donna naissance à des dessins, collages, peintures et sculptures. Plutôt que de représenter des paysages, Kelly y traduit la perception même de l’eau : ses variations chromatiques, la lumière et la surface. L’exposition rappelle également les liens précoces et durables de Kelly avec la famille Maeght. De retour en France en 1948, il expose à la Galerie Maeght à Paris et séjourne à plusieurs reprises chez la famille à Saint-Paul-de-Vence, nouant avec Adrien Maeght une amitié qui se poursuivra jusqu’à la fin de sa vie…

 

 

Nice : Coun

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L’exposition Coun. Libera l’art au Palais Lascaris illustre la volonté de faire dialoguer le faste baroque et l’âme populaire de Nice. Depuis 2024, l’artiste Coun. accompagne le Palais Lascaris dans une démarche de médiation par l’image. Designer de formation, ce dessinateur de 39 ans au trait affirmé a su s’approprier les codes du lieu pour concevoir les divers livrets pédagogiques du musée. Son travail ne se contente pas d’illustrer : il traduit, avec une clarté et une sensibilité moderne, la profusion des plafonds mythologiques et la rigueur de l’architecture baroque. Avec Libera l’art, l’artiste Niçois franchit une nouvelle étape. Son esthétique, héritée du design, nourrie par la culture populaire niçoise et un humour corrosif, crée un contraste saisissant avec l’ornementation du Palais. En libérant le trait, Coun. libère aussi notre regard sur les collections et traduit avec clarté la richesse des plafonds et décors du Palais. Avec ses papiers moulés sculptés à la manière des premiers carnavaliers  Coun. transforme l’histoire en un langage visuel accessible à tous, faisant du musée un espace de jeu et de découverte. Cette exposition est une invitation à redécouvrir le Palais Lascaris à travers l’œil malicieux de l’artiste, prouvant que le patrimoine est une matière vivante, sans cesse réinventée par le talent de ceux qui le regardent.

Monaco : Moteurs !

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Par la rédaction

Intitulée  « Monaco et l’Automobile, de 1893 à nos jours », l’exposition d’été du Grimaldi Forum réunit une cinquantaine de véhicules emblématiques, dont plus de 20 voitures victorieuses du Rallye Monte-Carlo ou du Grand Prix de Monaco (dont celles d’Ayrton Senna et de Charles Leclerc), ainsi que des pièces issues de la Famille Princière (dont la Rolls Royce qui a servi au mariage du Prince Rainer avec Grace Kelly) et des archives inédites de l’Automobile Club de Monaco (dont l’affiche du tout premier Grand Prix) . Jamais une exposition de cette envergure n’a été organisée en Principauté autour de l’automobile. Véritable voyage à travers le temps, l’événement évoque les concours d’élégance, les grands événements officiels et sportifs, les champions locaux que sont Louis Chiron et Charles Leclerc,  mais aussi l’automobile en tant qu’œuvre d’art à part entière.  Aux côtés de voitures légendaires, une sélection d’objets, documents, photographies et vidéos, dont certains totalement inédits, illustrent cette relation étroite entre Monaco et l’automobile. Du Rallye Monte-Carlo créé en 1911,  aux concours d’élégance de l’après-guerre, en passant par le Grand Prix de Monaco (depuis 1929), c’est toute une fresque historique qui est présentée dans une scénographie spectaculaire signée William Chatelain. Une exposition à voir absolument, de préférence en famille !

Nice : Matisse-St Laurent

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Par la rédaction

Le Musée Matisse Nice et le Musée Yves Saint Laurent Paris consacrent une exposition d’envergure à deux créateurs majeurs qui n’ont eu de cesse de repenser le XXe siècle, d’en explorer les sources, de les transgresser. Si un seul trait commun devait relier Henri Matisse (1869-1954) et Yves Saint Laurent (1936-2008), ce serait sans aucun doute leur volonté de transgresser les frontières établies entre les « beaux-arts » et les « arts appliqués ». Pour Matisse, les imprimés décoratifs, leur dynamisme, deviennent le moyen de créer un espace pictural qui « au-delà des limites du tangible » ; pour Yves Saint Laurent, la peinture offre la possibilité de passer du plan au volume, de concevoir le vêtement comme un mobile qui se déploie dans l’espace, un art en mouvement. Coudre et peindre sont des gestes qui concourent à une « même expérimentation de la ligne, une même justesse dans le maniement des contrastes, entre les matières et le volume », et bien qu’Henri Matisse et Yves Saint Laurent ne se soient jamais rencontrés, le dialogue entre eux apparaît aujourd’hui évident.  L’exposition propose de mettre en lumière ces correspondances et de faire dialoguer les œuvres des deux artistes. Elle s’appuie pour ce faire sur les riches collections du Musée Matisse Nice et sur celles de la Fondation Pierre Bergé–Yves Saint Laurent, complétées par de prestigieux prêts, français et internationaux. Réunissant 160 œuvres – vêtements haute couture, de traditions populaires, peintures, dessins, textiles, accessoires et documents d’archives –, le Musée Matisse Nice propose un parcours inédit mettant en lumière la profonde unité des liens que le couturier – l’un des plus grands innovateurs de la mode française – a tissés avec Henri Matisse, l’un des plus grands artistes de son temps.

Hyères/Toulon : Design

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Par la rédaction

Depuis  2016 le festival international Design Parade de Hyères,  qui fête cette année son 20e anniversaire, essaime à Toulon avec un festival consacré à l’architecture d’intérieur et à la décoration, secteurs majeurs de l’histoire des arts décoratifs. En parallèle aux expos de la villa Noailles (25 juin-30 août) , Design Parade Toulon (25-30 août) réunit plusieurs expositions autour d’un concours destiné à révéler et soutenir la jeune génération d’architectes d’intérieur. C’est le premier projet de ce type en France.  La Design Parade comprend donc désormais deux volets : un festival de design à la villa de Noailles à Hyères et un festival d’architecture d’intérieur à Toulon.  En plus de celle de la Villa de Noailles à Hyères, plusieurs expositions sont programmées dans la ville préfecture du Var  et définissent un parcours dans la ville…

Toulon : Martin Parr

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Par la rédaction

À travers son regard décalé et coloré, le célèbre photographe britannique Martin Parr croque avec humour les habitudes de consommation et les scènes du quotidien.
Figure majeure de la photographie documentaire contemporaine et membre de Magnum Photos depuis 1994, Martin Parr a porté durant près de cinquante ans un regard aussi incisif que profondément humain sur les sociétés occidentales. Sa disparition récente confère à cette exposition une dimension particulière : celle d’un hommage à une œuvre essentielle qui explore les rites ordinaires, les loisirs, les habitudes de consommation et les comportements collectifs avec une attention singulière portée aux détails du quotidien. Entre humour, ironie et tendresse, les photographies révèlent ce que nos gestes les plus familiers disent de notre époque. L’exposition Short and Sweet conçue en collaboration avec Magnum Photos, propose un parcours à travers 9 séries emblématiques de son travail. L’installation « Common Sense » clôt le parcours comme une immersion dans l’univers visuel foisonnant du photographe. Gros plans, objets de consommation, textures et fragments du quotidien composent une vaste archive du banal devenu spectaculaire. Entre satire sociale et observation anthropologique, « Short and Sweet » invite ainsi le visiteur à regarder autrement un monde en mutation permanente, un monde dont Martin Parr aura révélé, avec une acuité unique, les travers autant que la vitalité.

 

 

Antibes : Hartung-Bergman

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Par la rédaction

L’ancienne villa-atelier d’Hans Hartung et Anna-Eva Bergman à Antibes est désormais accessible au public de mai à septembre,  sans restriction et avec un nouvel accrochage chaque été. Ce changement majeur de destination  a nécessité des travaux pharaonique,  mais le résultat est à la hauteur de l’attente :  inscrite au patrimoine architectural du 20e siècle, la villa  s’est enrichie d’un bâtiment d’accueil avec boutique (signé Cristiano Isnardi ), d’une salle de projection et de grandes et lumineuses salles d’expositions ouvertes dans les ateliers d’Hans et Eva, qui occupaient chacun une aile du bâtiment principal.  Le parc d’oliviers centenaires, les terrasses et le patio-piscine font partie intégrante de la visite. Pour sa cinquième exposition in situ, la Fondation Hartung présente,  jusqu’au 25 septembre, «Les Voix de leurs oeuvres». Cet accrochage, en plus de montrer les productions de Hans Hartung et d’Anna-Eva Bergman, s’appuie sur les archives de presse accumulées par le couple sur son travail. La Fondation a voulu faire entendre cette polyphonie. En parallèle de peintures, de dessins et d’estampes, le visiteur pourra ainsi découvrir et consulter la masse textuelle que leurs créations ont suscitée pendant plus de six décennies. Réapparaissent ainsi des signatures venues de journaux influents ou de revues plus discrètes, dont certaines ont été injustement éclipsées. On pense par exemple à Erich Lissner, Marie-Hélène Camus ou Raoul-Jean Moulin

Nice : Claudia Bevilacqua

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Par la rédaction

Présentée à la galerie de musée de la photographie, l’exposition La Dolce Nizza est une ode en noir et blanc à une ville solaire et sensuelle où les femmes rient, dansent, jouent la comédie de la vie comme dans un vieux film. Les scènes capturées par la photographe italienne Claudia Bevilacqua, installée à Nice depuis 2018 après une carrière dans la finance et l’aérospatiale, ne sont ni des publicités vintages, ni des shootings de mode, mais des moments orchestrés avec malice pour célébrer la joie de vivre à la niçoise. Certaines se pavanent sur la promenade des Anglais avec leur chapeau large et leur robe qui vole au vent ou dégustent des spaghettis en maillots rétro à la Réserve, d’autres se perdent entre les étals du marché du cours Saleya et les ruelles du Vieux-Nice. Un air de liberté flotte partout.

 

 

 

Nice : Mathieu Forget

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Par la rédaction

L’exposition LEVITATION présente pour la première fois en musée une rétrospective de l’artiste français Mathieu Forget, à travers une sélection de 80 photographies consacrées au mouvement. Une invitation à découvrir une pratique singulière, à la fois physique et contemplative, ancrée dans le réel et tendue vers l’insaisissable. Depuis une dizaine d’années, Mathieu Forget, connu aussi sous les noms de Forgetmat ou The Flying Man, poursuit une même question  avec une obstination presque silencieuse : que se passe-t-il dans le corps, et dans l’image, au moment précis où l’on quitte le sol ? Danseur, photographe et réalisateur, il est à la fois derrière l’objectif et devant, en tant que sujet. L’exposition est conçue comme une expérience visuelle et immersive, où certaines images s’animent en réalité augmentée, prolongeant l’intention de chaque création.