Monaco : Moteurs !
Par la rédaction
Intitulée « Monaco et l’Automobile, de 1893 à nos jours », l’exposition d’été du Grimaldi Forum réunit une cinquantaine de véhicules emblématiques, dont plus de 20 voitures victorieuses du Rallye Monte-Carlo ou du Grand Prix de Monaco (dont celles d’Ayrton Senna et de Charles Leclerc), ainsi que des pièces issues de la Famille Princière (dont la Rolls Royce qui a servi au mariage du Prince Rainer avec Grace Kelly) et des archives inédites de l’Automobile Club de Monaco (dont l’affiche du tout premier Grand Prix) . Jamais une exposition de cette envergure n’a été organisée en Principauté autour de l’automobile. Véritable voyage à travers le temps, l’événement évoque les concours d’élégance, les grands événements officiels et sportifs, les champions locaux que sont Louis Chiron et Charles Leclerc, mais aussi l’automobile en tant qu’œuvre d’art à part entière. Aux côtés de voitures légendaires, une sélection d’objets, documents, photographies et vidéos, dont certains totalement inédits, illustrent cette relation étroite entre Monaco et l’automobile. Du Rallye Monte-Carlo créé en 1911, aux concours d’élégance de l’après-guerre, en passant par le Grand Prix de Monaco (depuis 1929), c’est toute une fresque historique qui est présentée dans une scénographie spectaculaire signée William Chatelain. Une exposition à voir absolument, de préférence en famille !
Cannes : Hervé Di Rosa
Par la rédaction
A travers la peinture, la sculpture, le dessin, la céramique ou encore la tapisserie, Hervé Di Rosa propose un univers coloré, libre et joyeusement subversif. Il développe depuis les années 1980 une œuvre foisonnante, vibrante et profondément singulière, à la croisée de la bande dessinée, du graffiti, de l’art brut et des arts populaires du monde entier. Conçue comme un parcours en trois chapitres, l’exposition de La Malmaison retrace plus de quarante années de création, depuis les années 1980 jusqu’aux œuvres les plus récentes, en passant par les cycles issus des voyages d’Hervé Di Rosa à travers le monde. Elle met en lumière la richesse d’un univers artistique en constante expansion, nourri d’influences multiples et d’un regard singulier sur les cultures visuelles. Né en 1959 à Sète, Hervé Di Rosa est une figure majeure de la scène artistique française contemporaine. Formé à l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, il s’impose dès le début des années 1980 comme l’un des cofondateurs du mouvement de la Figuration Libre, aux côtés notamment de Robert Combas, Rémi Blanchard et François Boisrond.
Nice: Mortimer au Japon
Par la rédaction
Conçue en partenariat avec la Fondation Edgar P. Jacobs, La nouvelle exposition du Musée des Arts asiatiques de Nice explore les liens entre l’univers de Blake et Mortimer et les collections du musée. Planches originales, calques, croquis préparatoires, archives inédites et estampes japonaises dialoguent autour d’un même support : le papier, matériau commun de la bande dessinée comme de l’estampe. Intitulée « Mortimer et le Japon de papier« , l’exposition documente les coulisses de la création de la dernière BD du maître belge: Les 3 formules du professeur Sato. Les visiteurs découvrent la méthode de travail méticuleuse de Jacobs, son goût du détail, l’importance de ses recherches documentaires et les différentes étapes qui donnent naissance à une planche de bande dessinée. En regard, une sélection d’estampes, d’œuvres d’art et d’objets japonais met en lumière les résonances visuelles entre le travail du dessinateur et les grands maîtres de l’estampe : composition, jeux d’ombre et de lumière, théâtralité, couleur et sens du récit. Au fil du parcours, la fascination de Jacobs pour le Japon se dévoile également à travers les nombreux documents qu’il a réunis au fil des années, ainsi que les objets qui nourrissaient son imaginaire. L’exposition montre comment cette documentation a contribué à façonner une œuvre où la science-fiction dialogue avec les traditions japonaises, entre spiritualité, innovation et quête d’humanité. Réunissant près de 160 œuvres originales, des archives inédites de la Fondation Edgar P. Jacobs, des estampes issues des collections du musée ainsi qu’un spectaculaire robot-samouraï conçu spécialement pour l’occasion, Mortimer et le Japon de papier propose une immersion inédite dans l’univers du maître de la ligne claire et dans le Japon qui a nourri son imaginaire.
Nice : Matisse-St Laurent
Par la rédaction
Le Musée Matisse Nice et le Musée Yves Saint Laurent Paris consacrent une exposition d’envergure à deux créateurs majeurs qui n’ont eu de cesse de repenser le XXe siècle, d’en explorer les sources, de les transgresser. Si un seul trait commun devait relier Henri Matisse (1869-1954) et Yves Saint Laurent (1936-2008), ce serait sans aucun doute leur volonté de transgresser les frontières établies entre les « beaux-arts » et les « arts appliqués ». Pour Matisse, les imprimés décoratifs, leur dynamisme, deviennent le moyen de créer un espace pictural qui « au-delà des limites du tangible » ; pour Yves Saint Laurent, la peinture offre la possibilité de passer du plan au volume, de concevoir le vêtement comme un mobile qui se déploie dans l’espace, un art en mouvement. Coudre et peindre sont des gestes qui concourent à une « même expérimentation de la ligne, une même justesse dans le maniement des contrastes, entre les matières et le volume », et bien qu’Henri Matisse et Yves Saint Laurent ne se soient jamais rencontrés, le dialogue entre eux apparaît aujourd’hui évident. L’exposition propose de mettre en lumière ces correspondances et de faire dialoguer les œuvres des deux artistes. Elle s’appuie pour ce faire sur les riches collections du Musée Matisse Nice et sur celles de la Fondation Pierre Bergé–Yves Saint Laurent, complétées par de prestigieux prêts, français et internationaux. Réunissant 160 œuvres – vêtements haute couture, de traditions populaires, peintures, dessins, textiles, accessoires et documents d’archives –, le Musée Matisse Nice propose un parcours inédit mettant en lumière la profonde unité des liens que le couturier – l’un des plus grands innovateurs de la mode française – a tissés avec Henri Matisse, l’un des plus grands artistes de son temps.
La Seyne: Portraits
Par la rédaction
Cet été , la Villa Tamaris propose une exposition collective intitulée 200 ans de portraits. Elle réunit des portraits historiques de Nadar, qui saisit les grandes figures de son époque — Victor Hugo, Baudelaire ou Rodin — ainsi que des œuvres de Pierre Petit et Adolphe Dallemagne, aux origines du portrait photographique. À travers un véritable voyage visuel, elle invite à parcourir 200 ans d’images et de regards, où se croisent styles, époques et sensibilités. Du portrait posé aux approches les plus libres, chaque photographie révèle une manière singulière de capter une présence, une expression, une identité. Ce dialogue entre générations de photographes dessine une histoire vivante du portrait, portée par la diversité des écritures et des intentions avec des photographes comme Sam Levin, le Studio Harcourt, André Kertész, Denise Colomb, Willy Ronis, Daniel Boudinet, Thérèse Le Prat, Gilles Ehrmann, Émile Savitry, Jean Roubier, Marion Kalter, Lucien Clergue, Hélène Bamberger, GLADYS, Jean Rault, Anne Garde, Jacqueline Salmon, Xavier Lambours, Carole Bellaïche, Dolorès Marat, Andrew Sherwood, Rajak Ohanian, Christine Spengler, Eric Bouvet, Arnaud Baumann, Jean-Michel Fickinger, Luc Choquer, Michel Séméniako, Gérard Uféras, Yan Morvan, Patrick Zachmann…
Hyères : Calder
Par la rédaction
Réalisée en partenariat avec la Fondation Maeght, l’exposition Calder du musée de Hyères met en lumière la relation essentielle entre Calder et Aimé et Marguerite Maeght dont le soutien a largement contribué au rayonnement de son travail depuis leur première rencontre à Paris en 1947. À travers une sélection de 69 oeuvres, cette exposition dévoile gouaches, lithographies, bronzes, encres et mobiles, révélant toute la diversité d’un artiste précurseur, qui a su faire du mouvement une oeuvre, et de l’équilibre, un art. Entre légèreté et précision, Alexander Calder (1898-1976) transforme la sculpture en un art mouvant. Avec ses mobiles, il invente un langage où les couleurs semblent flotter, suspendues dans un équilibre fragile, guidées par le mouvement et la poésie de l’air. Chez Calder, rien n’est figé : la matière devient danse, et l’équilibre, une expérience en perpétuelle transformation…
Monaco: Victor Brauner
Par la rédaction
Le Nouveau Musée National de Monaco dédie l’ensemble des espaces de la Villa Paloma à une figure majeure du surréalisme international, Victor Brauner (1903-1966), un artiste à part dans l’histoire de l’art, dont l’œuvre remarquable reste encore à découvrir. L’exposition intitulée « Victor Brauner, L’Aventure magique » révèle pour la première fois une collection privée exceptionnelle établie à Monaco qui couvre l’ensemble de la production de l’artiste, des années 1920 aux années 1960, entre peinture, dessin et sculpture. En contrepoint de plus de cent soixante œuvres issues de cette collection, dix objets d’art extra-occidentaux collectionnés par Victor Brauner sont exposés, prêtés par le musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole. L’œuvre de Victor Brauner, originale, érudite, pleine d’inventions et d’humour, s’est nourrie de ses origines roumaines et des avant-gardes de Bucarest dans les années 1920, de la rencontre avec André Breton et le surréalisme à partir de 1933, ainsi que des civilisations archaïques et des mythologies les plus variées. Essayant de s’abstraire du réel contingent, Victor Brauner crée des univers légendaires où le fantastique côtoie le merveilleux, rattrapé parfois par l’ironie pour échapper à une barbarie environnante ou sublimé par la magie pour élaborer une cosmogonie personnelle. Malgré la Grande Histoire qui pesa lourdement sur Victor Brauner, comme d’autres artistes étrangers du début du xxe siècle, le peintre a poursuivi ses inventions sa vie durant avec une ténacité exemplaire et une originalité généreuse. « L’exposition qui lui est consacrée à Monaco souhaite partager au plus grand nombre l’aventure magique de ce grand artiste, à travers une collection privée unique présentant l’une des œuvres les plus singulières et envoûtantes du xxe siècle », déclare Camille Morando, commissaire de l’exposition.
Toulon : Man Ray
Par la rédaction
Le Musée d’art de Toulon (MAT) propose, jusqu’au 31 octobre, l’exposition « Magie de l’image » consacrée à Man Ray. Près de deux cents œuvres, photographies, peintures, dessins, lithographies, rayographies, clichés verre, photographies de mode, objets, livres et films, retracent le parcours de l’un des artistes majeurs du XXe siècle. L’exposition célèbre le cinquantenaire de la disparition de Man Ray, mort à Paris le 18 novembre 1976. Le titre est emprunté à une œuvre tardive de Man Ray, eau-forte à l’aquatinte en couleur réalisée en 1971 d’après l’un de ses propres clichés-verre, présentée dans l’exposition. À travers la rayographie, la solarisation, le cliché-verre, le ready-made, le portrait surréaliste et la photographie de mode dont il est l’un des inventeurs, Man Ray a fabriqué cette beauté étrange qui surgit quand le réel se laisse enchanter. L’exposition se déploie en six chapitres qui couvrent les grandes périodes de l’œuvre, depuis la jeunesse new-yorkaise et la rencontre avec Marcel Duchamp jusqu’aux dernières années parisiennes rue Férou…
Nice : Les Archanges
Par la rédaction
Potiers, céramistes, sculpteurs et peintres, Lilette (1925-2006) et Gilbert Valentin (1928-2000) participent à l’essor artistique que connaît Vallauris après la Libération. Unis par une même passion et une soif de liberté, ils poursuivent chacun leur formation avant de s’installer en 1950 à Vallauris dans une ancienne fabrique qu’ils baptisent « Les Archanges« . Ce lieu devient rapidement un espace d’art et de vie où grandissent leurs cinq enfants et où se réunissent poètes, musiciens et écrivains, dont Jean Cocteau, Pablo Picasso et Jacques Prévert. Tout au long de leur parcours, les Valentin explorent et renouvellent leur pratique : d’abord centrée sur la poterie, leur œuvre s’ouvre à la sculpture, à la peinture et au dessin, avant de revenir à la céramique sous la forme de tableaux poétiques et symboliques. Pendant près de cinquante ans, Lilette et Gilbert Valentin ont exposé en France et à l’étranger. Ils ont fait de leur galerie un lieu d’échanges et de création, aujourd’hui redécouvert à l’occasion de cette exposition à la galerie Lympia.
Fondation Maeght: Ellsworth Kelly
Par la rédaction
La Fondation Maeght présente une grande exposition consacrée à l’artiste américain Ellsworth Kelly. Ellsworth Kelly – Aux bords de l’eau, conçue par le commissaire invité Éric de Chassey, explore pour la première fois la place de l’eau dans l’œuvre de l’artiste, offrant un nouvel éclairage sur sa pratique et sa méthode de travail. Figure majeure de l’art américain, Ellsworth Kelly (1923–2015) est reconnu pour ses œuvres abstraites de grand format, qui entretiennent un rapport précis avec le monde visible. Tout au long de sa vie, il fut attiré par les environnements aquatiques — de Belle-Île à la Côte d’Azur, de New York aux Caraïbes — où l’expérience du regard porté sur l’eau donna naissance à des dessins, collages, peintures et sculptures. Plutôt que de représenter des paysages, Kelly y traduit la perception même de l’eau : ses variations chromatiques, la lumière et la surface. L’exposition rappelle également les liens précoces et durables de Kelly avec la famille Maeght. De retour en France en 1948, il expose à la Galerie Maeght à Paris et séjourne à plusieurs reprises chez la famille à Saint-Paul-de-Vence, nouant avec Adrien Maeght une amitié qui se poursuivra jusqu’à la fin de sa vie…
Nice : Coun
Par la rédaction
L’exposition Coun. Libera l’art au Palais Lascaris illustre la volonté de faire dialoguer le faste baroque et l’âme populaire de Nice. Depuis 2024, l’artiste Coun. accompagne le Palais Lascaris dans une démarche de médiation par l’image. Designer de formation, ce dessinateur de 39 ans au trait affirmé a su s’approprier les codes du lieu pour concevoir les divers livrets pédagogiques du musée. Son travail ne se contente pas d’illustrer : il traduit, avec une clarté et une sensibilité moderne, la profusion des plafonds mythologiques et la rigueur de l’architecture baroque. Avec Libera l’art, l’artiste Niçois franchit une nouvelle étape. Son esthétique, héritée du design, nourrie par la culture populaire niçoise et un humour corrosif, crée un contraste saisissant avec l’ornementation du Palais. En libérant le trait, Coun. libère aussi notre regard sur les collections et traduit avec clarté la richesse des plafonds et décors du Palais. Avec ses papiers moulés sculptés à la manière des premiers carnavaliers Coun. transforme l’histoire en un langage visuel accessible à tous, faisant du musée un espace de jeu et de découverte. Cette exposition est une invitation à redécouvrir le Palais Lascaris à travers l’œil malicieux de l’artiste, prouvant que le patrimoine est une matière vivante, sans cesse réinventée par le talent de ceux qui le regardent.
Hyères/Toulon : Design
Par la rédaction
Depuis 2016 le festival international Design Parade de Hyères, qui fête cette année son 20e anniversaire, essaime à Toulon avec un festival consacré à l’architecture d’intérieur et à la décoration, secteurs majeurs de l’histoire des arts décoratifs. En parallèle aux expos de la villa Noailles (25 juin-30 août) , Design Parade Toulon (25-30 août) réunit plusieurs expositions autour d’un concours destiné à révéler et soutenir la jeune génération d’architectes d’intérieur. C’est le premier projet de ce type en France. La Design Parade comprend donc désormais deux volets : un festival de design à la villa de Noailles à Hyères et un festival d’architecture d’intérieur à Toulon. En plus de celle de la Villa de Noailles à Hyères, plusieurs expositions sont programmées dans la ville préfecture du Var et définissent un parcours dans la ville…
Toulon : Martin Parr
Par la rédaction
Antibes : Hartung-Bergman
Par la rédaction
L’ancienne villa-atelier d’Hans Hartung et Anna-Eva Bergman à Antibes est désormais accessible au public de mai à septembre, sans restriction et avec un nouvel accrochage chaque été. Ce changement majeur de destination a nécessité des travaux pharaonique, mais le résultat est à la hauteur de l’attente : inscrite au patrimoine architectural du 20e siècle, la villa s’est enrichie d’un bâtiment d’accueil avec boutique (signé Cristiano Isnardi ), d’une salle de projection et de grandes et lumineuses salles d’expositions ouvertes dans les ateliers d’Hans et Eva, qui occupaient chacun une aile du bâtiment principal. Le parc d’oliviers centenaires, les terrasses et le patio-piscine font partie intégrante de la visite. Pour sa cinquième exposition in situ, la Fondation Hartung présente, jusqu’au 25 septembre, «Les Voix de leurs oeuvres». Cet accrochage, en plus de montrer les productions de Hans Hartung et d’Anna-Eva Bergman, s’appuie sur les archives de presse accumulées par le couple sur son travail. La Fondation a voulu faire entendre cette polyphonie. En parallèle de peintures, de dessins et d’estampes, le visiteur pourra ainsi découvrir et consulter la masse textuelle que leurs créations ont suscitée pendant plus de six décennies. Réapparaissent ainsi des signatures venues de journaux influents ou de revues plus discrètes, dont certaines ont été injustement éclipsées. On pense par exemple à Erich Lissner, Marie-Hélène Camus ou Raoul-Jean Moulin…
Nice : Claudia Bevilacqua
Par la rédaction
Présentée à la galerie de musée de la photographie, l’exposition La Dolce Nizza est une ode en noir et blanc à une ville solaire et sensuelle où les femmes rient, dansent, jouent la comédie de la vie comme dans un vieux film. Les scènes capturées par la photographe italienne Claudia Bevilacqua, installée à Nice depuis 2018 après une carrière dans la finance et l’aérospatiale, ne sont ni des publicités vintages, ni des shootings de mode, mais des moments orchestrés avec malice pour célébrer la joie de vivre à la niçoise. Certaines se pavanent sur la promenade des Anglais avec leur chapeau large et leur robe qui vole au vent ou dégustent des spaghettis en maillots rétro à la Réserve, d’autres se perdent entre les étals du marché du cours Saleya et les ruelles du Vieux-Nice. Un air de liberté flotte partout.

















