Nice : Africa Pop
Par la rédaction
Africa Pop, la nouvelle exposition du musée d’art naïf de Nice, invite les visiteurs à rencontrer les cultures africaines sur le fil du textile, à travers une conversation entre les tissus imprimés appelés wax et des objets du quotidien. Ce voyage d’Ouest en Est, et du Nord au Sud, propose la découverte d’un continent où les étoffes sont supports de langage et expriment la voix des femmes. À travers des collections exceptionnelles, reflétant 30 années de recherches de terrain, des deux commissaires Claude Boli et Anne Grosfilley, une scénographie immersive avec un sens aigu du détail, l’exposition est construite comme un imagier géant qui invite le visiteur à observer chaque élément dans un jeu de correspondances. Les wax font écho au parcours permanent, de l’espace temporaire à la terrasse en passant par le jardin, mais aussi l’appartement. Une partie intimiste et un peu « hot » de l’exposition est, en effet, installée dans l’ancien appartement des conservateurs, ouvert au public adulte. On y découvre les mystères d’une case africaine avec, en main, un « carnet de cartels » spécialement dédié à cette partie de l’expo…
Hyères: Couleurs
Par la rédaction
Le propos de la nouvelle exposition du musée du Niel est de souligner les rapports qui ont pu exister dans la seconde moitié du XXe siècle entre la couleur et l’abstraction. Ces rapports sont marqués par une lutte, un combat. La couleur peine à s’imposer dans l’expression abstraite d’après-guerre dans un contexte esthétique qui accepte mal le recours aux éclats de la couleur. Les codes chromatiques dominants sont souvent sombres, échappent rarement au noir, au blanc et au gris. Certains parviennent à imposer leur vision colorée malgré tout comme Dewasne, grâce à une expression géométrique, ou à travers la puissance lyrique comme Mathieu, Schneider, Poliakoff, Hartung, et aujourd’hui Fabienne Verdier, ou encore par la couleur elle-même en tant qu’élément central de l’œuvre comme chez Hantaï. De l’autre côté de l’Atlantique, des artistes revendiquent fortement l’héritage matissien et font de la couleur le composant essentiel de leur travail abstrait tout en réinventant la peinture. C’est le cas de Shirley Jaffe et de Sam Francis, ou encore de Kimber Smith et James Bishop. De ces combats, de cette résistance, de cette renaissance, de ces interconnexions, émergent une sensation, un sentiment, voire un langage, éclatants ou sombres, que l’on peut qualifier de « couleur abstraction ». La collection du musée en est l’illustration.
Porquerolles: Pop and Sun
Par la rédaction
Pépite du tourisme culturel dans le Var, dans l’écrin magique de Porquerolles, la Villa Carmignac, a été créée en 2018 sur l’île afin d’y exposer la collection d’art contemporain de la Fondation Carmignac, riche de quelque 300 oeuvres. La visite se fait pieds nus, par groupes de 50 personnes par demi heure (réservation conseillée) . L’exposition permanente présente une collection exceptionnelle de 70 oeuvres d’art contemporain avec des créations de Basquiat, Warhol, de Kooning, Jeff Koons, David LaChapelle, Lichtenstein, Pierre et Gilles et beaucoup d’autres. Avec un nom inspiré du titre provocateur du hit de Serge Gainsbourg, l’exposition de l’été 2026, Sea Pop & Sun, nous emporte dans le fantasme d’une virée en bord de mer, à une époque où la révolution sexuelle bouleversait les codes, où les mœurs se transformaient, où tout semblait possible. Le sud de la France et ses plages n’étaient alors pas seulement des images de vacances, mais des échappées vers des horizons de liberté et de transgression. Derrière l’exaltation portée par les pionniers du Pop Art, comme par celles et ceux qui s’en inspirent aujourd’hui, affleure la conscience d’un paradis éphémère, avec ses artifices et ses désillusions. Rassemblant plus de 80 œuvres, sous le commissariat des historiens de l’art Dieter Buchhart et Anna Karina Hofbauer, Sea Pop & Sun fait dialoguer des icônes du Pop Art comme Roy Lichtenstein, Andy Warhol, Marjorie Strider, Evelyne Axell, ou Martial Raysse, avec des artistes contemporains qui prolongent ou interrogent ce mouvement, comme Théo Mercier, Derrick Adams, Cosima von Bonin ou Judy Chicago.
St Tropez: BB chez les gendarmes
Par la rédaction
Le musée de la Gendarmerie et du Cinéma a ouvert ses portes en 2016 à Saint-Tropez. Pensés pour toutes les générations avec leurs multiples dispositifs interactifs (écrans tactiles, astuces de mises en scène, maquettes ludiques, dispositifs cachés dans des objets, jeux, vitres sans teint…), les trois niveaux ont de quoi séduire toute la famille. La visite débute par l’exposition temporaire, évidemment liée à l’histoire de Saint Tropez. À l’occasion du 70e anniversaire de la sortie de Et Dieu créa la femme, celle ci est consacrée au tournage du film dans la presqu’île. Affiches, photos, costumes, éléments de décors et vidéos d’époque composent cet hommage à l’actrice récemment disparue. Bienvenu ensuite dans la réplique version années 60 du bureau des gendarmes tropéziens – les vrais! -avec uniformes de 1838 à 2003 et foultitude d’astuces interactives pour butiner les informations. Reconstitution d’un hall de cinéma des années 50. A l’accueil, un Cruchot en bronze grandeur nature . Au mur, les dédicaces d’artistes -de Gréco à Galabru- qui souhaitent bon vent au musée. Arrivée dans une salle de cinéma rétro entièrement dédiée à la saga du Gendarme. Extraits de films, interviews et objets insolites comme le casque de plongée du Gendarme se marie, la cantine de Cruchot dans Le Gendarme à New York ou… ce bras en silicone tombé de Galabru dans Le Gendarme et les extra-terrestres. Place au Saint-Tropez des vacances en roue libre sur la RN 7 avec habitacles de 2 CV et de Simca Aronde transformés en mini-salle de projection et pompes à essence devenues bornes animées. La fête, les boîtes de nuit, la plage, le nudisme, la mode… Diverses ambiances à travers les époques pour revivre le Saint-Tropez qui bouge et rayonne sur la planète.
La Seyne: Bruno Barbey
Par la rédaction
Bruno Barbey (1941–2020) occupe une place majeure dans l’histoire de la photographie humaniste et du photojournalisme international. Membre de l’agence Magnum Photos dès 1966, qu’il présidera de 1992 à 1998, il a parcouru le monde pendant plus de cinquante ans, témoignant des bouleversements politiques, sociaux et culturels de son époque. Du Portugal sous Salazar à la Pologne de Solidarność, du Moyen-Orient à l’Asie, ses images conjuguent rigueur documentaire et regard profondément humain. Très tôt, Bruno Barbey fait de la couleur un langage à part entière, révélant avec subtilité les ambiances, les tensions et la poésie du réel. En 2016, il est rentré à l’Académie des Beaux Arts dans la section photographie. La Villa Tamaris accueille aujourd’hui une grande rétrospective consacrée à ce photographe essentiel, réunissant plus de 200 tirages. L’exposition présente ses séries emblématiques, parmi lesquelles Les Italiens et les images devenues iconiques de Mai 68, ainsi qu’une large sélection de reportages réalisés à travers le monde.
Nice : Dominique Jaussein
Par la rédaction
Intitulée « Signature gestuelle » la nouvelle exposition de la galerie du musée de la photographie de Nice est un dialogue exceptionnel fait de gestes et de lumières entre le photographe Dominique Jaussein et le danseur George Oliveira, soliste des Ballets de Monte-Carlo. Au-delà de la photographie de danse, qu’il a longtemps pratiquée avec le ballet de l’opéra de Nice, Dominique Jaussein nous entraine au cœur de ce qui fait cet art, avec des images grand format dont l’éclairage et le tirage en noir et blanc sculptent les muscles et le corps du modèle.
Cannes : Carole Benzaken
Par la rédaction
Le titre de la nouvelle exposition de la Malmaison, Jam Session, fait référence aux codes du jazz. Dans une jam session, les musiciens improvisent et construisent des variations à partir d’un thème commun. Carole Benzaken, figure majeure de la peinture contemporaine française, transpose ce principe à la scénographie : l’exposition associe des œuvres de périodes différentes afin de créer des rapprochements visuels inattendus, par la couleur, les formats ou les rythmes. Chaque étage fonctionne comme une variation, appelée « take », qui propose une lecture différente du travail de l’artiste. Conçu pour les espaces de la Malmaison, l’exposition réunit environ 135 œuvres (peintures, dessins et vidéos) autour de trois peintures majeures, commencées à Los Angeles en 2002 et achevées spécialement pour cette présentation à Cannes. Inspirée par le jazz et l’improvisation, l’exposition met en perspective plus de vingt ans de création. Depuis plus de trente ans, Carole Benzaken développe un travail de peinture qui joue sur l’apparition et l’effacement des images. Nourrie par la culture visuelle contemporaine, le cinéma et l’histoire de l’art, son œuvre explore la manière dont les images se transforment et circulent dans le temps.
Nice: Saltimbanques
Par la rédaction
Du 28 février au 28 juin, le musée des arts asiatiques à Nice présente l’exposition Saltimbanques au Japon – Estampes de l’époque d’Edo et de l’ère Meiji, une plongée au cœur de l’imaginaire des spectacles populaires et des arts de rue au Japon. À travers une sélection d’œuvres et d’objets de la collection J.-Y. & G.Borg, l’exposition s’attache à la figure du saltimbanque, artiste ambulant, et passeur de traditions au cœur d’un dialogue entre les formes spectaculaires japonaises, et les représentations du corps en mouvement. Entre poésie visuelle, expression populaire et codes artistiques raffinés, Saltimbanques au Japon invite le visiteur à découvrir les passerelles culturelles tout en interrogeant la place du spectacle vivant dans la société.Le parcours accessible à tous, propose une approche à la fois artistique et historique permettant à chacun d’entrer dans l’univers singulier de ces maîtres du mouvement et du geste.
Mougins: Villers & co
Par la rédaction
Le Centre de la photographe de Mougins rend hommage à André Villers à travers une exposition de ses images les moins connues et de celles de deux jeunes photographes, Elesa Leydier et Clara Chichin, qu’elles ont inspirées. Au début de l’année 1953, à Vallauris, André Villers croise le destin : Pablo Picasso. De cette rencontre naît une amitié et une complicité créatrice de dix ans. Pablo Picasso lui offre son premier Rolleiflex, cette « machine à coudre » qui devient son instrument d’alchimie. Outre ses nombreux portraits du maitre au travail, André Villers s’affirme comme un expérimentateur, découpant, superposant, métamorphosant l’image. Fidèle à l’esprit de Michel Butor, il déplace les frontières du récit visuel. Avec Elsa Leydier et Clara Chichin, l’acte photographique retrouve la lenteur et la justesse du geste artisanal. Le photographe redevient un cueilleur nomade, un semeur d’images, patient compagnon du vivant. Leurs images sont comme des organismes vivants, des corps pigmentaires, composés de signes, d’émulsions et de microéléments vibrants. Des travaux étonnants à contempler jusqu’au 7 juin aux cimaises du centre de la photographie.
Nice : Justine Tjallinks
Par la rédaction
L’exposition Vision présente pour la première fois dans un musée, une rétrospective de l’artiste hollandaise Justine Tjallinks, à travers une sélection de soixante et une photographies emblématiques de son travail de portraitiste. Qu’est-ce que le Beau ? Qu’est-ce qui définit ou justifie les canons de beauté ? Justine Tjallinks interroge les codes traditionnels de la beauté en bouleversant les normes esthétiques de la société contemporaine. Recrutant ses modèles dans la rue, elle cherche à capturer avec son objectif leur singularité et s’intéresse à la beauté de la différence. L’artiste puise son inspiration dans la peinture ancienne du Siècle d’Or néerlandais au réalisme fantastique. Cette influence est notamment visible dans le choix de couleurs raffinées, les compositions équilibrées, le foisonnement de détails et l’utilisation de la lumière. Même s’il est inspiré par la peinture ancienne, le travail de Justine Tjallinks est avant tout contemporain. Son langage visuel lui donne la liberté de jouer entre fantaisie et réalité. Présentés dans une pénombre complice au musée de la photographie mes portraits de Justine Tjallinks montrent la justesse et l’originalité de sa Vision.
Nice : Vikings
Par la rédaction
Après son succès à Rouen et Paris, l’expérience Viking, L’Odyssée s’installe à Nice, au 1 rue Massenet à l’emplacement de l’ancienne boutique Albert Arts. Véritable plongée dans l’histoire, ce parcours immersif vous plonge dans l’ère viking avec un spectacle son et lumière à 360º, des décors époustouflants, ainsi qu’une multitude d’objets archéologiques et d’artefacts. Pour vous guider, des dispositifs scéniques jalonnent votre parcours : des murs vidéos, des expériences sonores en sound design 3D, des reconstitutions historiques et une scénographie immersive dans 5 salles successives. Conçu avec des historiens, le parcours est jalonné de bornes audiovisuelles sur lesquelles vous en apprendrez plus sur le monde Viking. Vous pourrez enfin améliorer encore votre aventure avec le jeu Vikings, dans lequel vous serez un guerrier plongé au cœur d’un raid en 360°. Un jeu exclusif en réalité virtuelle qui promet une expérience unique. Créé en partenariat avec The Viking Planet, à Oslo, et alliant une technologie de réalité virtuelle de pointe à un récit captivant, ce jeu vous entraine dans une aventure palpitante et pleine de défis. Combat réalistes, ambiance sonore 3D, narration cinématographique et effets sensoriels de pointe vous plongeront dans le monde viking avec des paysages scandinaves spectaculaires. Si le succès est au rendez-vous, l’exposition sera renouvelée tous les 6 mois avec un thème différent à chaque fois.
Nice : Chagall à l’oeuvre
Par la rédaction
En 2022-2023, Bella et Meret Meyer, petites-filles de Marc Chagall ont permis l’entrée de cent-quarante-et-une œuvres de leur grand-père dans les collections nationales en faisant plusieurs donations exceptionnelles au musée national d’art moderne, Centre Georges Pompidou. D’abord montré à Paris en 2023-2024, l’ensemble d’oeuvres rejoint les cimaises du musée national Marc Chagall où il sera présenté en deux volets. Il témoigne de la richesse et de la diversité de la création de Chagall et propose un parcours en quatre ensembles. Les quarante-et-une esquisses et maquettes pour le plafond de l’Opéra Garnier, inauguré en 1964, illustrent le processus de création d’une des plus ambitieuses commandes publiques de Chagall. Il imagine d’abord sa composition en termes de rythmes colorés, puis intègre une iconographie qui rend hommage aux grands compositeurs qu’il admire et à la ville de Paris où il s’installe en 1923. Un deuxième ensemble réunit les soixante-quatre esquisses des rideaux de scène et costumes du ballet L’Oiseau de feu sur la partition d’Igor Stravinsky, repris par le Ballet Theater de New York en 1945, chorégraphié par Adolph Bolm, puis en 1949 par George Balanchine. Ici, Chagall expérimente la monumentalité dans sa peinture et le mouvement des corps en scène. Enfin, les douze céramiques et sculptures, puis les vingt-quatre collages, révèlent la curiosité incessante de l’artiste pour de nouvelles pratiques artistiques dans les années 1950 à 1970.
Toulon : Gravures
Par la rédaction
Le Musée d’art de Toulon (MAT) propose, jusqu’au 3 mai, l’exposition « Braque, Calder, Chagall, Giacometti, Miro, les ateliers de la modernité ». Les 70 œuvres réparties en 6 sections différentes montrent comment, grâce à l’impulsion d’un homme, Aimé Maeght, ces artistes du 20e siècle ont expérimenté la gravure dans leur travail. Cette exposition est réalisée en partenariat avec la Fondation Marguerite et Aimé Maeght, implantée à Saint-Paul de Vence.
Nice : Matisse
Par la rédaction
Fruit d’une histoire singulière, la collection du musée Matisse s’est constituée grâce à la générosité d’Henri Matisse (1869-1954) et de sa famille. En 1953, un an avant sa mort, l’artiste donne à la Ville de Nice un ensemble d’œuvres à l’origine du musée monographique actuel dont Océanie, la mer et Océanie, le ciel (1946). Amélie Matisse, son épouse, complète cet ensemble en 1960 par le legs de peintures, telles que le Nu au fauteuil (1936-1937), et de près d’une centaine de dessins. Les enfants de l’artiste ‒ Marguerite, Jean et Pierre ‒ ainsi que leurs héritiers perpétuent ce geste par le don de sculptures, gravures, livres illustrés, céramiques, gouaches découpées. Ce fonds est également enrichi de nombreux objets personnels de l’artiste, véritables modèles et acteurs de son œuvre. Issue des ateliers d’Henri Matisse, la collection du Musée Matisse Nice, publique, est l’une des plus importantes dans le monde car elle offre un panorama complet du travail de l’artiste. Situé à quelques mètres de son ancien atelier du Régina, à Nice, là-même où l’artiste a créé pendant plus de trente ans de sa vie, le musée a pour mission d’explorer l’œuvre de Matisse et de continuer d’en approfondir la connaissance et la réception. Depuis son inauguration, les collections n’ont cessé de s’enrichir. Pour ce nouvel accrochage conçu par Aymeric Jeudy, un parcours chrono-thématique, déployé sur quatre niveaux, rend compte de leur diversité et met en lumière les acquisitions récentes, parmi lesquelles la Nature morte à la statuette africaine (1907), ou encore le dépôt, par le Centre national des arts plastiques, de quatre aquatintes de la fin des années 1940.
Toulon : Claude Viallat
Par la rédaction
Figure majeure de la scène artistique française depuis plus d’un demi-siècle, Claude Viallat vit et travaille à Nîmes. Dans bon nombre d’œuvres présentées dans l’exposition, Claude Viallat malmène la forme n’hésitant pas à la rogner, la déchiqueter ou la tourner dans tous les sens. Cette exposition s’inscrit dans la continuité de celle présentée à l’Hôtel des Arts en 2005 et se veut aussi un hommage à Jean Fournier (1922-2006), qui fut le marchand de Viallat de 1967 à 1997.
















