Cinéma

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Je suis toujours là 

Cinéma|

Par MAB

Le pitch

Rio, 1971, sous la dictature militaire. La grande maison des Paiva, près de la plage, est un havre de vie, de paroles partagées, de jeux, de rencontres. Jusqu’au jour où des hommes du régime viennent arrêter Rubens (Selton Mello), le père de famille, qui disparait sans laisser de traces. Sa femme Eunice (Fernanda Torres) et ses cinq enfants mèneront alors un combat acharné pour la recherche de la vérité…

Ce qu’on en pense

Depuis Terre lointaine et  Central do Brasil  (1995-1998),  chaque livraison du Brésilien Walter Salles est attendue comme une promesse de bonheur cinématographique. Drame poignant sur la dictature, Je suis toujours là ne fait pas exception. La famille du film, Walter Salles l’a bien connue. Enfant, il allait jouer  ans la grande maison des Paiva,  près de la plage d’Ipanema,  le quartier chic de Rio. C’est une histoire vraie que le réalisateur de  Carnets de voyage  relate dans une réalisation précise, documentée, chronologique, adaptée de l’œuvre de Marcelo, l’un des enfants du disparu. En suivant uniquement l’épouse, enfermée dans l’attente et le mépris des militaires, le film laisse le spectateur dans la même ignorance stupéfaite. C’est un peu long (2h17), parfois inutilement détaillé, pas assez à charge peut être…  Mais  Je suis toujours là  a le grand mérite de réactiver toutes les mémoires sur toutes les dictatures. Celle du Brésil a duré 15 ans…  Ovationné à Venise,  le film a reçu un Golden Globe pour la prestation de l’actrice principale, Fernanda Torres.

 

 

 

The Alto Knights

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Deux des plus redoutables figures de la mafia new-yorkaise, Frank Costello (Robert de Niro) et Vito Genovese (Robert de Niro) , luttent pour le contrôle de la ville. Autrefois meilleurs amis, la jalousie et les trahisons les mènent inévitablement à l’affrontement…

Ce qu’on en sait

Deux Niro pour le prix d’un ! L’acteur se dédouble devant la caméra de Barry Levinson pour un nouveau (dernier ?) film de mafia qui convoque toute la mythologie Scorsesienne afin de raconter l’histoire vraie des parrains Franck Costello et Vito Genovese. Joe Pesci n’étant peut être pas disponible, Robert De Niro joue les deux rôles, parfois dans le même plan, par la grâce des effets spéciaux et du maquillage. Passée la surprise première,  on se régale à le voir endosser les deux costumes à rayures : celui du capo dei capi pondéré (Costello, qui inspira à Mario Puzzo son fameux Parrain) et celui de son ami d’enfance devenu rival enragé (Genovese),  dans une double composition quasi testamentaire. La reconstitution d’époque (les années 40) est soignée, les seconds rôles aussi (y compris féminins,  ce qui est rare pour un film de mafia). Dommage que le film souffre de faiblesses côté scénario (un comble pour une histoire qui a inspiré tant d’autres films) et aussi côté réalisation (ça se traîne). On passe quand même un bon moment.  

Sinners

Cinéma|

Par J.V

Le Pitch

Alors qu’ils cherchent à s’affranchir d’un lourd passé, deux frères jumeaux (Michael B. Jordan) reviennent dans leur ville natale pour repartir à zéro. Mais ils comprennent qu’une puissance maléfique bien plus redoutable guette leur retour avec impatience…

Ce qu’on en pense

Après avoir relancé la franchise Rocky avec Creed et dopé celle de Black Panther avec un premier opus qui figure parmi les meilleurs Marvel, Ryan Coogler s’offre une récréation avec cette série B horrifique dans laquelle il embarque son acteur fétiche, Michael B Jordan,  pour un double rôle épatant. Un mix détonnant de Get Out  (Jordan Peele) et d’Une nuit en enfer (Robert Rodriguez) mené tambour battant,  avec moult clins d’oeil  (Carpenter, Peckinpah , Brian De Palma…) et une BO  qui, elle aussi brasse les genres entre blues, country et ragtime.Pour ceux qui l’ont manqué à sa sortie en salles, séance de rattrapage vivement recommandée  sur Canal+

Bardot

Cinéma|

Par J.V

Jamais vraiment dans une case, danseuse, actrice, sex symbol et star mondiale,  finissant, avant la quarantaine, par se retirer à Saint Tropez et tout sacrifier à la cause animale, Brigitte Bardot est une femme libre et largement incomprise. Alain Berliner et Elora Thevenet,  qui ont eu un accès privilégié à BB , à sa fondation à ses archives personnelles, à celles de Paris Match, ainsi qu’à nombre de personnalités du cinéma et de la chanson, reviennent sur les aspects si contradictoires de sa vie. De sa carrière d’actrice légendaire à sa fondation pour les animaux et à ses prises de position politiques qui ont fait polémique. Elle qui bouscula l’image des femmes et fut en avance sur la libération sexuelle, la conscience écologique et le bien-être animal,  a pu, dans la dernière partie de sa vie,  donner l’image d’une réactionnaire aigrie aux propos outranciers et racistes. Grace à ses nombreux intervenants célèbres, le film (découvert au cinéma de la plage à Cannes 2025) offre une réflexion croisée sur ce que signifie être une femme-artiste, une femme libre et parfois en avance sur son temps.

Mektoub My Love 2

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Amin (Shain Boumedine) revient à Sète après ses études à Paris, rêvant toujours de cinéma. Un producteur américain en vacances (André Jacobs), s’intéresse par hasard à son projet, Les Principes essentiels de l’existence universelle, et veut que sa femme, Jess (Jessica Pennington), en soit l’héroïne. Mais le destin, capricieux, impose ses propres règles… 

Ce qu’on en pense

Il aura fallu huit années et un oubliable Intermezzo (3 heures de débauche disco dans une boite de nuit,  présenté à Cannes mais jamais sorti en salles), pour que vienne enfin la suite de Mektoub My Love, film « de vacances » d’un Abdellatif Kechiche au sommet de son art. Tourné dans la foulée du premier Mektoub, ce Canto Due reprend les choses où on les avait laissées (sur une plage de Sète) et y ajoute de nouveaux personnages et de nouvelles liaisons. On retrouve avec plaisir la troupe et l’ambiance estivale du premier film, en se demandant pourquoi il a fallu attendre si longtemps cette suite si évidente et lumineuse. Le caractère ombrageux et les soucis de santé du réalisateur Niçois y sont sans doute pour quelque chose…

Les Enfants vont bien

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Un soir d’été, Suzanne (Juliette Armanet), accompagnée de ses deux jeunes enfants, rend une visite impromptue à sa sœur Jeanne (Camille Cottin). Celle-ci est prise au dépourvu. Non seulement elles ne se sont pas vues depuis plusieurs mois mais surtout Suzanne semble comme absente à elle-même. Au réveil, Jeanne découvre sidérée le mot laissé par sa sœur. La sidération laisse place à la colère lorsqu’à la gendarmerie Jeanne comprend qu’aucune procédure de recherche ne pourra être engagée : Suzanne a fait le choix insensé de disparaître en lui laissant ses enfants.

Ce qu’on en pense

Après Toni en famille (2023), dans lequel Nathan Ambrosioni lui faisait incarner une mère de famille nombreuse, Camille Cottin est à nouveau la tête d’affiche du nouveau film du jeune réalisateur Grassois. Elle y incarne, cette fois, une célibataire endurcie qui n’avait pas prévu d’avoir à élever des enfants, jusqu’à ce que sa soeur (Juliette Armanet), mère isolée en galère,  les lui laisse en garde sans prévenir, avant de disparaître sans laisser de traces. Un rôle en or pour l’ex-connasse de Canal+ dont la filmographie devient de plus en plus intéressante. Idem, pour celle du précoce Ambrosioni (26 ans et déjà 5 long métrages à son actif) ,  qui s’enrichit ici d’un mélodrame intime parfaitement maitrisé. Il n’a pas volé son Grand Prix à Angoulême et devrait connaître un beau succès public et critique.

The Astronaut

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Au retour de sa première mission spatiale, l’astronaute Sam Walker (Kate Mara) est retrouvée vivante dans une capsule endommagée dérivant au large des côtes atlantiques. Éloignée de son mari, elle est placée en quarantaine, confinée dans une maison hautement sécurisée sous la supervision de la NASA pour sa rééducation. Bientôt, d’étranges phénomènes surviennent… Et si quelque chose l’avait suivie jusqu’à la Terre ?

Ce qu’on en pense

Paramount + a bien fait de ne même pas se donner la peine de traduire en français le titre de cette bouse SF  dont la moindre idée et le moindre plan semblent empruntés à d’autres films. Kate Mara et Laurence Fishburne cachetonnent sans conviction. On passe du thriller scientifique au huis clos horrifique puis au drame familial dans la plus totale indifférence tant le scénario est indigent et la réalisation pataude. Les effets spéciaux sont cheap,  la musique envahissante et le scénario ridicule. Courage fuyons !

Mickey 17

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Dans un lointain  futur, Mickey Barnes (Robert Pattinson) se tue à la tâche… littéralement ! Car c’est ce qu’exige de lui son entreprise : mourir régulièrement pour gagner sa vie sur la nouvelle planète où il s’est réfugié pour échapper à ses créanciers…

Ce qu’on en pense

Six ans après le phénomène  Parasite (une Palme,  4 Oscars et un joli succès au box office),   le nouveau film de  Bong Joon-ho est forcément trés attendu. Il ne décevra pas les fans du réalisateur coréen. Au menu : science-fiction et satire politiqueRobert Pattinson fait des étincelles en Mickey 17, héros maladroit,  qui meurt et renaît sans cesse comme un personnage de jeu vidéo,  en accomplissant les taches que lui confient les terribles dirigeants du vaisseau spatial dans lequel il a embarqué comme matelot. Incarnés par Toni Collette et Mark Ruffalo, les boss de cette fable politico-cosmique ont de faux airs d’Elon Musk et Donald Trump. Presqu’un hasard puisque le scénario a été écrit en 2021…  Côté réalisation Bong Joon-ho ne fait pas dans la dentelle mais on s’amuse bien. Mickey 17 ressemble à un best of de ses oeuvres passées Okja, The Host  et  Snowpiercer. A voir sur Canal+

The Bikeriders

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Dans un bar de la ville, Kathy (Jodie Comer), jeune femme au tempérament bien trempé, croise Benny (Austin Butler), qui vient d’intégrer la bande de motards des Vandals, et tombe aussitôt sous son charme. À l’image du pays tout entier, le gang, dirigé par l’énigmatique Johnny (Tom Hardy), évolue peu à peu… Alors que les motards accueillaient tous ceux qui avaient du mal à trouver leur place dans la société, les Vandals deviennent une bande de voyous sans vergogne. Benny devra alors choisir entre Kathy et sa loyauté envers le gang…

Ce qu’on en pense

Un film de moto signé  Jeff Nichols (Mud,  Take Shelter , Midnight Special) sous influence Easy Rider, on prend ! Découverte de la série Killing Eve, Jodie Comer apporte une touche féminine bienvenue dans cet univers ultra masculin et confirme un talent épatant. L’immersion dans un gang de bikers des années 60 vaut autant pour la qualité de la mise en scène, toujours sobre et précise,  que pour le jeu des acteurs, avec les excellents  Tom Hardy (Mad Max Fury Road)  et Austin Butler ( Elvis, Dune 2) en potes motards, liés par une amitié « à la vie, à la mort ». Un film qui donne envie de se remettre à fumer et de s’acheter une Harley. Compris dans l’abonnement à Prime Vidéo. 

Train Dreams

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Au début du XXe siècle,  orphelin depuis l’enfance, Robert (Joel Edgerton) évolue vers l’âge adulte au milieu des grandes forêts du Nord-Ouest américain. Il participe à l’expansion des chemins de fer américains aux côtés d’hommes aussi inoubliables que les paysages qu’ils habitent. Après l’avoir courtisée tendrement, il épouse Gladys  (Felicity Jones) avec qui il fonde un foyer, malgré un travail de bucheron qui l’éloigne souvent de sa femme et de leur bébé…

Ce qu’on en pense

Inspiré d’un livre de Denis Johnson, « Train Dreams » dresse le portrait émouvant d’un homme simple, dont la vie se déroule au cours d’une ère de changement sans précédent en Amérique (les années 40-60) sans que cela ne l’atteigne.  A la manière de Terrence Malick, Clint Bentley (Sing Sing) immerge le spectateur dans un bain de nature sauvage et de considérations philosophiques en voix off, filmant ses personnages au plus près des visages et des corps pour leur donner chair et âme. Joel Edgerton fait une composition formidable en homme taiseux soumis à un destin à la fois minuscule et tragique, Felicity Jones est magnifique dans le rôle de sa femme Gladys et le moindre second ou troisième rôle est traité avec autant d’importance que les deux premiers. C’est un grand film de cinéma – un des plus beaux de l’année-,  qu’on aurait adoré voir en salles et qu’il faut absolument préserver pour un visionnage attentif sur Netflix.

La Voix de Hind Rajab

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

29 janvier 2024. Les bénévoles du Croissant-Rouge reçoivent un appel d’urgence. Une fillette de six ans est piégée dans une voiture sous les tirs à Gaza et implore qu’on vienne la secourir. Tout en essayant de la garder en ligne, ils font tout leur possible pour lui envoyer une ambulance. Elle s’appelait Hind Rajab…

Ce qu’on en pense

Film-concept en forme de docu fiction, La Voix de Hind Rajab reconstitue, presque  minute par minute,  le drame de la mort d’une petite palestinienne, piégée dans la voiture de ses parents en pleine zone de combats à Gaza. Tout est filmé dans les locaux de l’antenne cisjordanienne du Croissant Rouge, l’équivalent local de La Croix Rouge, où les bénévoles palestiniens parlent au téléphone avec la petite fille, seule survivante de sa famille, pendant qu’ils essaient de négocier avec les diverses autorités pour permettre à une ambulance d’arriver sur les lieux pour la récupérer. Enregistrées par le Croissant Rouge, ces conversations téléphoniques fournissent la trame du récit. Des comédiens (tous remarquables) jouent les opérateurs et c’est la véritable voix d’Hind Rajab que l’on entend à l’autre bout du fil. Captivant, glaçant et poignant, le film laisse hors-champ les images du drame, ce qui fait à la fois sa force et sa faiblesse. On a, en effet, du mal à comprendre pourquoi l’armée israélienne se serait à ce point acharnée pendant deux heures sur cette voiture stationnée sur une aire de service avec une famille entière à l’intérieur. Plus de 300 impacts ont été relevés sur la carrosserie…  Produit par Bad Pitt et Rooney Mara, le film a reçu le Lion d’argent à Venise. 

Vie privée

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Lilian Steiner ( Jodie Foster) est une psychiatre reconnue. Quand elle apprend la mort de l’une de ses patientes, elle se persuade qu’il s’agit d’un meurtre. Troublée, elle décide de mener son enquête

Ce qu’on en pense

Après avoir fait tourner Natalie Portman et Lily Rose Depp dans Planetarium (2016), Rebecca Slowtowski offre à Jodie Foster son premier grand rôle dans un film français. Celui d’une psy menant l’enquête, veine frontale apparente,  sur le suicide d’une de ses patientes. Un thriller Hitchcoco-Allenien , dans lequel la star américaine, au français si parfait qu’il  lui faut l’émailler de charmants « shit » et « fuck » pour qu’on ne doute pas de ses origines américaines,  partage l’affiche avec le gratin du cinéma français (Daniel Auteuil et Virginie Effira en l’occurence). On aurait tort de s’en priver !

Silver Star

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Billie (Troy Leigh-Anne Johnson),  jeune Afro-Américaine introvertie, garçon manqué, un œil en moins, décide de braquer une banque pour aider ses parents dans le besoin. La situation tourne au fiasco et elle prend en otage Franny ( Grace Van Dien),  18 ans, enceinte jusqu’aux dents, un caractère bien trempé et plus rien à perdre. Ensemble, elles se lancent dans une cavale électrique à travers les grands espaces américains, en quête d’un avenir meilleur.

Ce qu’on  en pense

Onze ans après leur premier effort (Swim Litte Fish Swim), les français Ruben Amar et Lola Bessis récidivent avec un deuxième long métrage  « américain« . Une sorte de Thelma et Louise indé qui tient en grande partie sur les performances de deux formidables jeunes actrices : Troy Leigh-Anne Johnson dans le rôle de la braqueuse et Grace Van Dien dans celui de son otage-complice. Un road movie au féminin sur la sororité qui tient en haleine jusqu’au bout et mérite son titre.

Bugonia

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Deux jeunes hommes obsédés par les théories du complot kidnappent la PDG d’une grande entreprise (Emma Stone), convaincus qu’elle est une extraterrestre déterminée à détruire la planète Terre

Ce qu’on en pense
Ayant trouvé en Emma Stone une muse à l’unisson de ses délires, Yorgos Lanthimos (Pauvres Créatures, Kinds of Kindness, La Favorite) la fait tourner pour la quatrième fois dans une nouvelle farce fantastique où elle joue le rôle d’une multimillionnaire de la pharmacie cynique, soupçonnée par un apiculteur simple d’esprit (Jesse Plemons, fidèle au réalisateur, lui aussi) d’être une méchante alien venue détruire notre planète. Une charge allégorique contre les délires paranoïaques de l’Amérique trumpienne qui, comme d’habitude, divisera le public entre pros et antis Lanthimos. Les uns vantant le génie Kubrickien du cinéaste Grec, les autres se pinçant le nez devant son cinéma aux effets visuels appuyés.

After the Hunt

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Une professeure d’université  (Julia Roberts) est confrontée à un tournant personnel et professionnel lorsqu’une de ses étudiantes à Yale (Ayo Edebiri) porte une accusation d’agression sexuelle contre l’un de ses collègues et ami (Andrew Garfield), après une soirée arrosée passée chez elle et son mari (Michael Stuhlbarg)…

Ce qu’on en pense

Après les succès en salles que furent Call Me By Your Name et Challengers, c’est, étonnamment, sur la plateforme de streaming d’Amazon (Prime Video) qu’il faut aller voir le nouveau film de Luca Guadagnino,  au casting pourtant prestigieux (Julia Roberts, Andrew Garfield, Chloé Sevigny, Michael Stuhlbarg, Ayo Edebiri)  et à la réalisation toujours aussi lêchée. Plombé par de longs tunnels de dialogues philosophiques, le film risque de décourager les impatients. Pourtant,  le sujet (les relations post-MeToo dans les milieux intellectuels) et son traitement, façon thriller psychologique,  valent la peine qu’on aille au bout des 2h30 de film. Julia Roberts, en prof à la fois cassante et brisée,  y fait une de ses meilleures compositions récentes.