Cinéma

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Pressure

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Trois jours avant le Jour J, une seule décision peut changer le cours de l’Histoire. Alors que les Alliés s’apprêtent à lancer le plus grand débarquement jamais organisé, une violente tempête menace de faire échouer l’opération. Le général Eisenhower (Brendan Fraser) et le capitaine James Stagg (Andrew Scott), météorologue, font alors face à un choix impossible : attaquer malgré l’incertitude… ou risquer de perdre la guerre.

Ce qu’on en pense

Dans la lignée du Discours d’un roi ou d’Imitation Game, Pressure fait d’un épisode méconnu de la deuxième guerre  mondiale (en l’occurrence le choix du jour du débarquement en fonction des conditions météo) un film grand public de belle facture. Aidé par un casting de choix, Anthony Maras parvient à hisser sa réalisation au dessus de la simple adaptation d’une pièce de théâtre.

Leur Vérité

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

À la suite de l’étrange décès de sa mère, Ruth (Stephanie Magnin) retourne dans la maison de son enfance. Là, elle découvre que les théories du complot de son père (José Coronado) dissimulent quelque chose de bien plus sombre qu’une simple obsession de retraité. Piégée dans une maison remplie de secrets, son comportement imprévisible la conduit bientôt à nourrir un soupçon insoutenable…

Ce qu’on en pense

Le cinéma espagnol a produit beaucoup mieux, ces dernières années, que ce pâle thriller paranoïaque sur fond de théories de complot. La réalisation est néanmoins soignée, ainsi que le jeu des acteurs. Dommage que le scénario frise le ridicule. 

La Vie d’une femme

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Gabrielle (Léa Drucker) se consacre corps et âme à son métier. Chirurgienne et cheffe de service dans un hôpital public, elle court et se démultiplie, assaillie de responsabilités. Il lui reste peu de temps pour sa vie privée — un mari qui l’aime et une mère dont elle doit s’occuper. Lorsqu’une romancière (Mélanie Thierry) vient passer quelques semaines dans son service pour les besoins d’un livre, son équilibre vacille. Dans le quotidien que Gabrielle s’est construit, y a-t-il de la place pour l’inattendu ?

Ce qu’on en pense

On se demande encore ce que venait faire ce film en compétition à Cannes ?  Il n’a d’ailleurs laissé aucune trace au palmarès. Et pas beaucoup, non plus, dans la mémoire du critique…   Hors contexte festivalier, le film de Charline Bourgeois-Tacquet (Les Amours d’Anaïs) se regarde comme une simple romance bourgeoise et parisienne, portée par deux bonnes actrices (Lea Drucker et Mélanie Thierry) et joliment mise en scène. Si on n’a pas peur des clichés, on peut s’y risquer.

La Captura

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Alors qu’une importante opération de la Marine mexicaine est en cours pour capturer El Chapo Guzman, deux simples flics de patrouille surveillent la circulation sur l’autoroute. Le signalement d’une voiture qui vient de passer devant eux correspond à celui de celle qu’a emprunté le chef de cartel pour s’enfuir...

Ce qu’on en pense

L’histoire de l’arrestation  « miraculeuse » de Joaquin Guzman, chef du cartel de Sinaola au Mexique racontée du point de vue des deux flics qui l’ont interpellé lors d’un simple contrôle routier sur une route isolée. Le film insiste, à juste titre, sur le dilemme moral  qu’a constitué pour les deux hommes le fait d’avoir entre leurs mains le destin du plus redouté et du plus riche des trafiquants de drogue de leur pays. On imagine, en effet, que la tentation de le laisser partir à dû être grande, face à la promesse de faire d’eux des hommes riches et à la crainte que le cartel ne s’en prenne à leur famille.  Dommage que le réalisateur s’en soit tenu à la version officielle et se soit contenté de l’illustrer assez scolairement. Il y avait matière à une fiction autrement plus intéressante.

Trois adieux

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Après une dispute sans importance, Marta (Alba Rochwacher) et Antonio (Elio Germano) se séparent. Lui, chef en pleine ascension, se réfugie derrière ses fourneaux. Elle, dans son silence, commence à ressentir quelque chose de plus que de la tristesse : elle a perdu l’appétit. Quand elle découvre ce que son corps lui dit vraiment, tout prend un tour inattendu : la nourriture a meilleur goût, la musique la touche comme jamais, et le désir réveille en elle l’envie de vivre sans peur…

Ce qu’on en pense

Découverte en 2003 avec Ma vie sans moi, la réalisatrice espagnole Isabelle Coixet n’a cessé depuis de nous émerveiller par son talent et la grâce avec laquelle elle filme (The Secret Life of Words, Lovers, Carte des sons de Tokyo). Adapté du roman autobiographique de Michela Murgia, Trois adieux est, peut-être, son chef d’oeuvre. Un film littéraire, beau comme un vol d’étourneaux air soleil couchant dans le ciel de Rome. La merveilleuse Alba Rochvacher incarne à merveille son héroïne douce et revêche à la fois, et Rome est magnifiquement filmée. Mais c’est par sa mise en scène, faite de mille petits effets délicats,  que la réalisatrice enchante véritablement cette histoire d’adieux,  dont la douceur et la beauté font oublier la tristesse. 

La Femme de ménage

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

En quête d’un nouveau départ, Millie (Sydney Sweeney) accepte un poste de femme de ménage à demeure chez Nina et Andrew Winchester (Amanda Seyfried, Brandon Sklenar), un couple aussi riche qu’énigmatique. Ce qui s’annonce comme l’emploi idéal se transforme rapidement en un jeu dangereux, mêlant séduction, secrets et manipulations. Derrière les portes closes du manoir Winchester se cache un monde de faux-semblants et de révélations inattendues…

Ce qu’on en pense

On pouvait craindre le pire de l’adaptation à l’écran du best seller de Freida McFadden. Par chance, c’est Paul Feig  qui s’est retrouvé aux manettes. Le réalisateur de L’Ombre d’Emily et Mes Meilleurs amies livre une version très second degré de l’histoire, mélangeant avec humour thriller, érotisme et romance de série B (voire Z) pour un résultat qui se laisse regarder avec un plaisir coupable. On se prend même à espérer une suite, puisque le personnage interprété avec aplomb par Sydney Sweeney fait désormais l’objet d’une véritable saga littéraire.

La Frappe

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Enzo (Diego Murgia), 19 ans, et sa soeur Carla (Romane Fringeli),  20 ans, sont livrés à eux-mêmes depuis plusieurs années. Quand leur père, Anthony (Romain Bouillon) est libéré de prison, Enzo voit la promesse fragile d’une famille à reconstruire contrairement à Carla pour qui l’idée reste inconcevable. Rattrapé par son passé, Enzo doit se confronter à une vérité qu’il a trop longtemps gardée pour lui.

Ce qu’on en pense

Un titre qui claque pour un film qui marque. Première réalisation de l’acteur et scénariste Julien Gaspar-Oliveri (Ceux qui rougissent), La Frappe saisit par sa réalisation naturaliste, caméra portée au plus prés des visages et des corps et par son scénario,  qui se découvre au fil des images sans jamais appuyer son propos, ni en dire trop. L’inceste est au centre du film, mais le mot n’est jamais prononcé. Excellemment dirigés, les deux jeune acteurs sont incroyables de naturel. Diego Murgia a été primé à Angoulème pour sa prestation mais Romane Fringeli qui joue sa soeur aurait amplement mérité de partager le prix. Ils donnent la réplique à un Bastien Bouillon mutique et inquiétant. Le film a également reçu le prix de la mise en scène au FFA. Récompense méritée : La Frappe est une vraie claque. 

La Voix de Hind Rajab

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

29 janvier 2024. Les bénévoles du Croissant-Rouge reçoivent un appel d’urgence. Une fillette de six ans est piégée dans une voiture sous les tirs à Gaza et implore qu’on vienne la secourir. Tout en essayant de la garder en ligne, ils font tout leur possible pour lui envoyer une ambulance. Elle s’appelait Hind Rajab…

Ce qu’on en pense

Film-concept en forme de docu fiction, La Voix de Hind Rajab reconstitue, presque  minute par minute,  le drame de la mort d’une petite palestinienne, piégée dans la voiture de ses parents en pleine zone de combats à Gaza. Tout est filmé dans les locaux de l’antenne cisjordanienne du Croissant Rouge, l’équivalent local de La Croix Rouge, où les bénévoles palestiniens parlent au téléphone avec la petite fille, seule survivante de sa famille, pendant qu’ils essaient de négocier avec les diverses autorités pour permettre à une ambulance d’arriver sur les lieux pour la récupérer. Enregistrées par le Croissant Rouge, ces conversations téléphoniques fournissent la trame du récit. Des comédiens (tous remarquables) jouent les opérateurs et c’est la véritable voix d’Hind Rajab que l’on entend à l’autre bout du fil. Captivant, glaçant et poignant, le film laisse hors-champ les images du drame, ce qui fait à la fois sa force et sa faiblesse. On a, en effet, du mal à comprendre pourquoi l’armée israélienne se serait à ce point acharnée pendant deux heures sur cette voiture stationnée sur une aire de service avec une famille entière à l’intérieur. Plus de 300 impacts ont été relevés sur la carrosserie…  Produit par Bad Pitt et Rooney Mara, le film a reçu le Lion d’argent à Venise. 

Smashing Machine

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Entre addiction aux antidouleurs et disputes incessantes avec son épouse, Dawn Staples (Emily Blunt),   Mark Kerr (Dwayne Johnson)  légende du MMA des années 90, surnommé « The Smashing Machine »,  mène une vie dissolue… 

Ce qu’on en pense

Pour son premier film sans son frère, Benny Safdie (Uncut Gens, Good Time…) livre un biopic sombre et puissant : celui de Mark Kerr,  champion de MMA incarné par un Dwayne Johnson transfiguré. Dans la lignée des grands classiques du genre que sont Raging Bull, Rocky, The Wresler ou Foxcatcher, Smashing Machine parle de dépassement de soi, de résilience et de sacrifice, sur fond de crise des opioïdes aux Etats-Unis. Une réussite. 

La Femme Secrète

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Apprenant qu’elle a une famille à la tête d’un empire de transport maritime, une femme amnésique (Natalie Madueno), disparue depuis 2 ans, renoue avec un passé fortuné et apparemment parfait. En cherchant à comprendre la raison de sa disparition, elle va découvrir un terrible secret…

Ce qu’on en pense

Adapté du roman éponyme d’Anna Eckberg, ce thriller familial Danois bénéficie d’une réalisation léchée et d’un bon casting, mené par la star locale Claes Bang.  Une intrigue assez classique autour d’une héroïne frappée d’amnésie (Natalie Madueno), qui aurait mérité un traitement plus paranoïaque et une final moins vite expédié.  Le film se regarde néanmoins avec plaisir grâce aux acteurs et aux superbes décors.

Le Mage du Kremlin

Cinéma|

Par PH.D

Le Pitch

Russie, années 1990. L’URSS s’effondre. Dans le tumulte d’un pays en reconstruction, un jeune homme à l’intelligence redoutable, Vadim Baranov (Paul Dano), trace sa voie. D’abord artiste puis producteur de télé-réalité, il devient le conseiller officieux d’un ancien agent du KGB promis à un pouvoir absolu, le futur « Tsar » Vladimir Poutine (Jude Law).Plongé au cœur du système, Baranov devient un rouage central de la nouvelle Russie, façonnant les discours, les images, les perceptions. Mais une présence échappe à son contrôle : Ksenia (Alicia Vikander),  femme libre et insaisissable, incarne une échappée possible, loin des logiques d’influence et de domination. Quinze ans plus tard, après s’être retiré dans le silence, Baranov accepte de parler. Ce qu’il révèle alors brouille les frontières entre réalité et fiction, conviction et stratégie. Le Mage du Kremlin est une plongée dans les arcanes du pouvoir, un récit où chaque mot dissimule une faille…

Ce qu’on en sait

Olivier Assayas adapte le roman éponyme de Giuliano da Empoli en prenant suffisamment de libertés pour en faire un thriller politique passionnant. Malgré un scénario qui balaye 30 ans d’histoire de la Russie, le  film éclaire la situation actuelle  en montrant comment le système totalitaire s’est mis en place et s’est perpétué depuis en utilisant tous les ressorts du storytelling, des réseaux sociaux et de la guerre hybride. Jouant (un peu trop)  le mimétisme avec le personnage qu’il incarne Jude Law, campe un Poutine d’une froideur effrayante face à un Paul Dano inspiré en nouveau Raspoutine. Aidé par Emmanuel Carrere pour le scénario, Olivier Assayas signe une adaptation brillante du roman qui respecte totalement son écriture (via la voix off) en y ajoutant de la romance via le personnage de Ksenia, mauvaise conscience du héros joliment incarnée par Alicia Vikander.

The Whisper Man

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Après le décès de son épouse, Tom Kennedy (Adam Scott), un auteur de romans policiers s’installe avec son fils de 8 ans, Jake,  dans sa ville natale, où l’inspectrice Amanda Beck (Michelle Monaghan) enquête sur la disparition d’un jeune garçon. Lorsque Jake disparait à son tour, Tom renoue avec son père (Robert De Niro) , un ancien détective de police à la retraite acariâtre, qui a résolu une affaire similaire il y a des années et fait condamner le tueur en série Franck Carter (Michael Keaton), plus connu sous le nom de « The Whisper Man« …

Ce qu’on en pense

Beau casting pour cet honnête thriller policier, adapté du roman d’Alex North et signé James Ashcroft. Robert De Niro y trouve un bon rôle de flic à la retraite aux côtés d’Adam Scott, la star de la série Severance,  et de l’excellente Michelle Monaghan, tandis que Michael Keaton campe un serial killer visqueux à souhait.  La fin est étonnante et pour une fois, ce n’est pas trop long (1h50). Un bon film Netflix de rentrée. 

A Second Look

Cinéma|

Par Ph.D

 Le 18 août 1969, vers 8h30 du matin, Jimi Hendrix monte sur la scène du festival de Woodstock. Son management a obtenu qu’il en fasse la clôture, mais il a attendu toute la nuit que son tour vienne enfin. Après « 3 jours de musique et de paix » (et de pluie et de débauche hippie), le retard s’est accumulé. La foule de 400 000 spectateurs a fondu (il a bien fallu retourner au boulot pour ceux qui en avaient un) et il ne reste que quelques milliers de passionnés pour assister à ce qui devait être le climax du festival. La plupart se sont massés devant et autour de la scène où Hendrix et son nouveau groupe ont pris place. Profitant du bordel ambiant, un étudiant de 22 ans, Arthur Goodman s’est incrusté dans un coin, derrière le bassiste, et a sorti sa caméra Sony qu’il trimballait depuis le début du festival dans un topcase de guitare. Nanti de 4 bobines de films, il a décidé d’immortaliser la prestation du guitariste,  au nez et à la barbe de l’équipe de tournage officielle du festival, dont les musiciens le croient sans doute membre. Ce qu’il fera quasiment in extenso, moyennant quelques coupures pour recharger sa caméra. Un chouette souvenir du festival, dont il ne fera profiter que ses proches. Le film Woodstock, les disques et le DVD officiel du concert d’Hendrix se chargeront, au fil des ans,  d’entretenir la légende de ce concert devenu mythique. L’histoire aurait pu en rester là,  si Goodman n’avait pas fait don des bobines de son film à la succession d’Hendrix,  et si celle-ci n’avait pas décidé de le numériser, de le remixer et de le publier sur Youtube, il y a quelques jours, sous le titre « Live at Woodstock A Second Look« ,  pour marquer le 57e anniversaire du festival. Transféré en noir et blanc et synchronisé sur la bande son officielle du concert, avec des photos du show pour combler les blancs, le film offre effectivement « un deuxième regard » sur la prestation d’Hendrix : celui d’un vrai cinéaste qui s’attache presqu’autant à filmer les musiciens qu’à retranscrire l’ambiance du festival,  avec un public dont les regards trahissent la sidération, mais aussi la fatigue. Compte tenu des conditions de tournage, le résultat est extraordinaire : on a vraiment l’impression d’être sur scène avec Jimi Hendrix alors au sommet de son génie guitaristique. Le noir et blanc donne à ces images la patine d’un film d’auteur et pare la prestation d’Hendrix d’une aura historique. C’est peu dire qu’on n’en attendait pas tant d’un petit film amateur, resté sur les étagères de son auteur pendant plus d’un demi-siècle !

The Dog Stars

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Dans un futur proche où une pandémie sans nom a décimé la société américaine, Hig (Jacob Elordi), un pilote vit sur une base aérienne abandonnée du Colorado avec son chien et un ex-marine (Josh Brolin). Lorsqu’une transmission aléatoire passe par la radio de son Cessna 1956, la voix fait naître au plus profond du pilote l’espoir qu’une vie meilleure existe en dehors de leur périmètre étroitement contrôlé…

Ce qu’on en pense

Un Ridley Scott qui ne brille pas par l’originalité de son scénario post -apocalyptique (tiré du roman de Peter Heller La Constellation du chien), ni par la virtuosité des scènes d’action qui font partie du cahier des charges, mais qui se regarde sans déplaisir grâce à la prestation de Jacob Elordi en héros taciturne  et à la participation de Margaret Qualley, hélas réduite à la portion congrue. Le vétéran anglais du cinéma SF (88 ans) profite de l’occasion pour revisiter des plans déjà vus dans ses meilleurs films pour un auto « best of » crépusculaire.      

Bugonia

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Deux jeunes hommes obsédés par les théories du complot kidnappent la PDG d’une grande entreprise (Emma Stone), convaincus qu’elle est une extraterrestre déterminée à détruire la planète Terre…

Ce qu’on en pense

Ayant trouvé en Emma Stone une muse à l’unisson de ses délires, Yorgos Lanthimos (Pauvres Créatures, Kinds of Kindness, La Favorite) la fait tourner pour la quatrième fois dans une nouvelle farce fantastique où elle joue le rôle d’une multimillionnaire de la pharmacie cynique, soupçonnée par un apiculteur simple d’esprit (Jesse Plemons, fidèle au réalisateur, lui aussi) d’être une méchante alien venue détruire notre planète. Une charge allégorique contre les délires paranoïaques de l’Amérique trumpienne qui, comme d’habitude, divisera le public entre pros et antis Lanthimos. Les uns vantant le génie Kubrickien du cinéaste Grec, les autres se pinçant le nez devant son cinéma aux effets visuels trop appuyés.