Kaamelott 2
Par J.V
Le pitch
Les Dieux sont en colère contre Arthur (Alexandre Astier). Après la destruction de Kaamelott, son refus obstiné de tuer Lancelot (Thomas Coussaut) précipite le Royaume de Logres à sa perte. Il réunit ses Chevaliers, novices téméraires et vétérans désabusés, autour de la Nouvelle Table Ronde et les envoie prouver leur valeur aux quatre coins du Monde, des Marais Orcaniens aux terres glacées du Dragon Opalescent…
Ce qu’on en pense
Alexandre Astier aurait-il perdu son mojo ? Le premier volet de Kaamelott au cinéma, en 2021 (lire la critique ici) avait déjà largement déçu les fans de la série TV. On espérait qu’il retrouve une verve Monthy Pythonienne pour la suite. Hélas, ce n’est pas le cas. L’adaptation hésite toujours entre fresque épique et burlesque télévisuel. On rit peu et l’intrigue est difficilement compréhensible si on n’est pas fan absolu de la série. La présence de nombreuses guests stars ne suffit pas à soutenir l’intérêt, ni surtout à donner envie d’aller voir encore deux films du même acabit.
Deux Procureurs
Par Ph.D
Le pitch
Union Soviétique, 1937. Des milliers de lettres de détenus accusés à tort par le régime sont brûlées dans une cellule de prison. Contre toute attente, l’une d’entre elles arrive à destination, sur le bureau du procureur local fraîchement nommé, Alexander Kornev (Aleksander Kuznetsov). Il se démène pour rencontrer le prisonnier, victime d’agents de la police secrète, la NKVD. Bolchévique chevronné et intègre, le jeune procureur croit à un dysfonctionnement. Sa quête de justice le conduira jusqu’au bureau du procureur général à Moscou…
Ce qu’on en pense
De retour en compétition à Cannes en mai dernier, l’Ukrainien Sergei Loznitsa a pétrifié les festivaliers avec ce drame sur les purges staliniennes, brutal comme une porte de prison qui se referme. Du cinéma politique à l’os, qui pourrait rappeler les premiers films de Costa Gavras, L’Aveu en particulier. Magistral et glaçant.
Kika
Par Ph.D
Le Pitch
Assistante sociale à Bruxelles, Kika (Manon Clavel) craque pour un réparateur de vélo du quartier, quitte le père de sa fille et s’installe avec son amant. Lorsque celui-ci décède prématurément d’un AVC, elle est enceinte de lui et se retrouve à la rue. Pour oublier son chagrin et se refaire financièrement, Kika devient travailleuse du sexe, tendance BDSM. Investie dans cette activité dont elle ignore à peu près tout, elle entame sa remontée vers la lumière…
Ce qu’on en pense
De travailleuse sociale à travailleuse du sexe, il n’y a qu’un pas, comme le remarque avec justesse une des prostituées du film. Sauf que le tapin rapporte nettement plus que le social ! C’est le rapide calcul que fait Kika, l’héroïne du premier long métrage de fiction d’Alexe Poukine. Pour se sortir de la panade financière où l’ont mis ses élans du coeur, elle abandonne l’open-space surpeuplé du centre social où elle travaillait, pour le nettement plus feutré donjon BDSM d’un hôtel de passe. Rien ne la prédestinait à jouer les dominatrices, mais elle s’y applique avec la même volonté que pour aider ses « bénéficiaires » à obtenir une aide de l’Etat. Elle apprendra, ce faisant, que les caresses sont parfois plus douloureuses que les coups de fouet, mais que l’empathie aide quand même bien à faire son deuil... Kika est un film vagabond, qui passe du social, à la comédie romantique, au mélo et au film de bordel, en deux élipses et un claquement de fouet. Venue du documentaire, la réalisatrice filme juste (mais beau) et déjoue tous les clichés des genres qu’elle visite avec la légèreté d’une libellule. En Belle de jour prolo sans la moindre once de perversité, Manon Clavel crève l’écran. Quelle (Ki)claque !
Je le jure
Par J.V
Le pitch
À quarante ans, Fabio (Julien Ernwein) se laisse porter par le courant. Un peu largué, il trouve du réconfort dans l’alcool. Et un peu auprès de Marie (Marie Masala), de vingt ans son aînée, avec qui il entretient une relation secrète. Un jour, il reçoit une convocation pour être juré d’assises, il va devoir juger un jeune pyromane accusé d’homicide involontaire…
Ce qu’on en pense
Co-réalisé avec Marie Amachoukeli et Claire Burger, Party Girl mettait en scène sa propre mère. Pour Je le jure, son nouveau film, Samuel Theis s’est inspiré de son frère, au caractère taiseux et en couple avec une compagne plus âgée que lui, pour cette histoire de procès d’appel auquel participe le personnage principal. De la même manière, le casting mélange acteurs professionnels (Louise Bourgoin, Micha Lescot, Marina Foïs… ) et non-professionnels. Le résultat est criant de vérité et pose des questions justes sur la justice et la façon dont elle est rendue dans notre pays. Une réussite.
Wicked 2
Par J.V
Le pitch
Elphaba (Cynthia Erivo) , une jeune femme incomprise à cause de la couleur inhabituelle de sa peau verte, ne soupçonne même pas l’étendue de ses pouvoirs. À ses côtés, Glinda (Ariana Grande) qui, aussi populaire que privilégiée, ne connaît pas encore la vraie nature de son cœur. Leur rencontre à l’université de Shiz, dans le fantastique monde d’Oz, marque le début d’une amitié improbable, mais profonde. Cependant, leur rapport avec le magicien d’Oz (Jeff Goldblum) va mettre à mal leur relation et voir leurs chemins s’éloigner…
Ce qu’on en pense
A l’origine, Wicked est une comédie musicale à succès, en forme de prequel au fameux Magicien d’Oz de Victor Fleming (1939). L’adaptation au cinéma est signée Jon M. Chu ( Sexy dance, Jem et les hologrammes , D’où on vient ) et met en scène la chanteuse anorexique Ariana Grande aux côtés de l’actrice Cynthia Erivo peinturlurée en vert. Il y a aussi une chèvre , Jeff Goldblum et un tas de chansons assommantes (car c’est un musical). Cerise sur le gâteau, c’est en deux parties.
I Love Peru
Par J.V
Le pitch
Lancé dans une course effrénée vers le succès, Raphaël (Raphaël Quenard) un comédien biscornu abandonne ses plus fidèles alliés, dont son ami Hugo (Hugo David). Seul face à lui-même, une vision troublante le percute. Direction le Pérou pour une aventure spirituelle. Il embarque alors son compère, en espérant se remettre de l’histoire d’amour qu’il a vécu avec Anaïde (Anaïde Rozam)…
Ce qu’on en pense
Personnalité hors normes, Raphaël Quenard co-signe, entre deux performances d’acteur et un bouquin, ce docu-fiction drolatique avec son acolyte Hugo David, rencontré sur un tournage dont il filmait le making-of. I Love Peru adopte le point de vue du comparse (qui assure aussi la voix off) sur l’irrésistible ascension de la nouvelle star du cinéma français, en y ajoutant une intrigue sentimentale inventée de toutes pièces. Filmé comme un journal de bord, l’exercice permet à Raphaël Quenard de jouer avec son image et de se laisser aller à son penchant pour la provoc’. C’est sympathique, mais un peu vain : malgré la courte durée de projection (1h09), on a trouvé le temps long. L’auto-fiction, ce n’est pas le Pérou !
Le Virtuose
Par J.V
Le Pitch
Doté d’une ouïe exceptionnelle, un jeune accordeur de piano (Leo Woodall) voit sa vie basculer lorsque son talent attire l’attention de criminels qui l’entraînent dans une série de cambriolages de plus en plus risqués. Pour aider son vieil associé (Dustin Hoffman) à payer ses frais médicaux, il s’enfonce dans un engrenage dangereux qui pourrait lui coûter bien plus que sa liberté…
Ce qu’on en pense
Dustin Hoffman et un beau jeune premier entrainés dans une série d’aventures picaresques… Difficile de ne pas penser à Rain Man ! Le scénario du Virtuose y fait d’ailleurs référence. Côté réalisation, c’est plutôt à Soderbergh que renvoie le film, mêlant thriller, romance et drame dans un agréable cocktail de coolitude branchée. Pas forcément virtuose, mais bien exécuté et très plaisant.
Father
Par J.V
Le pitch
Michal et Zuzka sont un couple épanoui, comblé par la présence de leur petite fille de 2 ans. Mais un jour de canicule, un drame vient briser leur amour et bouleverser leur vie. Leur histoire est exposée par les médias et malgré le poids de l’opinion et de leur entourage, un lien fragile va renaître entre eux, suspendu …
Ce qu’on en pense
Inspirée par le drame vécu par une de ses connaissances, la réalisatrice Slovaque Tereza Nvotova immerge le spectateur dans le chagrin de ce couple brisé par la négligence du mari. Elle le fait à coup de longs plans séquences et au moyen d’un remarquable travail sur le son. Un film éprouvant mais beau.
Le Roi Soleil
Par J.V
Le Pitch
Un homme est mort au Roi Soleil, un bar-pmu à Versailles. Il laisse un ticket de loto gagnant de plusieurs millions d’euros. En s’arrangeant un peu avec la réalité et leur conscience, les témoins du drame pourraient repartir avec l’argent… Et si la vérité n’était qu’un scénario bien ficelé ?
Ce qu’on en pense
Après la belle réussite des Magnétiques (César du meilleur premier long-métrage en 2022), Joël Vincent Cardonna livre un film noir à l’inspiration Coen-Tarantino porté par Pio Marmaï et Lucie Zhang, révélation des Olympiades de Jacques Audiard. Un projet ambitieux, pas tout à fait aussi maîtrisé que nécessaire, mais néanmoins original, à l’instar de ce titre décalé de faux film historique. Avec aussi Sofiane Zetmani, Maria de Medeiros et Panayotis Pascot.
Un Parfait inconnu
Par Ph.D
Le pitch
New York, 1961. Alors que la scène musicale est en pleine effervescence et que la société est en proie à des bouleversements culturels, Bob Dylan (Timothée Chalamet) un énigmatique jeune homme de 19 ans débarque du Minnesota avec sa guitare et son talent hors normes qui changeront à jamais le cours de la musique américaine. Durant son ascension fulgurante, il noue d’intimes relations avec des musiciens légendaires de Greenwich Village, avec en point d’orgue une performance révolutionnaire et controversée qui créera une onde de choc dans le monde entier…
Ce qu’on en pense
Avec Walk The Line, en 2005, James Mangold a ouvert la voie aux biographies filmées de stars sur grand écran. Peu, hélas, ont été au niveau de son biopic de Johnny Cash. Aussi formait-on des prières pour qu’il fasse aussi bien avec celui de Bob Dylan. Le résultat est, effectivement, digne d’éloges, avec un Timothée Chalamet transfiguré dans le rôle du jeune Bob Zimmerman, une reconstitution d’époque aux petits oignons et des scènes musicales qui donnent le frisson. Le film s’intéresse essentiellement aux quatre premières années de son ascension fulgurante (61-65) et au moment où, considéré comme la nouvelle star de la musique folk et de la chanson protestataire, Dylan électrifie son jeu et passe au rock, au risque de se couper de sa fanbase la plus intégriste. Un Parfait inconnu (référence aux paroles de « Like a Rolling Stone » et au mystère entretenu par l’intéressé autour de sa propre personnalité) dresse le portrait d’un artiste décidé à bousculer toutes les conventions, y compris celles de son propre art. La marque du génie.
L’Objet du délit
Par Ph.D
Le Pitch
Dans les coulisses d’une ambitieuse production de l’opéra « Les Noces de Figaro », les tensions montent lorsqu’une accusation d’agression sexuelle éclate, mettant en péril la production et forçant chacun à prendre position. Les conflits d’opinion et de génération se font jour…
Ce qu’on en pense
Pour sa première réalisation en solo depuis la disparition de Jean-Pierre Bacri (auquel le film est dédié), Agnes Jaoui s’attaque, non sans témérité, au mouvement #Metoo dans le milieu du spectacle. Sujet casse-gueule s’il en est. Elle y assume le rôle de la cantatrice vedette qui représente l’ancienne génération féministe face à la nouvelle, plus combative, incarnée par Eye Haïdara avec la pugnacité qu’on lui connaît. L’humour omniprésent et la musique de Mozart désamorcent constamment la satyre, laissant à chacun le loisir de choisir son camp… ou pas ! Daniel Auteuil est, évidemment, parfait dans le rôle du maestro vieillissant, inquiet de voir son passé de séducteur lui revenir à la figure comme un boomerang…
Cocotte
Par J.V
Le Pitch
À grand pouvoir, grandes responsabilités – mais si l’héroïne était une poule ? Échappée d’un élevage industriel, elle trouve refuge dans la cour d’un restaurant en ruine. Là, elle découvre l’amour, défie la loi du bec et se bat pour protéger ses œufs.
Ce qu’on en pense
Après l’âne de EO, c’est dans le regard d’une poule que se reflètent ici les turpitudes de la société humaine. Un choix audacieux pour le Hongrois Gyorgy Palfi (Taxidermie) qui a, de plus, refusé l’aide des images de synthèse et a préféré caster 8 poules identiques pour leur faire jouer (avec une belle expressivité) le rôle de mouche du coche. Pari gagné avec ce beau film, tendre et ironique.
L’Inconnu de la Grande Arche
Par Ph.D
Le pitch
1983, François Mitterrand décide de lancer un concours d’architecture international pour le projet phare de sa présidence : la Grande Arche de la Défense, dans l’axe du Louvre et de l’Arc de Triomphe ! A la surprise générale, Otto von Spreckelsen (Claes Bang), architecte danois inconnu, remporte le concours. Du jour au lendemain, cet homme de 53 ans qui n’a que quelques constructions à son actif, débarque à Paris, où il est propulsé à la tête d’un chantier pharaonique et politiquement sensible. Si l’architecte entend bien bâtir la Grande Arche telle qu’il l’a imaginée, ses idées vont très vite se heurter à la complexité du réel et aux aléas de la politique…
Ce qu’on en pense
Dans la lignée de The Brutalist en plus léger, Stéphane Demoustiers raconte l’édifiante histoire de la construction de la Grande Arche de la Défense, confiée par François Mitterrand à un architecte totalement inconnu et sans expérience. Le chantier a connu de nombreuses vicissitudes en raison de son intransigeance et des revirements politiques et économiques de l’époque. Plus que la réalisation, sans originalité particulière, c’est le casting et les dialogues qui font toute la réussite du film avec Claes Bang (découvert en conservateur de musée dans The Square) dans le rôle de l’architecte fou, Xavier Dolan parfait en conseiller de l’Elysée dépassé par les évènements et Swann Arlaud en architecte français rompu aux commande d’Etat, grâce auquel la construction pourra finalement être achevé. Michel Fau est aussi formidable en François Mitterrand: la visite du chantier par le président et sa suite est un grand moment comique!
L’Être aimé
Par Ph.D
Le pitch
Réalisateur mondialement célèbre, Esteban Martínez (Javier Bardem) revient en Espagne pour tourner son nouveau film. Il en offre le rôle principal à une jeune actrice inconnue, sa fille (Victoria Luengo), qu’il n’a pas vue depuis treize ans. La jeune femme accepte cette formidable opportunité, mais sait qu’à l’occasion de ce tournage, elle va se confronter à un homme qu’elle n’a jamais pu considérer comme un père. Le poids du passé menace de rouvrir leurs blessures.
Ce qu’on en pense
On dirait une suite de Valeur Sentimentale, le beau film de Joachim Trier dans lequel un père cinéaste longtemps absent revenait proposer à sa fille actrice le premier rôle de son prochain film. On assiste ici au tournage du film. Qui évidemment se passe très mal, vu le contentieux existant entre les deux protagonistes… Javier Bardem et Victoria Luengo auraient fait de bons candidats au prix d’interprétation et Sorogoyen à celui de la mise en scène à Cannes 2026 , où le film était en compétition et est revenu bredouille. Le réalisateur de As Bestas y fait pourtant preuve d’un réel talent pour le mélo familial psychologique, avec notamment une scène de tournage qui rappellera sans doute de cuisants souvenirs aux comédien(ne)s qui ont eu un jour à subir les foudres de leur metteur en scène.
Cannes 2026: Palmarès
Par Philippe DUPUY
Après quelques années de flirt avec le genre ( au secours Titane !), un retour aux traditions se profile depuis la palme accordée l’an dernier à Une histoire simple de Jafar Panahi. Avec Fjord de Cristian Mungiu, Cannes 2026 se dote à nouveau d’une belle palme d’or engagée, humaniste et en prise avec son temps. Le film est une parabole sur l’opposition entre l’Est et l’Ouest, le progressisme et le conservatisme, le wokisme et l’intégrisme. Il raconte l’histoire d’un couple roumain catholique traditionaliste qui s’installe dans une petite ville côtière de Norvège, où son mode de vie (d)étonne. Un soupçon de maltraitance sur l’une de ses cinq enfants suffira à déclencher contre lui les foudres sociales et judiciaires. Faute de preuves, leur procès virera à l’affrontement idéologique… Déjà palmé en 2007 pour 4 mois 3 semaines et 2 jours (sur l’interdiction d’avorter en Roumanie), Mungiu entre dans le club fermé des « doubles palmes » avec ce film parfaitement maitrisé qui renvoie les protagonistes dos à dos et plaide pour le respect de l’autre. C’était notre favori jusqu’à ce que Notre Salut d’Emmanuel Marre, d’une forme plus originale et sur un sujet franco-français (la collaboration), ne le détrône. Le jury de Park Chan-wook ne l’a heureusement pas oublié en lui accordant le prix du scénario. Une récompense qui pourra toutefois sembler purement consolatoire à la presse française, qui en faisait son grand favori.
Le Grand Prix accordé à Minotaure d’Andreï Zviaguintsev a permis au réalisateur Russe d’adresser un message personnel à Vladimir Poutine pour qu’il « stoppe le carnage » en Ukraine. Sous prétexte de drame adultérin, le film montre comment le déclenchement du conflit a secoué en profondeur la société russe et provoqué le départ précipité de nombre de jeunes hommes fuyant la conscription. Le prix du jury à L’Aventure rêvée de l’Allemande Valeska Grisebach récompense l’un des films les plus exigeants de la compétition. On y suit, durant 2h47, le retour d’une archéologue bulgare dans son village d’origine, à la frontière Turque, où rien n’a changé : la misère sociale, le patriarcat et la mafia y règnent toujours en maitres. Le prix de la mise en scène a été partagé entre deux films radicalement opposés : Bola Negra des Espagnols Javier Calvo et Javier Ambrossi est aussi long et baroque que Fatherland de Pawel Pawlikowski est court (1h18) et épuré. Nos faveurs allaient plutôt au second. Face à des oeuvres souvent interminables, il prouve qu’on peut dire plus en trois fois moins de temps.
Les prix d’interprétation ont également été partagés entre les duos amoureux composés de Virginie Efira et Tao Okomato pour Soudain de Ryusuke Hamagushi et Emmanuel Macchia et Valentin Campagne pour Coward de Lukas Dhont. Des choix raccords avec l’affiche de cette 79e édition (un photogramme de Thelma et Louise) qui annonçait un festival particulièrement « gay friendly » . Comme d’habitude, le palmarès laisse beaucoup de bons films sur le carreau. Pourtant, notre seul véritable regret est l’oubli de Paper Tiger, le beau film de James Gray, qui méritait au moins un Prix du jury et qu’il nous tarde déjà de revoir en salle.
















